par Philo Perenne » mer. 02 oct. 2013, 18:09
Bonjour Cara,
Paradoxalement, c'est peut-être plutôt bon signe que vous éprouviez un malaise, et que vos tentatives de prière vous laissent un sentiment de frustration, de désarroi. Bon signe, parce que vous ressentez une soif inassouvie, parce que des questions fortes émergent en vous, alors que la société actuelle vit majoritairement dans l'artifice et le rejet de Dieu.
Vous pouvez rendre grâce au Seigneur de vous donner à traverser ces eaux tumultueuses.
Dieu
est. Le Christ Jésus
est. Vous n'êtes donc jamais seule. Si vos prières semblent rester vaines, ce n'est pas parce que Dieu ne répond pas. C'est vous qui n'entendez pas Ses réponses, qui ne percevez pas Sa présence, alors que le Christ est toujours à vos côtés. Votre désarroi résonne donc comme un
appel à construire la relation avec Lui, une
invitation à Le retrouver dans l'Eucharistie, à retrouver une pratique vivante de la foi dans la communauté de l'Eglise.
Mais capter ne serait-ce qu'un imperceptible souffle de l'Esprit Saint, ne serait-ce qu'un discret murmure du Seigneur, c'est quand même tout un travail d'écoute, d'accueil, de recueillement en nous. C'est un apprentissage du silence intérieur, de l'oraison, du lâcher prise, une jarre que nous avons d'abord à vider de son eau trouble avant de pouvoir la remplir d'eau claire. Il est donc naturel que vous rencontriez des difficultés dans cet exercice. Vous n'avez pas à "vous inquiéter d'être inquiète", si je puis m'exprimer ainsi.
Si vous en avez la possibilité, rapprochez-vous d'une paroisse, d'un prêtre. Eventuellement aussi d'une communauté religieuse qui propose des enseignements courts et généralement accessibles à tous niveaux. Ou essayez un parcours Alpha, il y en a sûrement un non loin de chez vous.
Les sources ne manquent pas pour cheminer dans la relation avec le Seigneur. Tout cela vous aidera à structurer votre démarche d'interrogation, à retrouver de la joie dans les obstacles tenaces que vous pouvez rencontrer en route.
Dites-vous juste qu'il faut de la patience. Si vous avez négligé la pratique depuis un certain temps, Jésus peut être taquin et vous laisser tâtonner à votre tour. J'ai bien dit "taquin", sur la base de ma propre expérience. Dans mon cas, c'est Sa façon à Lui de désamorcer mon côté parfois trop sérieux et grave, sa manière de me consoler dans les moments difficiles en dédramatisant mes inquiétudes et contrariétés. Et je ne suis sûrement pas le seul à bénéficier de ce type de traitement par le Christ.
Peut-être que pour vous, ce sera différent, mais vous avez le droit de regarder vers le Christ sous l'angle d'un dialogue amical et tendre. Il peut choisir de vous faire rire, de vous chatouiller l'esprit, pour vous libérer de vos chaînes et des "démons" qui vous entravent et vous assaillent. L'Amour qu'Il donne dépasse tout ce que nous pouvons concevoir, aussi faut-il faire la place dans nos cœurs.
Vous avez en tout cas ici toute une communauté qui vous portera dans ses prières de soutien.
Fraternellement.
Philo Perenne
Bonjour Cara,
Paradoxalement, c'est peut-être plutôt bon signe que vous éprouviez un malaise, et que vos tentatives de prière vous laissent un sentiment de frustration, de désarroi. Bon signe, parce que vous ressentez une soif inassouvie, parce que des questions fortes émergent en vous, alors que la société actuelle vit majoritairement dans l'artifice et le rejet de Dieu.
Vous pouvez rendre grâce au Seigneur de vous donner à traverser ces eaux tumultueuses.
Dieu [i]est[/i]. Le Christ Jésus [i]est[/i]. Vous n'êtes donc jamais seule. Si vos prières semblent rester vaines, ce n'est pas parce que Dieu ne répond pas. C'est vous qui n'entendez pas Ses réponses, qui ne percevez pas Sa présence, alors que le Christ est toujours à vos côtés. Votre désarroi résonne donc comme un [i]appel [/i]à construire la relation avec Lui, une [i]invitation [/i]à Le retrouver dans l'Eucharistie, à retrouver une pratique vivante de la foi dans la communauté de l'Eglise.
Mais capter ne serait-ce qu'un imperceptible souffle de l'Esprit Saint, ne serait-ce qu'un discret murmure du Seigneur, c'est quand même tout un travail d'écoute, d'accueil, de recueillement en nous. C'est un apprentissage du silence intérieur, de l'oraison, du lâcher prise, une jarre que nous avons d'abord à vider de son eau trouble avant de pouvoir la remplir d'eau claire. Il est donc naturel que vous rencontriez des difficultés dans cet exercice. Vous n'avez pas à "vous inquiéter d'être inquiète", si je puis m'exprimer ainsi.
Si vous en avez la possibilité, rapprochez-vous d'une paroisse, d'un prêtre. Eventuellement aussi d'une communauté religieuse qui propose des enseignements courts et généralement accessibles à tous niveaux. Ou essayez un parcours Alpha, il y en a sûrement un non loin de chez vous.
Les sources ne manquent pas pour cheminer dans la relation avec le Seigneur. Tout cela vous aidera à structurer votre démarche d'interrogation, à retrouver de la joie dans les obstacles tenaces que vous pouvez rencontrer en route.
Dites-vous juste qu'il faut de la patience. Si vous avez négligé la pratique depuis un certain temps, Jésus peut être taquin et vous laisser tâtonner à votre tour. J'ai bien dit "taquin", sur la base de ma propre expérience. Dans mon cas, c'est Sa façon à Lui de désamorcer mon côté parfois trop sérieux et grave, sa manière de me consoler dans les moments difficiles en dédramatisant mes inquiétudes et contrariétés. Et je ne suis sûrement pas le seul à bénéficier de ce type de traitement par le Christ. :oui:
Peut-être que pour vous, ce sera différent, mais vous avez le droit de regarder vers le Christ sous l'angle d'un dialogue amical et tendre. Il peut choisir de vous faire rire, de vous chatouiller l'esprit, pour vous libérer de vos chaînes et des "démons" qui vous entravent et vous assaillent. L'Amour qu'Il donne dépasse tout ce que nous pouvons concevoir, aussi faut-il faire la place dans nos cœurs.
Vous avez en tout cas ici toute une communauté qui vous portera dans ses prières de soutien.
Fraternellement.
Philo Perenne