Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

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Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par papounet » sam. 06 déc. 2014, 12:50

Cette interdiction récente d'une crèche dans les édifices publics comme les mairies en France est un non sens quand on connait les origines chrétiennes de ce grand pays !

Faudra-t-il interdire à l'Elysée (Hollande est un laïcard) d'organiser la traditionnelle galette des rois présidentielle, sous prétexte que les rois mages ont rendu visite au petit Jésus ?

Faudra-t-il rebaptiser l'Hôtel-Dieu en hôtel de la libre-pensée ou de la sainte-laïcité ?

Etc, etc...

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Fée Violine » jeu. 28 août 2014, 21:37

Bonjour Palak Paner,

Et au Canada vous ne voyez pas de différence entre

* critiquer l'homosexualité

et

*mettre à mort des personnes homosexuelles?

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Palak paner » jeu. 28 août 2014, 20:47

Bonjour à tous!

Je tombe un peu par hasard ici et j'avoue que suite à un projet de documentaire sur Stephen Harper j'aimerais profiter du timing de ces 3 mots: l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

Une partie du documentaire sera aussi dirigé vers l'influence de la religion dans notre société.
J'aimerais bien aborder le sujet avec vous et si vous le voulez bien utiliser certains de vos commentaires.



Voici un lien sur lequel je travaille présentement.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Po ... lite.shtml

Plus particulièrement autour de ce paragraphe:
La Presse Canadienne révélait dimanche que l'ACDI subventionne Crossroads à hauteur d'un demi-million de dollars pour creuser des puits, construire des latrines et faire de la sensibilisation à l'hygiène en Ouganda, jusqu'en 2014. Sur son site web, l'organisme religieux condamne l'homosexualité en des termes très clairs. Or, le Parlement ougandais se penche justement sur un projet de loi qui pourrait imposer la peine de mort aux gais dans ce pays d'Afrique subsaharienne.

Je n'ais pas le temps d'écrire d’avantage pour l'instant au plaisir de lire vos commentaires.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Zarus » jeu. 14 août 2014, 23:49

Cinci a écrit :Bonjour,
Le véritable problème de la laïcité dans beaucoup de pays c'est qu'elle sert à masquer une volonté à détruire la chrétienté.
Le problème c'est que les rabbins orthodoxes en Israël vont dire que la laïciité sert à détruire la foi juive. D'autre part, il y a des brigades de djihadistes qui ne désarment pas non plus, soi-disant parce que cet Occident corrupteur les menacerait aussi. Les étrangers (ou les militants athées voire) trouvent le laïcisme trop complaisant avec la chrétienté.

C'est sûr que les gens ne sont jamais contents tant que ce n'est pas leur "chapelle" qui a droit aux grands honneurs, aux privilèges, au code de loi fait juste pour eux, etc.
+1

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Cinci » jeu. 14 août 2014, 23:39

Bonjour,
Le véritable problème de la laïcité dans beaucoup de pays c'est qu'elle sert à masquer une volonté à détruire la chrétienté.
Le problème c'est que les rabbins orthodoxes en Israël vont dire que la laïciité sert à détruire la foi juive. D'autre part, il y a des brigades de djihadistes qui ne désarment pas non plus, soi-disant parce que cet Occident corrupteur les menacerait aussi. Les étrangers (ou les militants athées voire) trouvent le laïcisme trop complaisant avec la chrétienté.

C'est sûr que les gens ne sont jamais contents tant que ce n'est pas leur "chapelle" qui a droit aux grands honneurs, aux privilèges, au code de loi fait juste pour eux, etc.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par anthony arnaud » lun. 11 août 2014, 15:37

Le véritable problème de la laïcité dans beaucoup de pays c'est qu'elle sert à masquer une volonté à détruire la chrétienté.
En effet de nos jours on voit bien à quel points il y a une mise en avant considérable des religions juives et musulmanes dans les pays anciennement chrétiens.
En exemple je pourrait citer :
- Une mosquée ou une synagogue attaqué ( aussi débile et condamnable que cela soit bien entendu ) on va en entendre parler de partout aux infos, alors que les attaques sur les églises sont tout juste mentionnées quand elles ne sont pas ignorées.
- Quand une parodie de Mohammed est publiée c'est l'indignation général, par contre quand des pièces de théâtre insultent Jésus aucun problème.
- Quand quelqu'un critique l'église c'est normal mais si tu critique un passage du coran on est islamophobe !
- Nos ministres parlent toujours de laïcité mais cela n'empêche pas certain ( coucou Manu :cool: ) de dire à une communauté d'être fier de porter leur insigne religieux comme lui même le fait ! ( ceux suivant les dires de Valls comprendront de quoi je parle :oui: ).

Je pourrait en citer encore pas mal mais je pense que vous aurez compris :-D
Il ne faut jamais oublier une chose, cette "laïcité" est la création des franc maçon, des ennemis acharnés de l'église du Christ, ce n'est en rien par soucis d'égalité ou autre qu'ils ont créer cette loi, ils voulaient juste réduire l'église au silence pendant qu'il s'assurait de mentir sur son compte pour que les gens perdent la foi.
Hélas on voit vite qu'ils ont bien réussit leur coup, vous voyez souvent des chrétiens parler de leur foi en publique ? des infos nous rappelant que c'est le carême ( comme ils le font pour le ramadan ) ?
Il est limite mieux vu de nos jours d'avouer qu'on a le cancer ou que l'on est homosexuel que d'avouer être chrétien en France !

N'ayons point honte d'évoquer notre foi en publique mes ami(e)s, la parole du seigneur n'est pas faite pour être garder jalousement mais pour être répandue, une bonne nouvelle doit être annoncé :toast:

PS : Pour ceux qui comprennent l'anglais voici une petite vidéo démontrant à quel point la laïcité n'engage que ceux qui y croient, jusqu'à preuve du contraire les états-unis sont supposé respecter les principes de laïcité comme nous non ? :
https://www.youtube.com/watch?v=ErzxOz3Dzv8

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par prodigal » lun. 04 août 2014, 18:00

Pour ma part, dans ce texte que vous nous avez obligeamment fait connaître, je vois deux affirmations un peu hardies.
La première est que l'idée de laïcité résulte inévitablement du progrès des sociétés. Le partisan de la laïcité que je suis ne pense pas cela, en tous cas. Qu'il y ait un progrès fatal, et que celui-ci conduise nécessairement à la case "laïcité", disons que cela s'appelle une croyance, et comme dans un Etat laïc l'Etat n'a pas à imposer de croyances, ce n'est pas très bien venu. Mais il faut aussi faire la part du baratin obligatoire dans ce genre de textes! :p
La deuxième est qu'avec la laïcité a changé le fondement de la légitimité : on serait passé d'une légitimité religieuse (le sacre) à une légitimité dite laïque, l'intérêt général. Or, je ne suis pas sûr que le sacre, ni le droit divin, dispense en quoi que ce soit le roi de l'obligation d'oeuvrer à l'intérêt général, ou plutôt comme on disait au bien commun.
D'une façon générale, et cela rejoint votre objection, ce texte me semble trop soucieux de vanter le modèle à la française, fondé sur une certaine idée de la République.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Cinci » lun. 04 août 2014, 15:29

Document sur la laïcité :

http://www.gouvernement.fr/sites/defaul ... urdhui.pdf

  • I. LA CONSTRUCTION HISTORIQUE DE LAÏCITE
    3. La laïcité est le fruit d’un long processus historique qui a caractérisé, d’une manière ou d’une
    autre, tout le monde occidental, à partir du XVIIIème siècle. Parti du cœur du Moyen Age, il a
    rejoint celui qui a abouti à ce qu’il est convenu d’appeler la modernité marquée par la
    sécularisation, qui a pris corps à la fin du XVIIIème siècle, avec les Lumières, l’autonomisation
    de l’individu, l’émancipation des consciences, le progrès des connaissances et le progrès social.
    Alors que l’Etat monarchique et même la Révolution française, à ses débuts, appelaient la
    religion au soutien de leur légitimité, les Etats et les sociétés ont distingué l’intérêt général des
    croyances et des convictions particulières.

Je vois un petit problème là-dedans, un problème potentiel de définition et avec la contestation de Suliko et d'autres. Non, il y a probablement une raison qui est fondée à cette insatisfaction.

En réalité c'est que la définition même de la laïcité est biaisée dès le départ. Il y a quelque chose d'un peu faux dans les définitions que des chercheurs d'aujourd'hui ou des organismes en donnent. Avec la définition que l'on verrait ici : on fait l'impasse quasi-totale sur l'Église en laissant entendre que la laïcité serait une invention des Lumières pratiquement. On ferait croire que la laïcité apparaît en dehors de l'Église et en opposition.

La définition que je vois dans ce document n'est pas une définition de la laïcité autant qu'une définition d'une sorte de républicanisme dont la doctrine gouvernementale officielle serait une philosophie agnostique (rien n'est si vrai, tout se vaut assez, rien de trop certain, peut-être que oui/peut-être que non ...) Il faut donc la tolérance vis-à-vis cinquante cultes différents parce que, de toute manière, l'État serait incapable de juger ce qui est mieux ou quelle religion serait valable, etc.

En lisant ce qu'il y a dans ce document, il faudrait croire que l'Angleterre de Winston Churchill n'aurait pas été un État laïc. C'est un peu ridicule. On ne pourrait même plus penser que les États-Unis du temps d'Abraham Lincoln représentent un État laïc. Un comble !

Je trouve une confusion ou un amalgame entre l'idée de séparation des pouvoirs (ce qui représente pour moi la définition de la laïcité) et un tout nouveau principe selon lequel les gouvernements n'auraient plus le droit d'indiquer quelle religion est la vraie.

Des laïcistes d'aujourd'hui entendent que le gouvernement souverain n'auraient plus le droit d'être juge en matière de religion. Interdit aux magistrats d'affirmer que le christianisme est mieux que l'athéisme ! Avec la définition présente dans ce document l'on serait forcé de tenir aussi que la IIIe République française ne procédait pas de la laïcité réellement !??? On ne comprend plus rien au pape Léon XIII et son fameux ralliement, mais s'il fallait croire le régime défini dans ce document avoir dû correspondre à la pensée officielle du système politique français de l'an 1890.

Je veux dire ...

Nous avons affaire plutôt à une définition d'ordre politique, je pense, une définition qui serait taillée sur mesure pour agréer surtout nos politiciens d'aujourd'hui. Ce ne me semble pas être une définition permettant de comprendre ce qui se passe sur le plan historique. On y pose plutôt une sorte de principe évolutif d'agnosticisme.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par prodigal » mer. 16 juil. 2014, 21:07

Vous avez raison sur le premier point. Je corrige donc ma formulation : la laïcité bien comprise garantit la liberté religieuse. Ainsi je ne me prononce pas sur les Etats non laïcs, dont en effet on peut concevoir de multiples modèles.
En revanche je conteste le deuxième point, même si la pique que vous adressez à Peillon est probablement justifiée. Les mots ont un sens. La laïcité, c'est le respect de la liberté des consciences garantie par la neutralité de l'Etat en matière religieuse.
A partir de là chacun peut tirer le fil qu'il souhaite. Certains (Peillon? j'avoue que je n'en sais rien) diront qu'il faut protéger la laïcité de ses ennemis, et que ses ennemis ce sont les religions qui n'en veulent pas, en particulier la catholique. D'autres en feront une valeur morale qui conduit à respecter tous les êtres humains quelques soient leurs croyances. On peut aussi, sans en faire une valeur morale, penser la laïcité comme un principe du droit politique nécessaire dans un monde pluriel, où il s'agit de vivre ensemble par delà ses différences. Ou bien encore comme une condition de la démocratie, en tant qu'elle garantit l'équité dans les débats. Etc. Mais toutes ces perspectives différentes partent d'un même mot dont il n'y a pas à pervertir le sens.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Héraclius » mer. 16 juil. 2014, 20:46

prodigal a écrit :La laïcité n'implique aucune négation de notre nature spirituelle, mais seulement la neutralité politique quant aux moyens de l'épanouir. Concrètement, cela signifie que dans un pays laïc vous pourrez parfaitement pratiquer votre religion - il n'y a même que dans les pays laïcs que la liberté religieuse est vraiment garantie - mais cela ne vous sera pas imposé, et vus pourrez tout aussi bien pratiquer une religion minoritaire, ou ne pas pratiquer du tout, si vous le souhaitez.
Quant à parler de Jésus, et plus généralement enseigner la doctrine de l'Eglise, c'est évidemment possible dans un Etat laïc, mais ce ne peut pas être organisé par l'Etat lui-même. Et ceci est une des raisons pour laquelle je me félicite de vivre dans un Etat laïc.
On peut concevoir un état non-laïc garantissant vraiment la liberté religieuse. C'est le cas de la Grèce, il me semble.

Le problème, c'est surtout que tout le monde n'a pas la même définition de la laïcité. Pas sûr que monsieur Peillon la comprenne comme vous le faites...

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Manu85 » mer. 16 juil. 2014, 19:12

Simone Weil a pour moi tort. La laicité n'est pas un défi à Dieu.
Dans la vie quotidienne, je ne me sens pas muselé dans mon expression de chrétien.
Je suis libre de consulter des médias chrétiens, d'aller dans des associations, d'essayer de transmettre la foi.
Cependant, je comprends que certains lieux doivent rester "neutres". Je serais trés indisposé qu'un collégue ou un fonctionnaire public, athée, protestant, juif affichent ses opinions pour me convaincre dans un lieu inadéquat (travail, administration). Ce que je ne souhaite pas qu'on me fasse, je pars du principe que je ne dois pas le faire aux autres.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par prodigal » lun. 14 juil. 2014, 10:31

La laïcité n'implique aucune négation de notre nature spirituelle, mais seulement la neutralité politique quant aux moyens de l'épanouir. Concrètement, cela signifie que dans un pays laïc vous pourrez parfaitement pratiquer votre religion - il n'y a même que dans les pays laïcs que la liberté religieuse est vraiment garantie - mais cela ne vous sera pas imposé, et vus pourrez tout aussi bien pratiquer une religion minoritaire, ou ne pas pratiquer du tout, si vous le souhaitez.
Quant à parler de Jésus, et plus généralement enseigner la doctrine de l'Eglise, c'est évidemment possible dans un Etat laïc, mais ce ne peut pas être organisé par l'Etat lui-même. Et ceci est une des raisons pour laquelle je me félicite de vivre dans un Etat laïc.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Jeremy43 » dim. 13 juil. 2014, 21:52

Bonjour,
Enfin, Suliko, il est un point sur lequel sans doute je vous rejoindrai un petit peu : c'est que la laïcité telle qu'elle est définie en république va plus loin que la simple séparation des pouvoirs. Elle interdit qu'on prenne en compte l'autorité de l'Eglise pour prendre des décisions politiques, et donc celle-ci doit s'en remettre à des arguments rationnels si elle veut participer aux débats publics. Est-ce tant pis ou tant mieux? Pour moi c'est tant mieux.
Mais n'est ce pas orienté de nier dès le plus jeune âge notre nature profondément spirituelle et plus globalement de ne pas parler de Jésus-Christ dans l'éducation alors que notre pays et notre culture ont été formés par Lui ? Personne n'a changé le monde et marqué l'histoire comme Jésus.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par prodigal » dim. 13 juil. 2014, 19:24

C'est bien entendu avec vous que je suis d'accord, Cinci. Si la distinction des pouvoirs s'accompagnait d'une confusion de fait, elle serait alors purement théorique, et l'un des deux pouvoirs serait l'esclave de l'autre. Si c'est le politique qui est au service du religieux, il y aurait peut-être moindre mal selon vous Suliko (pas selon moi) mais cela impliquerait une Eglise de puissants, qui attirerait les ambitions égoïstes, et, comme le montre la parabole du grand inquisiteur dans Dostoievski, le Christ revenant dans une telle société serait à nouveau crucifié. Et si c'est le spirituel qui est au service du politique, cela s'appelle totalitarisme.
C'est pourquoi il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, en se souvenant que "mon Royaume n'est pas de ce monde".
Le rapport avec la liberté de l'esprit, et donc aussi avec la liberté religieuse, est qu'il n'y a que si les pouvoirs sont réellement séparés que l'on est préservé du despotisme. Concrètement, cela veut dire que si l'on a raison, et si l'on accepte de le montrer pacifiquement en expliquant ce que l'on pense, on sera mis à mort dans le régime que vous préconisez, Suliko, pour peu que la vérité que l'on a à dire déplaise aux puissants. Vouloir tuer la vérité et par voie de conséquence ceux qui la disent, c'est cela qui est une atteinte à la liberté de l'esprit, péché qui, selon les écritures, ne sera jamais pardonné.
J'ajouterai ceci, pour que vous ne confondiez pas la séparation des pouvoirs avec l'indifférentisme : il est évidemment permis à l'Eglise de combattre ce qu'elle juge être l'erreur, puisque je viens d'expliquer que c'est permis à un simple particulier. De même, l'harmonie entre les deux pouvoirs vaut évidemment mieux que leur opposition.
Enfin, Suliko, il est un point sur lequel sans doute je vous rejoindrai un petit peu : c'est que la laïcité telle qu'elle est définie en république va plus loin que la simple séparation des pouvoirs. Elle interdit qu'on prenne en compte l'autorité de l'Eglise pour prendre des décisions politiques, et donc celle-ci doit s'en remettre à des arguments rationnels si elle veut participer aux débats publics. Est-ce tant pis ou tant mieux? Pour moi c'est tant mieux.

Re: Sur l'athéisme, la laïcité et l'humanisme.

par Cinci » dim. 13 juil. 2014, 17:39

Il me semble que le piège dans lequel tombent beaucoup de catholiques, ce n'est pas le rejet de la laïcité, mais son acceptation enthousiaste. Ils croient sans doute naïvement qu'une société idéologiquement neutre est possible et que c'est le cas actuellement, alors que c'est faux!
L'acceptation enthousiaste de la laïcité est un must si l'on ne désir pas que le gouvernement civil s'ambitionne un jour à vouloir régenter l'Église, pour décider de ce que les fidèles devraient croire ou pas.

Les amateurs de la laïcité, contrairement à ce que semblez penser, sont assez intelligents pour se rendre compte que les opinions sont largement biaisées (ou orientées dans un autre sens que celui du pape) dans la grande presse, au gouvernement et ailleurs. La totale neutralité est une pure fiction. Il n'est personne pour être neutre, à l'exception peut-être de C3PO dans Star Wars (avant d'y avoir reçu ses données programmatiques).

Sarko n'est pas neutre, Peillon n'est pas neutre, Hollande non plus, Stephen Harper est le contraire d'un type neutre; le pape ne l'est pas non plus, ni le grand rabbin de France ni les Français à double-nationalité qui originent d'Algérie, et qui seront branchés sur les prêches du vendredi de l'imam, prêches gracieusement relayées via les satellites du Koweit ou du Qatar. Et enfin ... les verts ne sont pas neutres, les fans de Gaïa, les féministes, les athées militants ... pas plus que les «gentillets sans opinions, qui frétillent, qui ne savent pas, qui soufflent le chaud et le froid» mais au final trouveront quand même que Hubert Reeves a raison et que le pape exagère.

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