Je crois que si l'on n'a pas compris que la question économique est centrale dans le débat présidentiel, on passe à côté de la plaque.Théo d'Or a écrit :Cher Adoramus Te, je comprends votre point de vue et suis même tentée d'y adhérer!
Tout d'abord, elle a l'audace de présenter un point de vue économique qui cible de façon extrêmement aiguë tout ce qui cloche aujourd'hui. Point de vue que personne, au niveau politique, n'ose ou n'oserait exprimer de cette façon.
Elle va fatalement influer sur les programmes, en tout cas les programmes sérieux.
Personne ne souhaite parler du coût de l'immigration, alors qu'en même temps on demande aux français de faire toujours plus d'efforts.
Pardon, il n'est pas question de «bouter l'envahisseur hors de France» dans mes propos.Malheureusement, je suis gênée par une certaine logique du "bouter l'envahisseur hors de France". Mon problème est que l'immigration est peut-être davantage due aux inégalités économiques de ce monde qu'au désir des musulmans (pour parler d'eux) de conquérir le monde (dans un sens ils n'ont pas tort de péter une case face à la dictature occidentale, même si je suis assez dégoutée par les excès de leur charia). Est-ce que la solution est de renationaliser les états? Comme un enfant qui quitte ses parents pour faire sa propre construction et sa propre famille? Peut-être, il n'est pas rare de constater qu'une bonne séparation pacifie des relations, il faut bien l'admettre.
On cherche absolument à trouver de la xénophobie dans les idées de MLP mais en regardant les choses avec objectivité, on remarque que ce sont toujours les politiques d'immigration qui sont remises en cause et pas les personnes immigrées. Ces accusations de xénophobie sont profondément injustes.
Il faut noter que la France a accueillie des vagues d'immigrés de façon incontrôlée et ce n'est pas sans conséquences.
D'une part, c'est un choc culturel inévitable qui risque de conduire à des situations de plus en plus conflictuelles car on ne peut pas intégrer une telle quantité de personnes à la fois. Spécialement, le choc est encore plus violent avec la culture musulmane dont on connait les pressions sur la communauté et une tendance à faire régresser les conditions de la femme.
Une bonne politique d'immigration consiste à mettre des conditions à l'entrée dans le territoire national : connaissance de la langue et de l'histoire du pays, pas d'allocations sociales indues (aide médicale d'état, couverture maladie universelle, etc), pas d'attributions de la nationalité automatique (période probatoire), pas de double nationalité. L'immigré ne pourra bien s'intégrer que si lui seul fait l'effort pour y parvenir. Cela fonctionne très bien comme cela au Canada.
Une dernière chose, rappelée par MLP, est la déclaration de Pompidou qui disait que l'immigration pourra faire peser à la baisse les salaires. C'est profondément pervert. Les immigrés acceptent des salaires ridicules et des conditions de vies médiocres car c'est toujours mieux que ce qu'ils vivent chez eux.
En revanche, les français ont du mal à accepter la dégradation de leurs conditions de vie, c'est bien naturel.
Alors, qui a monté les gens les uns contre les autres ?
Tout ce que je sais, c'est que la situation de crise n'est pas inéluctable. Mais il faut accepter de mettre de côté ses apriori, accepter de franchir le rubicon de la bien-pensance ambiante.Peut-être que je suis trop idéaliste? Peut-être qu'il n'est plus l'heure de rêver à une justice sociale mondiale? Que c'est juste le moment de se retrouver en famille pour faire le point?





