par Gaudens » mer. 28 janv. 2026, 14:02
Bonjour Florence,
Concernant les media,sans doute aucun n'est totalement objectif: outre ceux qui ne cachent pas leur position idéologique (type Libération), tous lisent et répercutent l'actualité à travers un prisme préexistant où se mélangent la culture générale des journalistes, l'influence des écoles de journalisme, l'esprit du temps plus ou moins affirmé, leurs préférences idéologiques ou celles du rédacteur en chef enfin... Dans la presse écrite,outre Libération susnommé, Le Monde est vraisemblablement au moins partiellement réceptif à l'idéologie woke, de façon beaucoup moins marquée.
Concernant les fondements idéologiques du wokisme,ils me paraissent relever d'un fond plus ancien, disons au moins des années post 1968.C'est alors que s'est manifestée une nouvelle façon de percevoir les problèmes politiques sur champ de moralité renouvelée et impérieuse . Une moralité dont l'article quasi unique serait "tu ne discrimineras pas !",oubliant qu'outre un sens d'exclusion, la discrimination a aussi celui de choix, de sélection entre diverses propositions. Cette néo-moralité a envahi tous les champs, même l'Eglise (cf le "todos,todos,todos !" du pape précédent...). Un exemple frappant:vous même, quand vous réclamez l'ordination sacerdotale des femmes comme une nécessaire extension de la parité effective dans la société , en oubliant les fondements théologiques de cette exclusion (ou plutôt de ce discernement). Aucune considération autre que la lutte contre les discriminations n'est en effet concevable ni admissible pour cette néo-moralité.
Mais l'idéologie woke a rendu cette mutation morale plus radicale encore à partir des années 2010 en gros,avec traduction immédiate dans le champ politique et social.Derrière les possibles discriminations , cette idéologie est allée débusquer tout ce qui , d'après ses tenants, rendaient celles-ci "systémiquement" possibles : par exemple, l'appartenance à la race blanche est devenue suspecte (d'où des réunions fermées aux "non racisés" dans certaines universités, soit la réapparition du racisme),l'identité masculine supposée porteuse de violence envers les femmes),etc... D'où la chasse à tous les signes du langage qui pourraient s'apparenter à ce "système discriminatoire" , à un rythme qui ne s'arrête pas et devient une négation maladive de nos cultures occidentales,y compris dans leur fondement chrétien.
Je ne sais si je vous aurai convaincue, à vous d'y réfléchir .
Bonjour Florence,
Concernant les media,sans doute aucun n'est totalement objectif: outre ceux qui ne cachent pas leur position idéologique (type Libération), tous lisent et répercutent l'actualité à travers un prisme préexistant où se mélangent la culture générale des journalistes, l'influence des écoles de journalisme, l'esprit du temps plus ou moins affirmé, leurs préférences idéologiques ou celles du rédacteur en chef enfin... Dans la presse écrite,outre Libération susnommé, Le Monde est vraisemblablement au moins partiellement réceptif à l'idéologie woke, de façon beaucoup moins marquée.
Concernant les fondements idéologiques du wokisme,ils me paraissent relever d'un fond plus ancien, disons au moins des années post 1968.C'est alors que s'est manifestée une nouvelle façon de percevoir les problèmes politiques sur champ de moralité renouvelée et impérieuse . Une moralité dont l'article quasi unique serait "tu ne discrimineras pas !",oubliant qu'outre un sens d'exclusion, la discrimination a aussi celui de choix, de sélection entre diverses propositions. Cette néo-moralité a envahi tous les champs, même l'Eglise (cf le "todos,todos,todos !" du pape précédent...). Un exemple frappant:vous même, quand vous réclamez l'ordination sacerdotale des femmes comme une nécessaire extension de la parité effective dans la société , en oubliant les fondements théologiques de cette exclusion (ou plutôt de ce discernement). Aucune considération autre que la lutte contre les discriminations n'est en effet concevable ni admissible pour cette néo-moralité.
Mais l'idéologie woke a rendu cette mutation morale plus radicale encore à partir des années 2010 en gros,avec traduction immédiate dans le champ politique et social.Derrière les possibles discriminations , cette idéologie est allée débusquer tout ce qui , d'après ses tenants, rendaient celles-ci "systémiquement" possibles : par exemple, l'appartenance à la race blanche est devenue suspecte (d'où des réunions fermées aux "non racisés" dans certaines universités, soit la réapparition du racisme),l'identité masculine supposée porteuse de violence envers les femmes),etc... D'où la chasse à tous les signes du langage qui pourraient s'apparenter à ce "système discriminatoire" , à un rythme qui ne s'arrête pas et devient une négation maladive de nos cultures occidentales,y compris dans leur fondement chrétien.
Je ne sais si je vous aurai convaincue, à vous d'y réfléchir .