Le problème de l'immigration
Re: Le problème de l'immmigration
On pourrait digresser sur de nombreux points mais il me semble qu’on oublie une question préalable assez fondamentale : a-t-on oui ou non envie de vivre avec tel ou tel groupe d’individus ? Ma réponse est claire : cela dépend mais, dans tous les cas, on ne saurait me forcer à vivre avec des gens dont je n’apprécie guère les moeurs, les coutumes ou encore la culture. Je suis chez moi et si je crois qu’ils n’ont de fait rien à m’apprendre, je n’ai aucune raison de m’adapter à leur présence. En l’espèce, imaginons que je n’ai pas envie de vivre avec des individus (parfaitement hypothétiques, je le précise) dont les croyances débiles me révulseraient, qui seraient inassimilables à mon substrat originel, qui se comporteraient de manière braillarde et irrespectueuse et qui de surcroît appauvriraient ma culture et alourdiraient mes impôts. Si un tel groupe existait, je n’aurais pas peur de lui mais je lui ferais rapidement savoir qu’il n’est pas le bienvenu chez moi. Je ne suis pas masochiste, c’est une simple de règle de bon sens. Fort heureusement, le bon sens semble être une idée neuve en Europe et on peut lui prédire un grand avenir.
Quant à ceux qui font preuve de générosité avec l'argent des autres, je ne préfère même pas leur répondre.
Quant à ceux qui font preuve de générosité avec l'argent des autres, je ne préfère même pas leur répondre.
Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour.
Désolé pour cette absence et ce retard, mais il y a une vie hors des forum.
J'ai promis une réponse à Sofia, la voici:
Je pense qu'il n'est pas possible de comprendre les causes de la majeure partie de l'immigration, sans s'intéresser à la colonisation (et à la décolonisation), parce qu'il y a un lien que je vais essayer de montrer.
Pour bien comprendre ce qu'est une colonisation, je propose d'imaginer ce que signifierait d'être sois même colonisé.
Imaginons donc un peuple très très en avance sur nous (des extraterrestres, par exemple) débarquant sur Terre, en décrétant que cette planète est désormais leur propriété, et que nous sommes colonisés de fait.
Imaginons que leur planète d'origine s'appelle Vulcain (Spoke, si tu nous regarde..).
Qu'est-ce que cela signifierait pour nous?
Bien sûr, un bond en avant dans la connaissance.
Bien sûr, l'accès à des technologie qui font rêver.
Peut-être même la fin des maladies.
Mais aussi:
-La remise en cause de nos lois et de nos coutumes, pour imposer les leurs.
-La fin de notre identité culturelle, et même de nos racines historique, qui ne seraient plus enseignées (à l'image des petits africains qui, à l'école, apprenaient: "nos ancêtres les gaulois...").
-L'imposition d'une nouvelle langue officielle, voir d'une religion.
-Dans un premier temps tous les terriens seraient cantonnés dans des tâches subalternes, parce qu'ils seraient considérés comme inaptes à accéder à des postes à responsabilités dans un monde trop différent du leur (d'ou perte d'une bonne part de l'estime de soi chez ceux qui avaient un certain niveau).
Ensuite, quelques individus sélectionnés, (sans doute plus pour leur soumission aux envahisseurs que pour autre chose), seraient formés pour accéder éventuellement plus tard à des responsabilités..... limitées.
-La Terre n'étant plus qu'une "excroissance" de Vulcain, la disparition de toute citoyenneté (nous sommes terriens pas vulcanien), et de toute responsabilité politique car elles seraient réservées aux vulcaniens.
Si il y en a qui pensent que la simple immigration est insupportable et qu'elle porte atteinte à leur identité, que penseraient-ils d'une colonisation?
Que feraient-ils si des gens venus d'ailleurs, débatisaient leur pays, supprimaient leurs lois, leurs coutumes, et l'enseignement de leur histoire? Comment supporteraient-ils de ne plus être des citoyens responsables, de ne plus rien décider?
Coloniser un pays, ne signifie pas aider un peuple à se développer pour des cause plus ou moins philanthropiques, ça c'est l'alibi hypocrite mis en avant par ceux qui veulent éviter les conséquences d'une réflexion critique.
Les seules raisons qui aient jamais motivé un état à coloniser, c'est la cupidité et la volonté de domination.
Attention, je ne dis pas que tous les colons étaient cupides et mauvais, je dis que la colonisation, telle qu'elle fut organisée, était une mauvaise chose, et qu'elle a généré la frustration et la radicalisation chez les colonisés.
Ensuite est venue la décolonisation, et c'est là que les choses ont vraiment dégénéré.
Les leaders indépendantistes étaient rarement des gens fréquentables, parce qu'l faut déjà une certaine "tournure d'esprit", une certaine idée du pouvoir pour vouloir diriger une rébellion, et que les pays colonisateurs formaient beaucoup moins d'élites que l'on a voulu faire croire (pour freiner les volontés d'émancipation justement), le choix n'était donc pas très grand.
Si l'on rajoute à cela que les gens frustrés et radicalisés étaient prêts à porter au pouvoir celui qui justement, semblait le plus radical, et que les pays colonisateurs ont cherché à promouvoir par tous les moyens (assassinat de Patrice Lumumba) le candidat, fut-il dictateur, qui favoriserait le plus leurs intérêts, pas étonnant que les chefs d'état issus de la décolonisation n'étaient pas des références...
En tentant ainsi d'orienter le choix des leaders sur le seul critère de nos intérêts politiques et stratégiques(1) (sans oublier les intérêts économiques de quelques uns, on en reparlera), et en continuant depuis cette époque dans la même orientation(2), les pays colonisateurs ont une responsabilité importante dans l'état actuel de ces pays.
(1)Exemple: L'assassinat de Patrice Lumumba et le soutient à Mobutu.
(2)Exemple: Le soutient français à Hissène Habré ou aux huttus génocidaires du Rwanda.
Remarque: le soutient à des gouvernements douteux n'est pas l'exclusivité des états, les entreprises occidentales le font aussi. Exemple: le soutient d'Elf aquitaine (fourniture d'armes) au gouvernement pro soviétique Angolais pour pouvoir exploite le pétrole.
La décolonisation, n'est pas simplement politique, mais elle doit (devrait) être aussi économique; sauf que cette décolonisation économique n'a de fait pas vraiment eu lieu.
-Les puits de pétrole Angolais et Ivoirien sont toujours aux mains d'Elf aquitaine.
-Le cuivre du Shaba aux mains de l'union minière belge (c'était encore le cas en 1979, en tous cas).
-L'exploitation des plantes médicinales et des saphirs de Madagascar est entre les mains d'occidentaux qui en tirent 90% du profit.
-Pareil pour l'or de plusieurs pays,
Il y a donc, dans le monde, des pays dirigés par des dictatures que nous avons largement contribuer à mettre en place et que nous continuons à soutenir, et dont les richesses naturelles enrichissent essentiellement nos entreprises.
C'est alors un peu facile aujourd'hui de stigmatiser l'incurie des gouvernements corrompus de ces pays, alors que nous avons très largement contribué à les mettre en place et à les soutenir, pour l'intérêt de quelques une de nos élites économiques, ou pour de sordides raisons de géopolitique.
En conclusion, même si c'est insupportable à admettre pour bon nombre de gens, et en particulier pour nos gouvernants, la cause principale de l'état déplorable des pays ex colonies, et son corollaire, l'immigration, est bien à rechercher chez nous.
En fait, il n'y a rien d'étonnant dans cette attitude, on retrouve le même déni de responsabilité chez l'auteur de n'importe quel désastre, c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre, même la victime, où à la malchance, et cela parce que les conséquences font peur de par leur importance.
De la même manière, la responsabilité occidentale dans l'état de ces pays est niée, avec des arguments aussi simplistes que révélateur d'une ignorance...... souvent volontaire d'ailleurs..
Bien sûr, ill y d'autres responsabilités à d'autres niveaux, comme, par exemple, le FMI qui impose à certains pays endettés de choisir spécifiquement des cultures exportables (café, cacao) en lieu et place des cultures vivrières, et cela dans l'unique but de favoriser l'obtention de devises pour rembourser leur dette.
La plupart des immigrés qui arrivent chez nous, parfois dans des conditions de voyage effroyables, sont soumis au racisme d'une grande partie de la population, à l'arbitraire d'un patron profiteur de la situation et exploiteur, et doivent souvent se loger au milieu des moisissures et des cafards quand ce ne sont pas les rats. Pourtant ils restent. Ils peuvent repartir, rien de plus facile, il suffit de se laisser prendre par la police, le reste est gratuit... mais ils restent, pourquoi?
N'est-ce pas là un signe évident que la situation dans leur pays d'origine est absolument insupportable? Comment supporter tout cela sinon?
Partant de là, il est évident que la solution "contrôle des frontières et renvoi massif d'immigrés" est, non seulement quelque part injuste (l'état de leur pays est une conséquence de l'action des nôtres), mais elle est surtout inefficace, obligatoirement inefficace.
Lorsque l'on a à faire à des gens prêt à risquer leur vie pour venir, ces solutions (en plus d'être injustes) ne peuvent pas suffire, elles vont donc déboucher sur une frustration, de la part des autochtones, qui sera génératrice de radicalisation.
Et de frustration en radicalisation, et de radicalisation en frustration et de...... c'est notre pays qui glissera vers la dictature....
Étrange comportement que celui de ceux qui veulent comparer l'immigration à une inondation, mais qui ne s'aperçoivent pas que l'on ne peut la contrer qu'au niveau de la source.
Travailler au niveau de la source, c'est l'aide au développement, cela existe déjà, mais pour être réellement efficace, il faut que cette aide soit, bien sûr, beaucoup plus importante, mais aussi différente.
Actuellement, on finance des projets, on prête de l'argent, on construit des hôpitaux et des écoles, on creuse des puits, etc.
C'est bien, mais cela ne change rien au fait que ces pays restent:
-Dirigés par des gouvernements corrompus.
-Spoliés d'une grande part de leur richesses par certaines de nos entreprises.
-Privées de leurs élites qui renoncent souvent à essayer de développer leur pays parce qu'ils ne croient pas au changement possible.
or, ces point là sont les plus importants, voir les seuls qui comptent vraiment.
Je conçois tout à fait que changer les gouvernements est une tâche si difficile qu'elle semble impossible, pourtant, c'est bien en grande partie grâce à nous qu'ils sont là, et il faut toujours tout faire pour réparer ses torts, même lorsque ceux-ci ont des conséquences qui nous dépassent...
Je n'ai pas de réponse arrêtée pour y parvenir, J'imagine bien que cela entraînerait obligatoirement une ingérence qui peut-être mal perçue (néo-colonialisme), mais bien expliquée en détail au niveau du but et des moyens(*), et assortie d'une reconnaissance de responsabilité, au moins partielle, on peut espérer que ça passe.
(*) Donc il faut mettre carte sur table, c'est-à-dire informer la population de ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et des conséquences politiques de ce que nous faisons.
En plus, certains chefs d'états, sentant le vent tourner, pourraient se découvrir une brusque envie s'améliorer sans avoir besoin d'intervenir beaucoup...
Pour le problème de l'exploitation des richesses par nos multi-nationales, une volonté politique non influencée par des copinages douteux suffit.
Pour ce qui est des élites, une solution pourrait être d'engager nous même celles qui ont été formées chez nous, et les payer (peut-être même à vie), et à un niveau stimulant, pour travailler à développer leur pays d'origine.
Ah, j'oubliais, il faut bien sûr effacer toute dette, c'est évident.
Les conséquences de cette décolonisation qui n'a été réalisée qu'en cherchant à protéger nos intérêts à court ou moyen terme au détriment de l'avenir de populations entières, sont sans doute extrêmement difficiles à réparer, et je ne sais pas ce qui, au niveau politique, est encore possible et ce qui est déjà allé trop loin pour être corrigé avant longtemps, mais je sais que la solution du contrôle et du renvoi est inefficace et dangereuse, et je sais que la solution qui consiste à transformer ces pays en attracteur plutôt qu'en repoussoir est l'unique valable.
De toute façon, à partir du moment où l'on peut déjà se rejoindre sur l'origine du problème, sur l'injustice et l'inévitable inefficacité du contrôle et du renvoi (sauf acceptation d'une dérive dictatoriale), et sur la nécessité de travailler beaucoup plus en amont, on aura fait un grand pas vers à la fois plus d'humanité et plus d'efficacité, et cela ne pourra que stimuler des "plus futés" à trouver des solutions audacieuses et néanmoins applicables.
Et ce n'est pas parce que les conséquences de notre politique d'il y a 50 ans semblent aujourd'hui dépasser nos capacités de réparation, qu'il faut, non seulement nier toute responsabilité, mais en plus criminaliser les victimes.
Cette réponse est peut-être incomplète, et demande peut-être quelques "éclaircissements supplémentaire ici ou là, mais c'est déjà un début.
Amicalement, Alain
Désolé pour cette absence et ce retard, mais il y a une vie hors des forum.
J'ai promis une réponse à Sofia, la voici:
Je pense qu'il n'est pas possible de comprendre les causes de la majeure partie de l'immigration, sans s'intéresser à la colonisation (et à la décolonisation), parce qu'il y a un lien que je vais essayer de montrer.
Pour bien comprendre ce qu'est une colonisation, je propose d'imaginer ce que signifierait d'être sois même colonisé.
Imaginons donc un peuple très très en avance sur nous (des extraterrestres, par exemple) débarquant sur Terre, en décrétant que cette planète est désormais leur propriété, et que nous sommes colonisés de fait.
Imaginons que leur planète d'origine s'appelle Vulcain (Spoke, si tu nous regarde..).
Qu'est-ce que cela signifierait pour nous?
Bien sûr, un bond en avant dans la connaissance.
Bien sûr, l'accès à des technologie qui font rêver.
Peut-être même la fin des maladies.
Mais aussi:
-La remise en cause de nos lois et de nos coutumes, pour imposer les leurs.
-La fin de notre identité culturelle, et même de nos racines historique, qui ne seraient plus enseignées (à l'image des petits africains qui, à l'école, apprenaient: "nos ancêtres les gaulois...").
-L'imposition d'une nouvelle langue officielle, voir d'une religion.
-Dans un premier temps tous les terriens seraient cantonnés dans des tâches subalternes, parce qu'ils seraient considérés comme inaptes à accéder à des postes à responsabilités dans un monde trop différent du leur (d'ou perte d'une bonne part de l'estime de soi chez ceux qui avaient un certain niveau).
Ensuite, quelques individus sélectionnés, (sans doute plus pour leur soumission aux envahisseurs que pour autre chose), seraient formés pour accéder éventuellement plus tard à des responsabilités..... limitées.
-La Terre n'étant plus qu'une "excroissance" de Vulcain, la disparition de toute citoyenneté (nous sommes terriens pas vulcanien), et de toute responsabilité politique car elles seraient réservées aux vulcaniens.
Si il y en a qui pensent que la simple immigration est insupportable et qu'elle porte atteinte à leur identité, que penseraient-ils d'une colonisation?
Que feraient-ils si des gens venus d'ailleurs, débatisaient leur pays, supprimaient leurs lois, leurs coutumes, et l'enseignement de leur histoire? Comment supporteraient-ils de ne plus être des citoyens responsables, de ne plus rien décider?
Coloniser un pays, ne signifie pas aider un peuple à se développer pour des cause plus ou moins philanthropiques, ça c'est l'alibi hypocrite mis en avant par ceux qui veulent éviter les conséquences d'une réflexion critique.
Les seules raisons qui aient jamais motivé un état à coloniser, c'est la cupidité et la volonté de domination.
Attention, je ne dis pas que tous les colons étaient cupides et mauvais, je dis que la colonisation, telle qu'elle fut organisée, était une mauvaise chose, et qu'elle a généré la frustration et la radicalisation chez les colonisés.
Ensuite est venue la décolonisation, et c'est là que les choses ont vraiment dégénéré.
Les leaders indépendantistes étaient rarement des gens fréquentables, parce qu'l faut déjà une certaine "tournure d'esprit", une certaine idée du pouvoir pour vouloir diriger une rébellion, et que les pays colonisateurs formaient beaucoup moins d'élites que l'on a voulu faire croire (pour freiner les volontés d'émancipation justement), le choix n'était donc pas très grand.
Si l'on rajoute à cela que les gens frustrés et radicalisés étaient prêts à porter au pouvoir celui qui justement, semblait le plus radical, et que les pays colonisateurs ont cherché à promouvoir par tous les moyens (assassinat de Patrice Lumumba) le candidat, fut-il dictateur, qui favoriserait le plus leurs intérêts, pas étonnant que les chefs d'état issus de la décolonisation n'étaient pas des références...
En tentant ainsi d'orienter le choix des leaders sur le seul critère de nos intérêts politiques et stratégiques(1) (sans oublier les intérêts économiques de quelques uns, on en reparlera), et en continuant depuis cette époque dans la même orientation(2), les pays colonisateurs ont une responsabilité importante dans l'état actuel de ces pays.
(1)Exemple: L'assassinat de Patrice Lumumba et le soutient à Mobutu.
(2)Exemple: Le soutient français à Hissène Habré ou aux huttus génocidaires du Rwanda.
Remarque: le soutient à des gouvernements douteux n'est pas l'exclusivité des états, les entreprises occidentales le font aussi. Exemple: le soutient d'Elf aquitaine (fourniture d'armes) au gouvernement pro soviétique Angolais pour pouvoir exploite le pétrole.
La décolonisation, n'est pas simplement politique, mais elle doit (devrait) être aussi économique; sauf que cette décolonisation économique n'a de fait pas vraiment eu lieu.
-Les puits de pétrole Angolais et Ivoirien sont toujours aux mains d'Elf aquitaine.
-Le cuivre du Shaba aux mains de l'union minière belge (c'était encore le cas en 1979, en tous cas).
-L'exploitation des plantes médicinales et des saphirs de Madagascar est entre les mains d'occidentaux qui en tirent 90% du profit.
-Pareil pour l'or de plusieurs pays,
Il y a donc, dans le monde, des pays dirigés par des dictatures que nous avons largement contribuer à mettre en place et que nous continuons à soutenir, et dont les richesses naturelles enrichissent essentiellement nos entreprises.
C'est alors un peu facile aujourd'hui de stigmatiser l'incurie des gouvernements corrompus de ces pays, alors que nous avons très largement contribué à les mettre en place et à les soutenir, pour l'intérêt de quelques une de nos élites économiques, ou pour de sordides raisons de géopolitique.
En conclusion, même si c'est insupportable à admettre pour bon nombre de gens, et en particulier pour nos gouvernants, la cause principale de l'état déplorable des pays ex colonies, et son corollaire, l'immigration, est bien à rechercher chez nous.
En fait, il n'y a rien d'étonnant dans cette attitude, on retrouve le même déni de responsabilité chez l'auteur de n'importe quel désastre, c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre, même la victime, où à la malchance, et cela parce que les conséquences font peur de par leur importance.
De la même manière, la responsabilité occidentale dans l'état de ces pays est niée, avec des arguments aussi simplistes que révélateur d'une ignorance...... souvent volontaire d'ailleurs..
Bien sûr, ill y d'autres responsabilités à d'autres niveaux, comme, par exemple, le FMI qui impose à certains pays endettés de choisir spécifiquement des cultures exportables (café, cacao) en lieu et place des cultures vivrières, et cela dans l'unique but de favoriser l'obtention de devises pour rembourser leur dette.
La plupart des immigrés qui arrivent chez nous, parfois dans des conditions de voyage effroyables, sont soumis au racisme d'une grande partie de la population, à l'arbitraire d'un patron profiteur de la situation et exploiteur, et doivent souvent se loger au milieu des moisissures et des cafards quand ce ne sont pas les rats. Pourtant ils restent. Ils peuvent repartir, rien de plus facile, il suffit de se laisser prendre par la police, le reste est gratuit... mais ils restent, pourquoi?
N'est-ce pas là un signe évident que la situation dans leur pays d'origine est absolument insupportable? Comment supporter tout cela sinon?
Partant de là, il est évident que la solution "contrôle des frontières et renvoi massif d'immigrés" est, non seulement quelque part injuste (l'état de leur pays est une conséquence de l'action des nôtres), mais elle est surtout inefficace, obligatoirement inefficace.
Lorsque l'on a à faire à des gens prêt à risquer leur vie pour venir, ces solutions (en plus d'être injustes) ne peuvent pas suffire, elles vont donc déboucher sur une frustration, de la part des autochtones, qui sera génératrice de radicalisation.
Et de frustration en radicalisation, et de radicalisation en frustration et de...... c'est notre pays qui glissera vers la dictature....
Étrange comportement que celui de ceux qui veulent comparer l'immigration à une inondation, mais qui ne s'aperçoivent pas que l'on ne peut la contrer qu'au niveau de la source.
Travailler au niveau de la source, c'est l'aide au développement, cela existe déjà, mais pour être réellement efficace, il faut que cette aide soit, bien sûr, beaucoup plus importante, mais aussi différente.
Actuellement, on finance des projets, on prête de l'argent, on construit des hôpitaux et des écoles, on creuse des puits, etc.
C'est bien, mais cela ne change rien au fait que ces pays restent:
-Dirigés par des gouvernements corrompus.
-Spoliés d'une grande part de leur richesses par certaines de nos entreprises.
-Privées de leurs élites qui renoncent souvent à essayer de développer leur pays parce qu'ils ne croient pas au changement possible.
or, ces point là sont les plus importants, voir les seuls qui comptent vraiment.
Je conçois tout à fait que changer les gouvernements est une tâche si difficile qu'elle semble impossible, pourtant, c'est bien en grande partie grâce à nous qu'ils sont là, et il faut toujours tout faire pour réparer ses torts, même lorsque ceux-ci ont des conséquences qui nous dépassent...
Je n'ai pas de réponse arrêtée pour y parvenir, J'imagine bien que cela entraînerait obligatoirement une ingérence qui peut-être mal perçue (néo-colonialisme), mais bien expliquée en détail au niveau du but et des moyens(*), et assortie d'une reconnaissance de responsabilité, au moins partielle, on peut espérer que ça passe.
(*) Donc il faut mettre carte sur table, c'est-à-dire informer la population de ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et des conséquences politiques de ce que nous faisons.
En plus, certains chefs d'états, sentant le vent tourner, pourraient se découvrir une brusque envie s'améliorer sans avoir besoin d'intervenir beaucoup...
Pour le problème de l'exploitation des richesses par nos multi-nationales, une volonté politique non influencée par des copinages douteux suffit.
Pour ce qui est des élites, une solution pourrait être d'engager nous même celles qui ont été formées chez nous, et les payer (peut-être même à vie), et à un niveau stimulant, pour travailler à développer leur pays d'origine.
Ah, j'oubliais, il faut bien sûr effacer toute dette, c'est évident.
Les conséquences de cette décolonisation qui n'a été réalisée qu'en cherchant à protéger nos intérêts à court ou moyen terme au détriment de l'avenir de populations entières, sont sans doute extrêmement difficiles à réparer, et je ne sais pas ce qui, au niveau politique, est encore possible et ce qui est déjà allé trop loin pour être corrigé avant longtemps, mais je sais que la solution du contrôle et du renvoi est inefficace et dangereuse, et je sais que la solution qui consiste à transformer ces pays en attracteur plutôt qu'en repoussoir est l'unique valable.
De toute façon, à partir du moment où l'on peut déjà se rejoindre sur l'origine du problème, sur l'injustice et l'inévitable inefficacité du contrôle et du renvoi (sauf acceptation d'une dérive dictatoriale), et sur la nécessité de travailler beaucoup plus en amont, on aura fait un grand pas vers à la fois plus d'humanité et plus d'efficacité, et cela ne pourra que stimuler des "plus futés" à trouver des solutions audacieuses et néanmoins applicables.
Et ce n'est pas parce que les conséquences de notre politique d'il y a 50 ans semblent aujourd'hui dépasser nos capacités de réparation, qu'il faut, non seulement nier toute responsabilité, mais en plus criminaliser les victimes.
Cette réponse est peut-être incomplète, et demande peut-être quelques "éclaircissements supplémentaire ici ou là, mais c'est déjà un début.
Amicalement, Alain
Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour.
C'est peut-être difficile, mais ça ne doit pas être considéré comme illégitime, c'est bien à cela que l'on doit tendre.
N'oubliez pas que des immigrés en plus ce sont aussi des consommateurs en plus donc une hausse de la demande intérieure.
Amicalement, Alain
Ben... être chrétien, c'est justement apprendre à aimer son prochain qui est différent, chercher à ne voir en lui que ses bons côtés, et vouloir s'enrichir de ce qu'il peut apporter qui ne nous ressemble pas déjà.Franck a écrit :On pourrait digresser sur de nombreux points mais il me semble qu’on oublie une question préalable assez fondamentale : a-t-on oui ou non envie de vivre avec tel ou tel groupe d’individus ? Ma réponse est claire : cela dépend mais, dans tous les cas, on ne saurait me forcer à vivre avec des gens dont je n’apprécie guère les moeurs, les coutumes ou encore la culture. Je suis chez moi et si je crois qu’ils n’ont de fait rien à m’apprendre, je n’ai aucune raison de m’adapter à leur présence. En l’espèce, imaginons que je n’ai pas envie de vivre avec des individus (parfaitement hypothétiques, je le précise) dont les croyances débiles me révulseraient, qui seraient inassimilables à mon substrat originel, qui se comporteraient de manière braillarde et irrespectueuse et qui de surcroît appauvriraient ma culture
C'est peut-être difficile, mais ça ne doit pas être considéré comme illégitime, c'est bien à cela que l'on doit tendre.
Non, il n'y aucune raisons qu'ils alourdissent les impôts, ils ne sont de fait que des habitants de plus, comme les enfants qui naissent et qui ne sont pas pour autant accusés de faire augmenter les impôts.Franck a écrit : et alourdiraient mes impôts.
N'oubliez pas que des immigrés en plus ce sont aussi des consommateurs en plus donc une hausse de la demande intérieure.
C'est une question d'apprentissage de la charité sous toutes ses formes (donc aussi la tolérance), dans la vie éternelle nous ne serons pas séparés par castes, tribus, races ou groupes.....Franck a écrit : Si un tel groupe existait, je n’aurais pas peur de lui mais je lui ferais rapidement savoir qu’il n’est pas le bienvenu chez moi. Je ne suis pas masochiste, c’est une simple de règle de bon sens. Fort heureusement, le bon sens semble être une idée neuve en Europe et on peut lui prédire un grand avenir.
C'est un leitmotiv', mais votre (cher?) argent n'est pas mis en danger par l'immigration....Franck a écrit : Quant à ceux qui font preuve de générosité avec l'argent des autres, je ne préfère même pas leur répondre.
Amicalement, Alain
Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour Alain,
En Christ,
Franck
Avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas une réponse politique. Convenons tout d’abord que le marché de l’immigration n’est pas infini, que notre demande est limitée par nos ressources humaines, matérielles et financières. On ne peut donc accueillir tout le monde, il faut effectuer une sélection. Admettons ensuite qu’il est possible de classer de classer les groupes candidats à l’immigration selon différents critères (niveau de vie, qualifications, langue, race, religion, culture) mesurant leur proximité avec les Français. Donnons la lettre A au groupe le plus proche et la lettre Z au groupe le plus éloigné. Une population proche coûtera moins cher à l’État d’accueil en raison de son niveau de vie et de ses qualifications et s’intégrera plus facilement aux populations autochtones du fait de sa ressemblance ethno-culturelle. Les heurts économiques et sociaux inhérents à l’immigration seront donc minimisés, à défaut d’être totalement éradiqués. Ceci étant posé, quel gestionnaire raisonnable pourrait préférer Z à A ?aroll a écrit :Ben... être chrétien, c'est justement apprendre à aimer son prochain qui est différent, chercher à ne voir en lui que ses bons côtés, et vouloir s'enrichir de ce qu'il peut apporter qui ne nous ressemble pas déjà.
C'est peut-être difficile, mais ça ne doit pas être considéré comme illégitime, c'est bien à cela que l'on doit tendre.
Cela dépend de leur niveau de vie. S’ils sont plus pauvres que la moyenne des Français, ils seront surreprésentés dans la répartition des différentes aides sociales.Non, il n'y aucune raisons qu'ils alourdissent les impôts, ils ne sont de fait que des habitants de plus, comme les enfants qui naissent et qui ne sont pas pour autant accusés de faire augmenter les impôts.
L’équilibre budgétaire relève plus de l’obsession que du leitmotiv en ce qui me concerne. Je suis attaché à notre système social et je ne souhaite donc pas le mettre en péril du fait de dépenses inconsidérées qui généreront des déficits et des emprunts qui nourriront in fine les banques. L’exemple de la Grèce est pour le moins probant. C’est aussi une exigence morale pour tout gouvernant, qui découle directement du huitième commandement. On parlait jadis de grivèlerie...C'est un leitmotiv', mais votre (cher?) argent n'est pas mis en danger par l'immigration....
En Christ,
Franck
Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour.
Un faible niveau de compétence est un frein à l'emploi, oui, mais surtout pour les français.
Les immigrés prennent souvent des emplois très très mal payés(d'autant plus qu'ils sont souvent sans papiers, donc sans droits), que les français ne prendraient de toute façon pas (non rentables).
Enfin, un bénéficiaire d'allocations est aussi un consommateurs, donc un stimulant de la demande intérieure...
Le niveau de chômage d'un pays dépend de sa politique économique, et de la conjoncture du moment, pas du nombre d'habitant.
Si le taux de chômage de votre pays est de 10%, et que 1000 immigrés arrivent, il y aura normalement 900 immigrés qui trouveront du travail, et 100 qui n'en trouveront pas, donc rien de changé pour les autochtones.
Si, par contre, pour différentes raisons, même racistes, les patrons rechignent à engager des immigrés, le hausse de la demande liée à leur arrivée entraînera une embauche supplémentaire de..... français.
Ou, pour le dire autrement, si le chômage doit être forcément de 10% (compte tenu de la conjoncture et de la politique économique choisie), alors, plus il y a d'étrangers au chômage, moins il y a de français dans cette situation, et donc plus il y a de français qui gagnent mieux leur vie.
Ou encore, tant qu'à faire d'avoir 10% de chômeurs, autant laisser cette situation peu enviable aux étrangers, plutôt qu'aux autochtones...
Et attention, renvoyer les étrangers chômeurs, signifie obliger des français à les remplacer....... au chômage! Le plein emploi étant une impossibilité absolue dans notre système.
Le problème de la Grèce est le résultat de:
1)Un mensonge sur l'état réel de son économie au moment de son, adhésion (aidée en cela par la banque Goldman Sachs.
2)Une mauvaise gestion, mais dans bien d'autres domaines que le social.
3)Une fraude fiscale généralisée et tolérée, poussée au niveau de sport national.
Amicalement, Alain.
Ma position , au sujet de l'immigration est qu'il n'y a pas à choisir entre A, B, ........................ou Z, les plus proche de A manqueraient à leur pays, et les plus proches de Z sont sans doute les plus nécessiteux d'une charité vraiment chrétienne, elle doit être traitée comme je l'ai expliqué dans ma réponse à Sofia, et pour les raisons que j'ai décrites.Franck a écrit : Avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas une réponse politique. Convenons tout d’abord que le marché de l’immigration n’est pas infini, que notre demande est limitée par nos ressources humaines, matérielles et financières. On ne peut donc accueillir tout le monde, il faut effectuer une sélection. Admettons ensuite qu’il est possible de classer de classer les groupes candidats à l’immigration selon différents critères (niveau de vie, qualifications, langue, race, religion, culture) mesurant leur proximité avec les Français. Donnons la lettre A au groupe le plus proche et la lettre Z au groupe le plus éloigné. Une population proche coûtera moins cher à l’État d’accueil en raison de son niveau de vie et de ses qualifications et s’intégrera plus facilement aux populations autochtones du fait de sa ressemblance ethno-culturelle. Les heurts économiques et sociaux inhérents à l’immigration seront donc minimisés, à défaut d’être totalement éradiqués. Ceci étant posé, quel gestionnaire raisonnable pourrait préférer Z à A ?
Ce n''est pas si simple. Tout d'abord ce n'est pas une question de pauvreté "d'origine", mais de niveau de compétence.Franck a écrit : Cela dépend de leur niveau de vie. S’ils sont plus pauvres que la moyenne des Français, ils seront surreprésentés dans la répartition des différentes aides sociales.
Un faible niveau de compétence est un frein à l'emploi, oui, mais surtout pour les français.
Les immigrés prennent souvent des emplois très très mal payés(d'autant plus qu'ils sont souvent sans papiers, donc sans droits), que les français ne prendraient de toute façon pas (non rentables).
Enfin, un bénéficiaire d'allocations est aussi un consommateurs, donc un stimulant de la demande intérieure...
Le niveau de chômage d'un pays dépend de sa politique économique, et de la conjoncture du moment, pas du nombre d'habitant.
Si le taux de chômage de votre pays est de 10%, et que 1000 immigrés arrivent, il y aura normalement 900 immigrés qui trouveront du travail, et 100 qui n'en trouveront pas, donc rien de changé pour les autochtones.
Si, par contre, pour différentes raisons, même racistes, les patrons rechignent à engager des immigrés, le hausse de la demande liée à leur arrivée entraînera une embauche supplémentaire de..... français.
Ou, pour le dire autrement, si le chômage doit être forcément de 10% (compte tenu de la conjoncture et de la politique économique choisie), alors, plus il y a d'étrangers au chômage, moins il y a de français dans cette situation, et donc plus il y a de français qui gagnent mieux leur vie.
Ou encore, tant qu'à faire d'avoir 10% de chômeurs, autant laisser cette situation peu enviable aux étrangers, plutôt qu'aux autochtones...
Et attention, renvoyer les étrangers chômeurs, signifie obliger des français à les remplacer....... au chômage! Le plein emploi étant une impossibilité absolue dans notre système.
Notre système social n'est en rien menacé par une hausse de la population (l'immigration n'est rien d'autre), le problème est ailleurs.Franck a écrit : L’équilibre budgétaire relève plus de l’obsession que du leitmotiv en ce qui me concerne. Je suis attaché à notre système social et je ne souhaite donc pas le mettre en péril du fait de dépenses inconsidérées qui généreront des déficits et des emprunts qui nourriront in fine les banques. L’exemple de la Grèce est pour le moins probant. C’est aussi une exigence morale pour tout gouvernant, qui découle directement du huitième commandement. On parlait jadis de grivèlerie...
En Christ,
Franck
Le problème de la Grèce est le résultat de:
1)Un mensonge sur l'état réel de son économie au moment de son, adhésion (aidée en cela par la banque Goldman Sachs.
2)Une mauvaise gestion, mais dans bien d'autres domaines que le social.
3)Une fraude fiscale généralisée et tolérée, poussée au niveau de sport national.
Amicalement, Alain.
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Re: Le problème de l'immmigration
L'enseignement de l'Eglise se fait toujours plus clair : hier le Pape a adressé une lettre à Mgr Veglio, à l'occasion du 8ème congrès européen sur les migrations de la conférence épiscopale d'Europe. Mgr Veglio, s'exprimant au nom de l'Eglise, a fait un discours qui est d'une clarté inespérée pour les chrétiens d'Europe sur l'inspiration et le sens des politiques migratoires !
Le texte à lire ici, sans attendre : Migrations en Europe : Analyse de Mgr Veglio
avec un tel discours, il n'est plus possible de mal interpréter le discours de l'Eglise sur cette question.
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour Alain,
Le problème est qu’il faut effectuer un choix puisque nous n’avons pas les moyens d’accueillir tout le monde du fait de nos ressources et de nos capacités limitées. La mise en place de critères objectifs de sélection me paraît être la solution la plus juste qui soit car elle protège les migrants de l’arbitraire tout en préservant les intérêts de l’État d’accueil et de ses citoyens. Ces deux perspectives sont d’égale importance.aroll a écrit :Ma position , au sujet de l'immigration est qu'il n'y a pas à choisir entre A, B, ........................ou Z, les plus proche de A manqueraient à leur pays, et les plus proches de Z sont sans doute les plus nécessiteux d'une charité vraiment chrétienne, elle doit être traitée comme je l'ai expliqué dans ma réponse à Sofia, et pour les raisons que j'ai décrites.
C’est exact mais l’économie française, si elle souhaite rivaliser avec ses concurrents à l’échelle mondiale, doit tabler sur les activités à haute valeur ajoutée qui présupposent des qualifications élevées. Nous n'avons pas les moyens de donner dans la philanthropie, l'économie mondiale est un état de guerre perpétuel. L’afflux d’immigrants pauvres et peu qualifiés fragilise cet objectif vital pour le maintien du niveau de vie de notre pays et, in fine, de notre édifice social. On peut de plus imaginer des solutions alternatives, qui solliciteraient la recherche, en ce qui concerne le pourvoi des emplois peu qualifiés. La robotique en fait partie. Croyez-vous ainsi que le métier de caissière existera encore dans 15 ans à l'heure même où les caisses automatiques se développent dans certaines enseignes ?Ce n''est pas si simple. Tout d'abord ce n'est pas une question de pauvreté "d'origine", mais de niveau de compétence.
Un faible niveau de compétence est un frein à l'emploi, oui, mais surtout pour les français.
Les immigrés prennent souvent des emplois très très mal payés(d'autant plus qu'ils sont souvent sans papiers, donc sans droits), que les français ne prendraient de toute façon pas (non rentables).
Reste à savoir si ce qu’il consomme équivaut à ce qu’il reçoit. Cela n’a rien d’évident, notamment si l’on tient compte du fait que de nombreux migrants renvoient de l’argent dans leur pays d’origine. C'est compréhensible mais ces sommes sont perdues pour l’État comme pour l’économie française. Nous n'avons pas le même problème avec les nationaux.Enfin, un bénéficiaire d'allocations est aussi un consommateurs, donc un stimulant de la demande intérieure...
À ceci près que le taux de chômage n’est pas uniforme au sein des différentes catégories socio-professionnelles. On observe généralement qu’il est plus élevé parmi les catégories peu ou pas qualifiées. Il se trouve donc que l’importation de 100 individus majoritairement peu ou pas qualifiés n’aura pas le même effet sur le taux de chômage que la naissance de 100 Français tirés au hasard. Même en économie, les individus ne sont pas interchangeables dans la mesure où ils possèdent un capital humain, culturel et financier qui leur est propre et qui est valorisable à des degrés divers. C'est pourquoi il faut procéder à une véritable sélection en matière d'immigration, sur des bases à la fois économiques et culturelles.Si le taux de chômage de votre pays est de 10%, et que 1000 immigrés arrivent, il y aura normalement 900 immigrés qui trouveront du travail, et 100 qui n'en trouveront pas, donc rien de changé pour les autochtones.
Si l’immigration n’est qu’une hausse de la population, pouvez-vous me confirmer que l’arrivée d’un million de Soudanais moyens aura le même impact sur notre économie que l’arrivée d’un million de Suisses romands moyens ? J'aimerais comprendre l'explication de ce miracle...Notre système social n'est en rien menacé par une hausse de la population (l'immigration n'est rien d'autre), le problème est ailleurs.
Re: Le problème de l'immmigration
C’est vrai. J’y désobéirai donc en mon âme et conscience, avec fermeté et résolution. Quand l’Église s’exprime comme l’EHESS, c’est que quelque chose ne tourne pas rond en son sein. Je suis bien content que l’Église soit séparée de l’État quand j’entends un prélat dénoncer le modèle assimilationniste français qui permit à ma grand-mère, cinq ans après son arrivée, d’obtenir son certificat d’études primaires. Je ne suis pas un jacobin acharné mais, à partir du moment où la France a choisi de devenir un État-nation, l’assimilation devient la seule politique d’intégration possible. Cela justifie par ailleurs la mise en place d’une sélection des immigrés, tous n’étant pas assimilables.Pneumatis a écrit :avec un tel discours, il n'est plus possible de mal interpréter le discours de l'Eglise sur cette question.
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Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour Franck,
Autant je peux comprendre, même si je ne les partage pas, les bases économiques et sociales sur lesquelles repose vos conclusions quant aux politiques migratoires, autant j'ai de la peine à comprendre ce que je ne peux voir que comme une "mise en parenthèse" du message évangélique. Le discours de l'Eglise ici est plus clair mais n'a rien de nouveau.
Quand vous parlez de critères objectifs de sélection, la doctrine de l'Eglise depuis le Christ lui-même et son évangile, vous en propose un de critère : ce n'est pas le plus compétent ou le plus assimilable que vous devez préférer, mais le plus pauvre. Le critère de sélection que la DSE formule comme "option préférentielle pour les pauvres", reprend simplement l'évangile de Mathieu, 25 :
Après, oui l'Eglise n'a pas à commander le pouvoir temporel, mais elle a à en donner les inspirations chrétiennes, de manière à ce que, comme pour chaque individu, les états appliquent une politique toujours plus conforme à la vérité de l'évangile. La recherche du bien commun ne peut faire l'économie d'un discernement en vérité sur ce qu'est le bien.
Que nous faut-il préférer : ce que notre raison, jamais parfaitement informée, nous dicte pour le maintien d'un ordre temporel ? ou ce que le Christ nous enseigne universellement dans l'espérance du royaume éternel qu'il a préparé pour nous ?
Autant je peux comprendre, même si je ne les partage pas, les bases économiques et sociales sur lesquelles repose vos conclusions quant aux politiques migratoires, autant j'ai de la peine à comprendre ce que je ne peux voir que comme une "mise en parenthèse" du message évangélique. Le discours de l'Eglise ici est plus clair mais n'a rien de nouveau.
Quand vous parlez de critères objectifs de sélection, la doctrine de l'Eglise depuis le Christ lui-même et son évangile, vous en propose un de critère : ce n'est pas le plus compétent ou le plus assimilable que vous devez préférer, mais le plus pauvre. Le critère de sélection que la DSE formule comme "option préférentielle pour les pauvres", reprend simplement l'évangile de Mathieu, 25 :
Ce n'est pas une invention de l'Eglise d'aujourd'hui. Et le Christ n'a pas ajouté non plus : "mais si un jour vous estimez qu'économiquement ça devient difficile, vous pourrez oublier ce que j'ai dit".34. Alors le Roi dira à ceux de droite : «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde.
35. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli,
36. nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. »
37. Alors les justes lui répondront : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer,
38. étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir,
39. malade ou prisonnier et de venir te voir ?»
40. Et le Roi leur fera cette réponse : «En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. »
Après, oui l'Eglise n'a pas à commander le pouvoir temporel, mais elle a à en donner les inspirations chrétiennes, de manière à ce que, comme pour chaque individu, les états appliquent une politique toujours plus conforme à la vérité de l'évangile. La recherche du bien commun ne peut faire l'économie d'un discernement en vérité sur ce qu'est le bien.
Que nous faut-il préférer : ce que notre raison, jamais parfaitement informée, nous dicte pour le maintien d'un ordre temporel ? ou ce que le Christ nous enseigne universellement dans l'espérance du royaume éternel qu'il a préparé pour nous ?
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour Pneumatis,
Je ne vois pas le rapport entre les paroles du Christ et la condamnation de la politique d’assimilation apparaissant explicitement dans ce texte et qui se trouve être à l'origine de ma réaction plutôt vive :
Je ne vois pas le rapport entre les paroles du Christ et la condamnation de la politique d’assimilation apparaissant explicitement dans ce texte et qui se trouve être à l'origine de ma réaction plutôt vive :
N’y a-t-il pas d’ailleurs un verset ambivalent du Lévitique enjoignant aux étrangers de faire comme s’ils étaient nés dans le pays qui les accueille ? Je ne serai toutefois pas trop dur avec lui. Comme tout sociologue digne de ce nom, il ne doit guère user ses beaux habits du côté de Clichy-sous-Bois.Mgr Veglio a écrit :Alors, on se trouve devant deux extrémités à éviter : celle de l'absorption, de l'assimilation totale dans la société dominante, au dam de l'identité du migrant, et celle de l'exclusion, qui comporte le danger de la marginalisation.
Je ne voudrais pas paraître ironique mais l’appréciation de l’Église sur ces questions semble fluctuer avec les époques. N’a-t-elle pas attribué le titre de "Rois catholiques" à des souverains ayant décidé d’expulser toute une partie de leur population du seul fait de leur religion ? Ce qui n’était pas un péché hier le serait aujourd’hui ?Après, oui l'Eglise n'a pas à commander le pouvoir temporel, mais elle a à en donner les inspirations chrétiennes, de manière à ce que, comme pour chaque individu, les états appliquent une politique toujours plus conforme à la vérité de l'évangile. La recherche du bien commun ne peut faire l'économie d'un discernement en vérité sur ce qu'est le bien.
Mgr Veglio n’est pas le Christ. On a même vu des évêques brûler des saintes, en d’autres époques.Que nous faut-il préférer : ce que notre raison, jamais parfaitement informée, nous dicte pour le maintien d'un ordre temporel ? ou ce que le Christ nous enseigne universellement dans l'espérance du royaume éternel qu'il a préparé pour nous ?
Re: Le problème de l'immmigration
Les sommes envoyés par les français dans leur pays d'origine sont sans commune mesure avec ce que dépensent les touristes français à l'étranger.Franck a écrit :Reste à savoir si ce qu’il consomme équivaut à ce qu’il reçoit. Cela n’a rien d’évident, notamment si l’on tient compte du fait que de nombreux migrants renvoient de l’argent dans leur pays d’origine. C'est compréhensible mais ces sommes sont perdues pour l’État comme pour l’économie française. Nous n'avons pas le même problème avec les nationaux.
La priorité devrait donc être d'empêcher les français de prendre leurs vacances à l'étranger et de les obliger à le faire en France
"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple." - Karl Marx
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Re: Le problème de l'immmigration
Franck a écrit :On pourrait digresser sur de nombreux points mais il me semble qu’on oublie une question préalable assez fondamentale : a-t-on oui ou non envie de vivre avec tel ou tel groupe d’individus ? Ma réponse est claire : cela dépend mais, dans tous les cas, on ne saurait me forcer à vivre avec des gens dont je n’apprécie guère les moeurs, les coutumes ou encore la culture. Je suis chez moi et si je crois qu’ils n’ont de fait rien à m’apprendre, je n’ai aucune raison de m’adapter à leur présence. En l’espèce, imaginons que je n’ai pas envie de vivre avec des individus (parfaitement hypothétiques, je le précise) dont les croyances débiles me révulseraient, qui seraient inassimilables à mon substrat originel, qui se comporteraient de manière braillarde et irrespectueuse et qui de surcroît appauvriraient ma culture et alourdiraient mes impôts. Si un tel groupe existait, je n’aurais pas peur de lui mais je lui ferais rapidement savoir qu’il n’est pas le bienvenu chez moi. Je ne suis pas masochiste, c’est une simple de règle de bon sens. Fort heureusement, le bon sens semble être une idée neuve en Europe et on peut lui prédire un grand avenir. Quant à ceux qui font preuve de générosité avec l'argent des autres, je ne préfère même pas leur répondre.
Pardonnez-moi si vous le pouvez, Franck, mais ce que vous dîtes ici est rempli de préjugés et de présupposés et montre en définitive que vous n'est pas plus chrétient que "masochiste"... Vous verrez, la vieillesse vous fera changer d'avis: quand on se retrouve vieux seul et malade, on EST un étranger débile...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le problème de l'immmigration
Non, je ne changerai pas d'avis. À la différence de la plupart des bonnes âmes de ce forum, je peux me prévaloir d'une certaine expérience quant à la coexistence dans la durée -douze siècles, est-ce suffisant ?- avec les sectateurs d'une idéologie religieuse bien particulière. Je ne souhaite pas vivre avec eux et cette réponse est définitive. Vos descendants, dans cinq ou six générations, maudiront votre "tolérance" et votre "ouverture d'esprit".etienne lorant a écrit :Pardonnez-moi si vous le pouvez, Franck, mais ce que vous dîtes ici est rempli de préjugés et de présupposés et montre en définitive que vous n'est pas plus chrétient que "masochiste"... Vous verrez, la vieillesse vous fera changer d'avis: quand on se retrouve vieux seul et malade, on EST un étranger débile...
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Re: Le problème de l'immmigration
Bonjour Franck,
Bref, je vous prie de m'excuser pour le malentendu. Et si j'ai le temps, plus tard, je reviendrais peut-être sur la suite de votre message.
Il n'y en avait pas en effet, c'est un léger malentendu. Dans mon précédent message, en évoquant l'évangile et la DSE, je répondais plutôt aux remarques que vous faisiez à Alain, à propos du choix objectif à faire en vue d'une immigration sélective. Ma réponse était que le seul critère objectif qu'ait jamais retenu l'Eglise, pour ce qui est d'avoir une "préférence sociale" c'est celui de la pauvreté (au sens large), et non pas celui de l'assimilabilité ou de la rentabilité.Franck a écrit :Je ne vois pas le rapport entre les paroles du Christ et la condamnation de la politique d’assimilation apparaissant explicitement dans ce texte et qui se trouve être à l'origine de ma réaction plutôt vive
Bref, je vous prie de m'excuser pour le malentendu. Et si j'ai le temps, plus tard, je reviendrais peut-être sur la suite de votre message.
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