Il y a bien, bien longtemps que la France n'est plus une Nation. Il existe encore un peuple français, à travers une culture, des valeurs et une foi qui bien qu'en lambeaux, existent encore très physiquement; mais ce peuple n'a plus de Nation. Il l'a déconstruite pour de bon, en réalité, dès 1905; depuis, ce ne sont que cataclysmes et déchirements, plaies ouvertes que rien ne peut refermer. Cela prend du temps mais la trame ne cesse de se défaire; j'ai l'impression que, parti du sommet - notre élite aristocratique - les corps sociaux sains que le pays avait mis des siècles à lier se défont un à un. Et c'est lorsque les derniers se défont que le choc est d'autant plus grand et le mal plus intense; la dernière vraie communauté française authentique aujourd'hui sont les paysans - mais ils sont à l'agonie. Il existe, il est vrai, d'autres tentatives très louables de re-créer des communautés autochtones ayant un lian social sain; mais elles sont très fragiles car enracinées dans rien. Un coup de vent et elles seront balayées.laiglejo a écrit :Si nous ne faisons pas d'efforts pour changer notre regard, l'unité nationale sera rompue et la société risque d'exploser !
La grande question aujourd'hui est: allons-nous vers un nouveau nationalisme qui sera fondateur, dans la violence, d'un nouveau peuple autour de nouvelles valeurs et d'une nouvelle foi? Ou bien l'Etat et la politique vont-ils enfin être rattrapés par la réalité de notre société et porter au sommet du pouvoir les réalités des divisions irréductibles des citoyens qui sont aujourd'hui plus prisonniers de la République qu'autre chose? Lorsque 15% de nos députés interrompront les séances de l'Assemblée Nationale pour prier Allah pendant que 10% d'autres auront été élus par des collectifs de défense de l'identité culturelle et génétique africaine... alors il sera devenu clair à tous que la France n'est plus une Nation, mais une sorte de succursalle miniature de l'ONU, où s'affrontent lobies et mauvaise foi, où le relativisme moral le plus conservateur règne. Ce futur est très proche de nous.
Lorsque ceci arrivera, plusieurs options s'offriront et le choix final ne se fera pas sans violence.
Personnellement, j'éprouve un tel attachement à mon identité, mes valeurs, mes racines et un tel Amour pour ma patrie au sens - je crois - noble du terme, que le nationalisme républicain, vide de sens, est une voie qui m'est devenue totalement impossible. En gros, autant le discours du MPF me touche au coeur, autant le discours du FN me semble vide de toute substance; il avait certainement une pertinence politique il y a vingt ans, il n'en a plus aucune aujourd'hui - par la force des choses. La République française ne représente plus grand-chose, hormis une sorte d'immense syndicat qui protège encore quelques citoyens privilégiés de la mondialisation. Elle ne protège plus ni identité propre, ni valeurs transcendées, ni symboles, ni rien de sacré. Vide de sens, elle recule devant la chute de tous les tabous et deviendra, aux yeux de tous, de plus en plus répressive "pour rien". La Loi pour la Loi n'a aucun sens.
Je ne vais pas me battre physiquement pour défendre un régime qui dans le futur, sans aucun doute, sera obligé de financer la construction de mosquées ou encore de légaliser la polygamie, les familles homosexuelles, les manipulations génétiques. Cet Etat ne me représente plus, je chercherai d'autres représentations politiques pour moi et ma famille, sans jamais quitter la terre de mes ancêtres. Nous serons bien obligés d'inventer une façon communautariste de co-exister, ou bien nous finirons par nous battre très réellement.
Conclusion: on m'a volé mon pays, on a dépossédé mon "peuple", au sens chrétien du terme, de sa terre de souveraineté et de communion. Peut-être renaîtra-t-il un jour, ici ou ailleurs. Aujourd'hui c'est terminé. Si notre culture doit survivre, elle a intérêt à trouver rapidement d'autres façons de s'enraciner, de prospérer, de communier, de durer; la meilleure et finalement la seule façon de le faire, c'est de se ré-enraciner spirituellement, moralement, culturellement et socialement dans l'Eglise. L'Eglise Catholique de France est finalement la dernière institution du pays encore debout, qui malgré ses faiblesses et ses lâchetés, donne un espace public à nos concitoyens, quels que soient leur origine, où ils se sentent "au chaud, en famille" et sans avoir besoin pour ce faire d'être dépossédés d'eux-mêmes. L'Eglise est le seul lieu où je peux encore communier en paix côte à côte avec de parfaits inconnus sans avoir à renier ni mon identité chrétienne, ni mon identité française. C'est en fait le dernier lieu public où je n'ai pas à être hypocrite, où je peux être moi-même sans être violent.
En Christ
Ex





