L'illusion multiculturaliste

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Christophe
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L'illusion multiculturaliste

Message non lu par Christophe »

Bonjour à tous !

A en croire notre intelligentsia, grande adepte de la langue de bois, la nouvelle identité européenne serait, ni plus ni moins, le multiculturalisme !

Passons rapidement sur l’inspiration libérale, relativiste, nihiliste et laïciste de cette conception, pour en venir droit au fait : le multiculturalisme est une chimère !


1. Qu’est ce que le multiculturalisme ?

Le multiculturalisme se définit comme la coexistence de cultures différentes dans une société. Jusque là, pas de problème. Selon cette acceptation littérale, l'Europe a toujours été une société multiculturelle. Que l'on pense par exemple à la minorité juive en exil en Europe pendant 19 siècles... Et pourtant, l'Europe classique possédait bien sa propre identité : elle était la civilisation chrétienne née sur les ruines de l'Empire romain ayant lui-même assimilé la culture grecque classique.

En fait, ce qui pose problème, c'est que, lorsque nos chères élites disent : "la nouvelle identité européenne est le multiculturalisme", il faut comprendre que l'Europe n'a plus ou ne devrait plus avoir de culture propre ! D'où la réticence à faire mention de l'héritage chrétien dans la future constitution de l'UE…
L'illusion multiculturaliste consiste à croire que les différentes cultures peuvent et devraient être mises sur un pied d'égalité sociale.

Or, autant la coexistence pacifiée d’une culture majoritaire et de cultures minoritaires est tout à fait possible… autant la coexistence égalitaire sous une même autorité politique de plusieurs cultures aussi antagonistes que peuvent l’être la Chrétienté et l’Islam est toujours conflictuelle…


2. Qu'est-ce qu'une culture ?

En fait, c'est surtout faire preuve d'une grande naïveté et d'une grande méconnaissance de ce qu'est fondamentalement une culture !

A écouter les tenants du multiculturalisme, la culture chinoise consiste à porter un chapeau pointu, à pratiquer les arts martiaux ou la calligraphie, à manger ses nems avec des baguettes, à saluer en ricanant et à fêter le nouvel an avec un carnaval de Dragons ! A les entendre, la culture arabo-musulmane consiste à s’habiller d’une Djellaba, à boire du thé à la menthe en fumant un narguilé sur un fond de Raï et à égorger un mouton pour l'Aïd el Kebir !

Bref, ils confondent culture et folklore ! Dès lors, comment s’étonner que ces technocrates qui ont une vision aussi superficielle et matérialiste de ce qu’est fondamentalement une culture croient sincèrement atteindre l’universel lorsqu’ils présentent le multiculturalisme ? Imbéciles !

Mais la culture touche à l’identité profonde de la personne humaine et de la communauté politique qu’est la Cité :
Jean-Paul II a écrit :[align=justify]Il n'est pas possible de comprendre l'homme en partant exclusivement du domaine de l'économie, il n'est pas possible de le définir en se fondant uniquement sur son appartenance à une classe. On comprend l'homme d'une manière plus complète si on le replace dans son milieu culturel, en considérant sa langue, son histoire, les positions qu'il adopte devant les événements fondamentaux de l'existence comme la naissance, l'amour, le travail, la mort. Au centre de toute culture se trouve l'attitude que l'homme prend devant le mystère le plus grand, le mystère de Dieu. Au fond, les cultures des diverses nations sont autant de manières d'aborder la question du sens de l'existence personnelle : quand on élimine cette question, la culture et la vie morale des nations se désagrègent.
(Centesimus Annus, n° 24)[/align]
Agenda Social - Anthologie de textes du magistère (Extrait cité : n°160)


3. Culture majoritaire et Cultures minoritaires

Un modèle éprouvé
L’existence de cultures minoritaires au sein de la civilisation européenne est une réalité historique pluriséculaire.
Pendant des siècles et des siècles, une minorité juive a vécu en Europe chrétienne : parfois cette minorité fut persécutée, néanmoins le plus souvent la coexistence se révéla pacifique.

Respecter les droits des personnes appartenant aux minorités culturelles
En raison de l'unité fondamentale du genre humain et de la dignité transcendante de la personne humaine faite à l’image de son Créateur, il est juste de reconnaître à toute personne, sans distinction de sexe, de race, de culture ni de religion l’ensemble des droits attachés à la dignité humaine.

Sans le respect des droits humains des personnes membres des minorités culturelles, il est mensonger de parler de cohabitation pacifique.

Devoirs des personnes appartenant aux minorités culturelles
Un proverbe dit : À Rome, fais comme les Romains ! Alors, en terre d’Islam, faisons comme les musulmans ! Et de même, qu'en Europe, chacun fasse comme les Européens !
Les personnes appartenant aux minorités culturelles doivent respecter la culture majoritaire, c’est-à-dire les lois, les us et les coutumes de la société dans laquelle elles vivent.
Les cultures minoritaires, justement parce qu’elles sont minoritaires, ne peuvent prétendre à un traitement égalitaire par le gouvernement de la Cité. (On évitera donc de leur faire miroiter une illusoire société "multiculturelle"…)
Les personnes appartenant à ces minorités culturelles et qui refusent ce statut de "culture minoritaire" sont libres de rejoindre d'autres cieux, où leur culture est majoritaire…

Quand les droits des personnes appartenant à des minorités sont respectées et qu'elles-mêmes accomplissent leurs devoirs, qui peut douter que ne règne la Concorde ?


4. L’Illusion du Multiculturalisme égalitaire

La culture est l’âme d’une nation. Or, de même qu’un homme ayant plusieurs identités est malade de schizophrénie, de même l’Etat "multiculturel" est condamné à l’implosion.

La science historique le prouve : que l’on pense à l’embrasement du Soudan ou à l’éclatement sanglant de l’ex-Yougoslavie…
En fait, nous serions bien en peine de fournir un seul exemple de cohabitation harmonieuse et égalitaire de cultures fondamentalement hétérogènes sous un même ensemble politique…

La philosophie l’explique : les cultures des grandes civilisations sont rigoureusement et mutuellement incompatibles dans leur façon d’aborder des questions aussi existentielles que le sens de l’existence, la dignité de la personne humaine ou les objectifs de la vie sociale... Ces cultures étant incompatibles entres elles, il est illusoire de vouloir créer un Etat "multiculturel" : cet Etat ne peut être, en fait, qu'un Etat a-culturel, c'est-à-dire relativiste...

Puisque l'Etat ne peut être qu’ "uni-culturel", il est logique et parfaitement légitime que sa politique "porte la griffe", de façon prépondérante, de la culture majoritaire… sans que les droits de quiconque puissent être considérés comme "bafoués" !

Et, quoiqu’en pensent les anticléricaux, la religion est l’un des éléments prépondérants, sinon le principal, dans la constitution de l’identité personnelle et sociale : la meilleure preuve étant que les sphères d’influences des religions recouvrent celles des civilisations. Même en Europe, les schismes du christianisme épousent les divisions géopolitiques de la Chrétienté.


5. L’Arnaque relativiste

Il est illusoire de vouloir créer un Etat "multiculturel" : cet Etat ne peut être, en fait, qu'un Etat a-culturel, c'est-à-dire relativiste…

Relativisme : doctrine qui affirme que tout est relatif, que les valeurs dépendent des circonstances et sont variables. (Encyclopædia Universalis)

Le relativisme n’est pas une culture de substitution (une contre-culture) : il est la non-culture ! Le relativisme représente le refus constant d’apporter une réponse aux questions existentielles : Qui suis-je ? Quel est le sens de mon existence ? Que dois-je faire ?...
(Comment, dès lors, s’étonner du mal-être existentiel croissant de nos sociétés ?)

Pour l’Europe, le relativisme incarne le péril iconoclaste. Un iconoclasme exclusif, car, sous couvert de "tolérance", le relativisme se caractérise par son sectarisme à l'égard de quiconque ne partage pas son credo. Celui qui est convaincu et défend ses convictions se voit immédiatement qualifié de "psychorigide"…

L’Etat relativiste n’est donc pas le chimérique Etat "multiculturelle" : il est bien l’Etat a-culturel !

Outre le déracinement, les carences spirituelles induites et les victimes individuelles du sectarisme relativiste, l’autre grand danger est le morcellement de la société. En effet, sous l’influence de cette idéologie sont menées des politiques migratoires et d’assimilation totalement irresponsables dont le symptôme le plus criant est la montée des communautarismes qui va mettre durablement à mal la cohésion sociale et territoriale…


Christophe
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mandonnaud
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Message non lu par mandonnaud »

Dpuis Vatican II l'Eglise pour etre plus fidèle a la maniere d'etre de Jésus, a compris qu'elle devait etre une religion d'appel qui respecte la liberté religieuse, la liberté de conscience. Et non une religion officielle et d'Etat, car alors elle dénature la responsabilité des hommes et viole ce qui tient a coeur le plus a Dieu, la liberté de lui répondre librement a son amour. Aussi elle est plus a sa place en servante des hommes qu'en maitresse de civilisation.
Avec Jean paul II l'église a compris que l'homme était son centre et que toute religion qui sert et épanouit l'homme marche dans son sens, aussi elle est dans la ligne "des droits de l'homme ", centre de société multiculturelle telle que "le village planétaire" nous l'impose. Car l'église avec le Concile a compris aussi qu'elle ne maîtrise pas sa propre frontière.
L'Esprit saint travaille les hommes et les civilisations déja avant la venue de Jésus, elle ne peut éteindre la mèche qui fume et toutes les cultures peuvent etre évangélisées. Actuellement l'église est elle-meme le fruit de la civilisation gréco-romaine évangélisée par le ferment de Jésus. Nous allons voir d'autres cultures s'évangéliser, orientales etc. L'église doit savoir ne pas étre attachée a la civilisation catholique occidentale si elle veut que Jésus soit vécu par tous les hommes.
Aussi si l'Europe doit reconnaitre ses sources, il n'est pas mauvais pour Jésus que sa base soit le droit de l'homme, qu'elle accueille toutes les cultures, ainsi ces cultures pourront recevoir l'évangile en son ferment universel et levier pour d'autres visages de l'Eglise. L'Europe peut etre ce levier.

amitié, paul de LIMOGES
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VexillumRegis
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mandonnaud a écrit :Dpuis Vatican II l'église pour etre plus fidel a la maniere d'etre de Jésus, a compris que elle devait etre une religion d'appelle qui rescpect la liberté religieuse, la liberté de conscience. et non une religion officiel et d'état, car alors elle dénature la responsabilité des hommes et viol se qui tienne a coeur le plus a Dieu, la liberté de lui répondre librement a son amour.
Un texte ne saurait être reproduit in extenso sans l'autorisation préalable de son ou de ses auteurs ! Le texte représenté au sens juridique peut être consulté à l'adresse suivante, les citations dans les interventions suivantes sont conformes au droit de citation, elles donnent un aperçu du texte intégral

Source: http://www.dici.org/thomatique_read.php?id=000108

mandonnaud a écrit :Aussi elle est plus a sa place en servente des hommes quand maitresse de civilisation.Avec Jean paul II l'église a compris que l'homme était son centre et que tout religion qui sert et épanouie l'homme marche dans son sens aussi elle est dans la ligne "des droit de l'homme "
Non l'homme n'est point l'objet du service de l'Eglise: elle sert Dieu le premier, et ne sert l'homme qu'en tant que cela plait à Dieu.

La charte des Droits de l'homme ne saurait être une référence politique ou philosophique, puisqu'elle est dépourvue de référence à Dieu, le créateur de l'homme.

C'est une conception "new-age" que de faire de l'homme le centre de la religion au dépens de Dieu.

mandonnaud a écrit :Car l'église avec le Concile a comprie aussi que elle ne métrise pas sa propre frontiére, l'ésprit saint travaille les hommes et les civilisations déja avent la venue de Jésus, elle ne peut éteindre la méche qui fume et toute les cultures peuvent etre évangélisé, actuellement l'église est elle meme le fruit de la civilisation gréco romain évangélisé par le ferment de Jésus,nous allons voir d'autre culture c'évangélisé, oriental, etc ,l'église doit savoir ne pas étre attacher a la civilisation catholique occidental si elle veut que Jésus soit veccu par tout les homme.
Aussi si l'europe doit reconnaitre ses sources, il n'est pas mauvais pour Jésus que sa base soit le droit de l'homme, que elle accuille tout les cultures, ainsi ses cultures pourons recevoir l'évangiles en son ferment universelle et levé pour d'autre visage de l'église.L'europe peut etre se levier.amitié, paul de LIMOGES
Comment l'Eglise pourrait-elle évangéliser, elle qui affirme que toutes les religions ont une part de vérité? On ne convint pas des gens de se convertir en leur signifiant que leur religion est très juste et très vraie !
« Oh! J’espère que je convertis. Mais je ne l’entends pas dans le même sens que vous. Ce que nous essayons de faire, ce que nous essayons tous de faire par notre travail en servant les gens, c’est de nous rapprocher de Dieu. Si, placés face à Dieu, nous l’acceptons dans nos vies, alors nous nous convertissons, nous devenons un meilleur hindou, un meilleur musulman, un meilleur catholique. De quelle approche userais-je? Pour moi bien sûr ce serait l’approche catholique, pour vous ce pourrait être une approche hindoue, pour quelqu’un d’autre ce serait une approche bouddhiste. Selon votre conscience propre, ce que Dieu est dans votre esprit, c’est cela que vous devez accepter. »
Mère Thérésa.

Drôle de conception de la conversion !
mandonnaud
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Dans les Cahiers de l'Oraison du Père Caffarel, de tendance carmélitaine et fondateur d'une oeuvre pour les couples, il nous faisait voir par des textes venant de toutes les religions, qu'un peu de pratique en ne s'appuyant que sur des textes oppose et pousse au traditionalisme et a l'intégrisme et guerre entre religieux. Par contre, beaucoup de priere et de vie d'amour et on voit que Dieu se communique a un haut niveau, les mystiques se rejoignent. Ceci dit la plus haute communion avec Dieu c'est l'église catholique avec des St Jean de la croix qui la vit, ou des Soeur Faustine de Pologne. Si l'Esprit saint travaille toutes les religions, le démon aussi et elles ont besoin d'etre évangélisées, mais l'église catholique n'a pas fini sa perfection. En matiere de Justice, de respect des valeurs de chaque civilisation telles que Dieu les aime, l'église a souvent agi mal en imposant le capitalisme et des valeurs occidentales qui ne sont pas celles de Jésus .Elle a eu tendance a apprécier sa beauté réelle mais a ne pas regarder la beauté des civilisations des autres cultures que Dieu n'a pas attendu pour y semer sa parole éternelle. Jésus en tant que Verbe éternel a agi déja avant son incarnation, et aussi l'Esprit saint, c'est tres visible dans la bible où des devins paiens parlent pour louer Israel alors que les ennemis d'israel voulaient qu'ils le maudissent. La periode entre 1820 et 1950 n'est pas dans l'Eglise une periode tres évangélique mais tres temporelle.

amitié,Paul de LIMOGES
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Christophe
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mandonnaud a écrit :Dpuis Vatican II l'église pour etre plus fidel a la maniere d'etre de Jésus, a compris que elle devait etre une religion d'appelle qui rescpect la liberté religieuse, la liberté de conscience. et non une religion officiel et d'état, car alors elle dénature la responsabilité des hommes et viol se qui tienne a coeur le plus a Dieu, la liberté de lui répondre librement a son amour. Aussi elle est plus a sa place en servente des hommes quand maitresse de civilisation.
Il ne semble pas exister de contradiction fondamentale entre l'existence d'une religion officielle ou d'une religion d'Etat et le respect des libertés religieuses.

:arrow: La "religion officielle" est un statut privilégié donné à certaines religions, dans le même esprit que les "langues nationales officielles". Elles peuvent par exemple faire l'objet d'une tolérance dans l'exercice du culte...
:arrow: La "religion d'Etat" signifie que l'Etat est confessionnel : il reconnaît une religion ou une confession particulière comme vraie. L'Etat peut par exemple reconnaître l'autorité morale de l'Eglise et promouvoir l'évangélisation.
:arrow: Les libertés religieuses se déclinent en liberté de conscience, liberté de culte, liberté d'enseignement...

Non seulement la conciliation d'une religion d'Etat avec le respect des libertés religieuses n'est pas contradictoire, mais un Etat catholique fidèle à l'Eglise de Rome aurait le devoir de respecter et protéger les droits humains fondamentaux, dont les libertés religieuses.
Aussi elle est plus a sa place en servente des hommes quand maitresse de civilisation.Avec Jean paul II l'église a compris que l'homme était son centre et que tout religion qui sert et épanouie l'homme marche dans son sens aussi elle est dans la ligne "des droit de l'homme " centre de société multiculturel tell que "Le village planéterre" nous l'impose. car l'église avec le Concile a comprie aussi que elle ne métrise pas sa propre frontiére, l'ésprit saint travaille les hommes et les civilisations déja avent la venue de Jésus, elle ne peut éteindre la méche qui fume et toute les cultures peuvent etre évangélisé, actuellement l'église est elle meme le fruit de la civilisation gréco romain évangélisé par le ferment de Jésus,nous allons voir d'autre culture c'évangélisé, oriental, etc ,l'église doit savoir ne pas étre attacher a la civilisation catholique occidental si elle veut que Jésus soit veccu par tout les homme.
Je suis globalement d'accord (sauf réserves émises par VexillumRegis), mais il faut remarquer que le christianisme n'est pas une culture ou une civilisation. Il est "la" Civilisation. Evangéliser une culture, c'est donc faire oeuvre de Civilisation.
Aussi si l'europe doit reconnaitre ses sources, il n'est pas mauvais pour Jésus que sa base soit le droit de l'homme, que elle accuille tout les cultures, ainsi ses cultures pourons recevoir l'évangiles en son ferment universelle et levé pour d'autre visage de l'église.L'europe peut etre se levier.
Le multuculturalisme que promeut l'Europe n'est certainement pas le modèle d'une diversité constructive : c'est une cohabitation imposée porteuse d'homogénéisation...

Bien à vous
Christophe
Dernière modification par Christophe le mer. 21 juil. 2004, 0:04, modifié 2 fois.
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VexillumRegis a écrit :Il existe un cas particulièrement indiscutable de contradiction entre un texte de Vatican II et la doctrine traditionnelle de l’Eglise , celui de la liberté religieuse au for externe.
Il faut lire la magnifique encyclique Veritatis Splendor pour comprendre la relation entre liberté et vérité.

Qu'il y ait une incompatibilité apparente entre la position de Pie IX et celle de l'Eglise contemporaire sur la liberté religieuse, cela est indéniable. Mais parler de doctrine "traditionnelle" pour qualifier la position du seul Pie IX est une option quelque peu "militante". Il me semble que le Concile Vatican II est parfaitement dans la continuité de la tradition sur cette question, et incarne donc la "tradition vivante". Le Concile de Vatican II n'a pas (à ma connaissance) demandé le traitement égalitaire des religions...

La Doctrine de l'Eglise n'est pas un bloc statique : elle est dynamique, évolue, et parfois se corrige elle-même.

Quant au fond du débat, ce n'est pas à l'erreur que sont reconnus des droits depuis Vatican II : c'est à l'Homme qu'est reconnu le droit de rechercher la vérité par lui-même (ce qui implique la possibilité de se tromper et la tolérance de l'erreur).
La charte des Droits de l'homme ne saurait être une référence politique ou philosophique, puisqu'elle est dépourvue de référence à Dieu, le créateur de l'homme.
On pourrait parfaitement imaginer la rédaction d'une charte "chrétienne" des droits de l'Homme... qui romperait avec la philosophie athée et libérale qui sous-tendent les "droits de l'homme sans Dieu".
Comment l'Eglise pourrait-elle évangéliser, elle qui affirme que toutes les religions ont une part de vérité?
Thomas, as-tu l'ennoncé exact de cette affirmation par une voix officielle de l'Eglise Catholique ?

Salut à toi
Christophe
Dernière modification par Christophe le mar. 28 févr. 2006, 14:17, modifié 1 fois.
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PH
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Encore !

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VexillumRegis a écrit :Il existe un cas particulièrement indiscutable de contradiction entre un texte de Vatican II et la doctrine traditionnelle de l’Eglise , celui de la liberté religieuse au for externe.
C'est tout du moins ce que prétendent les lefebvristes ! Il vaut mieux décrire le théâtre des opérations.


Avant de commencer :
Vous pourriez éviter de représenter des articles sans autorisation préalable des auteurs.

VexillumRegis a écrit :Il est d’autant plus frappant que la doctrine constante est précisée en particulier dans un document qui a les caractères de l’infaillibilité : l’encyclique Quanta Cura17 du Pape Pie IX.

L’Eglise a enseigné pendant quinze siècles une doctrine sur le rôle des autorités civiles en matière religieuse : l’Etat doit reconnaître la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est Roi de l’Univers.
Qui dit le contraire ?
VexillumRegis a écrit :L’Eglise a toujours enseigné cette doctrine qui découlait du simple fait que la vérité et l’erreur n’ont pas les mêmes droits vis-à-vis de cet Etat, et donc que la vraie religion et les autres ne peuvent être mises sur le même pied. L’erreur, dans certains cas, peut être tolérée, mais seule la vérité a des droits.
Dans quel texte de Vatican II est-il inscrit que la Religion catholique a même valeur que les autres.
VexillumRegis a écrit :Les conditions de l’infaillibilité de cette encyclique sont explicitées au § 14 : "Nous avons jugé bon d’élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons au nom de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l’Eglise catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées."
Et alors !
VexillumRegis a écrit : Or Vatican II proclame dans Dignitatis Humanæ ce qui est condamné ainsi de façon infaillible.
§2 : "Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse… de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites selon sa conscience en privé comme en public20 seul ou associé à d’autres. Le droit… doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil."
Liberté religieuse au sens de la Déclaration des droits de l'homme de 1948 et liberté de conscience des francs-maçons les deux choses n'ont aucun rapport ! Que l'on adhère ou non à cette déclaration cela n'a guère de rapport. En 1948, on sort d'une terrible période et il faut limiter le pouvoir des Etats (surtout communistes) et en même temps il faut construire une règle commune à tous les Etats et le Vatican ne veut pas regarder passer l'histoire. La liberté religieuse décrite ici, l'accent mis au § 3 sur les limites de l'autorité de l'Etat, vise à garantir à l'Eglise ses droits face aux monstre totalitaire qui recouvrait les 2/3 de la planète en 1962, c'est le retour à l'Empire Romain et aux catacombes pour 80% des catholiques. La France n'est pas le nombril du monde. La notion de liberté religieuse définit par la charte de l'ONU répond à une situation inédite. Certains Etats totalitaires veulent éradiquer le phénomène, le fait religieux en tant que tel. C'est eux qui mettent sur le même plan les extravagances du chamanisme et le Catholicisme. Cette volonté crée de fait une communauté d'intérêt. Elle frappe toutes les formes religieuses partout même là où le Christ n'a pas été annoncé. L'ONU regroupe tout le monde dans un droit commun, un droit international qui a valeur universel. Dans cette enceinte les catholiques cotoient les non-catholiques, ils ne sont pas majoritaires et pourtant il faut trouver un terrain d'entente sur des principes de vie communs et trouver un moyen de lutter contre les maux communs. La liberté religieuse dans ce contexte c'est d'abord le refus des prétentions des Etats totalitaires. C'est donc d'abord un droit politique cela n'a rien à voir avec l'indifférentisme visé par le canon 15 (pas 14 c'est une erreur) à savoir "Chaque homme est libre d'embrasser et de professer la religion qu'à la lumière de la raison il aura jugée vraie". Outre que le texte est difficile, il fait référence à des notions très très précises qui précisément un péché, il relève et évoque un droit individuel et ni Libertas de Léon XIII ni Veritatis Splendor, ni Dignitatis humanae ne définissent une liberté coupée de la loi naturelle comme le prétendent les lefebvristes. Le titre splendeur de la vérité apparaît dans Libertas et beaucoup de passages sont rédigés dans la même veine. La liberté de conscience au sens des francs-maçons ouvre à un droit personnel absolu incontestable en droit selon eux. La liberté religieuse, elle, pose un tout autre problème comment garantir les droits de l'Eglise dans un monde hostile. Ce droit est garanti par tous, en théorie, puisque la liberté religieuse apparaît explicitement dans la Charte de l'ONU à l'origine du nouveau droit international. On ne peut contester un abus que sur la base d'un droit...
VexillumRegis a écrit :Comme il s’agit de toutes les religions, on voit que, pour Vatican II, l’exercice public des faux cultes est devenu un droit au regard des autorités civiles. Il y a bien contradiction entre Dignitatis Humanæ qui proclame la "liberté religieuse" au for externe et Quanta Cura qui a condamné "La liberté de conscience et des cultes", même si les deux expressions ne sont pas identiques. En effet, l’expression "liberté religieuse" englobe bien "la liberté de conscience et des cultes" même si elle comprend également d’autres aspects (liberté de propagande, etc.). Les applications faites de Dignitatis Humanæ le confirment.
La conversion imminente d'une bonne partie de l'Asie effectivement on peut mieux faire ! Sans nul doute un texte qui répond à une déclaration universelle reconnue par l'ONU concerne nécessairement tout le monde ! Ce texte d'autre part fait partie d'un ensemble de textes dont il ne constitue qu'une infime partie. Il semble judicieux de replacer ce texte dans le contexte de l'ensemble du corpus.
VexillumRegis a écrit :La doctrine traditionnelle dit que l’exercice public des faux cultes n’est un droit à aucun titre.
(Vous devriez dire la tradition lue par Mgr Lefebvre ce serait sans doute plus exact...)

Pourtant saint Paul ou saint Pierre n'ont jamais mis le feu à un temple romain à ma connaissance ! Saint Benoît plus tard a renversé les idôles mais pas la Pierre sur laquelle a été bâtie l'Eglise. Grâce à Mgr Lefebvre nous avons donc deux nouveaux hérétiques saint Pierre et saint Paul.... Que de politique, que de politique ! alors que nous attendons du spirituel ! que de temporel ! que de mondanités !
VexillumpRegis a écrit :Cette doctrine admet que, pour éviter un plus grand mal, dans certaines circonstances, l’exercice des faux cultes soit toléré par les pouvoirs publics, ce qui est très différent d’avoir un droit.
Etre toléré ce n'est donc pas avoir de droit oh!. Le droit à la tolérance quand elle est légitime n'est pas un droit oh!!!! Placer quelqu'un dans une alternative binaire 0 ou 1 est une vieille ruse rhétorique mais cela ne va pas de soi et ce n'est pas très solide.
VexillumRegis a écrit :Vatican II dit le contraire : le droit à la liberté religieuse (y compris les faux cultes) est un droit civil.

Des experts irrécusables
Je pourrais vous citer cent déçus qui considèrent que le Concile n'est pas allé assez loin ou d'autres qui disent le contraire ! CE qui compte c'est ce que Dieu veut !
VexillumRegis a écrit :confirment les contradictions. Le R.P. Congar22, l’un des principaux inspirateurs du concile, a écrit, en effet : "On ne peut nier qu’un tel texte (Dignitatis Humanæ) ne dise matériellement autre chose que le Syllabus de 1864, et même à peu près le contraire des propositions 15, 77 et 79"23.
Déjà la source ? Deux : c'est une position personnelle, je ne la partage pas mais que dire d'autre. Saint Thomas, au contraire de saint Bernard, n'admettait pas l'Immaculée Conception ! Quel génie et quelle erreur ! Doit-on pour autant renoncer à le lire ?
VexillumRegis a écrit : Le P. John Courtney Murray24, parlant des deux "positions", celle de la doctrine traditionnelle et celle de Vatican II, a écrit : "Leurs divergences sont à un niveau plus profond, si profond de fait qu’il serait difficile d’aller plus loin." Il y a également écrit qu’en ce qui concerne le rôle des pouvoirs publics dans les affaires religieuses (la cura religiosis), les deux positions sont soit contradictoires, soit contraires.
Même remarque, certains évêques ont soutenu Arius, avaient-ils raison pour autant !
VexillumRegis a écrit :Le cardinal Ratzinger admet qu’il s’agit d’une "nouveauté", mais dans la "continuité", comme si "oui" pouvait être dans la continuité de "non". Il a d’ailleurs employé une expression très forte à propos de la Constitution Gaudium et Spes de Vatican II, quand il écrit : "Si l’on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de Contre-Syllabus"25. Comment mieux montrer qu’il y a des contradictions entre Vatican II et le Pape Pie IX ?
Une citation sortie de son contexte, on oublie Libertas de Léon XIII, Jean-Paul II et sa Veritatis Splendor, les autres parties de Dignitatis humanae. La liberté doit être ordonnée à la loi naturelle si les droits de l'homme sont ordonnées à la loi naturelle où est le malaise ? les mots droits de l'homme qui font pas assez Pie IX c'est ça le malaise ! Non ? Là où le Christ n'a pas été annoncé il faut quand même avoir du respect pour les gens qui cherchent Dieu avec ce qu'ils ont : leur lumière naturelle comme dit saint Paul et qui comme le peuple d'Athènes ne savent pas qui est ce Dieu inconnu (Actes des Apôtres) et que la Foi théologale va leur faire découvrir. Vous devriez d'ailleurs être outré que Paul n'est pas mis le feu au Parthénon parce que la religion grecque, ça c'était de l'idolâtrie.
VexillumRegis a écrit :Dans le Syllabus, annexe de l’encyclique Quanta Cura, on peut relever en effet les propositions suivantes, condamnées en tant qu’"erreurs de notre temps" :
N° 55 : "L’Eglise doit être séparée de l’Etat et l’Etat de l’Eglise."
Mince Benoît XV, Pie XI et Pie XII ont dû faire avec : trois hérétiques de plus dans la collection. Que de politique ! Que de politique ! Quand je vous dis que tout cela n'est que de la politique et pas beaucoup une question religieuse vous me répondez que je réduis le lefebvrisme à un mouvement politico-religieux mais c'est pourtant la réalité !
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Barbarus
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Le texte incriminé de Dignitatis humanae

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Pour en finir avec les allégations lefevristes. La déclaration concililaire (libre de droit) compte environ 20 pages. Nous nous contenterons de citer le texte incriminé... Pour le consulter dans son intégralité que les esprits honnêtes se rendent sur le site Jésus-Marie.com en activant ce lien afin que cessent ces allégations qui ont par trop usé la patience des catholiques depuis plus de 40 ans maintenant !

Dignitatis humanae

"(...)3. [Liberté religieuse et relation de l'homme à Dieu]
Tout ceci est plus clairement manifeste encore à qui prend en considération que la norme suprême de la vie humaine est la loi divine elle-même, éternelle, objective et universelle par laquelle Dieu, dans son dessein de sagesse et d'amour, règle, dirige et gouverne le monde entier et dispose les voies de la communauté humaine. De cette loi qui est sienne, Dieu rend l'homme participant de telle sorte que par une heureuse disposition de la providence divine, celui-ci puisse toujours davantage accéder à l'immuable vérité *. C'est pourquoi chacun a le devoir, et par conséquent le droit, de chercher la vérité en matière religieuse afin de se former prudemment, un jugement de conscience droit et vrai, en employant les moyens appropriés. [quel libéralisme ! tout à fait évident PH] Mais la vérité doit être cherchée selon la manière propre à la dignité de la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, avec l'aide du magistère, c'est-à-dire de l'enseignement, de l'échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu'ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s'aider mutuellement dans la quête de la vérité; la vérité une fois connue, c'est par un assentiment personnel qu'il faut y adhérer fermement.
Mais c'est par la médiation de sa conscience que l'homme perçoit les injonctions de la loi divine; c'est elle qu'il est tenu de suivre fidèlement en toutes ses activités pour parvenir à sa fin qui est Dieu.

Il ne doit donc pas être contraint d'agir contre sa conscience [la syndérèse de saint Thomas, conception reprise et reprise, commentée, précisée depuis des siècles]. Mais il ne doit pas être empêché non plus d'agir selon sa conscience, surtout en matière religieuse. De par son caractère même, en effet, l'exercice de la religion consiste avant tout en des actes intérieurs volontaires et libres par lesquels l'homme s'ordonne directement à Dieu: de tels actes ne peuvent être ni imposés, ni interdits par aucun pouvoir purement humain (3). Mais la nature sociale de l'homme requiert elle-même qu'il exprime extérieurement ces actes internes de religion, qu'en matière religieuse il ait des échanges avec d'autres, qu'il professe sa religion sous une forme communautaire.
C'est donc faire injure à la personne humaine et à l'ordre même établi par Dieu pour tes êtres humains que de refuser à l'homme le libre exercice de la religion sur le plan de la société dès lors que l'ordre public juste est sauvegardé.
En outre, par nature, les actes religieux par lesquels, en privé ou publiquement, l'homme s'ordonne à Dieu en vertu d'une décision personnelle, transcendent l'ordre terrestre et temporel des choses. Le pouvoir civil, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit donc, certes, reconnaître et favoriser la vie religieuse des citoyens, mais il faut dire qu'il dépasse ses limites s'il s'arroge le droit de diriger ou d'empêcher les actes religieux.

* Cf. S. Thomas, Summa theologica, I- III, q. 91, a. 1; q. 93, a. 1-2".

Pie IX ne dit-il pas des choses semblables Syllabus thèse condamnée n°44 "l'autorité civile peut s'introduire dans les domaines qui concernent la religion, les moeurs et la direction spirituelle. Par suite, elle peut juger les instructions que les pasteurs de l'Eglise, confomément à leur charge, publient pour la conduite des consciences ; elle a même pouvoir de décision sur l'administration des sacrements et les disposition nécessaires pour les recevoir".

Libéralisme évident dans tout ce texte ! Les virgules ont peut-être été disposées suite à l'influence néfaste d'un démon FM.

Que certains méditent cet anathème :

Pie IX Syllabus proposition condamnée n°37
"on peut fonder des Eglises nationales soustraites au pouvoir du Pontife Romain et complètement séparée de lui".


Bonne méditation !

PH
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Message non lu par Olivier »

La liberté e conscience fut edictée au XIIIeme siècle, par Saint Thomas d'Aquin.

Pour les droits de l'homme, elles ont été edicté par le roi de France Louis VII.


"Un decret de la divine bonté a voulu que tous les hommes, ayant la même origine, fussent douées dès leurs apparition d'une sorte de liberté naturelle. Mais la Providence a permis aussi que certains d'entre eux aient perdu, par leur propre faute, leur premiere dignité et soient tombés dans la condition servile. C'est à notre majesté royale qu'il est donné de les elever de nouveau à la liberté.


et le roi facho que les révolutionnaires nous ont liberé! :ranting:

"Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l'honneur, la liberté et la propriété." Louis XVI
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Re: L'illusion multiculturaliste

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Il serait bon de voir ce qu'il en est du "multiculturalisme" en Inde (avec ses castes), en Chine(avec la domination écrasante des Hans qui représentent 96% de la population de ce pays) ou encore du Canada qui commence à souffrir de ces "accommodements" "raisonnables" qui vont dans toutes les directions possibles et imaginables.
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Nanimo
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Re: L'illusion multiculturaliste

Message non lu par Nanimo »

Bonjour,
Très bonne critique de Christophe sur le multiculturalisme. Je n'y ajouterais qu'un point qui me paraît absolument essentiel et que j'ai abordé différemment au fil de mes messages sur les mouvements migratoires, mais sur lequel il me paraît indispensable d'insister lorsque l'on parle de multiculturalisme en Europe.

Les Européens ne réalisent pas suffisamment qu'ils copient, adoptent les us et coutumes américains ou anglo-saxons

Nous sommes de racines communes et ce que fait l'un, l'autre – au mieux – s'en inspire, mais au pire, le copie sans rien adapter. Il n'est pas rare d'entendre “Les Américains le savent déjà, le font déjà...” Ben oui! C'est même eux qui nous ont appris à adopter ce rythme effréné ou le principe de précaution est malmené (tous ces produits qui s'avèrent dangereux, toxiques, pour le consommateur). Ceci dit, nous sommes évidemment responsables de nos actes et l'Amérique n'a pas de responsabilité particulière.

En l'occurrence, avec le multiculturalisme, on a voulu plaqué sur l'Europe, un modèle valable essentiellement pour les pays d'immigration anglo-saxons qui, eux, ont connu des vagues d'immigration sur plusieurs siècles, dans des régions peu peuplées. Nous, nous l'avons fait sur un sol déjà occupé et en quelques décennies! Je vous laisse apprécier...
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Re: L'illusion multiculturaliste

Message non lu par Cinci »

Christophe écrivait ceci :
l’autre grand danger est le morcellement de la société. En effet, sous l’influence de cette idéologie sont menées des politiques migratoires et d’assimilation totalement irresponsables dont le symptôme le plus criant est la montée des communautarismes qui va mettre durablement à mal la cohésion sociale et territoriale…

Il y a un chapitre de Jean Sévilla qui est intéressant à ce sujet :

  • «... au Xe siècle, la fusion des groupes germaniques et de la population gallo-romaine est parvenue à son terme. Le fond de la population française est formé : il ne bougera plus jusqu'au milieu du XIXe siècle [...] c'est à dire pendant les neuf dixièmes de l'existence historique de la France, la base populaire du pays reste identique, dans une société où seules les migrations sont intérieures, des campagnes vers la ville.

    [...]

    ... au XIXe siècle, alors que l'Europe connaît des migrations de grande ampleure (à l'origine du peuplement des États-Unis), la France ne participe pas du mouvement. En revanche, le pays subi une baisse démographique, fruit de la saignée des guerres napoléoniennes, mais aussi de comportements malthusiens en matière de natalité repérés dès le XVIIIe siècle.

    C'est dans ce contexte que s'amorce un courant d'immigration [...] 70 000 étrangers avant la Révolution, ils sont 381 000 au recensement de 1851. Leur nombre augmente ensuite rapidement : 1 million en 1881. C'est une immigration de voisinage : des Belges s'installent dans le Nord de la France, des Italiens dans le Sud-Est, des Espagnols dans le Sud-Ouest. Mais ce sont le plus souvent des jeunes travailleurs, célibataires ou ayant laissé leur famille, qui viennent constituer un pécule, puis repartent chez eux.

    [...]

    En 1931, pour une population d'environ 38 millions d'habitants, on compte 2,8 millions d'étrangers, mais la proportion de retour au pays reste forte. Le chiffre décroit avec la crise des années trente et la Seconde Guerre mondiale. Depuis la fin du XIXe siècle, toutefois, ceux des étrangers qui sont devenus français, se sont assimilés par le biais de l'école, du service militaire, du travail ou même de la guerre. D'après Jacques Dupâquier, leur apport global à la population est passé (incluant la somme des étrangers et des descendants d'étrangers naturalisés) de 2 millions en 1914 à 4 millions en 1950.

    A partir de 1956, l'expansion économique des Trente Glorieuses déclenche une troisième vague d'immigration. Il s'agit toujours d'une immigration de travail : gardant leur nationalité, les étrangers se fixent pour objectif de rentrer un jour chez eux. En 1976, ils sont 3,7 millions (7% de la population).

    C'est à partir de cette époque qu'intervient un double changement. En premier lieu dans l'origine des immigrés. Au début du siècle, toute la population allogène en France provient de pays européens. Au milieu des années 1970, les Portugais, les Espagnols et les Italiens forment encore 60% du total des étrangers installés en France, tandis que les Africains représentent 34% de ce total. En 1990, le rapport s'est modifié : 45% des immigrés viennent d'Afrique - 39% du Maghreb et 6% d'Afrique noire - 40% d'Europe et 11% d'Asie (dont 5% de Turquie). En second lieu, si l'immigration a théoriquement été stoppé en 1974, la législation adoptée en 1976 - le regroupement familial - modifie la perspective, les immigrés font venir leur famille. Or, en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut accéder, à sa majorité, à la nationalité française.

    Dans les années 2000, le courant s'est encore accéléré et le changement de structure s'est accentué. Obtenir des chiffres officiels à ce sujet est pratiquement impossible : les différents organismes publics qui travaillent sur la question se concurrencent et ne suivent pas les mêmes méthodes d'analyse. Les statistiques comptabilisent ainsi comme immigrant toute personne étrangère née à l'étranger, mais pas les étrangers nés en France. Par ailleurs, la loi interdit d'introduire des critères d'origine ethnique dans les recensements. La démographe Michèle Tribalat explique l'absence de statistiques fiables par «la crainte d'affoler l'opinion».

    [...]

    Michèle Tribalat, en additionnant les immigrés, leurs enfants et leurs petits-enfants, parvient à la conclusion que la France compte 13.5 millions de migrants : 23% de la population métropolitaine, naturalisée ou non, est d'origine étrangère récente. Mais ces chiffres prennent tout leur sens s'il sont décomposés par générations : les immigrés les plus agés viennent d'Italie et d'Espagne, tandis que les plus jeunes sont originaires du Maghreb, d'Afrique noire, de Turquie et même de Chine. Ces données doivent être analysées sur le plan géographique : selon Michèle Tribalat, la proportion de jeunes issus de l'immigration atteint 37% en Île de France, 23% en Alsace et 20% en Rhône-Alpes.

    Situons-nous dans la longue durée. Entre environ le VIe siècle et le milieu du XIXe siècle, l'essentiel de la population de la France est resté inchangé. Entre la seconde moitié du XIXe siècle et les années 1960, une immigration variable dans le temps, majoritairement européenne, très minoritaire par rapport à la population globale, s'est exercée sur le terrotoire national, une partie des arrivés regagnant leur pays, l'autre s'assimilant. A partir des années 1970 a commencé une immigration de peuplement, majoritairement d'origine africaine, dont l'effet de concentration est tel qu'elle supplante la population d'origine française dans certains quartiers, dans certaines villes et dans certains départements.

    «Cette situation n'a pas d'équivalent dans l'histoire de la population française», constatait Jacques Dupâquier il y a vingt ans. Une situation que Fernand Braudel, avant 1985, commentait ainsi dans L'identité de la France : «Pour la première fois, je crois, sur un plan national, l'immigration à la France une sorte de problème ''colonial'', cette fois planté à l'intérieur d'elle-même». Les deux historiens ne sont plus. Que diraient-ils aujourd'hui ?

    [...]

    La société repose sur un certain nombre de règles communes, de valeurs partagées, de comportements collectifs librement acceptés. Pour reprendre la définition de Renan, si la nation est «la possession en commun d'un riche legs de souvenirs» et «le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis», est-il possible que des millions d'individus arrivés en l'espace de deux ou trois décennies, et en provenance d'un univers culturel différent, aient pu assimiler le «riche legs de souvenirs français» et «la volonté de continuer à faire valoir cet héritage» ?


    Jean Sévilla, Historiquement Incorrect, Paris, Fayard, 2011, pp. 286-291
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Re: L'illusion multiculturaliste

Message non lu par Cinci »

Tant qu'à continuer de surfer un peu sur la vague populiste, ajoutons :

  • «... l'État a crée le Conseil français du culte musulman, mis sur les rails en 1999 par Jean Pierre Chevènement et lancé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Depuis sa fondation, le CFCM est l'enjeu de luttes d'influence entre les trois principales organisations musulmanes. La grande mosquée de Paris, dont le recteur est de droit un Algérien nommé par son pays avec l'accord des autorités françaises; le Rassemblement des musulmans de France, contrôlé par le Maroc; enfin l'Union des organisations islamiques de France, soutenue par des fonds particuliers en provenance des pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite. Si l'intention était de prouver la capacité de l'islam à se fondre dans le paysage français, le CFCM ne fait pour l'instant qu'illustrer l'ancrage de cette religion dans le monde arabo-musulman.

    Plus de 90% des musulmans vivant en France adhèrent à l'islam sunnite. Celui-ci n'est pas organisé de manière hiérarchique : plusieurs écoles juridiques ou doctrinales coexistent au sein du sunnisme, délivrant des interprétations du Coran et de la Sunna qui peuvent radicalement diverger, et sans qu'une autorité reconnue par tous soit habilitée à les départager. Ce qui signifie que, en supposant résolues les rivalités internes qui paralysent le CFCM, celui-ci restrait incompétent pour orienter l'enseignement de l'islam, à supposer qu'il le veuille, dans le sens d'une compatibilité avec la société française. On ne fait jamais l'économie de l'histoire. Rien ne fera, pas même la volonté de l'État, que l'islam ne soit pas né dans une autre aire culturelle que la nôtre, et que sa transplantation ne pose des problèmes sans précédents.

    [...]


    La Bible affirme que l'homme a été crée à l'image de Dieu, ce qui lui confère sa dignité inaliénable, et donc sa liberté. La dignité du musulman, en revanche, procède non de sa nature, mais de sa soumission à la volonté de Dieu. L'islam n'est pas seulement une foi, mais une loi, un droit. Ce droit englobe toute la vie en société, ignorant la distinction entre Dieu et César : le Coran est un code religieux, mais aussi un code civil. Pour l'islam, la laïcité au sens occidental est inconcevable. Le musulman est d'abord membre de l'oumma, la communauté des croyants. C'est seulement à l'intérieur de l'oumma que les hommes sont frères. Mais l'oumma est une communauté de naissance dont on a pas le droit de sortir. «L'islam est la religion naturelle de l'être humain; rien ne saurait justifier un changement de religion», proclame l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme dans l'islam, adoptée en 1990, par l'Organisation de la Conférence islamique, qui regroupe 57 États.

    Un musulman ne peut renoncer à l'islam sans encourir la peine appliquée aux apostats. Un enfant de musulman sera obligatoirement musulman, une femme musulmane ne pourra épouser un non-musulman.

    «Le problème en ce qui concerne l'islam, commente Rémi Brague, est que les éléments incompatibles avec une société comme la nôtre ne sont pas du tout à sa périphérie, mais sont enracinés en son centre le plus profond.»


    [...]

    «... dans les années 2000, entre les naissances sur place et l'apport en provenance du Mahgreb, d'Afrique noire et de Turquie, on parvient au nombre de 5, 6 ou 7 millions de musulmans établis en France. A Roubaix, 50% des habitants appartiendraient à l'islam; à Marseille, 25%; en région parisienne, 10 à 15% [...]

    Deux mille cent mosquées sont dénombrées en 2008, alors qu'il en existait 900 en 1985 et 5 en 1965. D'après un récent sondage, 49% des musulmans ne vont jamais à la mosquée, mais 88% respectent le jeûne, les prières ou la pratique de l'aumône, contre 60% en 1989 [...] on observe globalement une réislamisation des musulmans [...] alors que les immigrants de naguère donnaient à leurs enfants des prénoms français - ainsi Marcel (Mouloudji) ou Isabelle (Adjani) - ceux d'aujourd'hui, soumis à la pression de leur milieu, leur attribut un prénom marquant leur appartenance à l'islam.

    [...]

    Numériquement, l'islam est la deuxième religion de France, représentant 8 à 10% de la population. Au regard de l'âge moyen de ses adeptes, et de la structure démographique d'une nation qui vieillit, ce pourcentage est appelé à augmenter. Dès 2020, il pourrait atteindre 20% , soit un habitant du pays sur cinq.»


    J.Sévilla, op.cit., pp. 324-329
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Re: L'illusion multiculturaliste

Message non lu par Cinci »

Encore :

  • La question de la compatibilité de l'islam avec les valeurs occidentales n'est pas un problème spécifiquement français : elle se pose dans tous les pays européens. En Allemagne, en octobre 2010, la chancellière Angela Merkel met en cause le multiculturalisme «qui a totalement échoué». En Grande Bretagne, en février 2011, le Premier ministre, David Cameron, en fait autant : «Au nom du multiculturalisme nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées. Nous avons échoué à leur donner la vision d'un société à laquelle elles auraient dû vouloir appartenir. Nous avons même toléré que ces communautés, parfois, bafouent nos valeurs.» Jugements partagé par le président de la république française : «le multiculturalisme a échoué en Europe et en France, car on s'est trop occupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui accueillait.» Et Nicolas Sarkozy de rajouter : «la question de l'islam est posée en France.»

    [...]

    Il reste que l'installation pacifique de l'islam en Europe, entamée il y a quelques décennies, est un phénomène récent à l'échelle des siècles. Justifie-il une durée suffisante pour qu'on en tire une leçon positive ?

    Alain Besançon, en historien, constate que la cohabitation pacifique de la religion chrétienne avec l'islam est exceptionnelle et ne dure pas longtemps. Jean Paul Roux, ancien directeur de recherche au CNRS, ancien professeur à l'école du Louvre, auteur de nombreux livres consacrés à l'Asie, dans un livre de synthèse sur les rapports entre l'Occident et l'islam depuis les origines, observe que «la guerre entre l'islam et la chrétienté n'a jamais pris fin». Si nous ne sommes plus en chrétienté, poursuit l'auteur, c'est une vision des occidentaux sur eux-mêmes : aux yeux des musulmans, les pays européens restent des pays chrétiens. Entre l'islam et la civilsation post-chrétienne, par conséquent, l'affrontement continue.

    Cet affrontement n'est pas nécéssairement guerrier. Il peut s'exercer par la séduction, par le rayonnement de la foi musulmane, par les vertus morales de ses adeptes. «Les musulmans, conclut Jean Paul Roux, espèrent qu'ils feront régner la charia sur les vieilles terres occidentales du Christ, ils croient qu'ils les conquerront comme ils ont conquis les vieilles terres orientales qui furent tous à Jésus, et où ils ont gagné la guerre.»

    - Jean Sévilla, id., p.332
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phox
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Re: L'illusion multiculturaliste

Message non lu par phox »

Bonjour,

Je ne suis pas aussi doué que vous en ce qui concerne les textes et les écrits.
Je vais donc donner mon sentiment personnel sur cette question.
Si ce message ne convient pas par manque de substance ou d'exemple, dites-le moi et j'effacerai. Merci de votre compréhension.

J'ai lu ce matin sur un autre forum, le passage de l’Évangile selon Saint Marc, chapitre 10.21 dans le Nouveau Testament.

La lecture de vos messages m'amène à me dire que, s'il arrivait une chose inattendue, serais-je prêt, moi chrétien catholique, à faire le pas de laisser nos vielles terres d'occident à des personnes qui veulent imposer une autre religion ? Serais-je prêt à suivre le Christ, à laisser ces richesses que sont ces terres pour le suivre vers un Chemin que Lui seul connaît ?
Ne serait-ce pas une épreuve pour moi, qui suis dans le doute sans cesse dans ce monde de brut et d'argent ?

L'affrontement entre ces deux religions principalement, n'est-il pas d'ordre humain simplement, où l'une ou l'autre désire le pouvoir ?

Mais quant est-il de moi, qui aime son prochain et le voit comme un frère ? Que devrais-je faire ?
Me battre physiquement ou moralement pour défendre un idéal humain au risque de blesser ou tuer ? Mais cela est contre mon gré.
Rester neutre, conserver mon libre arbitre et devenir esclave, car je ne me convertirai pas ?
Ou alors tendre la joue droite après avoir reçu un coup sur la joue gauche et laisser tout ce que j'ai pour suivre les recommandations de Notre Seigneur ?

Je ne suis pas ou plus matérialiste mais lorsque le problème de l'espace terrien survient, comment puis-je réagir ? Où pourrais-je aller s'il advenait que la charia soit appliquée sur les Terres de France et d'Europe ?
Fuir et l'on pensera de moi que je suis lâche, alors que je ne veux le mal de personne. Combattre en tant que citoyen et ma conscience aura sans cesse un lot de victimes à penser ?

Je regrette parfois de pouvoir comprendre ou essayer de comprendre le monde qui m'entoure tellement cela me fait souffrir de voir ce que je peux voir ou entendre.
Puisse un jour l'Homme connaître la plénitude.

Merci de votre écoute et de vos éventuelles recommandations.
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