D'abord vous les mettez vous-mêmes sur un même plan en les appelant et repérant comme "alternatives". Et vous avez raison. Le commun n'est pas seulement la condamnation par la morale catholique, il est, avant cela, que ces "sexualités" sont de substitution. Et il y a un lien entre elle, manifeste puisqu'à partir du moment où la personne est exclue de la sexualité naturelle, tout est possible, tout peut servir de substitut au conjoint de l'autre sexe : l'adulte de l'autre sexe payé, l'adulte de l'autre sexe violé, l'adulte du même sexe, l'enfant, le cadavre, le mannequin ou l'animal, et n'importe quel objet, la cafetière, le lave linge, l'arrosoir. Toutes ces "sexualités" sont sur un même plan d'exclusion de la sexualité naturelle et de substitution à un conjoint de l'autre sexe absent ou refusé.felix52 a écrit :Ce n'est pas parce qu'homosexualité, pédophilie, zoophilie, nécrophilie, etc... ont en commun d'être condamnées par la morale catholique, qu'il faut les mettre sur le même plan, et encore moins qu'il y a un "lien" entre elle, dans le sens où un homosexuel aurait plus de chances d'être pédophile, nécrophile, etc.Charles a écrit :Le lien entre pédophilie et homosexualité existe, comme ces deux perversions sont aussi liées à la zoophilie, à la nécrophilie, à l'onanisme, à la bisexualité, aux fétichismes divers et au sado-masochisme qui les courronne toutes. Et même au célibat lui-même, quand il n'est pas librement choisi. [...] L'Eglise les met sur un même plan : celui de la perversion sexuelle. Il y a un commun entre ces choses et qui est qu'elles sont toutes des perversions sexuelles. J'ajoute à la liste le célibat, quand il n'est pas librement choisi, dans le sens où il y a aussi une sorte de perversion à rester seul et stérile alors qu'on a tout pour être fécond, c'est une question aussi liée aux perversions plus manifestes que sont l'homosexualité, la zoophilie, la pédophilie, la nécrophilie, l'onanisme, etc. mais de façon moins évidente.
Il y a une différence très nette entre homo/bi-sexualité, fétichisme, sado-masochisme, onanisme, d'une part, et pédophilie, nécrophilie, zoophilie, etc d'autre part. Cette différence, c'est la différence qu'il y a entre un acte consenti et un viol. Et c'est une différence non pas de degré, mais de nature. Mettre toutes les sexualités "alternatives" sur le même plan est une absurdité.
Comme vous semblez l'ignorer, sans doute aurez-vous dormi pendant vos cours de biologie au collège, la sexualité ou sexuation est un mode de reproduction. S'il y a des sexes, des hommes et des femmes, c'est parce que l'espère humaine a un mode de reproduction particulier, par apport concourant des patrimoines génétiques, la méiose. D'autres espèces, non sexuées, se reproduisent par mitose, le même patrimoine génétique étant simplement dupliqué.felix52 a écrit :Mais qu'en savez-vous ? J'avoue avoir du mal à comprendre cet impératif de procréation que vous mettez en avant, mais deux homosexuel(le)s qui passent de longues années ensemble, en faisant face côte à côte aux aléas de la vie, ne font-ils/elles pas preuve d'amour, de charité ?Charles a écrit :Non effectivement, ce ne sont pas que des pratiques sexuelles. Seulement, le "tomber amoureux" dont vous parlez n'a rien à voir avec l'amour conjugal, ni avec la charité, ni avec l'amitié. Il s'agit de désir [...]
Et non, il n'y a pas de charité ni d'amour, parce que la charité implique de prendre l'autre pour ce qu'il est, pas comme un substitut...
Oui, c'est une humiliation très contemporaine : on ne supporte pas d'admettre que l'on pourrait être frustré de quoi que ce soit. Nous sommes dans une société qui exacerbe le désir et l'importance des assouvissements, les gens ne supportent pas de s'avouer qu'ils seraient exclus de cette grande fête du désir et de l'assouvissement. C'est une défense classique et un peu puérile, adolescente plutôt : si j'ai raté le bac, c'est que j'avais envie de faire autre chose, si je suis au chômage, c'est que je n'ai pas envie de travailler, si je suis célibataire c'est que j'ai envie d'en profiter et si je suis homosexuel, c'est mon choix... De toute façon, la chose dont j'ai été privée, je n'en voulais pas... Les couples stériles et les femmes ménopausée ne soutiennent pas que c'est leur choix... vous aurez remarqué, ils sont forcés de reconnaître leur frustration. Mais pour les autres, une simple phrase suffit à donner le change : si je suis dans une situation de stérilité, c'est mon choix. On n'est pas censé remettre en cause un tel argument, "c'est mon choix" est la clé de voûte de la société de consommation, il permet de tout justifier.felix52 a écrit :Et que pensez-vous des couples qui ne souhaitent pas avoir d'enfants, ou carrément stériles ? Pensez-vous... je ne sais pas... que soutenir un conjoint qui affronte un cancer, ce n'est ni de l'amour, ni de la charité, si ce conjoint est du même sexe que moi ou que je n'ai pas eu d'enfant avec lui ? Et les femmes ménopausées ? Il y a des gens qui vont prendre vos propos pour des insultes et je les comprendrai.







