Le problème de l'immigration

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VexillumRegis
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par VexillumRegis »

Cher Joël,

Comme vous le dîtes vous-même, les conditions d'accueil dans notre pays sont tout à fait déplorables, à un point tel qu'on peut bien se demander comment une telle situation n'agit pas comme un repoussoir pour les migrants... C'est donc dans un souci humanitaire très louable que je demande l'expulsion immédiate des migrants en situation irrégulière ! Plus sérieusement, je rappelle qu'au-delà des droits légitimes des migrants (et des droits tout aussi légitimes des Etats qui les accueillent de gré ou de force à réguler ces flux comme ils l'entendent), il y a aussi un droit imprescriptible pour tout homme à pouvoir vivre convenablement dans le pays et au sein du peuple où la providence l'a fait naître. La migration économique est toujours un déracinement, c'est-à-dire un déchirement.

Quant au principe de la destination universelle des biens, je le trouve bien vague et pour tout dire inapplicable. En un mot : fumeux. Je rappelle qu'il existe un autre droit imprescriptible, qui a lui l'avantage d'être plus concret : le droit de propriété.

Vous brandissez ensuite l'argument culpabilisateur qu'aime nous servir la gauche depuis des décennies : c'est nous qui sommes responsables de la situation économique catastrophique de la plupart des pays dits « en voie de développement ». Je trouve cet argument inadmissible et même indécent (1). Non seulement il culpabilise les peuples développés (2), mais il attise de manière irresponsable la rancoeur des peuples soi-disant exploités. En vérité, ces pays pauvres sont indépendants depuis plusieurs décennies, et ce sont donc leurs dirigeants qui sont les premiers responsables de cette situation, d'autant plus que la colonisation leur avait légué toute une infrastructure qu'ils n'avaient qu'à entretenir et à développer. Je crois au contraire que cet argument contribue à maintenir les peuples du tiers-monde dans une mentalité post-coloniale en les déresponsabilisant, en leur faisant accroire que tout est de la faute de l'homme blanc, et qu'ils ne peuvent se développer qu'en attendant des réparations des anciens colons.

(1) Allez faire croire à un type qui gagne à peine le SMIC qu'il contribue au pillage des richesses du tiers-monde...

(2) Faut-il vous rappeler que ces peuples développés ne l'ont pas toujours été, et qu'ils ne font aujourd'hui que jouir (et même gaspiller) de la sueur, du sang, des multiples sacrifices que leurs aïeux ont consentis pour leur léguer une telle prospérité ? Et nos aïeux n'ont pas eu besoin d'être aidés par d'autres pour bâtir cette richesse... Leurs descendants ont un droit légitime à profiter en priorité des fruits du travail de leurs ancêtres.


Vous faites bien de prendre l'exemple d'Haïti : il n'en existe pas de plus éloquent. Dois-je vous rappeler que ce pays est officiellement indépendant depuis 1804 ? Depuis cette date, l'histoire de cet État n'est qu'anarchie, instabilité, corruption des élites et pauvreté massive du peuple ; même libres et indépendants, les Haïtiens n'ont jamais réussi à atteindre un quelconque niveau de développement. Est-ce là encore la faute de l'homme blanc ? La colonisation, comme le péché originel, se propagerait-t-il par je ne sais quelle malédiction sur les enfants, les petits-enfants, l'ensemble des descendants des colonisés ? Et la culpabilité des colons n'aura-t-elle donc jamais de fin ? Non. La vérité, celle que votre « humanisme » béat ne vous permet pas de constater, pas même d'imaginer, c'est que des pays, des peuples comme celui d'Haïti sont incapables d'atteindre un niveau de civilisation comparable à celui des peuples européens. Non pas que ces peuples nous soient inférieurs (j'entends déjà l'accusation de racisme), mais ils sont différents (3), et vouloir leur imposer un mode de développement comparable à celui que les peuples européens ont connu, c'est méconnaître cette différence, c'est poursuivre par d'autres moyens la mentalité coloniale et imposer un point de vue européocentré. En comparant de manière abusive les niveaux de vie entre les pays « en développement » (Haïti) et les pays dits développés (France), vous participez de ce même ethnocentrisme. Comparaison n'est pas raison : il n’y a pas de rapport possible entre des types de civilisations, des races si différentes. Voilà, quant à moi, le diagnostique que je fais. Quant aux solutions, je crains que seuls les intéressés soient en mesure de les trouver.

(3) « L'émotion est nègre, la raison hellène ». L'auteur de ce mot n'est pas un affreux suprémaciste blanc, mais Léopold Senghor. Vous trouverez cette citation ici, dans la bouche d'un journaliste congolais dont les propos ne sont pas sans intérêt. Je vous invite par ailleurs à lire avec attention les statistiques comparatives entre Haïti et son voisin dominicain. C'est instructif.

Cordialement,

- VR -
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Pneumatis
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Re: Le problème de l'immmigration

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Bonjour VR,
VexillumRegis a écrit :Comme vous le dîtes vous-même, les conditions d'accueil dans notre pays sont tout à fait déplorables, à un point tel qu'on peut bien se demander comment une telle situation n'agit pas comme un repoussoir pour les migrants... C'est donc dans un souci humanitaire très louable que je demande l'expulsion immédiate des migrants en situation irrégulière ! Plus sérieusement, je rappelle qu'au-delà des droits légitimes des migrants (et des droits tout aussi légitimes des Etats qui les accueillent de gré ou de force à réguler ces flux comme ils l'entendent), il y a aussi un droit imprescriptible pour tout homme à pouvoir vivre convenablement dans le pays et au sein du peuple où la providence l'a fait naître. La migration économique est toujours un déracinement, c'est-à-dire un déchirement.
Sur ce point au moins, nous sommes pleinement d'accord.
VexillumRegis a écrit :Quant au principe de la destination universelle des biens, je le trouve bien vague et pour tout dire inapplicable. En un mot : fumeux. Je rappelle qu'il existe un autre droit imprescriptible, qui a lui l'avantage d'être plus concret : le droit de propriété.
Pour information (c'est moi qui souligne, à votre attention) :
Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise a écrit :§177. La tradition chrétienne n'a jamais reconnu le droit à la propriété privée comme absolu ni intouchable: « Au contraire, elle l'a toujours entendu dans le contexte plus vaste du droit commun de tous à utiliser les biens de la création entière: le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l'usage commun, à la destination universelle des biens ».372 Le principe de la destination universelle des biens affirme à la fois la seigneurie pleine et entière de Dieu sur toute réalité et l'exigence que les biens de la création demeurent finalisés et destinés au développement de tout l'homme et de l'humanité tout entière.373 Ce principe ne s'oppose pas au droit de propriété,374 mais indique la nécessité de le réglementer. En effet, la propriété privée, quelles que soient les formes concrètes des régimes et des normes juridiques relatives à celle-ci, n'est par essence qu'un instrument pour le respect du principe de la destination universelle des biens et, par conséquent, en dernier ressort, non pas une fin mais un moyen.375

372Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 14: AAS 73 (1981) 613.
373Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 69: AAS 58 (1966) 1090-1092; Catéchisme de l'Église Catholique, 2402-2406.
374Cf. Léon XIII, Encycl. Rerum novarum: Acta Leonis XIII, 11 (1892) 102.
375Cf. Paul VI, Encycl. Populorum progressio, 22-23: AAS 59 (1967) 268-269.
En d'autres termes vous ne pouvez vous revendiquer propriétaire d'un bien que dans la mesure où il vous permet d'être au service du bien commun, ou du moins qu'il ne s'y oppose pas.
Sous l'éclairage de ce texte, je me permets de vous inviter à lire ce petit article, publié sur le forum économique. Et de l'interpréter également à la lumière de Caritas in Veritate qui dit notamment ceci :
Dans Caritas in Veritate, Benoit XVI a écrit :Le marché devenu mondial a stimulé avant tout, de la part de pays riches, la recherche de lieux où délocaliser les productions à bas coût dans le but de réduire les prix d’un grand nombre de biens, d’accroître le pouvoir d’achat et donc d’accélérer le taux de croissance fondé sur une consommation accrue du marché interne. En conséquence, le marché a encouragé des formes nouvelles de compétition entre les États dans le but d’attirer les centres de production des entreprises étrangères, à travers divers moyens, au nombre desquels une fiscalité avantageuse et la dérégulation du monde du travail. Ces processus ont entraîné l’affaiblissement des réseaux de protection sociale en contrepartie de la recherche de plus grands avantages de compétitivité sur le marché mondial, faisant peser de graves menaces sur les droits des travailleurs, sur les droits fondamentaux de l’homme et sur la solidarité mise en œuvre par les formes traditionnelles de l’État social. Les systèmes de sécurité sociale peuvent perdre la capacité de remplir leur mission dans les pays émergents et dans les pays déjà développés, comme dans des pays pauvres.
Et plus loin :
Dans Caritas in Veritate, Benoit XVI a écrit :37. La doctrine sociale de l’Église a toujours soutenu que la justice se rapporte à toutes les phases de l’activité économique, parce qu’elle concerne toujours l’homme et ses exigences. La découverte des ressources, les financements, la production, la consommation et toutes les autres phases du cycle économique ont inéluctablement des implications morales. Ainsi toute décision économique a-t-elle une conséquence de caractère moral.
En d'autres termes, nous sommes tous responsables moralement des injustices dans la grande chaine économique dès lors que nous y participons ne serait-ce qu'en tant que consommateur. Je suis en ce moment même derrière un ordinateur, et je peux vous dire qu'en plus d'être scandalisé par les conditions de travail de ceux qui fabriquent les outils dont je me sers, je m'interroge aussi sur ma responsabilité morale vis-à-vis d'eux en tant que consommateur.
VexillumRegis a écrit :Vous brandissez ensuite l'argument culpabilisateur qu'aime nous servir la gauche depuis des décennies : c'est nous qui sommes responsables de la situation économique catastrophique de la plupart des pays dits « en voie de développement ». Je trouve cet argument inadmissible et même indécent (1).
Je suis désolé d'avoir été obligé d'opposer cet argument au déballage de "charité" que semblait recouvrir, pour beaucoup, ce que je considère comme la gestion des conséquences de nos dérives économiques, ou de celles de nos pères. Et je suis désolé que ça nous culpabilise vous et moi, ou ceux qui nous lisent.

Après sur Haïti, c'est du même ordre. J'ai pris cet exemple à dessein, et puisque vous me donnez l'occasion de préciser un peu, je vais le faire. Haïti, comme vous l'avez dit, est une république indépendante depuis 1804. Avant cela, d'abord, qu'en était-il ? Une terre peuplée d'amérindiens qui vivaient primitivement de leurs propres ressources. Tout commence à merder après l'arrivée de Christophe Colomb. L'île est très riches en ressources très convoitées, mais il faut les extraire. Et puis il faut vivre sur place, de manière "civilisée". Problème : les amérindiens ne savent pas travailler, donc pas exploitables. Ils sont donc massacrés avant d'être "remplacés" par des esclaves noirs venus d'Afrique. Qu'on parle d'Haïti ou de Saint Domingue, province qui concerne, vous avez raison, plus intimement la France, notre pays participera longtemps au fameux "commerce triangulaire" avec l'île, se gavant des richesses pillées dans ses terres. Quand finalement, après des siècles d'exploitation par l'esclavage et le pillage des ressources à destination de l'Europe, la province d'Haïti deviendra indépendante, et l'esclavage aboli, ce sera au prix d'une dette énorme qui condamnera Haïti à être endetté encore jusqu'à aujourd'hui. Pendant deux siècles, Haïti a alimenté notre économie des intérêts (en plus d'un capital aussi injuste qu'arbitraire) d'une dette scandaleuse.

Bien sur les gouvernements successifs de ce pays sont en partie responsable de détresse économique du pays. Les gouvernement d'Haïti ont été laissés en prise, après l'indépendance, à une élite totalement corrompue qui a été élevé sur le modèle proposé par ses colons, soutenue dans les dictatures successives par les puissances occidentales de manière à entretenir un commerce avantageux des nombreuses richesses du sol haïtien.

C'est seulement depuis 2009 que l'on commence véritablement à prendre conscience que peut-être il faudrait annuler la dette d'Haïti... Très bien. Comment vous dire ? Je ne souhaite pas particulièrement que les haïtiens, dont le pays est aujourd'hui dévasté, débarquent en masse sur nos côtes pour en appeler à notre "hospitalité", évidemment. Mais ce que je veux dire, c'est que s'ils le faisaient, il ne faudrait pas qu'on vienne pleurer sur notre tranquillité menacée. Et même si ce ne sont pas vous ou moi les responsables directs, même si les plus lourdes fautes incombent à nos arrières-arrières-...-arrières grands-pères, oui il y a bien un moment où une nation comme la notre - surtout si on veut lui reconnaitre une identité, une histoire, une culture - doit assumer les erreurs de son passé. Elles font aussi parti de notre fameuse "identité nationale" !

En attendant, j'ai l'impression, mais dites-moi si je me trompe, que vous êtes plutôt favorable à un "chacun pour soi et Dieu pour tous", du moins dans les relations inter-nationales. Je ne comprends pas bien en quoi cela peut contribuer au bien commun, et donc de fait je ne comprends pas non plus en quoi cela peu contribuer au bien tout court.
(1) Allez faire croire à un type qui gagne à peine le SMIC qu'il contribue au pillage des richesses du tiers-monde...
Ce n'est pas le type qui gagne le SMIC, ni même celui qui gagne beaucoup plus qui est concerné, dans la mesure où ce n'est pas le fait de subvenir à ses besoins, et même largement, qui peut être en cause moralement, mais notre façon de vivre. Est concerné celui qui profite de conditions de vie qui reposent sur l'exploitation outrancière de population sous-développés. En l'état de l'économie mondiale, je reconnais que cela implique immédiatement beaucoup de monde. L'implication est ici de l'ordre de la morale, tel qu'indiqué dans Caritas in Veritate (citation ci-dessus). Cela dit, ceux qui ont une responsabilité dans ce système injuste (et j'en fait partie) restent moins nombreux que ceux qui en souffrent, il me semble.
(2) Faut-il vous rappeler que ces peuples développés ne l'ont pas toujours été, et qu'ils ne font aujourd'hui que jouir (et même gaspiller) de la sueur, du sang, des multiples sacrifices que leurs aïeux ont consentis pour leur léguer une telle prospérité ? Et nos aïeux n'ont pas eu besoin d'être aidés par d'autres pour bâtir cette richesse... Leurs descendants ont un droit légitime à profiter en priorité des fruits du travail de leurs ancêtres.
Et l'esclavage, le massacre ou l'exploitation et le commerce des populations autochtones des colonies, c'était quoi ? De la simple gestion des outils de production ? Et l'exploitation de terres purement et simplement annexées ? Un droit légitime ? Non mais oh ! Et c'est moi qui suis indécent ! Pardon pour le ton un peu sec, mais quoi : comment faites-vous pour occulter tout ça aussi simplement ?

Je terminerais en indiquant les propos du pape, à son départ de Malte ce dimanche. Après avoir félicité la population maltaise pour une législation exceptionnellement en faveur de la vie et de la famille, par l'interdiction de l'avortement et du divorce, il s'est exprimé devant la jeunesse maltaise en ces termes :
Benoit XVI a écrit :Comme chrétiens nous sommes appelés à manifester l'amour de Dieu qui s'étend à tous. C'est pourquoi nous devons secourir le pauvre, le faible, le marginal ; nous devons avoir un souci particulier de ceux qui sont en difficulté, qui souffrent de dépression ou d'inquiétude ; nous devons avoir soin des handicapés et faire tout ce que nous pouvons pour promouvoir leur dignité et leur qualité de vie ; nous devons prêter attention aux besoins des immigrés et de ceux qui cherchent asile sur nos terres ; nous devons tendre la main avec amitié aux croyants et aux non-croyants. C'est cela la noble vocation d'amour et de service que nous avons tous reçue.
En partant de Malte, il s'est exprimé à propos de l'immigration, très importante dans ce pays (dans des proportions qui, semble-t-il, dépassent largement celles de l'immigration en France).
Benoit XVI a écrit :En raison de sa position géographique au cœur de la Méditerranée, beaucoup de migrants arrivent sur les côtes maltaises, certains fuyants des situations de violence et de persécution, d'autres, à la recherche de meilleures conditions de vie. Je suis conscient des difficultés que l'accueil d'un grand nombre de personnes peut provoquer ; ce sont des difficultés qui ne peuvent être résolues seul par aucun pays de premier accueil. En même temps, je suis sûr aussi que, s'appuyant sur la force de ses racines chrétiennes et sur sa longue et glorieuse tradition d'accueil des étrangers, Malte cherchera, avec l'aide des autres États et des Organisations internationales, à venir en aide à ceux qui arrivent ici et à s'assurer que leurs droits soient respectés.
En d'autres termes, comme nous disions plus haut : oui, un état ne peut pas, à lui tout seul, gérer la complexité des flux migratoires, et cela semble logique sur le plan de la subsidiarité. Il y a des choses à mettre en oeuvre au niveau international. Mais pour autant, un état ne doit certainement pas se défausser de sa responsabilité dans l'accueil et l'aide aux migrants, en s'assurant en premier lieu que leurs droits soient respectés.
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par etienne lorant »

VexillumRegis a écrit :Si cette lettre touche à la question de l'immigration (ce qui paraît probable), cela pourrait être fort intéressant... Ou comment un bon patriote et un bon catholique peut concilier son légitime combat contre l'invasion migratoire et sa fidélité aux prescriptions xénomaniaques de sa hiérarchie cléricale...

Cordialement,

- VR -[/justifier]
La veille vous écriviez , je cite: "Je n’accorde aucun crédit à l’Église qui est en France (ou plutôt ce qu’il en reste), et je me moque comme de l’an II de ce qu’elle peut prescrire à ses fidèles dans le domaine politique."

En ce qui concerne, c'est à vous que je n'accorde aucun crédit... en dépit de votre vocabulaire fleuri, quoique très épineux.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par aroll »

Bonjour.
Au delà du fait que les pays colonisateurs ont effectivement pillés les richesses des pays colonisés, pendant la période de colonisation, je me demande si VexillumRegis sait que cela continue de fait en grande partie.
Les richesses de la plupart des ex-colonies continuent d'être exploitées au profit presque exclusif (à un loyer près) des même sociétés qu'à l'époque, ou au profit de multinationales qui sont bien de chez nous.

VexillumRegis sait-il aussi que les pays occidentaux sont les principaux soutiens des gouvernements des ex-colonies, dès lors qu'ils servent nos intérêts (fussent-ils corrompus ou dictatoriaux(*)), et les principaux opposants dans le cas contraire.
(*)Il y en a même qui préfère la "stabilité" d'une dictature...

Bref, la décolonisation politique a été incomplète, et la décolonisation économique reste à faire.

Pour Haïti, et si je ne me trompe, leur indépendance a été immédiatement suivie d'un véritable boycott économique des européens et américains, pour ne pas favoriser une épidémie "d'émancipation noire" dans d'autres colonies........
Ce Boycott a duré très longtemps, et est en grande partie responsable de la misère qui y règne.

Amicalement, Alain
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par marie du hellfest »

VexillumRegis a écrit :(1) Allez faire croire à un type qui gagne à peine le SMIC qu'il contribue au pillage des richesses du tiers-monde...
C'est pourtant vrai, même si ça ne fait pas plaisir à entendre. Alors comme le faisait remarquer Pneumatis, c'est pas le premier responsable. Mais il profite tout de même de la richesse de son pays, qui ne sort pas de nulle part.

Les plupart des gens ne sont pas prêts à perdre leur pouvoir d'achat pour que des habitants du tiers-monde ne meurent plus de faim (au sens propre hein, ça arrive encore). Je pense que c'est moins par manque de charité et de responsabilité que par réalisme sur notre modèle économique. On sait combien les dirigeants des pays du tiers-monde sont corrompus, et combien ils sont liés avec nos propres dirigeants (tous partis confondus). Tant que les plus riches ne feront pas d'efforts, faut pas compter à ce que les classes moyennes aient envie de supporter le poids que ça représente.
Beaucoup de gens prennent le problème à l'envers. Les grands patrons font pression sur les salaires, les conditions de travail et les menaces de délocalisation, donc on s'en prend aux immigrés. Logique. Sauf que non, c'est sur les vrais responsables qu'il faut faire pression, sinon on ne fait que retarder les choses.

Il y a régulièrement des famines dans le monde, non pas parce que la nourriture manque (elle est suffisante pour la population mondiale), mais à cause de la spéculation qui est faite dessus, et qui la rend trop chère pour des milliards de personnes.

Donc non, la France n'est pas la seule responsable et n'a pas à supporter seule les erreurs de l'ensemble des puissances occidentales, mais elle doit y prendre sa part.
C'est en pillant les ressources des autres pays qu'elle a acquis sa richesse dont nous profitons aujourd'hui (oui, même les smicards). Pour vous c'est un légitime droit de succession par vos ancêtres. Pour moi on a aucun mérite à être né au bon endroit au bon moment.
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par polomnic »

aroll a écrit :Bonjour.
Au delà du fait que les pays colonisateurs ont effectivement pillés les richesses des pays colonisés, pendant la période de colonisation, je me demande si VexillumRegis sait que cela continue de fait en grande partie.
Sur ce point reportez-vous sur l'excellent travail du défunt Jacques Marseille, qui a démontré que la colonisation avait couté bien plus à la France que ce qu'elle lui a rapporté.
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marie du hellfest
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par marie du hellfest »

Serait-il possible de savoir à quels ouvrages particuliers vous pensez s'il vous plaît ?
Je serais assez curieuse de connaître les détails qui le font arriver à cette conclusion.
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VexillumRegis
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par VexillumRegis »

Chère Marie,

L'ouvrage de Jacques Marseille dont il est question ici s'intitule "Empire colonial et capitalisme français. Histoire d'un divorce". Vous en trouverez une brève présentation ici.

Je vous invite par ailleurs à regarder la petite vidéo ci-dessous, dans laquelle Daniel Lefeuvre, professeur d'histoire contemporaine à Paris VIII, démonte certains poncifs sur la colonisation.



Cordialement,

- VR -
Dernière modification par VexillumRegis le ven. 23 avr. 2010, 20:20, modifié 1 fois.
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par Mistral »

Autre ouvrage très intéressant sur l'immigration, ses causes et ses conséquences sur notre société, celui de Michèle Tribalat : "Les yeux grands-fermés (L'immigration en France)", démographe et directrice de recherche à l'INED.

Détaillé ici sur le blog d'Yves Daoudal :
http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archi ... balat.html

Cordialement.
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par pajaro »

Une petite information en accord avec ce sujet concernant l'immigration:


Le Saint-Siège appelle au respect de tous les migrants

En rappelant les bases de la citoyenneté romaine



ROME, Jeudi 22 avril 2010 (ZENIT.org) - « Défendre les droits de chaque homme et de chaque femme » est un des piliers de l'action du Saint-Siège, a rappelé mercredi à Rome, Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement.

Mgr Marchetto a prononcé au Capitole, le discours d'ouverture du XXXème séminaire international d'études historiques sur le thème : « De Rome à la troisième Rome », intervenant sur : « Empires et migrations. Lois et continuité de Rome à Constantinople à Moscou ».

Mgr Marchetto a voulu tout d'abord souligner « le caractère universaliste de la tradition de Rome à la troisième Rome, qui concerne l'humanité tout entière, puisque l'histoire de cette capitale, depuis sa fondation, coïncide avec le dépassement des barrières ethniques, c'est-à-dire, dirait-on aujourd'hui, antiracistes ».

« La citoyenneté romaine ne se fonde ni sur les origines, si sur le territoire ; chaque homme, sans distinctions ethniques ou religieuses, peut l'acquérir, a-t-il souligné. Autrement dit, c'est sur la citoyenneté et non sur le principe de territorialité que la notion et la réalité de l'Empire se construisent ».

Dans ce contexte, la stratégie pastorale de l'Eglise occidentale a du faire l'expérience de ces grands changements : « Si dans les premiers siècles, celle-ci touchait principalement le monde gréco-romain, au travers d'un travail d'inculturation, ensuite, avec les invasions barbares, l'Eglise la transforme en acculturation, spécialement avec l'enseignement des saintes Ecritures et du patrimoine 'classique' qu'elle transmet dans le temps ».

Refoulements

Se concentrant sur la situation actuelle, le représentant du Saint-Siège a rappelé la tendance, parmi les pays européens, de « délocaliser les contrôles de frontières, encourageant leurs partenaires des côtes méridionales du Mare Nostrum, à effectuer des contrôles plus rigides sur les migrants, tout en leur donnant la possibilité de demander asile ».

Mais cette tendance pose de « sérieuses questions humanitaires », a-t-il souligné, rappelant en premier lieu que les interceptions et les décentralisations opérées par les autorités européennes empêchent, dans de nombreux cas, « des milliers de personnes d'atteindre la côte nord de la Méditerranée, voir même de quitter leur pays d'origine ou de transit ».

« Pour avoir une idée de la gravité de la question, on n'a pas besoin de recourir à la doctrine sociale de l'Eglise, d'ailleurs très explicite sur la question, il suffit de penser que le droit à émigrer est inclus dans la déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948 (art. 13§2) », a-t-il relevé.

Il juge « paradoxal » que tant de pays européens reconnaissent le statut de réfugiés « aux personnes qui sont arrivées sur le territoire par voie non maritime, mais provenant des mêmes pays d'où viennent les migrants interceptés et repoussés dans la mer Méditerranée ».

Mgr Marchetto a donc réaffirmé sa « position » condamnant « ceux qui n'observent pas le principe de non refoulement, un principe qui est à la base du traitement que l'on doit à tous ceux qui fuient des persécutions ».

« Je me pose la question : Si en temps de paix, on ne parvient pas à faire respecter ce principe fondamental du droit humanitaire international, comment fera-t-on pour en demander le respect en temps de guerre ? », a-t-il dit.

Droits violés

Un autre droit violé dans l'acte d'intercepter et refouler les migrants sur les côtes africaines de la Méditerranée, a poursuivi Mgr Marchetto, est celui au « juste procès », qui comprend le droit à se défendre, à être écouté, à faire appel contre une décision administrative, le droit à obtenir une décision motivée, et celui d'être informé des faits sur lesquels repose la sentence, le droit à une cour indépendante et impartiale ».

Le « Code des frontières de Schengen » (n. 3), rappelle-t-il, « déclare que toutes les personnes auxquelles aura été refusée l'entrée sur le territoire auront le droit de faire appel ».

Les personnes refoulées n'ont cependant pas la possibilité d'exercer ce droit. En plus de cela, « on ne leur dit pas où et comment elles peuvent exercer ce droit, de même qu'il n'existe pas pour ces personnes un acte administratif qui leur interdise de poursuivre leur voyage du désespoir vers les eaux internationales ni ne prédispose leur retour à leur lieu de départ ou à un autre destin sur la côte africaine ».

Dans ce contexte, Mgr Marchetto a appelé au respect des droits de tous les migrants.

« Ceci, a-t-il conclu, fait partie de la tradition pérenne de l'Eglise, en même temps que son combat pour la protection des droits de chaque homme et de chaque femme, âgé(e) ou pas, même dans le cas des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile qui naviguent sur les eaux de la Méditerannée ».
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Source: http://zenit.org/article-24163?l=french
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Re: Le problème de l'immmigration

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Bonjour.
polomnic a écrit :
aroll a écrit :Bonjour.
Au delà du fait que les pays colonisateurs ont effectivement pillés les richesses des pays colonisés, pendant la période de colonisation, je me demande si VexillumRegis sait que cela continue de fait en grande partie.
Sur ce point reportez-vous sur l'excellent travail du défunt Jacques Marseille, qui a démontré que la colonisation avait couté bien plus à la France que ce qu'elle lui a rapporté.
Ce qui ne change strictement rien au fait que les richesses naturelles des pays ex-colonies ont été (et sont souvent encore) littéralement pillées, et continuent de profiter presque exclusivement aux mêmes.

Visiblement, vous n'avez pas bien compris, soit:
-mes propos.
-les siens.
-les deux..

Amicalement, Alain.
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Pneumatis
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par Pneumatis »

polomnic a écrit :Sur ce point reportez-vous sur l'excellent travail du défunt Jacques Marseille, qui a démontré que la colonisation avait couté bien plus à la France que ce qu'elle lui a rapporté.
Ah !!! Ca peut expliquer aussi pourquoi finalement on a aboli l'esclavage ! En fait, je me berçais de douces illusions en croyant qu'on avait fait un vrai progrès dans le respect de la dignité humaine, mais c'est peut-être juste que l'esclavage ce n'était pas si rentable qu'on pensait !!!!! C'est ça ?

Bon désolé pour le cynisme, d'autant que je n'ai pas lu l'ouvrage en question, je suis donc pétri de nombre de préjugés sur la colonisation ! Ce que je sais c'est, comme l'enseigne l'encyclique Populorum progressio, qu'il y a eu du bon et du mauvais dans la colonisation. Le bon justifie-t-il le mauvais ? Dans tous les cas le constat est à prendre sur les conséquences, et là je vous invite justement à lire Populorum Progressio :
Dans Populorum progressio, Paul VI a écrit :Mais, tout en reconnaissant les méfaits d'un certain colonialisme et de ses séquelles, il faut en même temps rendre hommage aux qualités et aux réalisations des colonisateurs qui, en tant de régions déshéritées, ont apporté leur science et leur technique et laissé des fruits heureux de leur présence. Si incomplètes qu'elles soient, les structures établies demeurent, qui ont fait reculer l'ignorance et la maladie, établi des communications bénéfiques et amélioré les conditions d'existence.

8. Cela dit et reconnu, il n'est que trop vrai que cet équipement est notoirement insuffisant pour affronter la dure réalité de l'économie moderne. Laissé à son seul jeu, son mécanisme entraîne le monde vers l'aggravation, et non l'atténuation, de la disparité des niveaux de vie : les peuples riches jouissent d'une croissance rapide, tandis que les pauvres se développent lentement. Le déséquilibre s'accroît : certains produisent en excédent des denrées alimentaires qui manquent cruellement à d'autres, et ces derniers voient leurs exportations rendues incertaines.
Je vous invite à lire aussi tout le chapitre 3 de cette encyclique, qui après avoir fait le constat de l'impérialisme économique que nous dénoncions plus haut, reviens sur les actions à entreprendre, dans la ligne de la destination universelle des biens et de la réglementation de la propriété privée, ainsi que sur la responsabilité du capitalisme libéral dans la disparité de l'accès aux richesses.

En bref, tout est dit dans cette phrase de Saint Ambroise, reprise d'ailleurs dans l'encyclique :
Ce n'est pas de ton bien que tu fais largesse au pauvre, tu lui rends ce qui lui appartient. Car ce qui est donné en commun pour l'usage de tous, voilà ce que tu t'arroges. La terre est donnée à tout le monde, et pas seulement aux riches.
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par Mistral »

On parle de droit des migrants, mais parle-t-on du droit des peuples qui sont susceptibles de les accueillir (comme en France) de choisir une politique d'immigration :
- décidée démocratiquement par le peuple théoriquement souverain et en toute conscience des enjeux,
- et respectueuse des candidats à l'immigration ?

Non, jamais.

Le peuple français n'a jamais été consulté sur les modalités et les finalités d'une immigration de peuplement qui dure depuis environ une trentaine d'années, et qui s'est substituée aux différentes vagues d'immigration qui l'ont précédée. Ces dernières étaient totalement différentes, tant dans leur nature que dans leur ampleur.

Dans leur nature : une immigration essentiellement d'origine européenne (Italie, Espagne, Portugal...) et dont l'assimilation s'est aussi et surtout faite via l'Église. N'en déplaise à la république laïcarde qui nie ce fait. Une immigration aussi de travail. Aujourd'hui, l'immigration est dans sa grande majorité de peuplement et non plus de travail (à plus de 90 %) non chrétienne et extra-européenne.

Dans leur ampleur : alors que les vagues successives de migrants du XIX siècle aux années 1970 ont été mesurées, nous avons accueillies plusieurs millions de personnes en une trentaine d'années. Et chaque année, nous en régularisons plusieurs centaines de milliers, alors que plusieurs autres centaines de milliers, clandestines, sont dans la nature ou expulsées, puis reviennent, dans la plus parfaite anarchie.

Là où certaines thuriféraires du droit-des-migrants-qui-prime-sur-tout-le-reste parlent de tolérance et de charité, moi j'y vois de l'irresponsabilité, de l'aveuglement, voire dans certains cas extrêmes, une volonté délibérée de contribuer à la destruction de ce qui reste de l'identité de ce pays.

De l'irresponsabilité face à une immigration bien trop importante et différente des autochtones (religions, cultures, mœurs...) pour être intégrée (à quelles valeurs d'ailleurs ? La République n'en défend plus guère).

De l'aveuglement face à la situation sur de nombreuses zones de territoires où les autochtones sont souvent obligés de partir pour d'autres lieux face à une immigration incontrôlée, à la religion et aux mœurs très différents, qui les rend en minorité sur leur propre territoire communal voire départemental. Voir notamment le phénomène du « White flight »
http://fr.wikipedia.org/wiki/White_flight

Par ailleurs, voici quelques extraits du site Ichtus sur le thème « Les chrétiens face à l'immigration », reprenant ce que dit l'Église sur ce point et que l'on peut synthétiser comme suit :
Accueillir ceux qui sont contraints de fuir leur pays (personnes vivant dans des conditions particulièrement éprouvantes). Cependant, il est conseillé de n’émigrer qu’en dernier recours et cette migration est subordonnée au bien commun de la nation. En outre, il est rappelé que respecter le pays d’accueil est un devoir pour les immigrés.
Le lien complet :
http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=326


Bref pour moi l'immigration doit être étudiée et traitée avec charité et humanité, mais également gravité étant donnée la situation que vie la France sur ce point, ce qui ne signifie en aucun cas d'accueillir tout les candidats. Ce qui n'a d'ailleurs jamais été prôné par aucun pape.

Cordialement. :ciao:
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)

"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
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Re: Le problème de l'immmigration

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Bonjour.
Mistral a écrit :On parle de droit des migrants, mais parle-t-on du droit des peuples qui sont susceptibles de les accueillir (comme en France) de choisir une politique d'immigration :
- décidée démocratiquement par le peuple théoriquement souverain et en toute conscience des enjeux,

Le ton, et le fond de votre poste montre que vous n'êtes justement pas conscient des enjeux, et que si l'on devait se baser sur votre opinion, on ne ferait que donner une importance imméritée à des préjugés totalement décalés de la réalité.
Mistral a écrit : - et respectueuse des candidats à l'immigration ?

:siffle:

Mistral a écrit : Le peuple français n'a jamais été consulté sur les modalités et les finalités d'une immigration de peuplement

Un argument crédible et intelligent pour soutenir une affirmation aussi peu fondée (immigration de peuplement) ?
Mistral a écrit : qui dure depuis environ une trentaine d'années, et qui s'est substituée aux différentes vagues d'immigration qui l'ont précédée. Ces dernières étaient totalement différentes, tant dans leur nature que dans leur ampleur.

Il y a 30 ans (1980) le même personnage aussi mauvais que grotesque disait déjà la même chose, et si rien n'a changé, c'est bien que rien d'important ne s'est produit......
Mistral a écrit : Dans leur nature : une immigration essentiellement d'origine européenne (Italie, Espagne, Portugal...) et dont l'assimilation s'est aussi et surtout faite via l'Église. N'en déplaise à la république laïcarde qui nie ce fait. Une immigration aussi de travail. Aujourd'hui, l'immigration est dans sa grande majorité de peuplement et non plus de travail (à plus de 90 %) non chrétienne et extra-européenne.

Toujours la même question sur l'immigration de peuplement.
Au delà de l'effet de slogan ad hoc pour candidat raciste en manque d'alibi, quel argument crédible et réfléchi?

Mistral a écrit : Là où certaines thuriféraires du droit-des-migrants-qui-prime-sur-tout-le-reste parlent de tolérance et de charité, moi j'y vois de l'irresponsabilité, de l'aveuglement, voire dans certains cas extrêmes, une volonté délibérée de contribuer à la destruction de ce qui reste de l'identité de ce pays.

Il ne suffit pas de dire que l'identité du pays est en danger, il faut le prouver, et avec des arguments crédibles (c'est à dire pas du genre: mais c'est évident, c'est parce qu'ils ne sont pas comme nous voyons).
Mistral a écrit : De l'irresponsabilité face à une immigration bien trop importante et différente des autochtones (religions, cultures, mœurs...) pour être intégrée (à quelles valeurs d'ailleurs ? La République n'en défend plus guère).

Les immigrés doivent-ils payer pour l'absence prétendue de valeurs défendues par la république?
Mistral a écrit : De l'aveuglement face à la situation sur de nombreuses zones de territoires où les autochtones sont souvent obligés de partir pour d'autres lieux face à une immigration incontrôlée, à la religion et aux mœurs très différents, qui les rend en minorité sur leur propre territoire communal voire départemental. Voir notamment le phénomène du « White flight »
http://fr.wikipedia.org/wiki/White_flight

Le même phénomène se produit et s'est produit dans différents endroits, pas seulement (et même rarement en fait) pour fuir les immigrés, mais aussi, et encore plus souvent pour fuir la proximité de la misère.
C'est un phénomène d'intolérance en général (surtout sociale), plus que d'incompatibilité ethnique.
C'est donc plus le reflet de l'égoïsme et de l'élitisme qu'autre chose.
Mistral a écrit : Bref pour moi l'immigration doit être étudiée et traitée avec charité et humanité, mais également gravité étant donnée la situation que vie la France sur ce point, ce qui ne signifie en aucun cas d'accueillir tout les candidats. Ce qui n'a d'ailleurs jamais été prôné par aucun pape.
Ou comment écrire une phrase d'apparence anodine et même charitable, tout en laissant la porte ouverte aux pires dérives (gravité, situation que vit la France, etc...).
La France est trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès loin d'être dans une mauvaise situation, en tous cas pour cause d'immigration.

Amicalement, Alain
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Re: Le problème de l'immmigration

Message non lu par Mistral »

Vos remarques sont navrantes et totalement dénuées d'arguments, Alain. Comme souvent lorsque l'on aborde ce thème (et d'autres). Je vous le dis très charitablement.

Et puis, qui êtes vous pour dire que je ne suis pas conscient des enjeux ? Quel ton condescendant, quel sentiment de supériorité qui transpire de vos propos. Seriez-vous un démiurge qui domine le monde et dispense la science infuse aux pauvres être humains aveugles que nous sommes ?

De part mon expérience aussi, j'ai été confronté au type d'immigration dont je parle dans mon post précédent. Ayant vécu plus de 20 ans dans les Bouches-du-Rhône. J'ai vu ma ville natale, puis ma ville de résidence complètement défigurées, dénaturées par l'immigration extra-européenne et les ravages de l'Islam. Donc, par mon humble expérience, je connais un peu aussi.

je me demandais, par ailleurs, si quelqu'un(e) allait utiliser le terme "raciste". Bravo, vous l'avez fais.
Un point Godwin pour vous. Tellement prévisible, pavlovien et surtout, hors sujet, que c'en est drôle. :clap:

Je vais prendre une image pour résumer ce que doit être une attitude juste, charitable et ferme concernant l'immigration :
Une nation c'est comme une maison. Si un étranger tape à votre porte, affamé, épuisé, il est du devoir du chrétien de l'accueillir pour qu'il se restaure, reprenne des forces. Puis pour que par la suite il reprenne son chemin (parabole du Bon Samaritain).

Cet accueil suppose que la personne accueillie respecte les règles instaurées chez moi, les personnes et les biens. Et cet accueil ne suppose pas non plus qu'il soit ici pour une durée indéfinie, sauf cas extrême.

Maintenant, si une personne entre chez moi par la porte ou par la fenêtre en cassant un carreau, alors que je ne l'ai pas invitée, je lui dis gentiment de sortir dans un premier temps, et si elle n'obtempère pas, elle prend mon pied au c*l et la porte, dans un second temps. Sinon, dans quelque temps, votre maison, ouverte aux quatre vents, deviendra un squat et vous, vous devrez partir avec votre famille. :oui:

Cordialement.
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)

"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
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