Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Lux AEterna a écrit:
Ensuite, si Dieu était "inoffensable", on se demande qui a offensé le péché originel ? Il n'y avait pas "d'autre" qui pouvait se sentir offensé par cette volonté d'Adam et d'Eve de se faire l'égal de Dieu sans passer par Lui...

Je viens de relire le chapitre de la Genèse concerné . Dieu y est représenté d'une façon très anthropomorphique ; Il interroge ; Il s'étonne ...Mais aucun mot dans le champ sémantique de la colère . Dieu donne une sentence comme un juge donne une sentence : sans éprouver de colère .
Pourquoi un juge punit -il un délinquant ? Pour apaiser sa colère ? Certainement pas . ( heureusement ! )
Vous avez certainement la réponse ... Alors vous avez la réponse à la question posée .
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PaxetBonum
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par PaxetBonum »

Le juge prononce une sentence parce que le coupable a enfreint la loi
Dieu prononce la condamnation parce que le pécheur a agi contre le Bien
Le souverain Bien c'est Dieu, il a bien été offensé
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"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

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Lux Æterna
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par Lux Æterna »

mike.adoo a écrit :Heureusement que j'avais pris la précaution d'écrire : Ce n'est que mon point de vue ....
Sur le site Jésusmarie , à la rubrique des prières , sont citées l'ancienne version de l'acte de contrition , et la nouvelle :

ACTE DE CONTRITION

Mon Dieu, j'ai péché
contre toi et mes frères,
mais près de toi se trouve le pardon.
Accueille mon repentir
et donne-moi la force de vivre
selon ton amour.


Pécher contre quelqu'un , ce n'est pas obligatoirement l'offenser . Je préfère cette version . De toute façon , je ne critique personne et je ne cherche pas à convaincre ; c'est tout simplement ma conviction .

vous avez décidé de vous enfoncer : votre conviction est tout simplement contraire à la foi catholique, donc vos propos ne sont pas catholiques... C'est tout ! Souffrez que sur un forum catholique, je me permette de vous contredire et de réaffirmer la foi et encore heureux que vous ne cherchiez pas à convaincre quiconque de vos graves erreurs.

Par ailleurs, votre message suivant sur la représentation anthropomorphique de Dieu est tout simplement incohérent ! Il vous a sans doute échappé que l'homme a été créé à l'image de Dieu et toute ressemblance étant par nature commutative, si l'homme ressemble à Dieu, Dieu ressemble donc à l'homme...

Enfin, ce n'est pas parce que Dieu n'exprime pas explicitement de colère lors du péché originel qu'Il n'en est pas moins offensé ! Vous mélangez des concepts sémantiques qui n'ont aucun lien entre eux et vous vous enfoncez encore plus profondément dans l'erreur : si Dieu n'a pas été offensé par le péché originel, alors expliquez-moi pourquoi Il a envoyé son Fils pour racheter cette faute ? Par ailleurs, la Bible indique souvent que le péché offense Dieu et qu'il Le met en colère : il suffit de relire David...

Enfin, la comparaison avec le juge est inepte : le juge n'agit pas en son nom personnel, mais au nom de la société qui a été offensée par le délit. C'est l'atteinte à la société qui doit être réparée...

Bref, vous feriez mieux d'aller lire le catéchisme du Concile de Trente sur le Notre-Père et notamment le passage sur le pardon des offenses dont j'extrais ces lignes :

Mais il faut le dire, outre la douleur que David ressentait de la grandeur de son crime, il était surtout plongé dans la plus cruelle affliction à la vue de la colère de Dieu qu’il savait avoir allumée par son péché. Car Dieu, qui se sent offensé par nos crimes, au delà de ce que nous pouvons concevoir, déclare au pécheur une guerre implacable, Saint Paul le dit : « La colère et l’indignation, la tribulation et l’angoisse, voilà le partage de tout homme qui fait le mal ! »

Sans doute l’acte du péché passe, mais la tache et la culpabilité restent ; et la colère de Dieu, toujours menaçante, suit le pécheur comme l’ombre suit le corps. David se sentant pressé par les aiguillons de cette redoutable colère, demandait avec ardeur le pardon de ses fautes. Il nous a laissé dans le Psaume cinquantième un modèle de douleur, avec les raisons et les motifs de cette douleur. Les Pasteurs feront bien de le mettre sous les yeux des Fidèles afin qu’à l’exemple du Prophète ils puissent s’exciter à un véritable repentir, à une douleur sincère de leurs péchés, et concevoir l’espérance du pardon.


et dont je vous incite à lire l'intégralité http://catechisme.free.fr/cat1part4chap44.htm tant elle va à l'encontre de votre 'simple conviction'... Ce catéchisme a été promulgué infailliblement par l'Eglise et tout catholique est tenu de croire et de professer son contenu en conscience.
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Laurent L.
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par Laurent L. »

mike.adoo a écrit :je ne pense pas que Dieu soit " offensable " , je crois qu'il est au dessus de tout mal .
:|
Jérémie XXXIII, 8 a écrit :Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, je leur pardonnerai toutes les iniquités par lesquelles ils m’ont offensé, par lesquelles ils se sont révoltés contre moi.
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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Bonjour Lux AEterna

Dans un de vos messages , vous avez écrit :"Si offenser l'autre, c'est "se salir" soi-même, c'est une drôle de conception totalement égotiste de l'amour..."

Pourriez-vous , s'il vous plait , expliciter ?
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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Raistlin a écrit :
mike.adoo a écrit :Je vais vous faire une confidence : Je trouve cette formule un peu naïve et dépassée . je ne pense pas que Dieu soit " offensable " , je crois qu'il est au dessus de tout mal .
Naïve ? Pensez-vous qu'un saint Thomas d'Aquin soit naïf ? Que la doctrine de l'Église depuis 2000 ans soit naïve ?
Il faut vraiment que les catholiques fassent preuve d'un peu plus d'humilité vis-à-vis de ce que d'autres théologiens autrement plus savants qu'eux, ainsi que la doctrine catholique au passage, enseignent formellement.

.
Bonjour Raistlin

Non , je ne pense pas que saint Thomas d'Aquin soit naïf . D'ailleurs , je ne l'ai pas dit . Par ailleurs , il est vrai qu'il y a des théologiens plus savant que les catholiques ( et que moi-même) , mais il est vrai aussi que même le chrétien de base actuel a à sa disposition des connaissances et des outils que Thomas d'Aquin n'avait pas . Je pense aux manuscrits qui ont été découverts récemment , je pense aux découvertes archéologiques , je pense à l'immense bibliographie postérieure au treizième siècle qui est à notre disposition , je pense à l'outil informatique qui permet à tout un chacun d'obtenir une information en moins d'une minute quand il fallait , autrefois des heures ou des jours de recherche . .. Et je pense aussi à cette phrase des évangiles : O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d'avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux gens instruits. Oui, Père, tu as bien voulu qu'il en soit ainsi. ( Luc X )
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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Bonjour à tous
Lux AEterna , que je salue , m' a donné sa réponse dont je prends bonne note . Pour une remontée de bretelles , c'est pour sûr une bonne remontée ...

vous avez décidé de vous enfoncer - vos graves erreurs.

Par ailleurs, votre message est tout simplement incohérent !

Enfin, ce n'est pas parce que Dieu n'exprime pas explicitement de colère lors du péché originel qu'Il n'en est pas moins offensé ! Vous mélangez des concepts sémantiques qui n'ont aucun lien entre eux et vous vous enfoncez encore plus profondément dans l'erreur : si Dieu n'a pas été offensé par le péché originel, alors expliquez-moi pourquoi Il a envoyé son Fils pour racheter cette faute ? Par ailleurs, la Bible indique souvent que le péché offense Dieu et qu'il Le met en colère : il suffit de relire David...

Enfin, la comparaison avec le juge est inepte ...

Bref, vous feriez mieux ...
Fin d'avalanche !

C'est vrai , lorsqu'on cherche ... il peut arriver qu'on se trompe ! mais je n'espérais pas autant de neige !

Vous me demandez de vous expliquer pourquoi Dieu s'est fait homme pour racheter une offense qu'il lui a été faite ... Je reconnais que la réponse n'est pas évidente .
Vous citez aussi l'ancien Testament ... Ne m'en veuillez pas si j'ai du mal à imaginer que Dieu ait demandé de passer au fil de l'épée toute la population d'une ville , avec femmes et enfants ... et pourtant , c'est écrit .
C'est pas facile d'être chrétien !
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Lux Æterna
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par Lux Æterna »

Bonjour Mike,
qui aime bien, châtie bien en quelque sorte ! :fessee: :cool:
Et au moins vous avez des réponses précises qui viennent directement de l'Eglise puisqu'il s'agit du catéchisme. Il faut faire attention à la Sainte Ecriture : le simple fidèle peut la lire et la méditer mais sa compréhension précise passe toujours par un travail d'explicitation fait par l'Eglise et nous devons donner la priorité aux explications données par l'Eglise dans son enseignement plutôt qu'à ce que nous pensons comprendre de la Sainte Ecriture.

Ce que vous dites sur St Thomas d'Aquin est assez désolant ! Il est docteur de l'Eglise ce qui veut dire que sa doctrine est garantie par l'Eglise et parfaitement sûre (à l'exception de qq points qui relevaient d'un simple débat entre théologiens et que l'Eglise a désormais tranchés comme l'Immaculée Conception par exemple) Bref, même Jean-Paul II a rappelé dans son encyclique Fides et Ratio (1998) l'importance de St Thomas d'Aquin pour qui veut mieux connaître sa foi... Votre citation de Luc s'applique au Christ venu pour les petits et les humbles et pas pour les orgueilleux. Mais il serait assez prétentieux que vous vous imaginassiez comprendre mieux que St Thomas la profondeur des dogmes parce que vous seriez moins instruit ! En tous cas, vous semblez carrément moins humble et modeste que ce grand saint ! :D (au passage, cela montre combien vous risquez de comprendre de travers l'Evangile si vous ne vous fiez pas à des commentaires approuvés...)

Bref, si vous venez ici pour poser des questions, nous tâcherons d'y répondre en vous apportant la Foi telle que l'Eglise l'exprime mais si vous venez affirmer vos convictions, vous trouverez effectivement des censeurs impitoyables pour les critiquer dès lors qu'elles s'opposent à la Foi de l'Eglise. En résumé, il ne s'agit pas de vous corriger et rien n'est tourné contre vous personnellement, mais il s'agit de ne pas laisser prospérer des affirmations gratuites qui seraient contraires à la Foi catholique. :guns: :vatflag: :guns:

Cordialement !
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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Bonjour Lux AEterna

Va pour la fessée , il n'y a pas offense ;) Vous pensez que je suis orgueilleux ? Je n'en disconviens pas .
Cependant vous écrivez :"Ce que vous dites sur St Thomas d'Aquin est assez désolant !

Et voici mot pour mot ce que j'avais écrit :


Non , je ne pense pas que saint Thomas d'Aquin soit naïf . D'ailleurs , je ne l'ai pas dit . Par ailleurs , il est vrai qu'il y a des théologiens plus savant que les catholiques ( et que moi-même) , mais il est vrai aussi que même le chrétien de base actuel a à sa disposition des connaissances et des outils que Thomas d'Aquin n'avait pas . Je pense aux manuscrits qui ont été découverts récemment , je pense aux découvertes archéologiques , je pense à l'immense bibliographie postérieure au treizième siècle qui est à notre disposition , je pense à l'outil informatique qui permet à tout un chacun d'obtenir une information en moins d'une minute quand il fallait , autrefois des heures ou des jours de recherche . .

Je vous saurai gré de m'indiquer ce qui justifie votre remarque .

Amicalement :ciao:
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Antoine Marie
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par Antoine Marie »

Pour en revenir à mon péché, ma question était de savoir si oui ou non j'étais en état de péché mortel.
Or je pense que même si la matière peut être considérée comme grave, je ne commets pas cet acte librement mais conditionné par un facteur extérieur, même si j'ai conscience de pécher au moment où je le commets. En gros je ne veux pas commettre cet acte mais je le commets quand même sous la contrainte.

Ce péché est donc véniel par définition.

Là où ça se complique, c'est qu'on essaie de me faire croire que ce n'est pas grave et je me suis laissé convaincre.
Or le péché, même véniel, est une abomination aux yeux de Dieu. Cela me met donc dans une situation de crise spirituelle où j'ai l'impression que je me suis convaincu que mon péché était inoffensif.

Ma réponse à cette situation de crise est de reprendre conscience de mon péché et d'aller le confesser, tout en sachant qu'il n'est que véniel mais que je dois lutter de toutes mes forces contre lui.
Mes meilleures armes contre cette situation sont la prière, les sacrements, les entretiens avec mon père spirituel, le dialogue en vérité...
Dernière modification par Antoine Marie le mer. 25 mai 2011, 13:34, modifié 1 fois.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
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Lux Æterna
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par Lux Æterna »

Imaginez un seul instant, cher Mike, que St Thomas d'Aquin n'avait peut-être pas internet à sa disposition mais qu'il avait certainement le Saint Esprit... C'est plus puissant que Google, non ?
Mais entre tous les docteurs scolastiques, brille, d'un éclat sans pareil leur prince et maître à tous, Thomas d'Aquin, lequel, ainsi que le remarque Cajetan, pour avoir profondément vénéré les Saints Docteurs qui l'ont précédé, a hérité en quelque sorte de l'intelligence de tous (33). Thomas recueillit leurs doctrines, comme les membres dispersés d'un même corps; il les réunit, les classa dans un ordre admirable, et les enrichit tellement, qu'on le considère lui-même, à juste titre, comme le défenseur spécial et l'honneur de l'Eglise. D'un esprit ouvert et pénétrant, d'une mémoire facile et sûre, d'une intégrité parfaite de mœurs, n'ayant d'autre amour que celui de la vérité, très riche de science tant divine qu'humaine, justement comparé au soleil, il réchauffa la terre par le rayonnement de ses vertus, et la remplit de la splendeur de sa doctrine. Il n'est aucune partie de la philosophie qu'il n'ait traitée avec autant de pénétration que de solidité : les lois du raisonnement, Dieu et les substances incorporelles, l'homme et les autres créatures sensibles, les actes humains et leurs principes, font tour à tour l'objet des thèses qu'il soutient, dans lesquelles rien ne manque, ni l'abondante moisson des recherches, ni l'harmonieuse ordonnance des parties, ni une excellente manière de procéder, ni la solidité des principes ou la force des arguments, ni la clarté du style ou la propriété de l'expression, ni la profondeur et la souplesse avec lesquelles il résout les points les plus obscurs.

Ajoutons à cela que l'angélique docteur a considéré les conclusions philosophiques dans les raisons et les principes mêmes des choses: or, l'étendue de ces prémisses, et les vérités innombrables qu'elles contiennent en germe, fournissent aux maîtres des âges postérieurs une ample matière à des développements utiles, qui se produiront en temps opportun. En employant, comme il le fait, ce même procédé dans la réfutation des erreurs, le grand docteur est arrivé à ce double résultat, de repousser à lui seul toutes les erreurs des temps antérieurs, et de fournir des armes invincibles pour dissiper celles qui ne manqueront pas de surgir dans l'avenir.De plus, en même temps qu'il distingue parfaitement, ainsi qu'il convient, la raison d'avec la foi, il les unit toutes deux par les liens d'une mutuelle amitié: il conserve ainsi à chacune ses droits, il sauvegarde sa dignité, de telle sorte que la raison, portée sur les ailes de saint Thomas, jusqu'au faîte de l'intelligence humaine, ne peut guère monter plus haut, et que la foi peut à peine espérer de la raison des secours plus nombreux ou plus puissants que ceux que saint Thomas lui a fournis.

C'est pourquoi, surtout dans les siècles précédents, des hommes du plus grand renom en théologie comme en philosophie, après avoir recherché avec une incroyable avidité les œuvres immortelles du grand docteur, se sont livrés tout entier, Nous ne dirons pas à cultiver son angélique sagesse, mais à s'en pénétrer et à s'en nourrir.

On sait que presque tous les fondateurs et législateurs des Ordres religieux ont ordonné à leurs frères d'étudier la doctrine de saint Thomas et de s'y attacher religieusement, et qu'ils ont pourvu d'avance à ce qu'il ne fût permis à aucun d'eux de s'écarter impunément, pas même sur le moindre point, des vestiges d'un si grand homme : sans parler de la famille dominicaine, qui revendique cet illustre maître comme une gloire lui appartenant, les Bénédictins, les Carmes, les Augustins, la Société de Jésus et plusieurs autres Ordres religieux sont soumis à cette loi, ainsi qu'en témoignent leurs statuts respectifs.

Et, ici, c'est avec un extrême plaisir que l'esprit se reporte à ces écoles et ces académies célèbres et jadis si florissantes de Paris, de Salamanque, d'Alsace, de Douai, de Toulouse, de Louvain, de Padoue, de Bologne, de Naples, de Coïmbre, et d'autres en grand nombre. Personne ne l'ignore : la gloire de ces académies crût, en quelque sorte, avec le temps, et les consultations qu'on leur demandait, dans les affaires les plus importantes, jouirent partout d'une grande autorité. Or, on sait aussi que, dans ces nobles asiles de la sagesse humaine, saint Thomas régnait en prince, comme dans son propre empire, et que tous les esprits, tant des maîtres que des auditeurs, se reposaient uniquement, et dans une admirable concorde, sur l'enseignement et l'autorité du docteur angélique.

Il y a plus encore: les Pontifes romains, nos prédécesseurs, ont honoré la sagesse de Thomas d'Aquin de remarquables éloges et des plus glorieux suffrages.

Clément VI, Nicolas V, Benoît XIII, d'autres encore témoignent de l'éclat que son admirable doctrine donne à l'Eglise universelle. Saint Pie V reconnaît que cette même doctrine confond, terrasse et dissipe les hérésies, et que chaque jour elle délivre le monde entier de funestes erreurs; d'autres, avec Clément XII, affirment que des biens abondants ont découlé de ses écrits sur l'Eglise universelle, et qu'on lui doit à lui-même les honneurs et le culte que l'Eglise rend à ses plus grands docteurs, Grégoire, Ambroise, Augustin et Jérôme; d'autres enfin ne crurent pas trop faire en proposant saint Thomas aux académies et aux grandes écoles, comme un modèle et un maître qu'elles pouvaient suivre sans crainte d'erreur. Et, à ce propos, les paroles du bienheureux Urbain V à l'académie de Toulouse méritent d'être rappelées ici : " Nous voulons et, par la teneur des présentes, Nous vous enjoignons de suivre la doctrine du bienheureux Thomas, comme étant véridique et catholique, et de vous appliquer de toutes vos forces à la développer (34)." A l'exemple d'Urbain V, Innocent XII impose les mêmes prescriptions à l'université de Louvain, et Benoît XIV au collège dionysien de Grenade. Pour couronner ces jugements portés par les Pontifes suprêmes sur saint Thomas d'Aquin, Nous ajoutons ce témoignage d'Innocent VI : " La doctrine de saint Thomas a, plus que toutes les autres, le droit canon excepté, l'avantage de la propriété des termes, de la mesure dans l'expression, de la vérité des propositions, de telle sorte que ceux qui la possèdent ne sont jamais surpris hors du sentier de la vérité, et que quiconque l'a combattue a toujours été suspect d'erreur (35)."

A leur tour, les conciles œcuméniques dans lesquels brille la fleur de la sagesse cueillie de toute la terre, se sont appliqués en tout temps à rendre à Thomas d'Aquin un hommage particulier. Dans les conciles de Lyon, de Vienne, de Florence, du Vatican, on eût cru voir saint Thomas prendre part, présider même, en quelque sorte, aux décrets des Pères, et combattre, avec une vigueur indomptable et avec le plus heureux succès, les erreurs des Grecs, des hérétiques et des rationalistes. Mais le plus grand honneur rendu à saint Thomas, réservé à lui seul, et qu'il ne partagea avec aucun des docteurs catholiques, lui vint des Pères du concile de Trente : ils voulurent qu'au milieu de la sainte assemblée, avec le livre des divines Ecritures et des décrets des Pontifes suprêmes, sur l'autel même, la Somme de Thomas d'Aquin fût déposée ouverte, pour qu'on pût y puiser des conseils, des raisons, des oracles.

Enfin, une dernière palme semble avoir été réservée à cet homme incomparable: il a su arracher aux ennemis eux-mêmes du nom catholique le tribut de leurs hommages, de leurs éloges, de leur admiration. On le sait, en effet: par les chefs des partis hérétiques, on en a vu déclarer hautement, qu'une fois la doctrine de saint Thomas d'Aquin supprimée, ils se faisaient forts d'engager une lutte victorieuse avec tous les docteurs catholiques, et d'anéantir l'Eglise (36). Vaine espérance, sans doute, mais le témoignage n'est point vain.

Pour ces faits et ces motifs, Vénérables Frères, toutes les fois que Nous considérons la bonté, la force et les remarquables avantages de cet enseignement philosophique, tant aimé de Nos Pères, Nous jugeons que ç'a été une témérité de n'avoir continué, ni en tous temps, ni en tous lieux, à lui rendre l'honneur qu'il mérite: d'autant plus que la philosophie scolastique a en sa faveur et un long usage, et l'approbation d'hommes éminents, et, ce qui est capital, le suffrage de l'Eglise. A la place de la doctrine ancienne, un nouveau genre de la philosophie s'est introduit çà et là, et n'a point porté les fruits désirables et salutaires que l'Eglise et la société civile elle-même eussent souhaités. Sous l'impulsion des novateurs du XVIe siècle, on se prit à philosopher sans aucun égard pour la foi et l'on s'accorda mutuellement pleine licence de laisser aller sa pensée selon son caprice et son génie. Il en résulta tout naturellement que les systèmes de philosophie se multiplièrent outre mesure, et que des opinions diverses, contradictoires, se firent jour, même sur les objets les plus importants des connaissances humaines. De la multitude des opinions on arriva facilement aux hésitations et au doute: or, du doute à l'erreur, qui ne le voit ? la chute est facile.
Voilà ce qu'en dit Léon XIII dans son encyclique AEterni Patris (1879) et c'est autrement plus intéressant que vos considérations :oui: et les dernières lignes de la citation caractérisent assez bien votre attitude : vous vous basez sur votre opinion pour affirmer des erreurs désolantes...
Ce qui est bleu est plus grand que le reste...
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mike.adoo
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Lux AEterna a écrit : "Imaginez un seul instant, cher Mike, que St Thomas d'Aquin n'avait peut-être pas internet à sa disposition mais qu'il avait certainement le Saint Esprit... C'est plus puissant que Google, non ?

Comment ne pas être d'accord ? mais à présent , les théologiens peuvent demander au Saint Esprit de les éclairer et ils ont Google pour les aider , ne vous déplaise .

Quant à votre dernière remarque , je n'en ferai pas mention ; ( de toute façon , je vous rassure , il n'y a pas d'offense . )

Par contre , viennent sur ce site de nombreuses personnes qui pourraient prendre ombrage de certaines de vos remarques qui sont pour le moins maladroites . Pensez-y !

Fraternellement
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PaxetBonum
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par PaxetBonum »

Désolé Mike Adoo pour la douche froide que vous avez prise
J'ai déjà expérimenté par moi-même la délicate charité de Lux Æterna…

Mais je reviens vers vous pour vous faire toucher du doigt l'offense faite à Dieu par le péché :

Padre Pio faisait part de ses expériences à ses directeurs spirituels. Dans sa lettre du 7 avril 1913 à l’abbé Augustin, il écrivit: «Vendredi matin, j’étais au lit quand Jésus m’est apparu. Il était triste et défiguré. Il m’a fait voir une multitude de prêtres, dont plusieurs dignitaires ecclésiastiques; certains étaient en train de célébrer l’Eucharistie, d’autres revêtaient leurs ornements sacerdotaux, d’autres les retiraient. Peiné de voir souffrir Jésus, je lui demandai pourquoi il souffrait tant. Sans me répondre, Il tourna mon regard vers ces prêtres. Peu après, presque horrifié et comme las de regarder, Il ne regarda plus les prêtres, mais posa son regard sur moi. Je vis couler des larmes sur son visage. Il s’éloigna de cette foule de prêtres avec une expression de dégoût sur le visage, s’écriant: «Bouchers!» Puis, se tournant vers moi, Il me dit: «Mon fils, ne crois pas que mon agonie n’ait duré que trois heures, non; à cause de ces âmes pour lesquelles j’ai souffert, je serai en agonie jusqu’à la fin du monde. Pendant ce temps d’agonie, mon fils, il ne faut pas dormir. Mon âme a soif de pitié humaine, mais, hélas! ils me laissent porter seul le poids de leur indifférence. L’ingratitude et l’apathie de mes ministres me rendent l’agonie plus amère. Hélas! comme ils correspondent mal à mon amour! Ce qui me tourmente le plus est qu’ils ajoutent à l’indifférence le mépris et l’incrédulité. J’aurais voulu les foudroyer si je n’avais été retenu par les anges et par les âmes que vous attirez à moi ... Écris à ton directeur spirituel et raconte-lui ce que tu as vu et entendu de moi ce matin. Demande-lui de faire lire ta lettre au père provincial.» Jésus m’a dit autre chose mais, ce qu’Il m’a dit, je ne puis le divulguer.»
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Re: Le péché : définition au-delà de ce qu'en dit le CEC

Message non lu par mike.adoo »

Laurent L. a écrit :
mike.adoo a écrit :je ne pense pas que Dieu soit " offensable " , je crois qu'il est au dessus de tout mal .
:|
Jérémie XXXIII, 8 a écrit :Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, je leur pardonnerai toutes les iniquités par lesquelles ils m’ont offensé, par lesquelles ils se sont révoltés contre moi.
Bonjour

Dans le même chapitre ( XXXIII ) , on peut lire :" ,... ces maisons se rempliront de cadavres ; je les frapperai dans ma colère et ma fureur, parce que j’ai détourné mon regard de cette ville, à cause de leurs actions mauvaises."

Cela suppose en effet que Dieu ait été offensé ... mais cette colère et cette fureur m'inquiètent .

Je préfère de loin : "

Et voici que Yahvé passe. Un vent fort et violent passe en avant de Yahvé, il déchire les montagnes et fend les rochers, mais Yahvé n’est pas dans le vent. Après le vent, un tremblement de terre, mais Yahvé n’est pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, un feu, mais Yahvé n’est pas dans le feu.

Après le feu, ce fut le murmure d’un souffle léger.
( 1 R 19,11...)

Dieu est Amour .

il ne s'emporte pas,
il n'entretient pas de rancune,
il ne se réjouit pas
de voir l'autre dans son tort,
mais il se réjouit
avec celui qui a raison ;
il supporte tout,
il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L'amour ne passera jamais.


(1ère lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 4-8)

L'amour nous mettrait-il à l'abri des offenses ?
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