Théo d'Or a écrit :Cela dit, la question qui se pose à vous n'est pas facile, il y a pleins de paramètres à prendre en compte, notamment votre âge (que je ne connais pas), et votre capacité à récupérer (sachant que votre état général est très amoindri avec votre maladie).
NinaC a écrit :Je vous conseillerais de faire confiance à la médecine aussi. En avez-vous discuter avec votre médecin référent ?
Il y a toujours une concertation pluridisciplinaire dans ces cas-là, et vous pouvez aussi leur exposer vos craintes, vos questions et vos choix.
La loi renforce cette position ainsi que de ne pas favoriser l'obstination déraisonnable face à un choix thérapeutique.
Ce que je veux dire c'est que cette décision sera mesurée en fonction des bénéfices par rapport aux risques, mais aussi et surtout pour votre confort de vie.
Il est vrai qu'on n'est pas propriétaire de notre vie, mais le Seigneur ne vous demandera jamais de choisir de souffrir atrocement si la possibilité d'être soulagé existe. Dans les meilleures conditions de vie et d'être accompagné sur ce chemin.
Bonjour René,
je suis d'accord avec Théo d'Or et Nina.
Il y a beaucoup de choses à considérer et à discuter avec les médecins qui vous soignent. Il y a vos proches aussi, ceux que vous aimez et qui vous aiment. Où en êtes-vous dans votre vie ? Où en êtes-vous avec eux ?
Je ne peux, moi non plus, vous dire lequel des deux choix qui s'offrent à vous serait le meilleur pour vous.
En 1983, une jeune femme toute frêle à qui on ne donnait que six moix à vivre a été la première québécoise à subir une double transplantation coeur-poumons. Elle a survécu 25 ans à cette opération et a pu voir grandir sa fille.
Elle n'a pas gardé ce bonheur pour elle-même et a beaucoup fait par la suite pour encourager les dons d'organes.
Elle a été un symbole et une ambassadrice efficace.
Le don d'organes, ce n'est pas seulement pour sauver des vies, mais aussi pour éviter des handicaps majeurs après un accident par exemple. Les gens qui en bénéficient (et leurs proches) en éprouvent une reconnaissance infinie et s'appliquent souvent par la suite à "donner au suivant".
On peut, après avoir reçu ce cadeau, donner beaucoup en retour à la société. Il y a eu à ce sujet de nombreuses histoires fort touchantes. Le don d'organe, ce peut être une histoire d'amour et de compassion qui se perpétue.
Je ne crois pas, personnellement que la médecine moderne est inhumaine en soi. La science ne peut faire autrement que se développer et c'est bien.
C'est dans son application, par la suite, qu'elle peut être inhumaine, dans ce qu'on en fait. Et là doivent intervenir notre liberté individuelle, notre conscience et les choix qui en résultent.
Lorsqu'une possibilité existe (la greffe), comment pourrait-on ne pas l'offrir ?
Ce qui serait inhumain, ce serait d'insister pour que vous alliez vers cette greffe, et ce serait aussi, à l'inverse, de vous dire: "oui, on pourrait faire une greffe, c'est tout à fait possible, mais on a décidé que pour vous, on ne la ferait pas ! "
Je crois que les médecins font preuve d'humanité quand ils offrent un choix à un patient et lui laissent la liberté et la responsabilité de son choix. C'est comme ça, je crois, que Dieu nous a voulus, libres et responsables.
Mon père, décédé depuis longtemps, a survécu de longues années à de multiples problèmes cardiaques.
Il était déjà âgé et affaibli quand un médecin lui a dit : "Monsieur, vous avez 'une tache' sur un poumon. Voulez-vous qu'on s'occupe de ça ?"
Mon père a simplement répondu :"Non"
Il n'y a pas eu d'acharnement. Je suis heureuse qu'on lui ait demandé si délicatement, et qu'on l'ait respecté.
Encore une fois, je ne sais pas quel serait le meilleur choix pour vous. Vous seul pouvez y voir clair, avec l'aide des médecins pour toutes les questions se rapportant à votre profil médical, et avec l'aide d'un conseiller spirituel pour les choses les plus importantes qui détermineront votre choix.
Fraternellemnt
Papillon