Il y a trop de messages et j'ai peu de temps, alors j'ai lu en diagonale.
Je réponds quand même cette fois mais je ne pourrai pas approfondir plus longtemps parce que chaque fois je ne peux que bâcler mes réfexions et mes réponses. C'est dommage.
Sofijka a écrit :Votre raisonnement ne tient pas. Les léopards qui meurent de faim ou de s'être battus, par exemple (reportage que j'ai vu un jour), n'ont jamais essayé de créer quoi que ce soit (des outils, ou des médicaments, par exemple) pour améliorer leur condition. Et ce n'est vraiment qu'un exemple, parce que dans les toutes catégories d'animaux sauvages, il y a toujours des difficultés, des dangers d'extinction d'espèces, de l'eau qui manque, et c'est toujours pareil : aucun animal ne cherche à maintenir l'eau par un moyen étudié, aucun animal ne crée jamais rien, aucun animal ne fait du feu...
gentil athée a écrit :Attention : l'évolution procède généralement par petites étapes. A une étape donné, il n'y a qu'un nombre limités de possibilités viables pour l'étape suivante.
Mais tout de même, les animaux évoluent extrêmement lentement alors, et tous. Si on considère qu'ils peuvent devenir plus performants, ce que je ne considère pas. Tandis que les humains ont fait leurs preuves.
Sofijka a écrit :C'est ça votre argument choc ? Je suis déçue. Je détaille un phénomène mystérieux suffisant en lui-même pour qu'on s'y intéresse, et pour vous, il n'y a pas de quoi s'y arrêter ? J'en déduis que vous n'avez aucune explication, d'autant que ce phénomène démolit votre précédent raisonnement, comme quoi ce sont les pressions extérieures qui poussent l'être vivant à développer ses possibilités.
gentil athée a écrit :Mais non, les pressions sélectives jouent au niveau du groupe (en tendant à éliminer les moins aptes avant qu'ils ne se reproduisent ou au contraire en favorisant les plus aptes ainsi que leur reproduction), pas au niveau de l'individu : le transformisme de Lamarck a été réfuté depuis belle lurette !...
Quand je parle de pression sélective, je ne parle pas d'un phénomène de pression au sens physique et qui serait mesurable en hectopascals Je parle de conditions de vie, au sens large, qui peuvent être plus ou moins favorables ou défavorables. Quant à la vue ou l'ouïe, ils pourraient sans doute être encore mieux qu'ils ne sont. Pour prendre l'exemple de la vue, on ne perçoit qu'une toute petite frange de longueur d'onde électromagnétique. Le domaine de l'infra-rouge et de l'ultraviolet nous échappe. Quant à la précision : l'œil des rapaces est bien plus fort que le nôtre sur ce point. Etc.
Au lycée, la biologie n'était pas trop votre point fort, je me trompe ?...
Le rapace n'a pas une meilleure vue à force de s'en servir, sinon tous les animaux auraient la même puissance de vue. Il a une meilleure vue, point. Donc il s'en sert depuis le ciel.
Maintenant, notre point de vue, c'est que s'il n'avait pas eue une excellente vue, il aurait vécu plus près du sol, et un autre animal aurait été créé pour tourner dans le ciel. Avec une bonne vue.
C'est ce que je disais au sujet des humains. Les humains n'ont pas des petits doigts agiles à force de s'en servir. Ils en ont parce qu'ils en ont été dotés, et que la combinaison avec l'intelligence leur permet de s'en servir adroitement.
Au lycée, les probabilités et les hypothèses n'étaient pas trop votre point fort, je me trompe ?
touriste a écrit :Comment se fait-il que des hommes, composés comme tout un chacun d'une âme qui les rend humains et donc différents des animaux ... se retrouvent privés de sentiments ...?
Seule explication plausible : les sentiments, l'intelligence, la raison etc ... sont des produits de notre corps physique et ne proviennent de nulpart ailleurs (si c'était le cas, aucune maladie physique et biologique ne pourrait interférer et anihiler ces sentiments etc...)
Ce n'est pas la seule explication plausible :
c'est la seule explication qui vous arrange. Quelqu'un qui est privé de mémoire perd ses sentiments et la volonté d'aimer ou de pardonner qu'il a eus envers les personnes dont il ne se souvient plus. Quelqu'un qui est blasé des souffrances peut aussi ne plus éprouver quoi que ce soit. Même s'il existe vraiment une maladie qui consiste à ne plus ressentir ni émotions ni sentiments (je n'en ai jamais entendu parler), en aucun cas ceci ne démontre que lesdits sentiments et émotions n'ont pas pu avoir été créés pour l'homme par une intelligence supérieure.
Imaginez un ingénieur qui a créé une machine. La machine a une faille et perd ses capacités. Et alors ? C'est toujours l'ingénieur qui l'a créée.
Vous refusez de croire, donc vous écartez toute possibilité de raisonnement pouvant vous amener à remettre en question le créationnisme.
C'est pour cette raison que je dis toujours que ce qui motive le athée dans l'acharnement à démontrer que rien n'a été créé est au départ un refus de se soumettre à une autorité, à qui il faudrait rendre des comptes ; à l'arrivée, un besoin d'avoir raison à tout prix, comme si le moindre doute pouvait devenir un poison obsédant.
C'est ce qui fait, par exemple, des athées (je ne parle pas des intervenants d'ici) qui disent que c'est le hasard qui a engendré l'intelligence de l'homme... et que l'intelligence de l'homme n'aurait pa pu avoir été créée par...
l'intelligence. Ou une autre intelligence. Encore moins
volontairement.
Raistlin a écrit :Nous avons déjà répondu à ce type d'argument. C'est la même chose que de dire : "une fois le cerveau endommagé, la conscience disparaît, donc la conscience est un pur produit de la matière."
Cela ne remet pas en cause la vie éternelle, qui est réservée d'office aux plus faibles d'entre nous.
Touriste : Que pensez vous que ferait un "enfant sauvage" laissé vivant en bas âge sur une île déserte, qui a réussi à survivre, mais qui ne sait pas parler (et encore moins lire et écrire !!) ?
Il ne pourrait pas survivre car il n'est pas un animal. Si l'animal peut survivre seul très tôt, c'est parce qu'il est guidé par son instinct et qu'il est fait de manière à pouvoir se battre, se défendre et se nourrir tout seul très tôt.
Croyez-vous qu'il est intelligent ? Tres intelligent ? Moyennement intelligent ?
Et ce en fonction de la famille dont il est issu (patrimoine génétique) ?
Oui, il l'est plus ou moins selon ses gènes, mais il est certain que sans stimulations, l'intelligence ne progresse pas. Donc tout dépend si l'enfant trouve des stimulations importantes et à quelle fréquence.
Croyez-vous que son âme va transmettre des tas d'informations à son cerveau qui est en parfait état ... (mais inculte) ..?
Je n'explique pas tout, puisque je ne me réfère pas qu'à la biologie ou aux maths, donc je dirais... que seul lui le sait, et Dieu.
Plus sérieusement, il est évident qu'il se posera des questions.
Croyez vous qu'il éprouvera de l'amour, de la compassion etc... alors qu'il ne verra pas un autre humain ?
Bien sûr, envers des animaux.
Croyez vous qu'il se posera des questions métaphysiques ? Peut-être. Plus ou moins, selon qui il est. Il existe des personnes qui ne s'en posent jamais. Cet enfant peut être un de ceux-là.
Avec quels mots ? Aucun, puisqu'il n'aura pas appris la parole. Il visionnera les choses, seulement.
Croyez vous qu'il se mettra à genoux pour prier Dieu ? Oui, s'il pense qu'il existe quelque chose d'invisible à craindre. Ce qui n'est pas obligé.
Croyez vous même qu'il aura conscience d'un Dieu ? Ou même de plusieurs, pourquoi pas ? Ces questions ne démontrent pas que Jésus n'a pas pu venir nous apporter son enseignement, puisque justement il nous le fallait et que c'est pour ça qu'Il est venu nous l'apporter.
Et à 60 ans, toujours seul, croyez vous qu'il pensera que d'autres comme lui existent ? Non, il se posera la question, seulement, et il n'aura pas la réponse.
Sera-t-il conscient qu'il va mourir un jour, lui, parce qu'il a vu mourir des animaux ... qui ne sont pas comme lui ? il se posera la question, c'est sûr. Ce qu'il croira dépendra de lui seul.
Vous croyez naïvement qu'on peut faire des expériences avec un seul individu, peut-être. Qu'on peut tirer des généralités à partir d'une expérience vécue, comme celle de Victor.
Mais on ne peut pas, car chaque individu possède sa liberté d'inteprétation, sa volonté libre, sa force de caractère, ses désirs, ses déductions, ses appréhensions qui lui sont propres, face à son entourage, face au monde. C'est ce qui fait sa passionnante complexité et la dimention spirituelle auquel lui seul a accès.