Belgique : prostitution et avortements banalisés
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
-
Florence44
- Censor

- Messages : 65
- Inscription : ven. 23 déc. 2011, 22:52
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Je pense pas qu'il faille perde espoir mais je pense aussi qu'il faut être réaliste. Quand on a fait ça des années on a un certain schéma psychologique qui s'installe dans la relation avec les hommes. Mais j'espère pour elles qu'elles auront la force de se reconstruire.
- marie du hellfest
- Rector provinciæ

- Messages : 542
- Inscription : dim. 28 mars 2010, 15:48
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Faut pas non plus oublier qu'une grosse partie des ados qui prennent la pilule le font simplement pour pas se tordre de douleur à chaque fois qu'elles ont leurs règles, hein ... c'est pas toutes des nymphomanes en puissance.
Je crois que le problème est moins d'ordre moral qu'économique : quand même Mac Do ne veut pas de vous, il reste pas 36 solutions : soit c'est la rue (avec le risque de prostitution "subie"), soit la prostitution "choisie" pour garder son toit et pouvoir payer la bouffe. On peut comprendre que certaines prennent les devants pour éviter une situation encore plus catastrophique.
J'ai croisé, par hasard, une prostituée il y a quelques jours : en la ramenant au centre-ville, elle m'a expliqué qu'elle avait déjà un travail mais qui ne suffisait pas à couvrir les dépenses élémentaires pour elle et son enfant. C'était ça ou faire la manche, et elle n'avait pas envie de mendier.
Honnêtement, je vois pas trop ce que la morale pourrait changer à l'affaire, c'est pas ça qui lui permettrait de boucler ses fins de mois. Ou alors la morale (celle de la charité) à l'échelle de la société qui devrait faire qu'aucun individu travaillant honnêtement ne devrait en arriver là, mais pas la morale sexuelle qui ne règlerait en rien le problème de la prostitution.
Je crois que le problème est moins d'ordre moral qu'économique : quand même Mac Do ne veut pas de vous, il reste pas 36 solutions : soit c'est la rue (avec le risque de prostitution "subie"), soit la prostitution "choisie" pour garder son toit et pouvoir payer la bouffe. On peut comprendre que certaines prennent les devants pour éviter une situation encore plus catastrophique.
J'ai croisé, par hasard, une prostituée il y a quelques jours : en la ramenant au centre-ville, elle m'a expliqué qu'elle avait déjà un travail mais qui ne suffisait pas à couvrir les dépenses élémentaires pour elle et son enfant. C'était ça ou faire la manche, et elle n'avait pas envie de mendier.
Honnêtement, je vois pas trop ce que la morale pourrait changer à l'affaire, c'est pas ça qui lui permettrait de boucler ses fins de mois. Ou alors la morale (celle de la charité) à l'échelle de la société qui devrait faire qu'aucun individu travaillant honnêtement ne devrait en arriver là, mais pas la morale sexuelle qui ne règlerait en rien le problème de la prostitution.
- Fée Violine
- Consul

- Messages : 13016
- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
- Conviction : Catholique ordinaire. Laïque dominicaine
- Localisation : France
- Contact :
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
marie du hellfest a écrit :Je crois que le problème est moins d'ordre moral qu'économique : quand même Mac Do ne veut pas de vous, il reste pas 36 solutions :
Honnêtement, je vois pas trop ce que la morale pourrait changer à l'affaire, c'est pas ça qui lui permettrait de boucler ses fins de mois. Ou alors la morale (celle de la charité) à l'échelle de la société qui devrait faire qu'aucun individu travaillant honnêtement ne devrait en arriver là, mais pas la morale sexuelle qui ne règlerait en rien le problème de la prostitution.
-
Florence44
- Censor

- Messages : 65
- Inscription : ven. 23 déc. 2011, 22:52
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Oui j'ai eu ça. Des douleurs abominables qui me rendaient incapables j'en ai eu. Je tombais en plus tout le temps dans les pommes parce que en plus des douleurs elles étaient abondantes et que j'étais en permanence anémiée (j'étais à 4 au lieu des 16). J'avais mal très mal, mais quand j'étais chez moi je me prenais une bouillotte et quand j'étais en cours dolipranne.
Et j'ai testé encore mieux, naturel, qui m'a guérie à vie de mon anémie et des douleurs : acuponcture! En une séance on m'a enlever mes règles qui duraient plus de 12 jours, on m'a enlevé les douleurs tant au ventre qu'au dos, et du même coup l'anémie ( du fait d'avoir réduit la durée des règles).
Donc oui il y a toujours des solutions beaucoup mieux que de prendre la pilule pour des douleurs liées aux règles. Quand on veut on peut toujours trouver des moyens. Ma sœur a elle testé l'homéopathie et ca a également très bien marché sur ses douleurs.
Donc non la pilule j'en suis convaincue ne doit pas être prise.
La pilule en plus je trouve que c'est faciliter les rapports. Même si à la base des jeunes filles ont pris la pilule pour des règles douloureuses, le jour où elles rencontreront un jeune homme elles auront beaucoup moins de difficultés à avoir des rapports.
Et ces rapports du fait qu'elles prennent la pilule ne seront même pas protégés. Et la ça fait entrer en scène un tout autre problème : les maladies sexuellement transmissibles. Et je suis pas sur qu'une jeune fille de 14 ans(vu qu'il y en a) et son copain du même âge aillent se faire dépister. Malheureusement à leurs âges en plus d'être irresponsable puisqu'ils ne vont pas se faire dépister (si encore ils savent que ça existe), ils ne restent pas souvent longtemps ensemble...
C'est malheureux d'ailleurs ce phénomène, on devrait faire une étude sociologique sur les rapports amoureux à leurs âges et on pourrait constater à quel point la société de consommation a déteint sur eux : on se prend, on s'aime puis on se sépare à la moindre occasion. Un peu comme les vêtements, on les prend, on les porte, et hop dès qu'ils sont démodés à la poubelle!
La jeunesse dérape de plus en plus. Maintenant quand on fait la sortie des collèges on en voit fumer, des petites minettes en mini sort, des soutien-gorges qu'on voit sans chercher. Alors ces paroles peuvent être un peu clichées mais c'est en même temps une réalité.
J'indexe un graphique montrant l'évolution de l'âge de la première fois : Lien ou pas, la pilule a été légalisée en France en 1967 : il y a quarante : au moment de la chute la plus flagrante.
J'ai pas trouvé de statistiques sur la première fois à l'heure actuelle...
Et j'ai testé encore mieux, naturel, qui m'a guérie à vie de mon anémie et des douleurs : acuponcture! En une séance on m'a enlever mes règles qui duraient plus de 12 jours, on m'a enlevé les douleurs tant au ventre qu'au dos, et du même coup l'anémie ( du fait d'avoir réduit la durée des règles).
Donc oui il y a toujours des solutions beaucoup mieux que de prendre la pilule pour des douleurs liées aux règles. Quand on veut on peut toujours trouver des moyens. Ma sœur a elle testé l'homéopathie et ca a également très bien marché sur ses douleurs.
Donc non la pilule j'en suis convaincue ne doit pas être prise.
La pilule en plus je trouve que c'est faciliter les rapports. Même si à la base des jeunes filles ont pris la pilule pour des règles douloureuses, le jour où elles rencontreront un jeune homme elles auront beaucoup moins de difficultés à avoir des rapports.
Et ces rapports du fait qu'elles prennent la pilule ne seront même pas protégés. Et la ça fait entrer en scène un tout autre problème : les maladies sexuellement transmissibles. Et je suis pas sur qu'une jeune fille de 14 ans(vu qu'il y en a) et son copain du même âge aillent se faire dépister. Malheureusement à leurs âges en plus d'être irresponsable puisqu'ils ne vont pas se faire dépister (si encore ils savent que ça existe), ils ne restent pas souvent longtemps ensemble...
C'est malheureux d'ailleurs ce phénomène, on devrait faire une étude sociologique sur les rapports amoureux à leurs âges et on pourrait constater à quel point la société de consommation a déteint sur eux : on se prend, on s'aime puis on se sépare à la moindre occasion. Un peu comme les vêtements, on les prend, on les porte, et hop dès qu'ils sont démodés à la poubelle!
La jeunesse dérape de plus en plus. Maintenant quand on fait la sortie des collèges on en voit fumer, des petites minettes en mini sort, des soutien-gorges qu'on voit sans chercher. Alors ces paroles peuvent être un peu clichées mais c'est en même temps une réalité.
J'indexe un graphique montrant l'évolution de l'âge de la première fois : Lien ou pas, la pilule a été légalisée en France en 1967 : il y a quarante : au moment de la chute la plus flagrante.
J'ai pas trouvé de statistiques sur la première fois à l'heure actuelle...
- Pièces jointes
-
- AB449E4F4FDAFC6D68454D42BF4C0.jpg (10.21 Kio) Consulté 2323 fois
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Je suis d'accord avec vous Marie du Hellfest, je ne crois pas que les moeurs soient plus dégradées aujourd'hui qu'il y a 2 ou 3 générations mais maintenant, on n'hésite pas à le montrer et toutes sortes de choses sont disponibles qui ne l'étaient pas avant.
Mais je crois que notre société n'est plus capable de protéger ses membres les plus fragiles.
Mais je crois que notre société n'est plus capable de protéger ses membres les plus fragiles.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Tout à fait exact. Les parents étant tous au boulot, les enfants "s'éduquent" eux-mêmes, en écoutant les copains... et souvent ceux qui ont la plus grande gu... la voix qui monte le plus haut. Vu samedi dernier, au soir, une jeune femme dont je connais l'âge par sa mère (elle a 16 ans) qui, comment dire, se déhancher en "roulant du popotin" devant un adolescent qui avait la figure toute rouge. A leurs pieds, une bouteille de Smirnoff et un joint à la bouche... début de soirée...Teano a écrit :Je suis d'accord avec vous Marie du Hellfest, je ne crois pas que les moeurs soient plus dégradées aujourd'hui qu'il y a 2 ou 3 générations mais maintenant, on n'hésite pas à le montrer et toutes sortes de choses sont disponibles qui ne l'étaient pas avant.
Mais je crois que notre société n'est plus capable de protéger ses membres les plus fragiles.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- marie du hellfest
- Rector provinciæ

- Messages : 542
- Inscription : dim. 28 mars 2010, 15:48
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
En fait c'est assez difficile a évaluer, entre une période où les rapports physiques étaient tabous, et une autre où il y a une mise en avant publique qui dépasse la réalité (une psy me racontait que les personnes ayant une sexualité tardive étaient nombreuses, mais forcément cette catégorie de personne est largement sous-estimée puisque c'est pas le genre de trucs dont on se vante ...). On ne peut pas nier l'évolution qu'il y a eu en 50 ans mais elle est finalement difficile à quantifier : quelle est la part d'évolution réelle par rapport à la part assumée ?Teano a écrit :Je suis d'accord avec vous Marie du Hellfest, je ne crois pas que les moeurs soient plus dégradées aujourd'hui qu'il y a 2 ou 3 générations mais maintenant, on n'hésite pas à le montrer et toutes sortes de choses sont disponibles qui ne l'étaient pas avant.
Mais je crois que notre société n'est plus capable de protéger ses membres les plus fragiles.
Concernant les membres les plus fragiles de la société, j'ai bien peur qu'ils ne fassent que changer au gré des changements de la société. Avant, être victime de pédophilie était honteux, et on subissait en silence. Une camarade de classe de ma mère a été virée de la maison par son père quand elle avait 15 ans parce qu'elle s'est retrouvée enceinte. Qu'elle aurait été la solution la moins pire ? Qu'elle puisse avorter discrètement ou qu'elle se retrouve à la rue en étant enceinte, à 15 ans ?
La réalité est bien loin du manichéisme que certains prêtent à la société actuelle ...
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Vous savez bien qu'il existe une 3ème solution et que c'est la seule qui mérite d'être considérée comme juste.Une camarade de classe de ma mère a été virée de la maison par son père quand elle avait 15 ans parce qu'elle s'est retrouvée enceinte. Qu'elle aurait été la solution la moins pire ? Qu'elle puisse avorter discrètement ou qu'elle se retrouve à la rue en étant enceinte, à 15 ans ?
La réalité est bien loin du manichéisme que certains prêtent à la société actuelle ...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
- marie du hellfest
- Rector provinciæ

- Messages : 542
- Inscription : dim. 28 mars 2010, 15:48
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Pourriez-vous développer SVP ? J'avoue que j'ai du mal à vous suivre ...
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Cette situation est certes dramatique et complexe mais en quoi justifie-t-elle un meurtre ? Au mieux, elle permet de comprendre l'acte désespéré d'une jeune fille (c'est d'ailleurs ce que fait l'Église). Mais cet enfant qui est mort, qui se soucie de lui ? Pour quelle raison sa vie vaudrait-elle moins que celle d'un autre ?marie du hellfest a écrit :Une camarade de classe de ma mère a été virée de la maison par son père quand elle avait 15 ans parce qu'elle s'est retrouvée enceinte. Qu'elle aurait été la solution la moins pire ? Qu'elle puisse avorter discrètement ou qu'elle se retrouve à la rue en étant enceinte, à 15 ans ?
La réalité est bien loin du manichéisme que certains prêtent à la société actuelle ...
Il faut arrêter d'opposer au droit à la vie d'un individu, une situation dramatique particulière. Sinon, à ce jeu là, on peut tout aussi bien légitimer l'infanticide et l'euthanasie.
Quant à la réalité, je doute que le cas que vous décriviez concernen la majorité des avortements. Bien au contraire, il semblerait que l'avortement soit perçu comme un moyen de contraception comme un autre.
En fait, les pro-avortements se cachent toujours derrière des cas extrêmes pour mieux dissimuler leur vraie pensée : un embryon n'a pas la même dignité qu'un individu. Or c’est précisément cette doctrine fausse et mensongère que nous contestons puisque la dignité humaine est indépendante de facteurs accidentels comme l’âge, le handicap, les revenus, etc. Nous aimons et respectons la vie dès sa conception.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
-
Florence44
- Censor

- Messages : 65
- Inscription : ven. 23 déc. 2011, 22:52
Re: Belgique : prostitution et avortements banalisés
Complétement d'accord. Je rajouterais ma vision de juriste. Du fait qu'on autorise de mettre fin à la vie d'un embryon, en ne lui conférant pas tous les droits aux quels normalement il aurait droit; on empêche des parents qui ont perdu leurs enfants de voir les responsables accusés et condamnés. Une femme enceinte qui a un accident de voiture causé par un homme ivre mort qui aura pris le volant ne verra que son préjudice en tant que femme réparé ( en dommages et intérêts), et non pas une condamnation pour homicide involontaire de l'ivre mort inconscient qui a pris le volant! Peut être qu'il y a des irresponsables qui peuvent souhaiter la mort de leur enfant, mais y en a d'autres qui aimeraient bien voir reconnaitre les mêmes droits à leurs enfants que ceux qu'ils ont... C'est un comble pour les parents responsables de ne pas pouvoir voir le tueur de leur bébé sous les barreaux tout ça pour des bêtises de jeunesse, ou d'inconscience!
Et puis les femmes qui ont avortés, le jour où elles voudront un enfant, tout ça remontra à la surface et je ne suis pas sur que leur grossesse qui est normalement un moment de joie les rendra heureuse... Comment pourrait-on être heureuse d'avoir un enfant quand on en a tué un?!!
L'avortement c'est ne plus protéger la valeur de la vie... Et ça c'est pas tolérable!
Et puis les femmes qui ont avortés, le jour où elles voudront un enfant, tout ça remontra à la surface et je ne suis pas sur que leur grossesse qui est normalement un moment de joie les rendra heureuse... Comment pourrait-on être heureuse d'avoir un enfant quand on en a tué un?!!
L'avortement c'est ne plus protéger la valeur de la vie... Et ça c'est pas tolérable!
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 16 invités

