par Angelo » mer. 16 févr. 2011, 23:29
Tu la connais, ta vocation, à ce qu'elle pèse en toi. Et si tu la trahis, c'est toi que tu défigures. Saches que la vérité se fera lentement car elle est naissance d'arbre et non trouvaille d'une formule. C'est le temps d'abord qui joue un rôle, car il s'agit pour toi de devenir autre et de gravir une montagne difficile. Et l'être neuf, qui est unité dégagée dans le disparate des choses, ne s'imposera point à toi comme une solution de rébus, mais comme un apaisement des litiges et une guérison des blessures. Et son pouvoir (à l'être neuf), tu ne le connaîtras qu'une fois qu'il sera devenu. C'est pourquoi j'ai toujours honoré d'abord pour l'homme, comme des dieux oubliés, le silence et la lenteur.
Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle, chap.66.
N'est-ce pas là un beau texte, et surtout un texte vrai? Il est dédié à tous ceux qui doutent de leur vocation, mais aussi qui croient en être sûr.
Tu la connais, ta vocation, à ce qu'elle pèse en toi. Et si tu la trahis, c'est toi que tu défigures. Saches que la vérité se fera lentement car elle est naissance d'arbre et non trouvaille d'une formule. C'est le temps d'abord qui joue un rôle, car il s'agit pour toi de devenir autre et de gravir une montagne difficile. Et l'être neuf, qui est unité dégagée dans le disparate des choses, ne s'imposera point à toi comme une solution de rébus, mais comme un apaisement des litiges et une guérison des blessures. Et son pouvoir (à l'être neuf), tu ne le connaîtras qu'une fois qu'il sera devenu. C'est pourquoi j'ai toujours honoré d'abord pour l'homme, comme des dieux oubliés, le silence et la lenteur.
Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle, chap.66.
N'est-ce pas là un beau texte, et surtout un texte vrai? Il est dédié à tous ceux qui doutent de leur vocation, mais aussi qui croient en être sûr.