par Toto2 » ven. 04 sept. 2026, 12:02
Gaudens a écrit : ↑jeu. 03 sept. 2026, 17:35
Par contre , je suis désolé de lire sous la plume du même Toto2 les citations d'auteurs anciens (papes essentiellement, semble-t-il ), l'attribution finale de l'auteur de l'ensemble du discours n'apparassant pas clairement.
Uniquement des citations de Pape. Ce n'est pas un "ensemble du discours", c'est une compilation personnelle de citations papales sur les traductions.
On ne peut que regretter l'aveuglement de la Rome du XIXè siècle devant le déluge de traductions bibliques venant du monde protestant (anglo-saxon surtout), autour de l'Alliance biblique universelle. Rome eût été mieux avisée de promouvoir une vague de belles traductions catholiques autorisées, notations édifiantes à l'appui plutôt que de dresser des tranchées qui se révèlèrent illusoires et qui apportèrent de l'eau au moulin de la propagande protestante dans le style "Rome vaut vous cacher l'Ecriture pour vous cacher ses mensonges" . La réponse de Belleval s'en fait bien l'écho aujourd'hui : de l'eau bénite pour lui, si j'ose dire !
Heureusement le Vatican s'est bien ressaisi depuis et tout le monde catholique avec lui.Voir les travaux de la Commission biblique pontificale et avant elle des traductions catholiques de référence telle la traduction du Chanoine Crampon en français, prélude à la Bible de Jériusalem ou à la TOB, celle-ci vraiment oecuménique.
Bien que l'on soit totalement hors sujet, je vais quand même vous répondre, mais brièvement.
Je ne suis pas du tout de votre avis. Les fidèles entendaient les Ecritures à la messe, accompagnées des explications et du prône du célébrant.
Et cela n'empêchait pas une véritable connaissance des Ecritures par les gens "sérieux" ; prenez par exemple saint François de Sales, dans l'Introduction à la vie dévote ; on voit qu'il maîtrise parfaitement le texte biblique. J'aurais pu remonter bien loin en arrière aussi, au hasard la règle de saint Benoît, elle aussi emmaillée de citations.
Mais ce qui va très bien pour les gens "sérieux" n'est pas forcément convenable pour les autres. D'abord, la plupart des gens ne savaient pas lire, donc leur mettre une bible dans les mains n'aurait servi à rien, quand bien même eût-elle été traduite.
Ensuite, on voit les problèmes que cela pose quand des gens s'autorisent à lire la Bible, à prétendre la comprendre seuls, et à prétendre avoir raison contre l'Eglise dans l'interprétation : un fourmillement d'hérésies, de sectes, de schismes.
Je n'ai mis que des extraits pour ne pas abuser de la patience du lecteur, mais il y a eu des encycliques complètes sur ce sujet qui pointent régulièrement les problèmes.
Et je pense que le principe de la TOB est une catastrophe : alors qu'auparavant on demandait que les bibles écrites par des hérétiques soient brûlées, maintenant on invite les mêmes à coopérer à écrire la Bible. Il n'y a pas trente-six solutions : soit on en arrive au plus petit dénominateur commun pour ne froisser personne à coup de formules ambiguës pour essayer de mettre tout le monde d'accord et cela revient à esquiver les différences, soit on tranche tantôt dans le sens catholique, tantôt dans le sens orthodoxe (quoique d'ailleurs les orthodoxes se soient retirés du projet ; 1 : ils ont été plus avisés que nous sur le coup 2 : on ne peut donc pas parler de traduction oecuménique, il faudrait parler de traduction catholico-protestante), tantôt dans le sens protestant, ce qui revient à inclure des erreurs.
Et puis il faut bien rappeler que la religion catholique ne se résume pas aux Ecritures. Alors je peux concevoir que les protestants, privés de la plupart des sacrements, de l'Eglise, du culte des saints, d'une partie des dogmes catholiques, en soient réduits à donner une importance considérable à la Bible parce que finalement à côté de cela ils n'ont pas grand-chose, mais ce n'est pas le cas des catholiques. A quoi rime cette réforme du missel de faire des cycles sur 3 ans et 2 ans pour multiplier les lectures ?
[quote=Gaudens post_id=478317 time=1788449754 user_id=16704]
Par contre , je suis désolé de lire sous la plume du même Toto2 les citations d'auteurs anciens (papes essentiellement, semble-t-il ), l'attribution finale de l'auteur de l'ensemble du discours n'apparassant pas clairement.
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Uniquement des citations de Pape. Ce n'est pas un "ensemble du discours", c'est une compilation personnelle de citations papales sur les traductions.
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On ne peut que regretter l'aveuglement de la Rome du XIXè siècle devant le déluge de traductions bibliques venant du monde protestant (anglo-saxon surtout), autour de l'Alliance biblique universelle. Rome eût été mieux avisée de promouvoir une vague de belles traductions catholiques autorisées, notations édifiantes à l'appui plutôt que de dresser des tranchées qui se révèlèrent illusoires et qui apportèrent de l'eau au moulin de la propagande protestante dans le style "Rome vaut vous cacher l'Ecriture pour vous cacher ses mensonges" . La réponse de Belleval s'en fait bien l'écho aujourd'hui : de l'eau bénite pour lui, si j'ose dire !
Heureusement le Vatican s'est bien ressaisi depuis et tout le monde catholique avec lui.Voir les travaux de la Commission biblique pontificale et avant elle des traductions catholiques de référence telle la traduction du Chanoine Crampon en français, prélude à la Bible de Jériusalem ou à la TOB, celle-ci vraiment oecuménique.
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Bien que l'on soit totalement hors sujet, je vais quand même vous répondre, mais brièvement.
Je ne suis pas du tout de votre avis. Les fidèles entendaient les Ecritures à la messe, accompagnées des explications et du prône du célébrant.
Et cela n'empêchait pas une véritable connaissance des Ecritures par les gens "sérieux" ; prenez par exemple saint François de Sales, dans l'Introduction à la vie dévote ; on voit qu'il maîtrise parfaitement le texte biblique. J'aurais pu remonter bien loin en arrière aussi, au hasard la règle de saint Benoît, elle aussi emmaillée de citations.
Mais ce qui va très bien pour les gens "sérieux" n'est pas forcément convenable pour les autres. D'abord, la plupart des gens ne savaient pas lire, donc leur mettre une bible dans les mains n'aurait servi à rien, quand bien même eût-elle été traduite.
Ensuite, on voit les problèmes que cela pose quand des gens s'autorisent à lire la Bible, à prétendre la comprendre seuls, et à prétendre avoir raison contre l'Eglise dans l'interprétation : un fourmillement d'hérésies, de sectes, de schismes.
Je n'ai mis que des extraits pour ne pas abuser de la patience du lecteur, mais il y a eu des encycliques complètes sur ce sujet qui pointent régulièrement les problèmes.
Et je pense que le principe de la TOB est une catastrophe : alors qu'auparavant on demandait que les bibles écrites par des hérétiques soient brûlées, maintenant on invite les mêmes à coopérer à écrire la Bible. Il n'y a pas trente-six solutions : soit on en arrive au plus petit dénominateur commun pour ne froisser personne à coup de formules ambiguës pour essayer de mettre tout le monde d'accord et cela revient à esquiver les différences, soit on tranche tantôt dans le sens catholique, tantôt dans le sens orthodoxe (quoique d'ailleurs les orthodoxes se soient retirés du projet ; 1 : ils ont été plus avisés que nous sur le coup 2 : on ne peut donc pas parler de traduction oecuménique, il faudrait parler de traduction catholico-protestante), tantôt dans le sens protestant, ce qui revient à inclure des erreurs.
Et puis il faut bien rappeler que la religion catholique ne se résume pas aux Ecritures. Alors je peux concevoir que les protestants, privés de la plupart des sacrements, de l'Eglise, du culte des saints, d'une partie des dogmes catholiques, en soient réduits à donner une importance considérable à la Bible parce que finalement à côté de cela ils n'ont pas grand-chose, mais ce n'est pas le cas des catholiques. A quoi rime cette réforme du missel de faire des cycles sur 3 ans et 2 ans pour multiplier les lectures ?