par etienne lorant » lun. 09 mars 2015, 18:34
Bonjour Héraclius,
J'ai pris un "petit pain biblique" afin de savoir si je saurais le méditer encore, sans avoir d'abord suivi l'inspiration d'un autre que moi. Je suis tombé sur l'Epître aux Hébreux, chapitre 12 :
Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement.
Il s'agit bien sûr de Jésus, qui a tout enduré, spécialement la crucifixion, mais encore: le reniement de Pierre, l'inutile flagellation, les cris de haine... et tout cela après une agonie dont aucun autre être humain ne serait sorti vivant et conscient.
Mais comment méditer tout cela ? Je me rapporte seulement au moment où Jésus trouve ses disciple endormis et leur dit : "Vous n'avez pas su veiller une heure avec moi ?" Le point d'interrogation est superflu, mais je le garde à cause de l'expression peinée de Celui qui, malgré tout, va continuer de les aimer, et d'intercéder pour eux comme il intercède pour moi.
Ainsi, en me voyant tout endormi dans mes ambitions ou mes angoisses humaines et trop humaines - jusque dans mon péché - le Seigneur à l'agonie m'appelle encore à me retourner vers Lui et à L'aimer de mon pauvre cœur tout embrouillé. Et je peux répondre oui. Quand bien même ce ne serait que pour une heure, je peux répondre oui. Et si j'arrive au bout de cette heure, je m'en trouverai bien. C'est certain, cela ne se discute pas : quiconque a goûté un jour d'une larme de la grâce divine, la retrouvera, intacte, en dépit même du péché, s'il peut veiller une heure dans l'obscurité. Car cette larme est de l'eau vive et il suffit de se laisser emporter par elle. Je ne suis plus tout jeune, mais la confiance est la confiance, ma barque peut se retrouvée bousculée dans tous les sens, je sais QUI tient le gouvernail !
N'ayez pas peur !
Bonjour Héraclius,
J'ai pris un "petit pain biblique" afin de savoir si je saurais le méditer encore, sans avoir d'abord suivi l'inspiration d'un autre que moi. Je suis tombé sur l'Epître aux Hébreux, chapitre 12 :
[b][i][color=#BF40BF]Méditez l’exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. [/color][/i][/b]
Il s'agit bien sûr de Jésus, qui a tout enduré, spécialement la crucifixion, mais encore: le reniement de Pierre, l'inutile flagellation, les cris de haine... et tout cela après une agonie dont aucun autre être humain ne serait sorti vivant et conscient.
Mais comment méditer tout cela ? Je me rapporte seulement au moment où Jésus trouve ses disciple endormis et leur dit : "Vous n'avez pas su veiller une heure avec moi ?" Le point d'interrogation est superflu, mais je le garde à cause de l'expression peinée de Celui qui, malgré tout, va continuer de les aimer, et d'intercéder pour eux comme il intercède pour moi.
Ainsi, en me voyant tout endormi dans mes ambitions ou mes angoisses humaines et trop humaines - jusque dans mon péché - le Seigneur à l'agonie m'appelle encore à me retourner vers Lui et à L'aimer de mon pauvre cœur tout embrouillé. Et je peux répondre oui. Quand bien même ce ne serait que pour une heure, je peux répondre oui. Et si j'arrive au bout de cette heure, je m'en trouverai bien. C'est certain, cela ne se discute pas : quiconque a goûté un jour d'une larme de la grâce divine, la retrouvera, intacte, en dépit même du péché, s'il peut veiller une heure dans l'obscurité. Car cette larme est de l'eau vive et il suffit de se laisser emporter par elle. Je ne suis plus tout jeune, mais la confiance est la confiance, ma barque peut se retrouvée bousculée dans tous les sens, je sais QUI tient le gouvernail !
N'ayez pas peur !