Votre raisonnement est correct, et, lorsque Dieu crée Adam (cela vaut aussi pour Ève), vous avez raison de ne pas admettre que « toute la partie « hominidée » est déjà là ».cmoi a écrit : ↑dim. 31 août 2025, 4:29 quand vous reprenez et égrenez le verbe de « créer » quand toute la partie « hominidée » est déjà là, et pour n’évoquer que l’âme humaine : pour moi ce n’est plus « créer », ce n’est pas du chipotage de noter cela, parce que l’homme est « âme et corps » indissociablement
Il faut tenir fermement que l’homme est créé « âme et corps » indissociablement. Alléguer que Dieu aurait ajouté une âme spirituelle à un hominidé n’a pas de sens puisque l’âme est le sujet intérieur d’un corps.
Vous avez raison de rappeler que Dieu crée « à partir de rien », mais il faut poser la question sur l’objet ou le sujet de ce qui est créé.
Rien dans la nature physique, pas même la glaise façonnée pour former les gamètes du futur corps d’Adam, ne peut produire ce que Dieu va créer par son souffle.
Rien dans les cieux ou nulle part ne pouvait d’ailleurs le produire. L’être nouveau qui va être créé est absolument nouveau et créé « à partir de rien ».
Mais, il ne faut pas oublier la glaise bien concrète façonnée par le Créateur.
Il y a, en effet, un « déjà là » dans la création de l’humain puisque Dieu le forme avec la glaise (la poussière du sol, les éléments chimiques de la terre) déjà créée.
On sait que le récit biblique donne deux étapes : d’abord, Dieu façonne l’adam, et, ensuite, il lui insuffle la vie.
On peut certes penser que cela forme ensemble une seule création, mais il y a nécessairement un moment où une âme spirituelle est créée, « corps et âme » indissociablement. Je pense que c’est ce qu’indique le récit lorsqu’il dit qu’il « devient vivant ».
Rien ne permet de penser qu’à ce moment, Dieu aurait terminé au préalable de façonner le corps d’Adam et que « toute la partie hominidée » serait « déjà là » comme vous le rejetez à juste titre.
C’est un raisonnement exact, mais il faut le continuer jusqu’au bout.
Le vivant « déjà là », celui de la nature physique déjà créée, ne peut pas être le même que le vivant qui va être créé « à partir de rien ».
Il y a ici deux vies différentes. L’une déjà là, et l’autre qui va être créée dans la réalité terrestre par le souffle divin qui va rendre Adam vivant.
Et, logiquement, la cessation de la vie (la mort) dans un cas n’est pas la cessation de la vie dans l’autre. Le serpent usera de la possible confusion lorsqu’il dira à Ève : si vous mangez, vous ne mourrez pas et, en effet, lorsqu’ils ont mangé, leur vie terrestre n’a pas cessé. Mais, Dieu parlait d'une autre vie.
Ici encore votre raisonnement est exact, mais non la prémisse.
Dieu n’a pas transformé un animal ou un hominidé en homme. Vous avez raison de rejeter cette idée.
Comme chacun de nous, Adam est devenu vivant lorsque son corps s’est formé d’une manière particulière par l’effet d’un souffle de Dieu dans la fusion d’un gamète masculin et d’un gamète féminin à l’instant de sa conception.
Le gamète masculin à l’origine d’Adam n’était pas Adam. De même le gamète féminin. Lorsqu’il n’y avait que deux gamètes, il n’y avait pas d’Adam. Toute la partie hominidée du futur corps d’Adam n’était pas déjà là. Il fallait encore une fusion.
En effet. Excellente observation.
Ce qui est créé, c’est une âme spirituelle qui participe à une vie autre, une vie spirituelle d’amour du Créateur.
Dieu crée une âme spirituelle, avec une nature corporelle et spirituelle indissociablement liée, mais Il le fait dans le monde qu’il a créé avec ses règles dans ce but.
En effet, parce que les mots de bestialité et de zoophilie me semblent incorrects et qu’il n’y a là aucun mal.cmoi a écrit : ↑dim. 31 août 2025, 4:29 Ce n’est donc pas que l’acte de bestialité (zoophilie mise en acte) qui me chagrine, … il ne s’agit pas pour moi de dire « c’est mal » et basta, mais pour vous de me démontrer qu’en remontant au motif dans ce cas précis ce peut être une exception au mal.
Or vous ne le faites pas et ne l’avez pas fait
Les géniteurs d’Adam et Ève n’était pas des animaux, mais des vivants de la nature à la fin de la longue période durant laquelle Dieu a façonné l’adam (ce qui signifie le terrestre), les éléments du futur corps d’Adam.
Est-ce que l’adam que Dieu façonnait était du bétail ? Non. S’agissait-il d’une lignée animale comme les autres ? Non.
De même que les animaux, les géniteurs d’Adam et Ève, qui étaient les derniers maillons dans la lignée de l’adam façonné par le Créateur, avaient une âme, l’être intérieur de leur corps. Dans la Bible, les animaux sont des âmes vivantes et c’est la même expression qui est utilisée sans distinction pour les humains.
La maman d’Adam lui a appris le langage qui lui était nécessaire et l’a entouré de son affection. À l’époque néolithique où le récit biblique situe la création, les enfants d’Adam et Ève pratiquent l’agriculture et l’élevage.
Les hominidés qui les entourent font de l’artisanat et sont des êtres sensibles attentifs les uns aux autres. Ils ressentent péniblement la mort de leurs semblables.
Pour un observateur qui serait soudainement déplacé à cette époque, ces hominidés étaient des hommes comme nous, en tout semblables. En apparence.
Mais, Dieu a créé du neuf, de l’absolument neuf. Il a créé une âme spirituelle vivant d’une vie autre au-delà de la vie précaire naturelle, avec une nature corporelle et spirituelle.


