par Fée Violine » sam. 19 mai 2012, 15:21
Je me permets d'ajouter un autre prêtre.
Le Père André Gély, 84 ans, connu et aimé de tous en Lozère, est décédé le matin de l'Ascension. J'arrive de la messe d'enterrement, qui était belle et triste.
Ce prêtre a passé sa vie à s'occuper des autres, comme professeur, puis aumônier des scouts (il a passé environ 2000 nuits sous la tente) (je l'ai connu par les scouts, dont mes enfants ont fait partie pendant des années), accompagnateur de pèlerinages (plus de 30 voyages en Terre Sainte, 14 à Lourdes, etc.), aumônier du Secours catholique.
Il était "une encyclopédie vivante", a dit quelqu'un. Une foi aussi solide que sa carrure. Généreux, attentif aux humbles...
Après une vie extrêmement active, la maladie de Parkinson l'a obligé à vivre au ralenti. "Ce n'est pas tout le monde qui a une maladie pontificale", écrivait-il avec humour, "mais il faut bien faire avec".
Depuis 9 ans, il était dans une maison de retraite où la maladie a progressé, à la fin il ne pouvait plus parler. Un homme si intelligent, qui a gardé sa tête jusqu'au bout, ça a dû être dur.
Je suis allée le voir quelquefois dans cette maison de retraite, mais je me reproche de ne pas y être allée davantage. La dernière fois, il y a quelques mois, il n'arrivait plus du tout à parler, j'essayais vainement de le comprendre, je me suis sentie vraiment nulle, vraiment pauvre...
Je suis contente qu'enfin il ne souffre pus. Mais un homme de cette qualité, un si bon prêtre, quand il disparaît, ça fait un vide...
Je me permets d'ajouter un autre prêtre.
Le Père André Gély, 84 ans, connu et aimé de tous en Lozère, est décédé le matin de l'Ascension. J'arrive de la messe d'enterrement, qui était belle et triste.
Ce prêtre a passé sa vie à s'occuper des autres, comme professeur, puis aumônier des scouts (il a passé environ 2000 nuits sous la tente) (je l'ai connu par les scouts, dont mes enfants ont fait partie pendant des années), accompagnateur de pèlerinages (plus de 30 voyages en Terre Sainte, 14 à Lourdes, etc.), aumônier du Secours catholique.
Il était "une encyclopédie vivante", a dit quelqu'un. Une foi aussi solide que sa carrure. Généreux, attentif aux humbles...
Après une vie extrêmement active, la maladie de Parkinson l'a obligé à vivre au ralenti. "Ce n'est pas tout le monde qui a une maladie pontificale", écrivait-il avec humour, "mais il faut bien faire avec".
Depuis 9 ans, il était dans une maison de retraite où la maladie a progressé, à la fin il ne pouvait plus parler. Un homme si intelligent, qui a gardé sa tête jusqu'au bout, ça a dû être dur.
Je suis allée le voir quelquefois dans cette maison de retraite, mais je me reproche de ne pas y être allée davantage. La dernière fois, il y a quelques mois, il n'arrivait plus du tout à parler, j'essayais vainement de le comprendre, je me suis sentie vraiment nulle, vraiment pauvre...
Je suis contente qu'enfin il ne souffre pus. Mais un homme de cette qualité, un si bon prêtre, quand il disparaît, ça fait un vide...