. Et oui, et quand plus tard on a voulu créer des syndicats pour défendre les ouvriers démunis face au pouvoir de la bourgeoisie, c'est bien cette loi républicaine directement issue de la révolution qui s'y opposait.
C'est tout le principe de la république version jacobins : l'individu seul face à l'état, sans intermédiaires. Une nation d'individus-atomes reliés individuellement à l'état central, sans autre lien entre eux.
Fort heureusement, une autre vision de la république est possible - mais qui, du coup, emprunte aux sociétés d'avant la révolution.
@Philémon
Mais en fait non, nulle part je n'ai essayé de dire que la monarchie était fondée sur la paix et l'amour (vous lisez un peu ce que vous avez envie à la place des propos des gens, c'est gênant pour avoir une discussion).
Quant à l'état d'esprit pas forcément très ouvert ni très pacifique des tenants de la monarchie : oui, ça je vous l'accorde. Cela dit, vous remarquerez que j'ai tout autant critiqué cette position là.
Cela dit, tout de même, cette histoire de choix des symboles continue de me poser question : même sans idéaliser les personnes et les idées, tout de même, ça n'est pas anodin pour la conception de la société, de son fondement, de sa finalité, que de choisir soit un symbole évoquant la division et la destruction, soit un symbole évoquant l'union et la construction.
D'autre part, quand vous dites :
Si on demande aux gens actuels ce qu'est la Prise de la Bastille, ils verront autre chose qu'un peuple cruel qui décide de faire souffrir cruellement d'autres êtres humains.
Justement, c'est bien ce qui me gêne : demandez vraiment aux gens ce qu'est pour eux la prise de la Bastille :
de fait, on trouve alors la justification de toute violence et de toute haine contre les "nantis" - en fait de tout ce qui se trouve rejeté et assimilé sous ce vocable, c'est à dire, en pratique, tout ce qui ne s'habille pas et ne pense pas pareil.
Cela sous couvert de jolies phrases, certes - à la question "que représente pour vous la prise de la Bastille", on obtient d'abord une réponse parlant de "peuple", de "conquête de sa liberté",
mais si on continue à poser des questions pour voir ce que signifient ces phrases, ce qu'elles expriment,
alors on tombe sur le rejet violent de tout ce qui est assimilé par préjugé à "plus riche que moi" - sur des critères d'idée, de religion, ou d'habillement.
Nous n'habitons pas une nation de philosophes, en fait.
Chez nous, quand quelqu'un parle de "conquête de sa liberté" et de défense de ses droits inaliénables, c'est plutôt souvent tout simplement qu'il veut fiche un coup de pelle à son voisin pour une sombre histoire de droit de passage ou de pommier qui dépasse.

(c'est un peu le même mécanisme qui fait appeler "aventure" l'adultère).