Bonjour gentil Athée,
gentil Athée a écrit :1°) Tout d'abord, ce n'est pas parce qu'on est contre qqch (la prostitution, l'homosexualité, le football, la religion, etc.) que ça nous donne le droit de l'interdire. Chacun est libre de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d'autrui de faire de même.
C'est une question de droit, qui doit être distinguée des questions de bien. C'est aussi une question de respect et de tolérance.
Nous ne pouvons pas tout mettre sur le même plan gentil Athée : la prostitution, l'homosexualité, le football, la religion, etc
En effet, vous occultez complètement le fait que ces prostitués sont au service de proxénètes.
2°) On peut bien sûr être contre la prostitution et le dire, exposer des arguments rationnels si on en a (car interdire au nom de principe religieux à des personnes qui n'ont pas la foi, c'est pire que tout...) et appeler au boycott de tout organisme ou personne promouvant la prostitution. Mais l'interdire, non. Il faut proportionner la réaction à l'action. Même la loi du talion le dit : oeil pour oeil, dent pour dent.
Je crois que la prostituée est un maillon d'un réseau mafieux et le client lui n'a pas à verser de l'argent à ce réseau pour le faire subsister.
3°) Ensuite, c'est totalement anti-pédagogique : si on interdit/puni tout ce qui est immoral, alors les gens se comporteront "bien" par peur, non parce qu'ils auront compris/intégré des valeurs...
Mais la pédagogie consisterait à informer le public des tenants et aboutissants de la prostitution.
Votre argument frôle l'absurde, c'est comme si vous disiez " non, qu'on interdise pas de s'arrêter au feu rouge, c'est anti-pédagogique". Vous comprenez que certaines interdictions n'ont absolument pas pour objet de faire de la pédagogie.
4°) Enfin c'est inefficace : cela contribuera à enfoncer un peu plus la prostitution dans l'économie souterraine, où elle échappera un peu plus aux contrôles.
D'accord avec vous gentil Athée. Effectivement, en économie il est connu que l'économie parallèle peut se développer dans le cas de certaines interdictions. Pour prendre l'exemple de l'augmentation des prix des cigarettes, certains vont se fournir à Andor pour contrer cette inflation puisque les cigarettes y sont moins chers.
Donc, il s'agit de s'interroger sur comment éviter le développement de cette économie souterraine.
5°) J'ajoute que ce genre de mesure ne tient absolument pas compte du fait que certaines personnes se prostituent tout à fait librement et aiment leur métier (cette manif le rappellera peut-être...) ; que d'autres le font par nécessité économique (et risquent de se retrouver dans la misère). L'argument de la pénibilité supposée, outre qu'elle est toute relative
Enfin, à force de faire ce qu'on aime pas on finit par aimer ce qu'on fait je dirais plutôt.
Non, je crois que ces femmes recherchent un travail qui leur rende une certaine dignité, une reconnaissance sociale.
Pauvre pays de liberté, d'égalité, et de fraternité, où des certaines de nos sœurs sont dans les rues à se prostituer.
(je ne crois pas que les prostituées de luxe comme Zahia fassent un travail pénible...), ne peut en aucun cas appuyer une interdiction : le métier de mineur est certainement bien plus pénible, et pourtant légal (et j'imagine que personne ne songe l'interdire).
Oui, là votre argument est absurde. La question n'est pas la pénibilité, mais les réseaux mafieux, les problèmes de santé publique, d'ordre public, de moralité et de dignité humaine.
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.