par Angélique » mar. 29 mai 2012, 11:03
Bonjour,
Je suis moi-même en discernement (depuis trois ans, j'ai 22 ans moi aussi) et je me permets donc de vous répondre.
Le temps de discernement dépend des personnes. Je connais une soeur qui a attendu plusieurs années avant d'entrer au monastère. Elle a essayé trois fois dans la même Congrégation. A chaque fois elle a été refusée. Sur l'avis d'un prêtre, elle s'est tournée vers un monastère adapté a sa santé et elle y est depuis maintenant 60 ans et très heureuse ! Je connais aussi une jeune soeur (31 ans) pour qui les choses sont allées très vite. A 19 ans, elle s'est posée la question de la vocation. Elle a visité un monastère et une semaine après elle est entrée ! Et cela fait plus de 10 ans qu'elle est religieuse et toujours aussi heureuse. Elle est même venue refonder en France (elle est américaine).
C'est le Seigneur qui décide. Où Il veut et quand Il veut. L'âge demandé dépend beaucoup des communautés. Par exemple, les Bénédictines du Barroux n'acceptent pas les vocations après 30 ans, l'idéal pour elles étant entre 18 et 25 ans. D'autres, demandent plus de maturité. Mais même là, cela dépend davantage de la personne. Certains sont très matures malgré leur jeune âge tandis que d'autres ne le sont pas du tout à 40 ans passés !
Contactez et visitez les communautés qui vous intéresse. Et, dans la prière, au fur et à mesure des rencontres avec votre directeur spirituel, des visites, vous vous dirigerez là où le Seigneur vous veut. Et lorsque vous aurez trouvé la bonne communauté, vous le saurez. Surtout, ne laissez pas les questions " secondaires " (elles sont importantes mais non prioritaires) vous tracasser, comme l'âge, les études à faire, l'habit... Dieu donne la grâce. S'Il vous appelle dans la vie religieuse, Il vous donnera toujours les moyens pour répondre à son appel. Et puis les maîtresses des novices ont l'habitude. Elles seront de bon conseil.
Mon propre discernement touche à sa fin. A la fin de l'année, j'aurai choisi une communauté. Je suis passée par les mêmes " déboires " que vous. Je n'ai fini mes études que parce que l'Ordre que j'avais en tête me demandait d'avoir 25 minimum pour entrer (maintenant j'ai abandonné cet Ordre). Et maintenant, à cause de ma santé et d'études non adaptées au marché de travail, je suis sans emploi et vit chez mes parents. Mais je me suis rendue compte que ce temps m'a aidée. Il m' a permis d'apprendre à être plus patiente et à aimer le monde. Il ne faut pas que l'entrée en religion soit une fuite du monde, au contraire, c'est pour lui (dans ce qu'il a de bon) que l'on se donne à Dieu. Profitez bien de votre temps pour vous rapprocher de Dieu, pour aimer les personnes qui vous entourent et profitez aussi de vos études. Tout cela, si vous entrez au monastère, vous le porterez avec vous, vous porterez les gens que vous avez rencontrés, vous serez à même de comprendre ceux qui passent pas les mêmes épreuves. C'est une très grande richesse.
Il vaut mieux ne pas parler à vos parents de vos projets tant que vous le pouvez. Malheureusement, il est très rare qu'ils comprennent et parfois ils sont même violemment opposés à la vocation de leurs enfants (c'est le cas des miens). Mieux vaut les prévenir quand vous aurez déjà fait votre choix. Cela leur évite aussi une peine inutile. Par exemple, si finalement vous n'entriez pas au monastère, ou si votre entrée avait lieu bien plus longtemps après votre annonce, ils passeraient tout ce temps à avoir en quelque sorte peur de votre départ au lieu de profiter du temps passé avec vous.
J'espère ne pas avoir été trop longue. Bonne continuation !
Que Dieu vous bénisse,
Angélique
Bonjour,
Je suis moi-même en discernement (depuis trois ans, j'ai 22 ans moi aussi) et je me permets donc de vous répondre.
Le temps de discernement dépend des personnes. Je connais une soeur qui a attendu plusieurs années avant d'entrer au monastère. Elle a essayé trois fois dans la même Congrégation. A chaque fois elle a été refusée. Sur l'avis d'un prêtre, elle s'est tournée vers un monastère adapté a sa santé et elle y est depuis maintenant 60 ans et très heureuse ! Je connais aussi une jeune soeur (31 ans) pour qui les choses sont allées très vite. A 19 ans, elle s'est posée la question de la vocation. Elle a visité un monastère et une semaine après elle est entrée ! Et cela fait plus de 10 ans qu'elle est religieuse et toujours aussi heureuse. Elle est même venue refonder en France (elle est américaine).
C'est le Seigneur qui décide. Où Il veut et quand Il veut. L'âge demandé dépend beaucoup des communautés. Par exemple, les Bénédictines du Barroux n'acceptent pas les vocations après 30 ans, l'idéal pour elles étant entre 18 et 25 ans. D'autres, demandent plus de maturité. Mais même là, cela dépend davantage de la personne. Certains sont très matures malgré leur jeune âge tandis que d'autres ne le sont pas du tout à 40 ans passés !
Contactez et visitez les communautés qui vous intéresse. Et, dans la prière, au fur et à mesure des rencontres avec votre directeur spirituel, des visites, vous vous dirigerez là où le Seigneur vous veut. Et lorsque vous aurez trouvé la bonne communauté, vous le saurez. Surtout, ne laissez pas les questions " secondaires " (elles sont importantes mais non prioritaires) vous tracasser, comme l'âge, les études à faire, l'habit... Dieu donne la grâce. S'Il vous appelle dans la vie religieuse, Il vous donnera toujours les moyens pour répondre à son appel. Et puis les maîtresses des novices ont l'habitude. Elles seront de bon conseil.
Mon propre discernement touche à sa fin. A la fin de l'année, j'aurai choisi une communauté. Je suis passée par les mêmes " déboires " que vous. Je n'ai fini mes études que parce que l'Ordre que j'avais en tête me demandait d'avoir 25 minimum pour entrer (maintenant j'ai abandonné cet Ordre). Et maintenant, à cause de ma santé et d'études non adaptées au marché de travail, je suis sans emploi et vit chez mes parents. Mais je me suis rendue compte que ce temps m'a aidée. Il m' a permis d'apprendre à être plus patiente et à aimer le monde. Il ne faut pas que l'entrée en religion soit une fuite du monde, au contraire, c'est pour lui (dans ce qu'il a de bon) que l'on se donne à Dieu. Profitez bien de votre temps pour vous rapprocher de Dieu, pour aimer les personnes qui vous entourent et profitez aussi de vos études. Tout cela, si vous entrez au monastère, vous le porterez avec vous, vous porterez les gens que vous avez rencontrés, vous serez à même de comprendre ceux qui passent pas les mêmes épreuves. C'est une très grande richesse.
Il vaut mieux ne pas parler à vos parents de vos projets tant que vous le pouvez. Malheureusement, il est très rare qu'ils comprennent et parfois ils sont même violemment opposés à la vocation de leurs enfants (c'est le cas des miens). Mieux vaut les prévenir quand vous aurez déjà fait votre choix. Cela leur évite aussi une peine inutile. Par exemple, si finalement vous n'entriez pas au monastère, ou si votre entrée avait lieu bien plus longtemps après votre annonce, ils passeraient tout ce temps à avoir en quelque sorte peur de votre départ au lieu de profiter du temps passé avec vous.
J'espère ne pas avoir été trop longue. Bonne continuation !
Que Dieu vous bénisse,
Angélique