Un gentil athée a écrit :Veuillez m'excuser d'avoir pensé
Ben c’est surtout que vous pensez mal.
Je comprends que vous ne refusiez le miracle mais ayez l’honnêteté de reconnaître que c’est là un préjugé qui n’a rien de scientifique. Echafauder des théories fumeuses pour décrédibiliser ce qui ne vous va pas n’est pas très honnête.
Un gentil athée a écrit :C'est facile d'imaginer n'importe quelle théorie pour expliquer ce qui dérange, en effet. C'est plus difficile d'imaginer une théorie basée sur les faits ; pas ceux de Fatima, je vous l'accorde, mais les faits concernant la psychologie humaine, qui permettent indirectement de douter de l'authenticité du miracle, par ce qu'ils nous apprennent de la faible valeur du témoignage en général, et plus particulièrement quand de fortes émotions s'en mêlent.
Non, vous vous réfugiez derrière des choses sans consistance.
Vous invoquez la psychologie humaine pour prétendre que les milliers de témoins peuvent être récusés comme ne nous apprenant rien de véridique. C’est tout bonnement une faute de raisonnement. En effet, quand bien même nous savons qu’un témoignage peut être entaché de subjectivisme, encore faut-il que vous fassiez la preuve que c’est le cas pour Fatima. Car il est aussi avéré que tous les témoignages ne sont pas faux et que certains sont même remarquablement objectifs.
Il ne me semble vraiment pas sérieux d’invalider ce que des milliers de personnes ont vu en invoquant le dieu « Psychologie ». Par ailleurs, mais vous le savez sans doute, l’hallucination collective n’existe pas. Donc si fraude il y a eu, cela signifie qu’elle est monstrueuse : elle implique des savants, au moins un académicien, des journalistes, des milliers de croyants, des non croyants, etc. Je vous laisse apprécier le faisabilité d’une telle fraude.
Un gentil athée a écrit :Je n'en ai aucune idée, et vous ?
Ben je ne sais pas. C’est vous qui avancez l’idée que la probabilité d’une erreur liée à la psychologie humaine est énorme. Donc à vous de le prouver.
Un gentil athée a écrit :Certes, non. Mais cela signifie qu'on ne peut pas savoir avec une certitude raisonnable s'il est vrai ou faux.
Et il est plus raisonnable d’invoquer la psychologie pour invalider ce que des milliers de personne ont vu ?
Un gentil athée a écrit :Oui, et c'est malheureux, surtout pour la Justice
Non, ce n’est pas malheureux, c’est ainsi. Je suis d’accord pour dire qu’un témoignage est fragile et subjectif. Et c’est pourquoi il importe de croiser les témoignages, de recueillir ceux qui sont les plus objectifs possibles, etc. C’est pourquoi l’Histoire est une vraie science : l’historien ne se contente pas de recueillir des témoignages, il les confronte, il cherche à savoir ce qui s’est vraiment passé compte tenu de la fragilité inhérente au témoignage.
Cependant, ce n’est pas pour cela que vous pouvez balayer les témoins du miracle de Fatima. C’est une faute rationnelle de procéder ainsi. En fait, ça revient à éliminer ce qui ne vous convient pas, donc à masquer ce qui est peut-être la vérité à cause d’un préjugé. C’est anti-scientifique au possible.
Encore une fois, Fatima, c’est des dizaines de milliers de témoins. Si vous voulez invalider leur témoignage (qu’il soit exprimé ou non... puisqu’aucune voix issue des témoins du miracle ne s’est levée CONTRE ce miracle, alors qu’il y a avait des non croyants présents, il s’agit de témoignages tacites), il faut le faire de façon rationnelle et argumentée. Il faut des preuves, pas des suppositions.
Enfin bref, de toute façon, ce débat est sans fin. Vous n’avez aucun élément contre le miracle de Fatima mais votre préjugé (donc par définition anti-scientifique) ne vous permettra jamais d’accepter sa réalité. D’un côté, je ne prétends pas être beaucoup plus objectif : il m’arrive aussi de refuser quelque chose en bloc parce que ça ne cadre pas avec ma foi, mes principes, etc. Mais, alors, j’ai la courtoisie et l’honnêteté de ne pas invoquer la Science, sachant bien que mon avis est subjectif.
Quoiqu’il en soit, la pensée de Pascal se confirme : Dieu laisse toujours assez de lumière pour celui qui veut croire et assez d’ombre pour celui qui ne veut pas croire. Ainsi notre liberté est respectée jusqu’au bout.
Cordialement,