ti'hamo a écrit :. Si vous dites d'une part que dans l'athéisme est absent tout fondement de la dignité humaine, tout fondement objectif, alors, oui, "tout est permis", puisque que direz-vous à celui qui rejette cette dignité ?
C'est vrai, la différence entre un univers athée et un univers chrétien (ou croyant) est l'absence de fondement objectif, ou extérieur. Par contre, j'émettais l'hypothèse que la dignité humaine pouvait trouver un fondement dans la conscience que l'homme a de son être, conscience qui s'exprime à travers les oeuvres et impreigne la culture qui fait que les hommes partagent une même notion de dignité.
ti'hamo a écrit :. Si la dignité humaine, comme vous le dites, n'a aucune réalité fondamentale, aucun fondement, mais peut simplement s'expliquer "en pratique", cela donne alors une dignité soumise aux aléas des circonstances pratiques. Donc variable.
Oui. Par contre il me semble qu'il faudrait distinguer entre les variations au niveau subjectif de l'individu, peu signifiant, et un niveau plus global, dans une durée plus longue, où on pourrait observer de réelles variations. La variation sur le long terme de la notion de dignité me semble une idée très différente du relativisme primaire dont, je le sens, vous allez m'accuser...