Femmes dans l'Église

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Suliko
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Femmes dans l'Église

Message non lu par Suliko »

Cgs a écrit :Bonjour Théo d'Or,

L'étude que je cite date de 1998. Petit calcul très grossier, avec les chiffres de cette étude :

Sur 36 millions de personnes (environ 60%) qui se disent catholiques en France, on a (voir tableau page 3 de l'étude) :
:arrow: 32.5% d'hommes qui pratiquent régulièrement ou occasionnellement
:arrow: 45.1% de femmes qui pratiquent régulièrement ou occasionnellement

Même si ces chiffres sont sans doute supérieurs à la réalité, l'écart entre les deux est bien plus important que le nombre de prêtres, évêques, et même frères ou soeurs de congrégations en France (au nombre à tout casser de 20000).

En Christ,
Les chiffres me semblent vraiment très supérieurs à la réalité!!
Néanmoins, pour répondre à la question de Théo d'Or, il suffit d'assiter à une messe dominicale dans une paroisse lambda et vous constaterez que les femmes, surtout d'un certain âge, sont bien plus nombreuses que les hommes...Par contre, dans les paroisses tradis, charismatiques,...la situation est différente et les hommes sont plus nombreux. Mais il est vrai que cette disproportion n'est pas nouvelle, elle date de la période postrévolutionnaire.
J'ai lu il y a quelque temps un article qui expliquait le nombre de femmes présentes à la messe par le "sentimentalisme" de la liturgie, l'absence de rigueur...Je ne sais pas dans quelle mesure ce propos est fondé, mais ce que je peux dire, c'est que rien ne m'agace plus que ce genre de liturgie! Et je suis une femme...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Raistlin
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Raistlin »

Suliko a écrit :Les chiffres me semblent vraiment très supérieurs à la réalité!!
Pas nécessairement. Si par "occasionnellement", vous mettez ceux qui vont à la Messe une fois tous les 5 ans, ça peut passer.
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Suliko
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Suliko »

Pas nécessairement. Si par "occasionnellement", vous mettez ceux qui vont à la Messe une fois tous les 5 ans, ça peut passer.
Ah..Et bien vu comme ça, c'est vrai que ça peut passer. En fait, par occasionnellement, je m'imaginais quelque chose comme une fois par mois...En fait, je connais bien peu de gens qui ne vont qu'occasionnellement à l'église. Soit ils vont tous les dimanches, soit ils n'y vont jamais (si on fait exception des mariages, baptêmes, enterrements...)
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Cgs
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Cgs »

"Occasionnellement", dans ce type de sondage, signifie parfois une pratique épisodique aux fêtes (Noël, Pâques, éventuellement 15 août).
Cgs
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Olivier C
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Olivier C »

En plus de ce qui a été dit par les uns et les autres, il me semble que l'une des causes actuelles les plus importantes dans la défection des hommes quand à la pratique religieuse viens d'une présentation bien souvent "neuneu" de la foi : je me souviens de mon catéchisme d'enfant où l'on passait notre temps à faire du coloriage, dur, dur... Bref, "Jésus nous aime", mais sans présentation d'un enjeu vital comme pour les autres aspects de la vie quotidienne (les études, le monde du travail), pas très viril tout ça ! Heureusement que mes parents et mes grands parents ont suppléé. Il y avait aussi cet aspect de désengagement des hommes par rapport au catéchisme qui faisait ressentir que les "choses de la religions" étaient "une affaire de maman".

Mais ce point de vue est seulement une relecture personnelle partagée avec quelques autres mecs comme moi !
Je suis un simple serviteur, je ne fais que mon devoir.
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par salésienne05 »

Quand certaines femmes souhaitent une place dans la direction de l'Eglise, il ne s'agit pas pour elles de jouer aux hommes, loin de là. J'ai une trop haute opinion de la femme pour vouloir en faire un homme. Nous voulons simplement être pleinement reconnues. Or, comme l'Eglise en tant qu'Institution ne nous reconnaît que dans nos fonctions symboliques (maternage, douceur, soin, éducation), il n'est pas étonnant que certaines femmes adoptent une attitude masculine pour obtenir ce qui leur est du. Nous sommes sur représentées dans la catéchèse, dans le service aux pauvres, dans la visite des malades, la visite des prisonniers mais personne ne nous demande notre avis, comme si l'Esprit Saint ne pouvait inspirer que les hommes.
Pour asseoir la suprématie masculine dans la direction de l'Eglise, on cite les Apôtres et Saint Paul qui étaient le fruit de leur temps : un temps où les femmes n'avaient que le droit d'obéir. Quand on voit à quel point Jésus a bousculé son temps en s'adressant comme il l'a fait aux femmes... Au pied de la Croix, toutes les femmes étaient là, aucune n'était partie. Tous les apôtres, sauf Jean, étaient absents. Jésus ressuscité apparaît à Marie-Madeleine, et les apôtres ne la croient pas : ils ont besoin de vérifier... Les propres disciples de Jésus ne croient pas la femme à qui Jésus a voulu apparaître en premier. Comment Jésus aurait-il pu, à cette époque, envoyer des femmes en mission ? Méditons cette première apparition de Jésus ressuscité. Nous sommes tous appelé à annoncer la Bonne Nouvelle.

Il n'est ici nullement question de "jouer aux hommes", mais seulement de prendre place auprès des hommes pour rendre à l'Eglise, dans ses décisions, la part féminine qui lui manque. Car vous n'imaginez pas quand même une femme exercer une fonction au sein de l'Eglise de la même manière qu'un homme ? Non, justement, en tant que femme, elle y apportera sa propre féminité. Mais si l'Eglise continue à la laisser être une simple exécutante, ou à lui demander de se satisfaire du rôle aussi éminent que celui symbolique de mère (c'est un très beau rôle mais de nombreuses femmes ne sont pas mariées et toutes n'ont pas d'enfants), alors elles risquent en effet de vouloir ressembler aux hommes, de tout faire pour leur ressembler, afin d'obtenir une reconnaissance légitime. L'homme et la femme sont complémentaires mais si la tête de l'Eglise est le Christ, le corps n'est pas masculin : il est forcément moitié-moitié...

La question "Mais que veulent donc les femmes à vouloir la place des hommes" est profondément humiliante. Elle dénote la suspicion. La bonne réponse serait : nous ne voulons pas la place des hommes, nous voulons une place à leurs côtés. Or, dans la hiérarchie ecclésiastique, il n'y a même pas de femmes "aux côtés" des hommes puisqu'ils ne sont pas mariés, qu'ils ne vivent pas avec des femmes, qu'ils n'en fréquentent pas de manière habituelle (si ce n'est à des postes de subalternes ou dans le cadre familial s'ils ont des soeurs). Malheureusement, on dirait simplement que l'Eglise institutionnelle a peur des femmes. Cela se vérifie de plus en plus... N'ai-je pas lu sur un autre post qu'un évêque venait d'interdire la direction spirituelle d'une femme par des jeunes prêtres ?

Ne vous inquiétez pas : nous ne voulons pas VOTRE place : on désire simplement en avoir une...

Fraternellement.
En Jésus et par Marie.

Cécile
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Théo d'Or
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Théo d'Or »

salésienne05 a écrit : Or, dans la hiérarchie ecclésiastique, il n'y a même pas de femmes "aux côtés" des hommes puisqu'ils ne sont pas mariés, qu'ils ne vivent pas avec des femmes, qu'ils n'en fréquentent pas de manière habituelle (...)
Chère Cécile,

Vous soulignez de façon plus complète ce qui pose question dans l'Eglise et que je ne m'étais pas formulé clairement en tant que tel. La chasteté des prêtres est intéressante et d'une haute portée symbolique. La structure masculine l’Église doit également contenir un symbole, bien qu'il soit un mystère pour la quasi totalité des chrétiens (et ce, même si c'est Jésus qui l'a demandé). Mais LES DEUX EN MÊME TEMPS semblent faire en sorte de s'inspirer uniquement d'"images" de femmes au détriment de femmes réelles, dans un corps, avec un esprit, et vivant au jour d'aujourd'hui.

Le problème, c'est qu'il n'y a pas 36 solutions! Un dogme fondamental de l’Église est que Celle-ci a reçu un pouvoir divin d'infaillibilité. Ce qu'a dit Jean Paul II à propos du sacerdoce définitivement confié aux hommes seuls est donc infaillible puisqu'il était le représentant de l’Église au moment où il l'a dit. Donc il n'y a que 3 options:
- continuer à suivre ce qui a été proclamé infailliblement comme voulu par Jésus, même si ça étonne et questionne.
- quitter l’Église Catholique (ou ne pas y entrer) en considérant que son infaillibilité n'était pas, du moins pas comme imaginé.
- Redéfinir différemment la notion d'infaillibilité, et notamment la manifestation de cette infaillibilité. Mais il s'agit là d'une audace théologique énorme et d'apparence risquée.

Cordialement,

Théo d'Or
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Suliko
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Suliko »

Je ne comprends pas où vous voulez en venir...Désirez-vous des femmes prêtres? Pour quelles raisons? En somme, la solution serait peut-être que plus de femmes se lancent dans les études de théologie et qu'elles l'enseignent...Ce serait conforme à la Tradition et permettrait à la fois aux femmes qui le désirent de ne pas s'occuper que de domaines non intellectuels...Il existe également des ordres comme ceux des dominicaines qui permettent une bonne formation intellectuelle...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Griffon
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Griffon »

Houla !
Les filles... Salésienne, Théo d'Or,... et les autres,

Faut pas s'enfermer ainsi dans un raisonnement qui s'écarte de la vie réelle.

Les prêtres ne sont pas confrontés à la femme de tous les jours, mais les femmes sont très très nombreuses à tourner autour d'eux, et à s'épancher sur leurs épaules.
Et, objectivement, il y a beaucoup moins d'hommes.

Aussi, un prêtre prend-il facilement fait et cause pour les femmes.
Il sait ce qu'elles vivent, et voient souvent les hommes mariés au travers les yeux de leurs épouses.

D'ailleurs, on sait nombre de saintes que les papes consultaient ouvertement.
Voyez-vous un pape marié quitter Rome pour consulter Ste Claire ?

Vos raisonnements sont imbibés d'idées fausses et mondaines.
Et le plus bizarres, c'est que vous vous y accrochez !
Enfin, je vous le dis comme je le sens.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Olivier C »

salésienne05 a écrit :Ne vous inquiétez pas : nous ne voulons pas VOTRE place : on désire simplement en avoir une...
J'ai lu votre message jusqu'au bout Cécile.

Je comprend parfaitement votre point de vue mais je me dis que nous ne devons pas vivre, sinon dans le même monde, du moins dans la même Église : dans mon secteur nombre de postes à responsabilité du diocèse sont tenus par des femmes (enseignement en théologie et en exégèse, direction à l'évêché, etc.). En comparaison les prêtres font bien pâle figure...
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Cgs
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Cgs »

Je suis assez d'accord avec Griffon. Parler de la place de la femme dans l'Eglise cache souvent le goût de l'orgueil, et un féminisme refoulé. Cécile, vous dites que les femmes n'ont pas de place dans l'Eglise. Pourtant, elle sont très présentes dans plein de domaines, que vous avez d'ailleurs cités (catéchèse, enseignement, accueil, visites, organisation d'événements pour la paroisse). Votre discours sonne comme une revendication à avoir la même place d'honneur que les hommes dans l'Eglise, eux à qui le Christ a confié le sacerdoce.

Mais c'est ne pas comprendre ce qu'est le sacerdoce ! Ce n'est pas un grade, une gratification, une place d'honneur, mais un service. En raisonnant en terme de place dans l'Eglise, et de l'importance que l'on donne à un tel ou un tel, ou tel groupe, on perd de vue cette vérité essentielle, qui est que l'on sert l'Eglise, point. Et peu importe si je n'ai pas les honneurs, ou une belle soutane, ou le pouvoir, donné par mon évêque, de décider tout au sein de ma paroisse. Non, ce que l'on m'a confié, je l'ai reçu, je dois le faire fructifier, sans m'identifier à ce rôle, à ce service, que je peux perdre dès demain. C'est cela l'humilité.

Du coup, je ne vois pas bien le problème...

Bien à vous,
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Olivier C »

Cgs a écrit :Mais c'est ne pas comprendre ce qu'est le sacerdoce ! Ce n'est pas un grade, une gratification, une place d'honneur, mais un service. En raisonnant en terme de place dans l'Eglise, et de l'importance que l'on donne à un tel ou un tel, ou tel groupe, on perd de vue cette vérité essentielle, qui est que l'on sert l'Eglise, point.
Oui, l'esprit polémique nous fait oublier l'essentiel (c'est moi qui souligne). C'est bien par là en effet que nous aurions du commencer une réflexion à ce sujet...
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Message non lu par Göreme »

En tant que femme, je ne me sens absolument pas de "seconde catégorie" dans l’Église d'aujourd'hui. Et je ne revendiquerai rien, car je suis sûre de pouvoir être aussi utile à mes frères et sœurs qu'un prêtre . Je pense en effet que si Dieu avait voulu une prêtrise féminine, il l'aurait ordonné. C'est au soir du jeudi saint, en choisissant 12 apôtres, et non des disciples ou des femmes, que Jésus instaura les nouveaux prêtres, par le lavement des pieds. On se rappellera que Simon-Pierre refusa d'abord ce geste, mais le Christ lui répondit que s'il ne lui lavais pas les pieds il n'aurait pas de part avec Lui. Ce qui est explicitement un langage sacerdotal: "si je ne te laves pas, tu ne deviendras jamais un de mes prêtres" Ainsi le jeudi saint, les apôtres sont devenus les nouveaux prêtres qui, désormais, doivent transmettre aux laïcs.

Le lavement des pieds du Christ aux apôtres est un rappel de l'Ancien Testament : Exode 29.4, rituel de pré consécration des Lévites, par lequel le Lévite n'aura ni part ni héritage au milieu de ses frères, seul Yahweh sera son héritage, un héritage qu'il aura à transmettre.
" Pour moi la prière, c'est un élan du cœur, c'est un simple regard jeté vers le ciel, c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie; enfin c'est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l'âme et m'unit à Jésus "
Ste. Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Olivier C »

Göreme a écrit :On se rappellera que Simon-Pierre refusa d'abord ce geste, mais le Christ lui répondit que s'il ne lui lavais pas les pieds il n'aurait pas de part avec Lui. Ce qui est explicitement un langage sacerdotal: "si je ne te laves pas, tu ne deviendras jamais un de mes prêtres" Ainsi le jeudi saint, les apôtres sont devenus les nouveaux prêtres qui, désormais, doivent transmettre aux laïcs.

Le lavement des pieds du Christ aux apôtres est un rappel de l'Ancien Testament : Exode 29.4, rituel de pré consécration des Lévites, par lequel le Lévite n'aura ni part ni héritage au milieu de ses frères, seul Yahweh sera son héritage, un héritage qu'il aura à transmettre.
Wahou... quand je lis ça je me dis que décidément ma réflexion en ce domaine est bien pauvre. Je connais tous ces éléments sans toutefois penser à faire de tels liens entre eux.

Merci à vous
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Théo d'Or
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Re: Révolte des prêtres autrichiens : ils veulent se marier

Message non lu par Théo d'Or »

Griffon a écrit :Houla !
Les filles... Salésienne, Théo d'Or,... et les autres,

Faut pas s'enfermer ainsi dans un raisonnement qui s'écarte de la vie réelle.

Les prêtres ne sont pas confrontés à la femme de tous les jours, mais les femmes sont très très nombreuses à tourner autour d'eux, et à s'épancher sur leurs épaules.
Et, objectivement, il y a beaucoup moins d'hommes.

Aussi, un prêtre prend-il facilement fait et cause pour les femmes.
Il sait ce qu'elles vivent, et voient souvent les hommes mariés au travers les yeux de leurs épouses.

D'ailleurs, on sait nombre de saintes que les papes consultaient ouvertement.
Voyez-vous un pape marié quitter Rome pour consulter Ste Claire ?

Vos raisonnements sont imbibés d'idées fausses et mondaines.
Et le plus bizarres, c'est que vous vous y accrochez !
Enfin, je vous le dis comme je le sens.

Cordialement,

Griffon.
Nos raisonnements ne sont certainement pas totalement justes. Je vois bien qu'un élément m'échappe. C'est une question d'incompréhension de quelque chose qui parait mystérieux. Est-ce qu'il y a quelqu'un pour comprendre que je ne comprends pas?

Quelles sont ces idées fausses et mondaines qui parasitent ma compréhension?

Pourtant, je suis d'accord avec ce que dit Cgs:
Cgs a écrit :Je suis assez d'accord avec Griffon. Parler de la place de la femme dans l'Eglise cache souvent le goût de l'orgueil, et un féminisme refoulé. Cécile, vous dites que les femmes n'ont pas de place dans l'Eglise. Pourtant, elle sont très présentes dans plein de domaines, que vous avez d'ailleurs cités (catéchèse, enseignement, accueil, visites, organisation d'événements pour la paroisse). Votre discours sonne comme une revendication à avoir la même place d'honneur que les hommes dans l'Eglise, eux à qui le Christ a confié le sacerdoce.

Mais c'est ne pas comprendre ce qu'est le sacerdoce ! Ce n'est pas un grade, une gratification, une place d'honneur, mais un service. En raisonnant en terme de place dans l'Eglise, et de l'importance que l'on donne à un tel ou un tel, ou tel groupe, on perd de vue cette vérité essentielle, qui est que l'on sert l'Eglise, point. Et peu importe si je n'ai pas les honneurs, ou une belle soutane, ou le pouvoir, donné par mon évêque, de décider tout au sein de ma paroisse. Non, ce que l'on m'a confié, je l'ai reçu, je dois le faire fructifier, sans m'identifier à ce rôle, à ce service, que je peux perdre dès demain. C'est cela l'humilité.

Du coup, je ne vois pas bien le problème...

Bien à vous,
Bien sûr que parler de la place de la femme dans l'Eglise quand on est une femme cache souvent de l'orgueil! Mais encore plus souvent que l'orgueil, de l'incompréhension! Peut-être que l'incompréhension est liée à l'orgueil ou inversement. Peut-on être catholique et dire qu'on a pas compris? Accepter cet état de fait qui nous parait étrange, en disant qu'on a pas compris? Parce que je ne peux pas prétendre avoir compris si je n'ai pas compris, même si je me doute que ça n'empêche pas la vérité de se frayer son chemin puisqu'elle est capable des chemins les plus étranges.

Alors bien sûr que le sacerdoce est un service avant d'être un pouvoir! Je n'ai pas dit que j'enviais la tâche ardue du clergé, loin de là. Je suis presque totalement convaincue que je ne suis pas appelée à être prêtre, évêque ou papesse. Par contre, quand je pense à la femme en général, c'est tout de suite moins clair, même si je sais qu'on peut être égoïste en pensant à quelqu'un d'autre...

Cgs, vous dites que vous ne voyez pas bien le problème. Pourtant, il y en a bien un: qu'est-ce que je raconte aux gens à ce sujet si je les rencontre en temps que catholique? Je dis juste que je ne comprends pas cet aspect de l'Eglise? Que c'est un faux problème puisqu'il ne faut rechercher que l'humilité? Naturellement, je peux leur dire que ça n'empêche pas la vérité profonde de se manifester puisque ça, je l'ai compris. Mais pour le reste, il y aura un malaise.

C'est vraiment compliqué l’Église!
Göreme a écrit :En tant que femme, je ne me sens absolument pas de "seconde catégorie" dans l’Église d'aujourd'hui. Et je ne revendiquerai rien, car je suis sûre de pouvoir être aussi utile à mes frères et sœurs qu'un prêtre.
Je reconnais que se penser de "seconde catégorie" est un piège narcissique pour la femme, un grand piège même et je ne veux pas tomber là-dedans! Mais je suis embêtée par le fait que ça puisse m'amener à faire l'impasse sur une compréhension profonde de certaines choses. Est-ce que vous comprenez que ça puisse me perturber? Quand on est catholique, on est un témoin. Mais si le témoin n'est pas convaincu et convaincant, c'est quand même un problème! Parce qu'on a l'impression de se mentir à soi-même et mentir aux autres.

Je pense que vous avez compris que l'authenticité avec moi-même et avec les autres est ma principale obsession... Peut-être qu'il y a là une erreur narcissique, je n'en sais rien... A certains moments je suis assez perdue...

Cordialement,

Théo d'Or
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