Bonjour Cmoi,
Vous parsemez vos messages de prétendues pensées négatives à votre égard que vous attribuez à vos contradicteurs.
Je ne peux que répéter toute l’estime que j’ai pour votre persévérance attentive dans notre dialogue, malgré ce qu’il peut parfois avoir d’irritant pour vous, et tout l’intérêt que je porte à vos critiques qui me sont très précieuses et utiles pour clarifier davantage les questions très difficiles en cause. Ceci vaut même pour vos critiques ou vos appréciations les plus sévères ou caricaturales.
Jamais, je n’imagine que vous essayez de me «
piéger » lorsque vous essayez de mettre en évidence ce qui vous semble une contradiction et lorsqu’un désaccord persiste, je n’en déduis nullement une appréciation négative de votre personnalité.
J’évite toujours les attaques personnelles parce qu’elles éloignent de l’objet concret de la discussion.
L’autre est toujours en recherche comme moi dans une vérité qui est plus grande que nous et ce ne sont jamais les arguments de notre raison qui ont le dernier mot.
Quelqu’un peut être incapable de répondre correctement à des arguments ou même donner de mauvaises réponses d’un point de vue rationnel, mais être néanmoins plus proche du vrai.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
Xavi a écrit : ↑mar. 02 sept. 2025, 11:25
La survenance des hominidés, comme de n’importe quel autre être de la nature physique est le produit de processus évolutifs. Il n’y a pas, soudainement, un premier hominidé sans père ni mère biologiques. Il y a une ou plusieurs longues chaines de reproductions successives avec des mutations et des transformations mais où la survenance de chaque être est toujours liée à d’autres êtres qui l’ont précédé.
Malgré tout, si, il est inévitable qu’il y eut un premier et une première
Inévitable ?
La catégorie des hominidés est extrêmement large et comprend divers grands singes. Dans la lignée des homos sapiens, on observe des primates, des australopithèques, et des espèces variées (homo erectus, homo habilis, néanderthaliens).
Il n’y a un premier et une première que pour la création spirituelle dans la chair d’un homme et d’une femme.
Pour le reste, il n’y a pas eu un premier chien et une première chienne, ni un premier lion et une première lionne.
Les représentations populaires qui ont circulé à cet égard n’ont aucune base biblique dès lors que le récit de la Genèse, au contraire, redit l’essentiel qui reste vrai : c’est la terre qui a produit les espèces vivantes (selon certes les règles et la volonté de Dieu, le Créateur) et elle l’a fait selon les divers modes de développement et de reproduction établis le troisième jour de la création.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
cette supposition … vous oblige à supposer qu’il y aura le choix par Dieu d’un couple…
2 hominidés choisis en estimant (autre supposition donc) que Dieu a donné une âme à la conception de ces 2 hominidés choisis, et non au cours de leur vie
Non ! Je ne cesse de devoir le contester comme je viens encore de le faire à l’égard de Trinité.
Parce que nous sommes corporel et spirituel indissociablement, il me semble exclu d’imaginer qu’un couple d’hominidés aurait été choisi parce que chacun des êtres d’un tel couple aurait eu un corps et une âme et qu’une âme spirituelle nouvelle ne peut être créée que par et avec un corps qui est le sien lors de sa création et que ce corps ne peut donc pas lui préexister sans modifier le sens du mot âme et tout le vocabulaire de l'Église qui s'y rattache.
Pour tout être vivant terrestre, l’âme est celle du corps à sa conception. Un changement ultérieur n’a pas de sens. L’âme est la forme du corps indissociablement et rien ne peut les dissocier par une prétendue transformation de l’âme ultérieure indépendante du corps. C’est comme cela même pour un chien ou un chat.
Mais, cela signifie aussi que Dieu n’a pas «
donné » une âme comme vous l’écrivez. L’âme est celle du corps. Pour l’être humain, Dieu l’a créée lors de sa conception avec une nature corporelle et spirituelle. Les gamètes physiques de chacun des géniteurs et le souffle spirituel créateur ont produit ensemble et indissociablement de l’absolument nouveau : une âme spirituelle. Ce n’est pas un don à un corps, c’est une création par et avec les éléments constitutifs d’un corps.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
cela pose aussi une question de la justice par rapport aux autres hominidés.
Un être est ce qu’il est et tous les êtres précaires ont toute leur valeur aux yeux du Créateur.
En quoi y aurait-il une injustice parce qu’un chien, qui est le compagnon de tant d’humains, est une âme animale précaire alors que nous sommes des âmes spirituelles ?
Mais, la question me semble, une fois encore, considérer à tort l’âme comme un ajout, ce qui me semble une erreur causée par une mauvaise compréhension de ce qu’est l’âme qui, tant pour les animaux que pour les humains, est la forme du corps, mais avec cette différence essentielle que, contrairement à tous les autres êtres animés de la terre, nous seuls humains avons, dès notre conception, une nature corporelle et spirituelle indissociablement ce qui confère à notre âme une réalité spirituelle.
Il n’y a pas d’injustice parce que nous sommes créés «
autres » que des hominidés préexistants.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
Pourquoi ne pas faire plus simple et supposer que Dieu a procédé ainsi avec les 2 premiers ?
Parce que ce n’est pas plus simple mais contredirait au contraire ce qu’est une âme qui, selon sa nature même, ne peut être séparée du corps dont elle est la forme.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
dans le scénario du père Paul-Adrien, l’épreuve devient quasiment (c’est très ambigu, et si cela contient une part de vérité, cela ouvre la porte aussi à bien des dérives qui porteraient le nom d‘hérésie) le moyen par lequel Dieu a infusé la notion du bien et du mal en ces 2 créatures pour les distinguer de leurs semblables.
Vous avez raison de critiquer son ambiguïté à cet égard.
cmoi a écrit : ↑mer. 03 sept. 2025, 6:56
Xavi a écrit : ↑mar. 02 sept. 2025, 11:25
Adam et Ève, qui ont rencontré Dieu dans le jardin d’Eden, y ont appris qui ils étaient...
Ce que je retiens, c’est que Dieu s’est donc selon vous manifesté à eux bien après un laps de temps et de vie, et qu’il est venu les rencontrer. Or dans la Genèse, il me semble qu’il se manifeste au tout début de leur vie et qu’ils sont pleinement adultes dès ce début.
Vous avez raison de penser que Dieu s’est manifesté «
au tout début de leur vie » et, à cet égard, vous m’attribuez à tort une pensée contraire, car, en effet, rien ne permet de penser que Dieu ne se serait manifesté à Adam et Ève seulement «
après un laps de temps et de vie ».
Par contre, rien dans le récit biblique ne permet d’affirmer «
qu’ils sont pleinement adultes dès ce début ».
De même que la Sainte Vierge Marie a veillé de la manière la plus parfaite sur le bébé puis le petit enfant Jésus, Dieu a fait de même avec Adam et Ève. Il nous est seulement dit qu’Adam était plongé dans une torpeur jusqu’à sa découverte de Ève. Il y a eu un laps de temps et de vie jusqu’à ce que leur conscience soit assez éveillée pour aborder le choix essentiel de l’amour en présence de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Dans son humanité, Jésus a revécu des étapes similaires dans l’éveil de sa conscience humaine, jusqu’aux tentations au désert et à son baptême par l’Esprit Saint. Ce sujet est développé dans le fil «
Jésus a-t-il toujours eu conscience d’être Dieu ? » :
https://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=24004