par Philo Perenne » sam. 31 août 2013, 8:53
Bonjour Valrau,
Ce n'est pas un péché que d'être non-pratiquant. Néanmoins, quand nous vivons une vraie relation à Dieu, la messe et l'Eucharistie devraient attiser notre désir de nous rapprocher toujours plus de Lui. Comment la foi peut-elle être entière et sincère si elles sont considérées comme simple option du bon vouloir ?
Que diriez-vous d'un conjoint qui se contenterait de grommeler un "j'taim'" du bout des lèvres une fois le matin, une fois le soir ? Un conjoint qui ne vous offrirait jamais de fleurs, ni de sortie au restaurant, au motif que vous vivez déjà ensemble tous les jours et que c'est déjà largement suffisant comme preuve d'amour ?
Et puis, la messe, c'est aussi faire Eglise, être unis en Christ et en communion avec d'autres chrétiens : nous y allons également pour prier pour les autres. Etre unis, c'est plus qu'être ensemble, que le simple "cohabiter" dont vous parlez.
Mais peut-être la relation à la communauté est-elle une source de blocage que vous n'osez pas vous avouer, une sorte de peur sociale ? Avez-vous exploré la question ?
Je voudrais juste, pour terminer, vous sensibiliser au fait que c'est déjà une grâce de ressentir les appels dont vous parlez. Songez que beaucoup aimeraient pouvoir ressentir la présence de Dieu et n'y parviennent pas, à leur grand dam. Si vous êtes vous-même habitée par la Foi, alors peut-être les autres peuvent-ils bénéficier de votre témoignage de grâce.
Benoît XVI a écrit, dans son encyclique Spe salvi : "De l'espérance des personnes touchées par le Christ a jailli l'espérance pour d'autres qui vivaient dans les ténèbres et sans espérance." (Spe salvi, §8)
Je vous invite à méditer là-dessus, et à vous interroger lorsque, devant une occasion de vous rendre à une messe, vous prenez la décision de dire non pour préférer un tête-à-tête à l'écart des autres. Ce qui ne doit pas vous empêcher non plus d'avoir aussi vos moments de tête-à-tête, bien entendu.
Philo Perenne
Bonjour Valrau,
Ce n'est pas un péché que d'être non-pratiquant. Néanmoins, quand nous vivons une vraie relation à Dieu, la messe et l'Eucharistie devraient attiser notre désir de nous rapprocher toujours plus de Lui. Comment la foi peut-elle être entière et sincère si elles sont considérées comme simple option du bon vouloir ?
Que diriez-vous d'un conjoint qui se contenterait de grommeler un "j'taim'" du bout des lèvres une fois le matin, une fois le soir ? Un conjoint qui ne vous offrirait jamais de fleurs, ni de sortie au restaurant, au motif que vous vivez déjà ensemble tous les jours et que c'est déjà largement suffisant comme preuve d'amour ?
Et puis, la messe, c'est aussi faire Eglise, être [i]unis en[/i] Christ [i]et en communion[/i] avec d'autres chrétiens : nous y allons également pour prier pour les autres. Etre [i]unis[/i], c'est plus qu'être [i]ensemble[/i], que le simple "cohabiter" dont vous parlez.
Mais peut-être la relation à la communauté est-elle une source de blocage que vous n'osez pas vous avouer, une sorte de peur sociale ? Avez-vous exploré la question ?
Je voudrais juste, pour terminer, vous sensibiliser au fait que c'est déjà une grâce de ressentir les appels dont vous parlez. Songez que beaucoup aimeraient pouvoir ressentir la présence de Dieu et n'y parviennent pas, à leur grand dam. Si vous êtes vous-même habitée par la Foi, alors peut-être les autres peuvent-ils bénéficier de votre témoignage de grâce.
Benoît XVI a écrit, dans son encyclique [i]Spe salvi[/i] : "De l'espérance des personnes touchées par le Christ a jailli l'espérance pour d'autres qui vivaient dans les ténèbres et sans espérance." ([i]Spe salvi[/i], §8)
Je vous invite à méditer là-dessus, et à vous interroger lorsque, devant une occasion de vous rendre à une messe, vous prenez la décision de dire non pour préférer un tête-à-tête à l'écart des autres. Ce qui ne doit pas vous empêcher non plus d'avoir [i]aussi [/i]vos moments de tête-à-tête, bien entendu.
Philo Perenne