par camino » jeu. 30 sept. 2010, 19:30
Bonjour à tous,
C'est ici que je l'explique : il s'agit bien d'une intention de prière. J'étais dans un chagrin, un chagrin tout bête, de ceux de tous les jours. Un conflit un peu bête, un peu vain, comme on en croise parfois. J'étais au bord de la colère, du mauvais bord, je crois.
M'est venue l'envie d'une prière : il me semblait porter toutes les tares de la terre. Inculte dans la science de m'adresser à Dieu, j'ai récité machinalement le "notre Père qui êtes aux cieux".
Et pour la première fois une phrase m'a retenu : "pardonne nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé".
Pourquoi n'ais-je jamais pris le temps de comprendre, que cette phrase dit "tu seras jugé comme tu juges" ?
J'ai essayé de pardonner. Je n'ai pas réussi.
Offensé jusqu'au trognon, bourré de rancoeur, c'est un peu tard que j'ai compris : j'ai plus de haine dans le coeur que de pensées jolies.
J'ai sincèrement cherché à pardonner. Mais rien à faire, rien à défaire : les noeuds sont trop serrés : la rancoeur et la colère, l'amour et les regrets. Les disparus d'hier, ceux que j'ai renvoyés... Des fantômes horribles que je juge chaque jour au tribunal de mes pensées.
Procureur agressif réclamant la tête des autres.
Avocat véreux plaidant ma triste cause.
J'ai cherché au fond de moi un peu d'amour à donner. Que du malheur... Pas de respect.
J'appelle vos prières, pour apprendre à pardonner.
Je suis prisonnier de mes rancoeurs, de mes chagrins, de mes regrets. Mes chaînes sont l'orgueil, la vengeance, l'amertume.
Mes barreaux sont la haine, la frustration, l'infortune.
Et j'apperçois derrière les murs, l'amour qui pourrait me sauver. Je tends les bras, je tends les mains, mais qui au fond m'approcherait ?
Bonjour à tous,
C'est ici que je l'explique : il s'agit bien d'une intention de prière. J'étais dans un chagrin, un chagrin tout bête, de ceux de tous les jours. Un conflit un peu bête, un peu vain, comme on en croise parfois. J'étais au bord de la colère, du mauvais bord, je crois.
M'est venue l'envie d'une prière : il me semblait porter toutes les tares de la terre. Inculte dans la science de m'adresser à Dieu, j'ai récité machinalement le "notre Père qui êtes aux cieux".
Et pour la première fois une phrase m'a retenu : "pardonne nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé".
Pourquoi n'ais-je jamais pris le temps de comprendre, que cette phrase dit "tu seras jugé comme tu juges" ?
J'ai essayé de pardonner. Je n'ai pas réussi.
Offensé jusqu'au trognon, bourré de rancoeur, c'est un peu tard que j'ai compris : j'ai plus de haine dans le coeur que de pensées jolies.
J'ai sincèrement cherché à pardonner. Mais rien à faire, rien à défaire : les noeuds sont trop serrés : la rancoeur et la colère, l'amour et les regrets. Les disparus d'hier, ceux que j'ai renvoyés... Des fantômes horribles que je juge chaque jour au tribunal de mes pensées.
Procureur agressif réclamant la tête des autres.
Avocat véreux plaidant ma triste cause.
J'ai cherché au fond de moi un peu d'amour à donner. Que du malheur... Pas de respect.
J'appelle vos prières, pour apprendre à pardonner.
Je suis prisonnier de mes rancoeurs, de mes chagrins, de mes regrets. Mes chaînes sont l'orgueil, la vengeance, l'amertume.
Mes barreaux sont la haine, la frustration, l'infortune.
Et j'apperçois derrière les murs, l'amour qui pourrait me sauver. Je tends les bras, je tends les mains, mais qui au fond m'approcherait ?