Griffon a écrit :Houla !
Les filles... Salésienne, Théo d'Or,... et les autres,
Faut pas s'enfermer ainsi dans un raisonnement qui s'écarte de la vie réelle.
Les prêtres ne sont pas confrontés à la femme de tous les jours, mais les femmes sont très très nombreuses à tourner autour d'eux, et à s'épancher sur leurs épaules.
Et, objectivement, il y a beaucoup moins d'hommes.
Aussi, un prêtre prend-il facilement fait et cause pour les femmes.
Il sait ce qu'elles vivent, et voient souvent les hommes mariés au travers les yeux de leurs épouses.
D'ailleurs, on sait nombre de saintes que les papes consultaient ouvertement.
Voyez-vous un pape marié quitter Rome pour consulter Ste Claire ?
Vos raisonnements sont imbibés d'idées fausses et mondaines.
Et le plus bizarres, c'est que vous vous y accrochez !
Enfin, je vous le dis comme je le sens.
Cordialement,
Griffon.
Nos raisonnements ne sont certainement pas totalement justes. Je vois bien qu'un élément m'échappe. C'est une question d'incompréhension de quelque chose qui parait mystérieux. Est-ce qu'il y a quelqu'un pour comprendre que je ne comprends pas?
Quelles sont ces idées fausses et mondaines qui parasitent ma compréhension?
Pourtant, je suis d'accord avec ce que dit Cgs:
Cgs a écrit :Je suis assez d'accord avec Griffon. Parler de la place de la femme dans l'Eglise cache souvent le goût de l'orgueil, et un féminisme refoulé. Cécile, vous dites que les femmes n'ont pas de place dans l'Eglise. Pourtant, elle sont très présentes dans plein de domaines, que vous avez d'ailleurs cités (catéchèse, enseignement, accueil, visites, organisation d'événements pour la paroisse). Votre discours sonne comme une revendication à avoir la même place d'honneur que les hommes dans l'Eglise, eux à qui le Christ a confié le sacerdoce.
Mais c'est ne pas comprendre ce qu'est le sacerdoce ! Ce n'est pas un grade, une gratification, une place d'honneur, mais un service. En raisonnant en terme de place dans l'Eglise, et de l'importance que l'on donne à un tel ou un tel, ou tel groupe, on perd de vue cette vérité essentielle, qui est que l'on sert l'Eglise, point. Et peu importe si je n'ai pas les honneurs, ou une belle soutane, ou le pouvoir, donné par mon évêque, de décider tout au sein de ma paroisse. Non, ce que l'on m'a confié, je l'ai reçu, je dois le faire fructifier, sans m'identifier à ce rôle, à ce service, que je peux perdre dès demain. C'est cela l'humilité.
Du coup, je ne vois pas bien le problème...
Bien à vous,
Bien sûr que parler de la place de la femme dans l'Eglise quand on est une femme cache souvent de l'orgueil! Mais encore plus souvent que l'orgueil, de l'incompréhension! Peut-être que l'incompréhension est liée à l'orgueil ou inversement. Peut-on être catholique et dire qu'on a pas compris? Accepter cet état de fait qui nous parait étrange, en disant qu'on a pas compris? Parce que je ne peux pas prétendre avoir compris si je n'ai pas compris, même si je me doute que ça n'empêche pas la vérité de se frayer son chemin puisqu'elle est capable des chemins les plus étranges.
Alors bien sûr que le sacerdoce est un service avant d'être un pouvoir! Je n'ai pas dit que j'enviais la tâche ardue du clergé, loin de là. Je suis presque totalement convaincue que je ne suis pas appelée à être prêtre, évêque ou papesse. Par contre, quand je pense à la femme en général, c'est tout de suite moins clair, même si je sais qu'on peut être égoïste en pensant à quelqu'un d'autre...
Cgs, vous dites que vous ne voyez pas bien le problème. Pourtant, il y en a bien un: qu'est-ce que je raconte aux gens à ce sujet si je les rencontre en temps que catholique? Je dis juste que je ne comprends pas cet aspect de l'Eglise? Que c'est un faux problème puisqu'il ne faut rechercher que l'humilité? Naturellement, je peux leur dire que ça n'empêche pas la vérité profonde de se manifester puisque ça, je l'ai compris. Mais pour le reste, il y aura un malaise.
C'est vraiment compliqué l’Église!
Göreme a écrit :En tant que femme, je ne me sens absolument pas de "seconde catégorie" dans l’Église d'aujourd'hui. Et je ne revendiquerai rien, car je suis sûre de pouvoir être aussi utile à mes frères et sœurs qu'un prêtre.
Je reconnais que se penser de "seconde catégorie" est un piège narcissique pour la femme, un grand piège même et je ne veux pas tomber là-dedans! Mais je suis embêtée par le fait que ça puisse m'amener à faire l'impasse sur une compréhension profonde de certaines choses. Est-ce que vous comprenez que ça puisse me perturber? Quand on est catholique, on est un témoin. Mais si le témoin n'est pas convaincu et convaincant, c'est quand même un problème! Parce qu'on a l'impression de se mentir à soi-même et mentir aux autres.
Je pense que vous avez compris que l'authenticité avec moi-même et avec les autres est ma principale obsession... Peut-être qu'il y a là une erreur narcissique, je n'en sais rien... A certains moments je suis assez perdue...
Cordialement,
Théo d'Or
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