par Suliko » dim. 16 août 2015, 21:52
Bonjour,
J'écrivais il y a déjà un certain temps:
Or, les Yézidis n'ont, sauf erreur, jamais été considérés comme des gens du Livre (juifs et chrétiens), à l'inverse des Zoroastriens, qui le furent à certaines périodes (ce qui ne les empêcha pas d'être globalement passablement persécutés). Leur situation me semble donc difficile, puisqu'ils ne sont pas de facto soumis à la jizya.[...] Il ne serait pas contraire au strict droit islamique d'exiger d'eux ou la conversion ou la mort. Or, ils refusent la première proposition...Bien sûr, c'est révoltant, mais est-ce contraire à la shari'a? Si quelqu'un le prétend, qu'il en apporte la preuve, textes à l'appui.
Le numéro 5 du magazine francophone de l'Etat islamique va hélas dans ce sens. Je cite:
Avant la prise de Sinjar, on a imposé aux étudiants en Charî’ah de l’Etat Islamique d’étudier profondément les Yazîdis afin de déterminer s’ils devaient être considérés comme un groupe à l’origine associateur ou comme un groupe à l’origine musulman et qui par la suite a apostasié, en se basant sur les nombreuses règles Islamiques qui doivent être appliquées sur le groupe, ses individus, et leurs familles. A cause de la terminologie arabe qu’ils utilisent pour se décrire eux-mêmes ou leurs croyances, certains savants musulmans contemporains les ont classés comme étant potentiellement une secte apostat, et non comme une secte issue d’une religion païenne. Cependant après des recherches plus approfondies, il a été prouvé que ce groupe existait durant la période pré-islamique jâhiliyyah, puis il a été « Islamisé» par un environnement fait de sa population musulmane, de sa langue, de sa culture, bien qu’ils n’aient jamais accepté l’Islam ni déclaré qu’ils l’avaient adoptée. La source apparente de cette religion a été trouvée dans le zoroastrisme de la Perse ancienne, qui a été réinterprété avec des éléments des Sabéens, du Judaïsme et du Christianisme, pour finalement être exprimé dans un vocabulaire hérétique du Soufisme extrême.
Par conséquent, l’Etat Islamique a traité ce groupe de la manière dont doivent être traité les associateurs selon la majorité des savants du fiqh. Ils ne sont pas comme les Juifs ou les Chrétiens, il n’y a pas de place pour eux dans le paiement de la jizyah. Aussi, leurs femmes peuvent être réduites en esclavage à l’inverse des femmes apostâtes dont la majorité des savants disent qu’elles ne peuvent être réduites en esclavage1, on ne leur donne qu’un ultimatum pour se repentir ou pour faire face à l’épée. Après la capture, les femmes yazidis et les enfants sont ensuite divisés selon la Charî’ah parmi les combattants de l’Etat Islamique qui ont participé aux opérations de Sinjar, ensuite un cinquième de ces esclaves est transféré aux autorités de l’Etat Islamique pour être distribué en tant que cinquième du butin. Cette grande étape de mise en esclavage de familles mécréantes est probablement la première depuis l’abandon de cette loi islamique. Le seul autre cas connu – bien que d’une plus petite ampleur- est la mise en esclavage de femmes et d’enfants chrétiens au Philippines et au Nigéria par les Moujâhidîn. Les familles yazidites asservies sont maintenant vendues par les soldats de l’Etat Islamique comme les mécréants étaient vendus par les Compagnons (Qu’Allâh les agrée) avant eux. De nombreuses règles reconnues sont appliquées, incluant l’interdiction de séparer la mère de son enfant. Des femmes et des enfants mécréants ont volontairement accepté l’Islam et s’empressent de le mettre en pratique avec une sincérité évidente après leur sortie des ténèbres du chirk (l’association).
1 La femme apostat doit être tuée au même titre que l’homme apostat selon
le sens apparent et la généralité de la parole du Prophète (sur lui la prière et la
paix) : «Celui qui change de religion tuez-le.» rapporté par al-Boukhârî n°6922 Ibn
Qoudâmah a dit : « L’apostat ne peut être réduit en esclavage, car il n’est pas permis
d’accepter qu’il reste sur son apostasie. » [Al-Kâfî 4/63].
Bonjour,
J'écrivais il y a déjà un certain temps:
[quote]Or, les Yézidis n'ont, sauf erreur, jamais été considérés comme des gens du Livre (juifs et chrétiens), à l'inverse des Zoroastriens, qui le furent à certaines périodes (ce qui ne les empêcha pas d'être globalement passablement persécutés). Leur situation me semble donc difficile, puisqu'ils ne sont pas de facto soumis à la jizya.[...] Il ne serait pas contraire au strict droit islamique d'exiger d'eux ou la conversion ou la mort. Or, ils refusent la première proposition...Bien sûr, c'est révoltant, mais est-ce contraire à la shari'a? Si quelqu'un le prétend, qu'il en apporte la preuve, textes à l'appui. [/quote]
Le numéro 5 du magazine francophone de l'Etat islamique va hélas dans ce sens. Je cite:
[quote]Avant la prise de Sinjar, on a imposé aux étudiants en Charî’ah de l’Etat Islamique d’étudier profondément les Yazîdis afin de déterminer s’ils devaient être considérés comme un groupe à l’origine associateur ou comme un groupe à l’origine musulman et qui par la suite a apostasié, en se basant sur les nombreuses règles Islamiques qui doivent être appliquées sur le groupe, ses individus, et leurs familles. A cause de la terminologie arabe qu’ils utilisent pour se décrire eux-mêmes ou leurs croyances, certains savants musulmans contemporains les ont classés comme étant potentiellement une secte apostat, et non comme une secte issue d’une religion païenne. Cependant après des recherches plus approfondies, il a été prouvé que ce groupe existait durant la période pré-islamique jâhiliyyah, puis il a été « Islamisé» par un environnement fait de sa population musulmane, de sa langue, de sa culture, bien qu’ils n’aient jamais accepté l’Islam ni déclaré qu’ils l’avaient adoptée. La source apparente de cette religion a été trouvée dans le zoroastrisme de la Perse ancienne, qui a été réinterprété avec des éléments des Sabéens, du Judaïsme et du Christianisme, pour finalement être exprimé dans un vocabulaire hérétique du Soufisme extrême.
Par conséquent, l’Etat Islamique a traité ce groupe de la manière dont doivent être traité les associateurs selon la majorité des savants du fiqh. Ils ne sont pas comme les Juifs ou les Chrétiens, il n’y a pas de place pour eux dans le paiement de la jizyah. Aussi, leurs femmes peuvent être réduites en esclavage à l’inverse des femmes apostâtes dont la majorité des savants disent qu’elles ne peuvent être réduites en esclavage1, on ne leur donne qu’un ultimatum pour se repentir ou pour faire face à l’épée. Après la capture, les femmes yazidis et les enfants sont ensuite divisés selon la Charî’ah parmi les combattants de l’Etat Islamique qui ont participé aux opérations de Sinjar, ensuite un cinquième de ces esclaves est transféré aux autorités de l’Etat Islamique pour être distribué en tant que cinquième du butin. Cette grande étape de mise en esclavage de familles mécréantes est probablement la première depuis l’abandon de cette loi islamique. Le seul autre cas connu – bien que d’une plus petite ampleur- est la mise en esclavage de femmes et d’enfants chrétiens au Philippines et au Nigéria par les Moujâhidîn. Les familles yazidites asservies sont maintenant vendues par les soldats de l’Etat Islamique comme les mécréants étaient vendus par les Compagnons (Qu’Allâh les agrée) avant eux. De nombreuses règles reconnues sont appliquées, incluant l’interdiction de séparer la mère de son enfant. Des femmes et des enfants mécréants ont volontairement accepté l’Islam et s’empressent de le mettre en pratique avec une sincérité évidente après leur sortie des ténèbres du chirk (l’association).
1 La femme apostat doit être tuée au même titre que l’homme apostat selon
le sens apparent et la généralité de la parole du Prophète (sur lui la prière et la
paix) : «Celui qui change de religion tuez-le.» rapporté par al-Boukhârî n°6922 Ibn
Qoudâmah a dit : « L’apostat ne peut être réduit en esclavage, car il n’est pas permis
d’accepter qu’il reste sur son apostasie. » [Al-Kâfî 4/63].[/quote]