Bonsoir Antoine Marie,Antoine Marie a écrit : 3) On peut utiliser les méthodes naturelles dans une mentalité contraceptive.
C'est un prêtre qui vous à parler de mentalité contraceptive à propos des méthodes naturelles?
Et vous, qu'est ce que vous voulez dire en parlant de mentalité contraceptive à propos des méthodes naturelles?
Moi je trouve cela surprenant, voir antinomique de parler de mentalité contraceptive à propos des méthodes naturelles.
Il n'y a pas dans les méthodes naturelles d'acte qui brise la connexion inséparable des deux significations de l'acte conjugal.
La contraception est un acte positif brisant cette connexion que se soit par un moyen chimique ou matériel. Ce n'est jamais le cas dans les méthodes naturelles.
Donc, soit il y a un acte positif de contraception et alors il est légitime de parler de mentalité contraceptive et d'acte contraceptif, soit il n'y a pas d'acte positif de contraception et on ne parle pas de mentalité contraceptive.
Ce n'est déjà pas facile, s'il faut en plus se torturer l'esprit là où c'est pourtant clair.
Il me semble que l'on confond ici notre devoir de paternité responsable avec un acte vil. La paternité responsable est une charge dont nous les époux avons à nous acquitter. Cela engage toute notre responsabilité humaine et chrétienne (pour les chrétiens) dans un respect plein de docilité à l'égard de Dieu (et sous le regard et discernement de notre mère l'Eglise).
Dans le concept de « paternité responsable », est contenue la décision non seulement d'éviter « une nouvelle naissance », mais aussi de faire croître la famille selon des critères de prudence.
"Par rapport aux tendances de l'instinct et des passions, la paternité responsable signifie la nécessaire maîtrise que la raison et la volonté doivent exercer sur elles." humanae vitae HV 10 peut on lire dans le message de CGS. Cela veut dire très clairement que nous devons engager notre intelligence et notre volonté dans un jugement qui déterminera si oui ou non nous décidons d'agrandir la famille.
"Ce jugement, ce sont en dernier ressort les époux eux-mêmes qui doivent l'arrêter devant Dieu. » concile vatican2 Gaudium et spesGS 50. GS précise de plus que notre conscience doit se former à la Loi divine.
Ainsi, "la paternité responsable s'exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d'éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance." HV 10
toute la question se porte alors sur les "graves motifs".
Là encore c'est le couple (qui d'autre que lui pourrait se déterminer à sa place) qui détermine les graves motifs qui d'ailleurs peuvent évoluer avec le temps. Je vous donne un exemple personnel:
Après notre cinquième enfant, nous étions exténués et nous ne voyions pas comment nous pourrions physiquement accueillir un autre enfant cela nous semblé insurmontable (grave motif physique) je ne vous parle pas de la maison trop petite, de la voiture trop petite également ni du fait qu'il faut un budget (motif économique) pour cinq alors pour six!!!
Bref nous avions décidé pour des motifs graves de différer une nouvelle naissance pour un temps indéterminé.
Trois ans plus tard les conditions économiques ont un peu changé, les conditions physiques également, sans parler de notre cheminement spirituel: nous étions prêt à accueillir une nouvelle naissance.
Il me semble que la juste attitude consiste à se poser la question en couple fréquemment (et se la reposer) car ainsi nous sommes "ouvert" à la vie, et à se laisser surprendre par le Seigneur.
Je suis déjà trop long
Bien cordialement
Da



