par zélie » mer. 15 avr. 2009, 22:04
Dúbida a écrit :
parce que c'est justement les gens comme vous, qui à la base ne sont pas favorables voire hostiles à Dieu et à la religion, qui me font penser que tout ça, c'est peut-être vrai. Parce qu'on ne change pas d'avis comme ça, sans aucune raison.
Ben en fait si... Je sais c'est indéfendable. J'étais ce que j'étais, pas plus méchante ni plus gentille qu'une autre athée, un brin mégalo, et un jour, alors que j'allais très très bien, que ni maladie ni épreuve ne m'avait encore trop touchée, je me suis réveillée croyante en l'existence de Dieu, de façon aussi tenace que dérangeante, parce que je ne voulais surtout pas admettre que je croyais. Et ce sentiment ne m'a plus jamais quitté; Il Est, et Il est là, près de nous, et rien ne lui échappe, et Il nous aime. Mais ça ne m'a pas rendu instantanément meilleure, pas du tout.
L'engagement pour moi, l'effort hautement difficile, ça été de suivre Jésus et d'acquérir son Regard et son Amour (
euh, ...j'ai encore un infini boulot...
), , d'apprendre à aimer, à obéïr à la religion catholique, aux dogmes, et à devenir, dans mon comportement et mes pensées, une chrétienne -ouverte aux vertus et essayant de les cultiver- et à tout un tas de trucs qui ont découlés de ma certitude (virage à 180° de mon rapport au monde).
Au final, je doute de presque tout, mais pas de l'existence de Dieu, et je ne sais pas exactement pourquoi... mais sans aucun mérite.
Je comprend votre exemple avec l'enfant, mais, comment dire ? quand un gamin, au bord d'une piscine, décide de sauter dans les bras de son père, il sait que ce dernier l'aime et qu'il va le rattraper. C'est une question de confiance. Moi, je ne sais même pas si il y a quelqu'un pour m'empêcher de tomber, et je n'ai pas envie de m'écraser au sol...Et je pense que c'est surtout dû au fait que j'aimerais que tout soit facile, sans difficultés. Ça me rappelle une petite phrase qui m'est resté en mémoire (impossible de retrouver l'auteur), qui disait à peu près : "Seigneur, vu comment vous traitez vos amis, il n'est pas étonnant que vous en ayez si peu".
Vous avez bien vu. Vous avez à construire votre confiance en un Ami invisible et aussi exigeant qu'affectueux, et vous avez peur de souffrir, peur de vous "planter". C'est humain, et à votre âge c'est normal, vous avez toute une vie à construire, et des tas d'engagements avec des conséquences sur toute votre vie sont encore devant vous. Vous n'êtes pas à un moment facile. Mais en fait, il ne faut pas chercher à aller trop vite, ou à exiger de soi un résultat immédiat en matière de foi.
La foi c'est comme l'amour, ça se calcule pas, ça se choisit pas, mais par contre ça s'entretient. Vivez un jour à la fois, laissez la curiosité vous envahir, intéressez-vous à ce que c'est d'être chrétien au quotidien, (l'exercice de la vertu est hautement formateur par exemple ), essayez de lire les écrits des personnes qui ne se sont jamais revendiquées saintes mais qui n'ont vécu que de Dieu (Mère Térésa par exemple est carrément édifiante), allez vers les pauvres au travers d'association, même si ce n'est que pour 15 jours pendant les vacances. La prochaine fois que vous achetez un joli chemisier ou un parfum (ou ce qui vous plonge dans les délices de votre péché mignon), mettez un euro de coté et recommencez jusqu'à ce que vous donniez l'argent de votre effort à une famille affamée, essayez des tas de petites choses du quotidien comme ça. L'Ami sera de plus en plus proche de vous, et un jour certaines questions à Son sujet tomberont d'elles-même...
Quand à mon entourage, heu... Je crois que je suis presque plus catholique (sic) et moins anti-Benoît XVI que certains catholiques déclarés que je connais, c'est dire ! Qu'appelez-vous des "dérives indésirables" ? Concernant les lectures, j'aime bien Blaise Pascal. Je n'ai jamais lu les journaux dont vous parlez (sauf Pèlerin, que mes grands-parents lisent régulièrement). Mais je dois dire que la seule fois où j'ai lu une revue chrétienne, j'ai été un peu refroidie (notamment par le fait que ces gens voyaient des miracles absolument partout)...
Je comprends ce que vous voulez dire pour le catholicisme, c'est pourquoi, au moins, la lecture peut vous guider, vous apprendre des choses, si vous vous sentez isolée dans votre chemin personnel, qui plus est quand il est parsemé d'intenses questionnements. Tout est bon à lire, Blaise Pascal comme un autre, à partir du moment où, si vous en avez le temps et l'énergie bien sûr, vous prenez des notes, vous lisez dans un esprit critique, en vous interrogeant, en comparant, en méditant, en en discutant avec vos profs (ou autres), vous construisez votre savoir et votre pensée en même temps que vous découvrez...
Les dérives indésirables, c'est simplement tous les mouvements sectaires et les allumés dont le Web et les éditeurs raffolent pour faire vendre. Effectivement certains journaux relaient des allumés pathétiques, et si les journaux c'est pas votre truc, il y a des tas d'autres façons de cheminer.
Pour finir, ne perdez pas votre sérénité dans les moments de questionnement. Le questionnement est un aiguillon puissant, qui bien dirigé nous aide à développer notre esprit, nourris notre émerveillement et notre proximité avec Dieu.
Que Dieu vous remplisse de Son Amour et de Sa Sagesse.
Fraternellement,
Zélie.
[quote="Dúbida"]
parce que c'est justement les gens comme vous, qui à la base ne sont pas favorables voire hostiles à Dieu et à la religion, qui me font penser que tout ça, c'est peut-être vrai. [b]Parce qu'on ne change pas d'avis comme ça, sans aucune raison[/b]. [/quote]
Ben en fait si... Je sais c'est indéfendable. J'étais ce que j'étais, pas plus méchante ni plus gentille qu'une autre athée, un brin mégalo, et un jour, alors que j'allais très très bien, que ni maladie ni épreuve ne m'avait encore trop touchée, je me suis réveillée croyante en l'existence de Dieu, de façon aussi tenace que dérangeante, parce que je ne voulais surtout pas admettre que je croyais. Et ce sentiment ne m'a plus jamais quitté; Il Est, et Il est là, près de nous, et rien ne lui échappe, et Il nous aime. Mais ça ne m'a pas rendu instantanément meilleure, pas du tout.
L'engagement pour moi, l'effort hautement difficile, ça été de suivre Jésus et d'acquérir son Regard et son Amour ([size=85]euh, ...j'ai encore un infini boulot... :hypocrite: ), [/size], d'apprendre à aimer, à obéïr à la religion catholique, aux dogmes, et à devenir, dans mon comportement et mes pensées, une chrétienne -ouverte aux vertus et essayant de les cultiver- et à tout un tas de trucs qui ont découlés de ma certitude (virage à 180° de mon rapport au monde).
Au final, je doute de presque tout, mais pas de l'existence de Dieu, et je ne sais pas exactement pourquoi... mais sans aucun mérite.
[quote]Je comprend votre exemple avec l'enfant, mais, comment dire ? quand un gamin, au bord d'une piscine, décide de sauter dans les bras de son père, il sait que ce dernier l'aime et qu'il va le rattraper. [b]C'est une question de confiance[/b]. [b]Moi, je ne sais même pas si il y a quelqu'un pour m'empêcher de tomber, et je n'ai pas envie de m'écraser au sol...[/b][b]Et je pense que c'est surtout dû au fait que j'aimerais que tout soit facile, sans difficultés[/b]. Ça me rappelle une petite phrase qui m'est resté en mémoire (impossible de retrouver l'auteur), qui disait à peu près : "Seigneur, vu comment vous traitez vos amis, il n'est pas étonnant que vous en ayez si peu".[/quote]
Vous avez bien vu. Vous avez à construire votre confiance en un Ami invisible et aussi exigeant qu'affectueux, et vous avez peur de souffrir, peur de vous "planter". C'est humain, et à votre âge c'est normal, vous avez toute une vie à construire, et des tas d'engagements avec des conséquences sur toute votre vie sont encore devant vous. Vous n'êtes pas à un moment facile. Mais en fait, il ne faut pas chercher à aller trop vite, ou à exiger de soi un résultat immédiat en matière de foi.
La foi c'est comme l'amour, ça se calcule pas, ça se choisit pas, mais par contre ça s'entretient. Vivez un jour à la fois, laissez la curiosité vous envahir, intéressez-vous à ce que c'est d'être chrétien au quotidien, (l'exercice de la vertu est hautement formateur par exemple ), essayez de lire les écrits des personnes qui ne se sont jamais revendiquées saintes mais qui n'ont vécu que de Dieu (Mère Térésa par exemple est carrément édifiante), allez vers les pauvres au travers d'association, même si ce n'est que pour 15 jours pendant les vacances. La prochaine fois que vous achetez un joli chemisier ou un parfum (ou ce qui vous plonge dans les délices de votre péché mignon), mettez un euro de coté et recommencez jusqu'à ce que vous donniez l'argent de votre effort à une famille affamée, essayez des tas de petites choses du quotidien comme ça. L'Ami sera de plus en plus proche de vous, et un jour certaines questions à Son sujet tomberont d'elles-même...
[quote]Quand à mon entourage, heu... Je crois que je suis presque plus catholique (sic) et moins anti-Benoît XVI que certains catholiques déclarés que je connais, c'est dire ! Qu'appelez-vous des "dérives indésirables" ? Concernant les lectures, j'aime bien Blaise Pascal. Je n'ai jamais lu les journaux dont vous parlez (sauf Pèlerin, que mes grands-parents lisent régulièrement). Mais je dois dire que la seule fois où j'ai lu une revue chrétienne, j'ai été un peu refroidie (notamment par le fait que ces gens voyaient des miracles absolument partout)... [/quote]
Je comprends ce que vous voulez dire pour le catholicisme, c'est pourquoi, au moins, la lecture peut vous guider, vous apprendre des choses, si vous vous sentez isolée dans votre chemin personnel, qui plus est quand il est parsemé d'intenses questionnements. Tout est bon à lire, Blaise Pascal comme un autre, à partir du moment où, si vous en avez le temps et l'énergie bien sûr, vous prenez des notes, vous lisez dans un esprit critique, en vous interrogeant, en comparant, en méditant, en en discutant avec vos profs (ou autres), vous construisez votre savoir et votre pensée en même temps que vous découvrez...
Les dérives indésirables, c'est simplement tous les mouvements sectaires et les allumés dont le Web et les éditeurs raffolent pour faire vendre. Effectivement certains journaux relaient des allumés pathétiques, et si les journaux c'est pas votre truc, il y a des tas d'autres façons de cheminer.
Pour finir, ne perdez pas votre sérénité dans les moments de questionnement. Le questionnement est un aiguillon puissant, qui bien dirigé nous aide à développer notre esprit, nourris notre émerveillement et notre proximité avec Dieu.
Que Dieu vous remplisse de Son Amour et de Sa Sagesse.
Fraternellement,
Zélie.