Comment exercer la charité envers ses parents ?
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- PriereUniverselle
- Tribunus plebis

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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Une famille qui se dit Chrétienne jamais ne mettra un membre hors les murs de sa famille !
- Fée Violine
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- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
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Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Vous ne voyez pas de degrés intermédiaires, entre "mettre quelqu'un hors de la famille", et "se laisser dévorer par sa mère"???PriereUniverselle a écrit :Une famille qui se dit Chrétienne jamais ne mettra un membre hors les murs de sa famille !
- Fée Violine
- Consul

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- Inscription : mer. 24 sept. 2008, 14:13
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Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Il ne s'agit pas là de peur ou de petites angoisses (c'est facile, de déclarer que les problèmes d'autrui sont de "petites angoisses"), il s'agit que les journées d'une mère de famille n'ont que 24 heures, et que sa résistance nerveuse n'est pas illimitée.PriereUniverselle a écrit : en faisant taire nos peurs, nos petites angoisses, (...) nos doutes
Merci à Griffon!
-
salésienne05
- Senator

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Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Merci à tous pour vos encouragements et vos prières.
Vous savez, PrièreUniverselle, on ne vit que comme on peut. J'ai une santé fragile et nous vivons à 5 dont un enfant autiste (qui a besoin d'espace) dans 70m². Cet enfant autiste n'a que 4 ans et demi et sort à peine d'une leucémie. Et mon aîné n'a que 6 ans. Je vous laisse imaginer l'énergie déjà dépensée dans les soins et l'attention à ma famille. Chez nous, ni centre aéré, ni garderie, ni cantine : nous sommes mariés depuis 10 ans, cela fait 6 ans que nous ne savons pas ce que c'est qu'une soirée en amoureux.
Ma mère est en partie autonome et bénéficie d'aide à domicile chez elle, à 4 heures de route de chez moi. Elle n'a pas la sensation de peser sur moi. Et de fait, techniquement parlant, mis à part le fait de gérer sa paperasse, de lui faire des commandes sur Internet, et de parfois devoir la convoyer, elle n'est pas chronophage lorsqu'elle est chez elle. Par contre, de juin à octobre, elle vient loger dans mon village, dans un petit appartement à côté du nôtre. Et là, pour moi c'est très dur : je dois lui faire les courses quand elle mange chez elle mais je ne sais jamais si elle a décidé de manger chez elle ou de venir chez nous. Lorsqu'elle mange chez nous, il lui faut impérativement une entrée, un plat de viande chaud avec accompagnement, du vin et un dessert (et mon mari et moi avons fait le choix d'une vie frugale y compris sur la nourriture donc c'est à l'opposé de nos habitudes). Elle veut que je la fasse marcher "car tu comprends, je ne marche jamais sinon". Elle veut m'accompagner partout avec les enfants alors que son handicap complique tout (c'est comme si j'avais 4 enfants en bas âge au lieu de 3). Elle trouve normal de partir en WE avec nous (sans jamais me demander si nous ne préfèrerions pas être "en famille"). Et surtout, son exigence affective est immense : elle veut sentir que je l'aime et surtout que j'aime être avec elle. Or, je l'aime comme on aime une mère : ce n'est pas mon amie, ce n'est pas mon conjoint, etc.
Fée Violine : bien sûr, l'idéal serait que mon père soit encore là à s'occuper d'elle, amoureux, etc. Mais s'il l'a quittée, c'est précisément parce qu'il avait l'impression d'être l'esclave de son handicap. Certes, il aurait pu être plus courageux mais mon père a lui-même ses propres limites. D'ailleurs, mon père espérait en secret que ma mère décide de rentrer dans un monastère mais aucun monastère n'accepte les handicapés visuels. Un handicapé visuel, c'est très très lourd. Les gens ne s'imaginent pas. Quelqu'un en fauteuil roulant pourra toujours se déplacer un minimum, aller vers autrui, parler aux autres. Ma mère, si personne ne va vers elle, ne peut pas communiquer. Et même les gens de la paroisse ne vont pas vers elle.
Je sens bien que chrétiennement, je dois mettre des limites et j'essaye de les poser avec douceur. Mais tout le temps que je passe à m'occuper de ma mère, je ne le passe pas auprès de mon mari. Ma mère va sans doute vivre encore une trentaine d'années, voire une quarantaine si elle est comme ses ancêtres, et je ne supporte pas l'idée que mon couple soit condamné à tout faire en fonction de ma mère, parce qu'elle est handicapée et que je suis fille unique.
Cher René, je comprends parfaitement ce que vous évoquez. Mais ce dont vous parlez, je pensais avoir à le vivre vers la cinquantaine, une fois mes enfants en partie élevés, et sur un laps de temps assez court (quelques années et non quelques dizaines d'années).
Je pense que le malin se fait un malin plaisir à ajouter des angoisses à ma fatigue existante. Mais je n'arrive pas à venir à bout de ce "poids". Même la prière ne m'aide pas...
Enfin, merci à tous d'accepter mes "pavés" : cela me permet d'extérioriser avec des personnes dont je sais qu'elles ne seront pas malveillantes...
Fraternellement.
Cécile
Vous savez, PrièreUniverselle, on ne vit que comme on peut. J'ai une santé fragile et nous vivons à 5 dont un enfant autiste (qui a besoin d'espace) dans 70m². Cet enfant autiste n'a que 4 ans et demi et sort à peine d'une leucémie. Et mon aîné n'a que 6 ans. Je vous laisse imaginer l'énergie déjà dépensée dans les soins et l'attention à ma famille. Chez nous, ni centre aéré, ni garderie, ni cantine : nous sommes mariés depuis 10 ans, cela fait 6 ans que nous ne savons pas ce que c'est qu'une soirée en amoureux.
Ma mère est en partie autonome et bénéficie d'aide à domicile chez elle, à 4 heures de route de chez moi. Elle n'a pas la sensation de peser sur moi. Et de fait, techniquement parlant, mis à part le fait de gérer sa paperasse, de lui faire des commandes sur Internet, et de parfois devoir la convoyer, elle n'est pas chronophage lorsqu'elle est chez elle. Par contre, de juin à octobre, elle vient loger dans mon village, dans un petit appartement à côté du nôtre. Et là, pour moi c'est très dur : je dois lui faire les courses quand elle mange chez elle mais je ne sais jamais si elle a décidé de manger chez elle ou de venir chez nous. Lorsqu'elle mange chez nous, il lui faut impérativement une entrée, un plat de viande chaud avec accompagnement, du vin et un dessert (et mon mari et moi avons fait le choix d'une vie frugale y compris sur la nourriture donc c'est à l'opposé de nos habitudes). Elle veut que je la fasse marcher "car tu comprends, je ne marche jamais sinon". Elle veut m'accompagner partout avec les enfants alors que son handicap complique tout (c'est comme si j'avais 4 enfants en bas âge au lieu de 3). Elle trouve normal de partir en WE avec nous (sans jamais me demander si nous ne préfèrerions pas être "en famille"). Et surtout, son exigence affective est immense : elle veut sentir que je l'aime et surtout que j'aime être avec elle. Or, je l'aime comme on aime une mère : ce n'est pas mon amie, ce n'est pas mon conjoint, etc.
Fée Violine : bien sûr, l'idéal serait que mon père soit encore là à s'occuper d'elle, amoureux, etc. Mais s'il l'a quittée, c'est précisément parce qu'il avait l'impression d'être l'esclave de son handicap. Certes, il aurait pu être plus courageux mais mon père a lui-même ses propres limites. D'ailleurs, mon père espérait en secret que ma mère décide de rentrer dans un monastère mais aucun monastère n'accepte les handicapés visuels. Un handicapé visuel, c'est très très lourd. Les gens ne s'imaginent pas. Quelqu'un en fauteuil roulant pourra toujours se déplacer un minimum, aller vers autrui, parler aux autres. Ma mère, si personne ne va vers elle, ne peut pas communiquer. Et même les gens de la paroisse ne vont pas vers elle.
Je sens bien que chrétiennement, je dois mettre des limites et j'essaye de les poser avec douceur. Mais tout le temps que je passe à m'occuper de ma mère, je ne le passe pas auprès de mon mari. Ma mère va sans doute vivre encore une trentaine d'années, voire une quarantaine si elle est comme ses ancêtres, et je ne supporte pas l'idée que mon couple soit condamné à tout faire en fonction de ma mère, parce qu'elle est handicapée et que je suis fille unique.
Cher René, je comprends parfaitement ce que vous évoquez. Mais ce dont vous parlez, je pensais avoir à le vivre vers la cinquantaine, une fois mes enfants en partie élevés, et sur un laps de temps assez court (quelques années et non quelques dizaines d'années).
Je pense que le malin se fait un malin plaisir à ajouter des angoisses à ma fatigue existante. Mais je n'arrive pas à venir à bout de ce "poids". Même la prière ne m'aide pas...
Enfin, merci à tous d'accepter mes "pavés" : cela me permet d'extérioriser avec des personnes dont je sais qu'elles ne seront pas malveillantes...
Fraternellement.
Cécile
- PriereUniverselle
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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Ne pourriez vous pas la rapatrier près de chez vous dans votre village ? Ainsi vous pourriez mieux surveiller la prise en charge d'aide de ménage chez elle qu'elle aurait droit, et planifier la gestion de ses soins et besoins, en trouvant des aides à domicile pendant que vous vous occupez de votre enfant malade. Lorsque vous auriez des moments de libres vous feriez garder votre enfant handicapé pour l'avoir au téléphone ou de lui rendre visite régulièrement. C'est une question de planification de votre temps, votre aîné va à l'école en primaire. Parlez-en à votre mari pour bien organiser cela, si vous n'arrivez plus à trouver une quelconque solution.
- PriereUniverselle
- Tribunus plebis

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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Tout problème a une solution ! Et Tout n'est qu'une question d'organisation !
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Bonjour Salasienne,
Ce que vous nous racontez est très grave !
Il y a une forme de dépendance psychologique que vous empêche d'aborder vos vrais responsabilités.
Ainsi, tout le temps que vous prenez à "organiser" votre maman, vous ne le prenez pas pour des choses essentielles :
Tous les parents qui sont passés par là le savent : vous devez trouver un peu de temps l'un avec l'autre, l'un pour l'autre. Avec de jeunes enfants, surtout si l'un est handicapé, cela ne doit pas être facile, mais, sans doute y a-t-il des personnes capables de vous aider, au moins pour une soirée.
Et c'est certain : votre maman vous mange !
Et dans ce que vous racontez, il y a certaines choses que vous ne devriez plus accepter.
Autrement dit, en les acceptant, vous vous faites la complice "à l'insu de votre plein gré" du désordre que votre maman introduit dans votre vie.
Et si vous ne le lui dites pas, comment pourrait-elle en prendre conscience.
Rassurez-vous, elle y met une défense psychologique, mais c'est à vous de la remettre devant la réalité.
Même votre maman ne peut s'inviter chez vous.
Et donc, vous devez apprendre à dire des choses du genre :
" Maman, je t'aime beaucoup, mais aujourd'hui, nous mangeons ensemble. "
" Maman, je t'aime beaucoup, mais pas aujourd'hui. Nous t'invitons à manger avec nous après-demain. "
Et votre maman n'est pas une invitée comme une autre.
C'est une intime, qu'on traite comme tel.
Aussi, on ne fait rien de spécial lorsqu'on accueille chez soi un proche.
Tout au plus, essaie-t-on de servir un plat qu'on sait qu'il apprécie.
Votre maman a-t-elle déjà fait une remarque à propos de vin ou d'entrée ?
Je ne peux le croire.
Mais si cela arrive, vous expliquez la chose exactement comme vous l'avez fait avec nous : "nous avons fait le choix d'une vie frugale. Tu es trop proche pour qu'on te fasse croire que chez nous on mange entrée, plat, fromage et vin."
NON !
Mais vous pouvez le dire gentiment. Mais très fermement.
" Chère maman, je ne peux pas. "
Si vous tenez à entrer dans son jeu, c'est de manière très limité.
A la fréquence que vous-même vous décidez.
Et donc :
"Chère maman, je suis maman moi aussi, et je ne peux pas te prendre avec moi. Je suis désolée."
Uniquement sur base d'invitation.
Et alors... est-ce juste et vrai de le lui laisser croire ?
Même lorsque vous sentez que cela dépasse l'entendement.
Ne vous y trompez-pas !
On ne pose pas de limite "avec douceur" avec des personnes qui ont décidé de vous manger.
Cela s'apprend, mais cela se fait au début de manière brusque et maladroite.
Vous devriez demander à votre mari de vous aider. Il est plus extérieur.
Et apprendre à vous conformer à son avis.
Il est plus qu'urgent de vous en rendre compte. Et de tirer la sonnette d'alarme.
Quelle vie imposez-vous à votre mari ?
Il vous aime, et accepte bcp de choses, mais vous devriez le savoir : à force de tirer sur la corde, elle risque de craquer.
A oui ! Et le malin se fait un malin plaisir...
La prière ne peut vous aider, car Dieu ne force pas.
Vous voulez que cela s'arrange, mais... de manière magique, sans que vous ne deviez prendre vos responsabilités.
Ce serait bien de trouver qq'un d'extérieur pour vous soutenir entre les nécessités de l'amour et l'obligation de dire non.
Courage !
En udp,
Griffon.
Ce que vous nous racontez est très grave !
Il y a une forme de dépendance psychologique que vous empêche d'aborder vos vrais responsabilités.
Ainsi, tout le temps que vous prenez à "organiser" votre maman, vous ne le prenez pas pour des choses essentielles :
salésienne05 a écrit :Chez nous, ni centre aéré, ni garderie, ni cantine : nous sommes mariés depuis 10 ans, cela fait 6 ans que nous ne savons pas ce que c'est qu'une soirée en amoureux.
Tous les parents qui sont passés par là le savent : vous devez trouver un peu de temps l'un avec l'autre, l'un pour l'autre. Avec de jeunes enfants, surtout si l'un est handicapé, cela ne doit pas être facile, mais, sans doute y a-t-il des personnes capables de vous aider, au moins pour une soirée.
Et c'est certain : votre maman vous mange !
Et dans ce que vous racontez, il y a certaines choses que vous ne devriez plus accepter.
Autrement dit, en les acceptant, vous vous faites la complice "à l'insu de votre plein gré" du désordre que votre maman introduit dans votre vie.
salésienne05 a écrit :Elle n'a pas la sensation de peser sur moi.
Et si vous ne le lui dites pas, comment pourrait-elle en prendre conscience.
Rassurez-vous, elle y met une défense psychologique, mais c'est à vous de la remettre devant la réalité.
salésienne05 a écrit :...je ne sais jamais si elle a décidé de manger chez elle ou de venir chez nous.
Même votre maman ne peut s'inviter chez vous.
Et donc, vous devez apprendre à dire des choses du genre :
" Maman, je t'aime beaucoup, mais aujourd'hui, nous mangeons ensemble. "
" Maman, je t'aime beaucoup, mais pas aujourd'hui. Nous t'invitons à manger avec nous après-demain. "
salésienne05 a écrit :Lorsqu'elle mange chez nous, il lui faut impérativement une entrée, un plat de viande chaud avec accompagnement, du vin et un dessert (et mon mari et moi avons fait le choix d'une vie frugale y compris sur la nourriture donc c'est à l'opposé de nos habitudes).
Et votre maman n'est pas une invitée comme une autre.
C'est une intime, qu'on traite comme tel.
Aussi, on ne fait rien de spécial lorsqu'on accueille chez soi un proche.
Tout au plus, essaie-t-on de servir un plat qu'on sait qu'il apprécie.
Votre maman a-t-elle déjà fait une remarque à propos de vin ou d'entrée ?
Je ne peux le croire.
Mais si cela arrive, vous expliquez la chose exactement comme vous l'avez fait avec nous : "nous avons fait le choix d'une vie frugale. Tu es trop proche pour qu'on te fasse croire que chez nous on mange entrée, plat, fromage et vin."
salésienne05 a écrit :Elle veut que je la fasse marcher "car tu comprends, je ne marche jamais sinon".
NON !
Mais vous pouvez le dire gentiment. Mais très fermement.
" Chère maman, je ne peux pas. "
Si vous tenez à entrer dans son jeu, c'est de manière très limité.
A la fréquence que vous-même vous décidez.
salésienne05 a écrit :Elle veut m'accompagner partout avec les enfants alors que son handicap complique tout (c'est comme si j'avais 4 enfants en bas âge au lieu de 3).
Et donc :
"Chère maman, je suis maman moi aussi, et je ne peux pas te prendre avec moi. Je suis désolée."
salésienne05 a écrit :Elle trouve normal de partir en WE avec nous (sans jamais me demander si nous ne préfèrerions pas être "en famille").
Uniquement sur base d'invitation.
salésienne05 a écrit :Et surtout, son exigence affective est immense : elle veut sentir que je l'aime et surtout que j'aime être avec elle.
Et alors... est-ce juste et vrai de le lui laisser croire ?
Même lorsque vous sentez que cela dépasse l'entendement.
salésienne05 a écrit :Je sens bien que chrétiennement, je dois mettre des limites et j'essaye de les poser avec douceur.
Ne vous y trompez-pas !
On ne pose pas de limite "avec douceur" avec des personnes qui ont décidé de vous manger.
Cela s'apprend, mais cela se fait au début de manière brusque et maladroite.
Vous devriez demander à votre mari de vous aider. Il est plus extérieur.
Et apprendre à vous conformer à son avis.
salésienne05 a écrit :Mais tout le temps que je passe à m'occuper de ma mère, je ne le passe pas auprès de mon mari. Ma mère va sans doute vivre encore une trentaine d'années, voire une quarantaine si elle est comme ses
ancêtres, et je ne supporte pas l'idée que mon couple soit condamné à tout faire en fonction de ma mère, parce qu'elle est handicapée et que je suis fille unique.
Il est plus qu'urgent de vous en rendre compte. Et de tirer la sonnette d'alarme.
Quelle vie imposez-vous à votre mari ?
Il vous aime, et accepte bcp de choses, mais vous devriez le savoir : à force de tirer sur la corde, elle risque de craquer.
salésienne05 a écrit :Je pense que le malin se fait un malin plaisir à ajouter des angoisses à ma fatigue existante. Mais je n'arrive pas à venir à bout de ce "poids". Même la prière ne m'aide pas...
A oui ! Et le malin se fait un malin plaisir...
La prière ne peut vous aider, car Dieu ne force pas.
Vous voulez que cela s'arrange, mais... de manière magique, sans que vous ne deviez prendre vos responsabilités.
Ce serait bien de trouver qq'un d'extérieur pour vous soutenir entre les nécessités de l'amour et l'obligation de dire non.
Courage !
En udp,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
- Kerniou
- Mater civitatis

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- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
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Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Les conseils que nous vous donnons, Cécile, ne résolvent pas la question de fond que vous posez mais vous proposent des solutions susceptibles de vous soulager dans le quotidien tout en ménageant à votre mère des ouvertures sur de nouvelles perspectives.
Dans certains diocèses, il existe des associations ou communautés qui organisent des rencontres et des séjours pour les adultes handicapés.
Je voudrais dire à Prièreuniverselle que si les épreuves, en effet, soudent les familles, elles peuvent aussi, lorsqu'elles sont trop lourdes, les faire crouler voire les anéantir.
En union de prière pour votre famille.
Dans certains diocèses, il existe des associations ou communautés qui organisent des rencontres et des séjours pour les adultes handicapés.
Je voudrais dire à Prièreuniverselle que si les épreuves, en effet, soudent les familles, elles peuvent aussi, lorsqu'elles sont trop lourdes, les faire crouler voire les anéantir.
En union de prière pour votre famille.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
- PriereUniverselle
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Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Kerniou a écrit :Les conseils que nous vous donnons, Cécile, ne résolvent pas la question de fond que vous posez mais vous proposent des solutions susceptibles de vous soulager dans le quotidien tout en ménageant à votre mère des ouvertures sur de nouvelles perspectives.
Dans certains diocèses, il existe des associations ou communautés qui organisent des rencontres et des séjours pour les adultes handicapés.
Je voudrais dire à Prièreuniverselle que si les épreuves, en effet, soudent les familles, elles peuvent aussi, lorsqu'elles sont trop lourdes, les faire crouler voire les anéantir.
En union de prière pour votre famille.
Rien n'est trop lourd, quand vous vous en remettez totalement au Seigneur Jésus Christ pour vous aider à porter votre croix ! Il suffit de lui demander la grâce de le suivre avec confiance !
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
PrièreUniverselle,
Nous considérons tous qu'il faut s'en remettre totalement au Seigneur.
Dans ce cas précis, votre proposition est erronée à plusieurs égards.
1) elle se moque de Dieu
Comme un enfant qui demanderait à son papa de résoudre un problème expliqué à l'école.
En effet, nous avons reçu un commandement et une raison.
Et nous devons utilisé notre raison pour appliquer au mieux le commandement.
(et donc éviter de sortir une proposition toute faite qui ne tienne pas compte de la réalité)
2) elle est fausse
Le commandement de la charité est ordonné : aimer votre prochain.
C'est comme une marguerite d'amour. Les pétales plus proches du coeur sont notre premier prochain, on ne peut faire passer le 2ème rang devant le premier.
3) elle mène au désespoir
Il y a un principe de réalité incontournable : certaines personnes doivent être cadrées pour pouvoir assumer vis-à-vis d'elle notre devoir d'amour.
Par exemple:
On n'impose pas à une femme de vivre avec un mari alcoolique ou drogué, même sous prétexte de fidélité au mariage.
Non seulement, vous tenez une proposition fausse, mais vous tentez d'y mettre une valeur morale supérieure qui voudrait la présenter comme obligatoire.
Et cela, sans tenir compte du fardeau que vous tentez d'imposer sans y toucher vous-même.
Réfléchissez-y !
Griffon.
Nous considérons tous qu'il faut s'en remettre totalement au Seigneur.
Dans ce cas précis, votre proposition est erronée à plusieurs égards.
1) elle se moque de Dieu
Comme un enfant qui demanderait à son papa de résoudre un problème expliqué à l'école.
En effet, nous avons reçu un commandement et une raison.
Et nous devons utilisé notre raison pour appliquer au mieux le commandement.
(et donc éviter de sortir une proposition toute faite qui ne tienne pas compte de la réalité)
2) elle est fausse
Le commandement de la charité est ordonné : aimer votre prochain.
C'est comme une marguerite d'amour. Les pétales plus proches du coeur sont notre premier prochain, on ne peut faire passer le 2ème rang devant le premier.
3) elle mène au désespoir
Il y a un principe de réalité incontournable : certaines personnes doivent être cadrées pour pouvoir assumer vis-à-vis d'elle notre devoir d'amour.
Par exemple:
On n'impose pas à une femme de vivre avec un mari alcoolique ou drogué, même sous prétexte de fidélité au mariage.
Non seulement, vous tenez une proposition fausse, mais vous tentez d'y mettre une valeur morale supérieure qui voudrait la présenter comme obligatoire.
Et cela, sans tenir compte du fardeau que vous tentez d'imposer sans y toucher vous-même.
Réfléchissez-y !
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
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salésienne05
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- Inscription : lun. 06 juin 2011, 19:51
- Localisation : Alpes-Maritimes/Hautes-Alpes
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Chers tous,
Merci pour tout.
@ PrièreUniverselle : la correction fraternelle s'exerce aussi vis-à-vis de nos parents. Je ne suis pas mariée avec ma mère et il faut reconnaître l'aide légitime que nous devons apporter à nos parents âgés, et reconnaître les caprices de ces derniers qui, sous prétexte d'être vos parents pensent qu'ils passent avant votre famille (et pourtant "tu quitteras ton père et ta mère et tu t'attacheras à ta femme"... n'est-ce pas ?). J'avoue que la leucémie de mon fils durant ces trois dernières années et maintenant son autisme ont largement contribué à baisser les exigences de ma mère. En même temps, je ne suis pas responsable du fait qu'elle est isolée, sans amis. Pour l'heure, elle est autonome en partie chez elle, mais elle exerce tout de même une pression affective énorme (me téléphonant plusieurs fois par jour pour me dire qu'elle se sent seule ou qu'elle est triste). En fait, ma mère souffre de carence affective depuis qu'elle est petite : parents odieux avec elle, mise à l'écart par ses camarades de classe à cause d'une grosse myopie, rejetée ensuite par mon père et tous ses amis d'enfance. Dieu prend quasiment toute la place chez elle mais il reste cette blessure de rejet qui ne cicatrise pas. Et son éducation très bourgeoise la rend difficile sur le plan matériel : elle aime le silence, le confort, la propreté, la bonne nourriture, l'espace...
Certes, Dieu peut tout, mais dans la mesure de notre humanité : les journées ne font que 24 heures et à 36 ans, je me vois mal dire à mon époux que ma mère passe avant lui et les enfants, et que tout doit s'organiser autour de ma mère. D'ailleurs, spirituellement, puisque ma mère est très croyante, serait-ce lui rendre service que de tout lui céder ? Par choix, nous menons une vie frugale où le confort, l'apparence extérieure n'ont aucune importance. Nous avons fait le choix d'avoir du temps pour notre famille, et c'est une famille vivante, avec trois garçons qui font beaucoup de bruit, qui bougent beaucoup, qui ont des jeux de leur époque (c'est à dire bruyant). On bouge aussi beaucoup, on sort dans la nature énormément, on apprend à nos enfants à marcher, à reconnaître les arbres et les animaux... Bref, notre mode de vie ne peut pas convenir aux exigences bourgeoises de ma mère d'une part et à son handicap de l'autre....
@ Griffon : merci encore pour vos bons mots. Cela va mieux. J'ai longuement discuté avec ma mère ces derniers jours, profitant qu'elle soit revenue d'une long pélerinage avec sa famille spirituelle... Et sans même que je ne propose quoi que ce soit, elle m'a dit qu'elle s'était renseignée pour une maison tenue par des Trinitaires, non loin de chez nous, et où elle bénéficierait des offices et de l'Eucharistie chaque jour.
Je n'ai plus qu'à gérer son immense besoin d'affection et la nécessité pour elle, non seulement d'entendre qu'on l'aime (et bien sûr que je l'aime) mais aussi qu'on aime passer du temps avec elle (et là, ma patience est limitée : je ne la supporte pas plus de trois jours). Comme mes parents sont divorcés, elle a également toujours peur que mon père la détrône dans le coeur des enfants et supporte mal que mes enfants aiment plus être avec quelqu'un d'autre qu'avec elle (mais bon, mes enfants aiment leur grand-mère mais comme ils ne peuvent rien faire avec à cause de son handicap, forcément, ils préfèrent être avec les oncles, tantes, cousins, cousines, etc).
Il faut que j'arrive à lâcher prise et me dire que le Seigneur pourvoira. Mais c'est en ce moment que je suis fatiguée et que c'est difficile...
Fraternellement.
Cécile
Merci pour tout.
@ PrièreUniverselle : la correction fraternelle s'exerce aussi vis-à-vis de nos parents. Je ne suis pas mariée avec ma mère et il faut reconnaître l'aide légitime que nous devons apporter à nos parents âgés, et reconnaître les caprices de ces derniers qui, sous prétexte d'être vos parents pensent qu'ils passent avant votre famille (et pourtant "tu quitteras ton père et ta mère et tu t'attacheras à ta femme"... n'est-ce pas ?). J'avoue que la leucémie de mon fils durant ces trois dernières années et maintenant son autisme ont largement contribué à baisser les exigences de ma mère. En même temps, je ne suis pas responsable du fait qu'elle est isolée, sans amis. Pour l'heure, elle est autonome en partie chez elle, mais elle exerce tout de même une pression affective énorme (me téléphonant plusieurs fois par jour pour me dire qu'elle se sent seule ou qu'elle est triste). En fait, ma mère souffre de carence affective depuis qu'elle est petite : parents odieux avec elle, mise à l'écart par ses camarades de classe à cause d'une grosse myopie, rejetée ensuite par mon père et tous ses amis d'enfance. Dieu prend quasiment toute la place chez elle mais il reste cette blessure de rejet qui ne cicatrise pas. Et son éducation très bourgeoise la rend difficile sur le plan matériel : elle aime le silence, le confort, la propreté, la bonne nourriture, l'espace...
Certes, Dieu peut tout, mais dans la mesure de notre humanité : les journées ne font que 24 heures et à 36 ans, je me vois mal dire à mon époux que ma mère passe avant lui et les enfants, et que tout doit s'organiser autour de ma mère. D'ailleurs, spirituellement, puisque ma mère est très croyante, serait-ce lui rendre service que de tout lui céder ? Par choix, nous menons une vie frugale où le confort, l'apparence extérieure n'ont aucune importance. Nous avons fait le choix d'avoir du temps pour notre famille, et c'est une famille vivante, avec trois garçons qui font beaucoup de bruit, qui bougent beaucoup, qui ont des jeux de leur époque (c'est à dire bruyant). On bouge aussi beaucoup, on sort dans la nature énormément, on apprend à nos enfants à marcher, à reconnaître les arbres et les animaux... Bref, notre mode de vie ne peut pas convenir aux exigences bourgeoises de ma mère d'une part et à son handicap de l'autre....
@ Griffon : merci encore pour vos bons mots. Cela va mieux. J'ai longuement discuté avec ma mère ces derniers jours, profitant qu'elle soit revenue d'une long pélerinage avec sa famille spirituelle... Et sans même que je ne propose quoi que ce soit, elle m'a dit qu'elle s'était renseignée pour une maison tenue par des Trinitaires, non loin de chez nous, et où elle bénéficierait des offices et de l'Eucharistie chaque jour.
Il faut que j'arrive à lâcher prise et me dire que le Seigneur pourvoira. Mais c'est en ce moment que je suis fatiguée et que c'est difficile...
Fraternellement.
Cécile
- Kerniou
- Mater civitatis

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- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
A Cécile:
La situation se débloque à petits pas, c'est une bonne nouvelle.
Tout n'est pas résolu, c'est vrai, mais vous êtes en bonne voie de dialogue et de recherche de solutions avec votre mère. Vous êtes courageuse et vos demandes sont tout à fait légitimes pour protéger votre famille et la garder solide.
Et puis quand vous avez envie de parler, écrivez-nous, nous essaierons de vous répondre.
U de P.
A Griffon:
il y a déjà longtemps que je souhaitais vous dire combien j'apprécie la teneur de vos propos et la pondération de vos messages. Vous faites preuve d'aménité, de patience et de respect à l'égard d'autrui. Je voulais en remercier.
Voilà, c'est fait.
La situation se débloque à petits pas, c'est une bonne nouvelle.
Tout n'est pas résolu, c'est vrai, mais vous êtes en bonne voie de dialogue et de recherche de solutions avec votre mère. Vous êtes courageuse et vos demandes sont tout à fait légitimes pour protéger votre famille et la garder solide.
Et puis quand vous avez envie de parler, écrivez-nous, nous essaierons de vous répondre.
U de P.
A Griffon:
il y a déjà longtemps que je souhaitais vous dire combien j'apprécie la teneur de vos propos et la pondération de vos messages. Vous faites preuve d'aménité, de patience et de respect à l'égard d'autrui. Je voulais en remercier.
Voilà, c'est fait.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Merci Kerniou,
Voilà, c'est fait.
Et j'en suis très touché
, surtout venant de vous Kerniou.
Car je pourrais en dire autant à votre endroit
, mais...
je n'ai pas votre souci des autres et votre simplicité.
Merci beaucoup de votre gentillesse et de votre attention,
Griffon.
Voilà, c'est fait.
Et j'en suis très touché
Car je pourrais en dire autant à votre endroit
je n'ai pas votre souci des autres et votre simplicité.
Merci beaucoup de votre gentillesse et de votre attention,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
-
papillon
- Barbarus

Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
Oui, Griffon, je suis totalement en accord avec ce que Kerniou vous a écrit.
Votre contribution à ce forum est des plus importantes pour nous tous.
Un véritable cadeau.
Merci.
Votre contribution à ce forum est des plus importantes pour nous tous.
Un véritable cadeau.
Merci.
- PriereUniverselle
- Tribunus plebis

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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Comment exercer la charité envers ses parents ?
salésienne05 a écrit :Chers tous,
Merci pour tout.
@ PrièreUniverselle : la correction fraternelle s'exerce aussi vis-à-vis de nos parents. Je ne suis pas mariée avec ma mère et il faut reconnaître l'aide légitime que nous devons apporter à nos parents âgés, et reconnaître les caprices de ces derniers qui, sous prétexte d'être vos parents pensent qu'ils passent avant votre famille (et pourtant "tu quitteras ton père et ta mère et tu t'attacheras à ta femme"... n'est-ce pas ?). J'avoue que la leucémie de mon fils durant ces trois dernières années et maintenant son autisme ont largement contribué à baisser les exigences de ma mère. En même temps, je ne suis pas responsable du fait qu'elle est isolée, sans amis. Pour l'heure, elle est autonome en partie chez elle, mais elle exerce tout de même une pression affective énorme (me téléphonant plusieurs fois par jour pour me dire qu'elle se sent seule ou qu'elle est triste). En fait, ma mère souffre de carence affective depuis qu'elle est petite : parents odieux avec elle, mise à l'écart par ses camarades de classe à cause d'une grosse myopie, rejetée ensuite par mon père et tous ses amis d'enfance. Dieu prend quasiment toute la place chez elle mais il reste cette blessure de rejet qui ne cicatrise pas. Et son éducation très bourgeoise la rend difficile sur le plan matériel : elle aime le silence, le confort, la propreté, la bonne nourriture, l'espace...
Certes, Dieu peut tout, mais dans la mesure de notre humanité : les journées ne font que 24 heures et à 36 ans, je me vois mal dire à mon époux que ma mère passe avant lui et les enfants, et que tout doit s'organiser autour de ma mère. D'ailleurs, spirituellement, puisque ma mère est très croyante, serait-ce lui rendre service que de tout lui céder ? Par choix, nous menons une vie frugale où le confort, l'apparence extérieure n'ont aucune importance. Nous avons fait le choix d'avoir du temps pour notre famille, et c'est une famille vivante, avec trois garçons qui font beaucoup de bruit, qui bougent beaucoup, qui ont des jeux de leur époque (c'est à dire bruyant). On bouge aussi beaucoup, on sort dans la nature énormément, on apprend à nos enfants à marcher, à reconnaître les arbres et les animaux... Bref, notre mode de vie ne peut pas convenir aux exigences bourgeoises de ma mère d'une part et à son handicap de l'autre....
@ Griffon : merci encore pour vos bons mots. Cela va mieux. J'ai longuement discuté avec ma mère ces derniers jours, profitant qu'elle soit revenue d'une long pélerinage avec sa famille spirituelle... Et sans même que je ne propose quoi que ce soit, elle m'a dit qu'elle s'était renseignée pour une maison tenue par des Trinitaires, non loin de chez nous, et où elle bénéficierait des offices et de l'Eucharistie chaque jour.Je n'ai plus qu'à gérer son immense besoin d'affection et la nécessité pour elle, non seulement d'entendre qu'on l'aime (et bien sûr que je l'aime) mais aussi qu'on aime passer du temps avec elle (et là, ma patience est limitée : je ne la supporte pas plus de trois jours). Comme mes parents sont divorcés, elle a également toujours peur que mon père la détrône dans le coeur des enfants et supporte mal que mes enfants aiment plus être avec quelqu'un d'autre qu'avec elle (mais bon, mes enfants aiment leur grand-mère mais comme ils ne peuvent rien faire avec à cause de son handicap, forcément, ils préfèrent être avec les oncles, tantes, cousins, cousines, etc).
Il faut que j'arrive à lâcher prise et me dire que le Seigneur pourvoira. Mais c'est en ce moment que je suis fatiguée et que c'est difficile...
Fraternellement.
Cécile
Si votre Chère Maman à un problème affectif durable depuis son enfance de ne pas être reconnue dans ce besoin incessant de se sentir aimée, ce n'est pas la quantité de temps que vous lui prodiguerez physiquement ou au téléphone qui fera qu'elle ce sentira mieux, mais simplement avoir la qualité de présence, lorsque vous vous rencontrerez ! Et croyez moi, elle ne vous verra peut être moins longtemps avec ses yeux, mais vous resterez présente plus longtemps encore dans son coeur de Maman !
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