par jeanbaptiste » mer. 19 juin 2013, 23:34
La remarque de Cinci est tout à fait essentielle.
Nous assimilons la connaissance de la Bible avec la lecture. Mais les deux sources de la Révélation sont les Écritures et la Tradition, c'est-à-dire tout ce qui "médiatise" ces Écritures dans la vie "réelle" et quotidienne des fidèles.
Et dans ce domaine, j'ose le dire, la lecture pure et simple est la forme d'accès à la Révélation la plus pauvre, la plus lente, et la plus "risquée".
Nous sommes aujourd'hui obsédés par la lecture car :
1) Nous sommes dans des cultures de l'écrit.
2) Nous sommes dans des pays déchristianisés : la foi chrétienne n'imprègne plus nos sociétés. Pour la connaître, il faut donc aller au textes, car nous n'avons plus grand chose autour de nous.
Quand votre vie quotidienne est rythmée par des références à la Révélation et par les heures de prière (Frères Jacques, frères Jacques ...), le besoin de lire disparaît.
Un vrai catéchisme passe moins par un apprentissage de la lecture des Écritures que par une rééducation à la vie chrétienne.
Et puis j'insiste : l'Office et le Missel offrent un panorama largement suffisant sur les Écritures, et qui plus est structuré dans une année liturgique et par des prières.
D'ailleurs le canon cité fait référence au droit de disposer d'un bréviaire.
Pourquoi en latin ? Parce qu'à l'époque envisager un contrôle systématique des traductions était impossible.
La preuve : alors qu'aujourd'hui les moyens techniques existent, nous avons une traduction très mauvaise de la liturgie en français ...
C'est donc une loi qui nous paraît aujourd'hui excessive et absurde, mais qui, si on réfléchit bien, en sont temps s'explique et se justifie totalement.
La remarque de Cinci est tout à fait essentielle.
Nous assimilons la connaissance de la Bible avec la lecture. Mais les deux sources de la Révélation sont les Écritures et la Tradition, c'est-à-dire tout ce qui "médiatise" ces Écritures dans la vie "réelle" et quotidienne des fidèles.
Et dans ce domaine, j'ose le dire, la lecture pure et simple est la forme d'accès à la Révélation la plus pauvre, la plus lente, et la plus "risquée".
Nous sommes aujourd'hui obsédés par la lecture car :
1)[b] Nous sommes dans des cultures de l'écrit[/b].
2) [b]Nous sommes dans des pays déchristianisés[/b] : la foi chrétienne n'imprègne plus nos sociétés. Pour la connaître, il faut donc aller au textes, car nous n'avons plus grand chose autour de nous.
Quand votre vie quotidienne est rythmée par des références à la Révélation et par les heures de prière (Frères Jacques, frères Jacques ...),[b] le besoin de lire[/b] disparaît.
Un vrai catéchisme passe moins par un apprentissage de la lecture des Écritures que par une rééducation à la [i]vie[/i] chrétienne.
Et puis j'insiste : l'Office et le Missel offrent un panorama largement suffisant sur les Écritures, et qui plus est structuré dans une année liturgique et par des prières.
D'ailleurs le canon cité fait référence au droit de disposer d'un bréviaire.
Pourquoi en latin ? Parce qu'à l'époque envisager un contrôle systématique des traductions était impossible.
La preuve : alors qu'aujourd'hui les moyens techniques existent, nous avons une traduction très mauvaise de la liturgie en français ...
C'est donc une loi qui nous paraît aujourd'hui excessive et absurde, mais qui, si on réfléchit bien, en sont temps s'explique et se justifie totalement.