Dialogue chrétiens/musulmans

Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Dialogue chrétiens/musulmans

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par jean_droit » mer. 17 oct. 2012, 21:47

Voici un article trouvé dans le Salon Beige.

On y voit que l'action du cardinal Turkson était tout à fait préméditée.

Bien sûr tout ceci est un véritable défi pour les catholiques islamophiles comme le SRI.
Mais il fallait bien un jour que le vérité soit dite.
Et le cardinal Turkson a eu bien du courage.
Si l'on lit bien l'article il est possible que ce petit scandale ait été provoqué avec les plus hautes autorités de l'Eglise.

Ce n'est pas en faisant comme si rien ne se passait que l'on progressera dans un vrai dialogue avec les musulmans.

Du Salon Beige :
Synode : les évêques divisés sur l'islam en Europe

Le cardinal Peter Turkson, 64 ans, qui a fait sensation au synode des évêques en diffusant une vidéo choc sur l'expansion de l'islam en Europe (ce débat a été le plus animé), a certes regretté avoir pu choquer certains tout en précisant qu'il n'avait «aucune intention de déclencher un djihad contre l'islam».

Sur le fond, il a insisté expliquant son désir d'éveiller les consciences de l'Église catholique sur «la baisse de natalité» en Occident et sur «certaines politiques de planning familial».

Le cardinal avait déjà projeté cette vidéo - sans aucune polémique - devant des milliers de personnes lors du rassemblement mondial des familles, à Milan en juin. Répondant alors au quotidien italien Il Sole 24 Ore, il avait lancé:

«Pour pouvoir accueillir l'autre, nous devons d'abord nous affirmer nous-mêmes, sinon nous allons être avalés par les nouveaux arrivants.»

Un participant confirme le choix du cardinal :

«La question de la pression de l'islam sur les chrétiens est sous-jacente depuis le début. Beaucoup d'évêques ou de prêtres venus du Moyen-Orient seplaignent des persécutions quotidiennes subies par les chrétiens.»

Romilda Ferrauto, porte-parole francophone, observe:

«Beaucoup d'évêques originaires d'Afrique et du Moyen-Orient affirment que le dialogue avec l'islam n'est qu'un mot dont on abuse selon eux. Ils ajoutent même ne pas pouvoir prononcer le mot “évangélisation”. Beaucoup demandent à ce titre que des structures d'accueil soient réservées dans l'Église catholique pour des musulmans qui se convertissent au christianisme».

Les évêques sont divisés. Le cardinal ­André Vingt-Trois a dénoncé une propagande. Un évêque allemand, évoquant l'immigration musulmane, a prévenu:

«Qu'on le veuille ou non, cela va devenir un problème en Europe, même si certains ne veulent pas le voir.»

Le cardinal Peter Turkson est un proche de Benoît XVI, qui lui a demandé de quitter son archevêché de Cape Coast au Ghana pour le conseil pontifical Justice et Paix.
Et maintenant quelques remarques de Gerard Leclerc sur Radio Notre Dame :
Islam : Une vidéo qui fait scandale au Vatican
par Gérard Leclerc
mercredi 17 octobre 2012

Au Synode des évêques, qui se tient à Rome en ce moment, sur la nouvelle évangélisation, la projection d’une vidéo a, semble-t-il, fait scandale.

Projetée à l’initiative du cardinal Turckson, un Africain qui s’occupe du Conseil pontifical Justice et Paix, cette vidéo est, dit-on, d’origine américaine et probablement d’inspiration évangélique.

On sait que les évangéliques sont des protestants, du genre plutôt radical, qui n’ont pas peur de dire les choses parfois de la façon la plus rude et qui, par ailleurs, se sont lancés à l’assaut du monde, avec une énergie que l’on compare souvent avec celle d’un certain islam.

Justement, le sujet du document est l’islam, dont l’emprise sur le continent européen est dénoncée sans ménagement, à coup de chiffres et d’affirmations péremptoires. L’émotion a été vive chez beaucoup d’évêques surpris de cette initiative inédite.

L’esprit d’Assise, le dialogue interreligieux, les bonnes relations avec l’islam étaient-ils en danger ? Certains responsables romains des relations avec l’islam, l’ont trouvé caricaturale. Était-ce le cas du cardinal Tauran ? [1]

Mais on dit aussi que d’autres évêques n’étaient pas fâchés qu’on évoque enfin franchement un des plus graves problèmes auxquels sont aujourd’hui affrontés les chrétiens.

Il est incontestable que nous avons affaire à un phénomène de grande ampleur qui touche la plupart des pays européens. Est-il vrai que dans la ville de Bruxelles, particulièrement symbolique à cause de la présence des instances européennes, 50% des naissances sont issues de familles musulmanes ? Les statistiques avancées par la vidéo ont été contestées. Il est souhaitable qu’on parle à partir de données fiables, pour ne donner prise ni aux fantasmes ni aux propos lénifiants.

Ceux qui suivent cette chronique depuis plusieurs années savent que je me suis opposé systématiquement à tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, pourrait créer la division et attiser les querelles. Pour autant, on ne peut pratiquer la politique de l’autruche. Il faut que nous soyons pleinement conscients des réalités, pour réfléchir à l’avenir. Ce n’est pas une raison pour ne pas entretenir de relations fraternelles avec les musulmans, mais il faut savoir dans quelles conditions nous pouvons le faire.

Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 17 octobre 2012

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Iskander » ven. 28 sept. 2012, 22:17

jean_droit a écrit :L'Eglise catholique se doit de revoir son attitude envers l'Islam.

Le discours de Ratisbonne était une bonne approche du sujet.
L'attitude du SRI et de certains évêques de France est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
[/quote]



Bonjour .

Ceci résume ce que peut être le dialogue entre Catholiques et Musulmans , c'est à dire une position pragmatique comme celle du Pape Jean-Paul II qui laissait de côté les allusions à la guerre ou au terrorisme ou bien celle du Pape Benoit XVI qui faisait référence à des évènements historiques se rapportant à des conflits antérieurs , du moins à ses débuts .

Le discours de Ratisbonne peut-il être considéré comme un tournant dans le dialogue avec les Musulmans ? C'est à dire un dialogue comme il en existait à l'époque citée par le Pape benoit XVI quand il donna en exemple une discussion entre l'Empereur Manuel II de Contantinople et un "érudit" Musulman .
Les commentaires qui ont suivis ne semblent pas aller dans ce sens , contrairement à ce qu'il apparait sur ce forum , c'est du moins ce que j'ai cru comprendre . Mais le propre d'un dialogue est justement de chercher ses repêres et les codes qui permettront de se parler .

Alors , quelle peut être la forme d'un dialogue avec les Musulmans aujourd'hui ?

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Cinci » ven. 28 sept. 2012, 15:37

Iskander,
Le jihad est un effort que le musulman doit fournir pour le bien de l'Islam . La guerre devient un jihad si elle est légitime en regard de la charia mais elle n'est pas systématiquement un jihad
comme :

«Un islam où la doctrine du jihâd n'existerait pas ne serait plus l'islam de Mahomet et du Coran.» - Felix M. Pareja, Islamologie, Beyrouth, 1964, p.666



«...tiré de la racine arabe j-h-d qui évoque la notion d'effort et que l'on retrouve 41 fois dans le Coran, le terme jihâd est le substantif de la troisième forme verbal jâhada qui signifier «lutter, combattre». Dans le Coran, le terme jihâd est souvent accompagné des mots fî sabîl Allâh («dans le sentier d'Allah») et l'expression dans son ensemble est généralement comprise dan le sens d'une lutte armée pour la cause d'Allah. La première édition de l'Encyclopédie de l'islam définit le jihâd comme la propagation de l'islam par les armes (D. B. Mac Donald, «djihad», dans Encyclopédie de l'islam, I (1913), p.1072)

«... juridiquement, d'après la doctrine classique générale et dans la tradition historique, le djihâd consiste dans l'action armée en vue de l'expansion de l'islam et, éventuellement, de sa défense. Il procède du principe fondamental d'universalisme de l'islam : cette religion et ce qu'elle implique de puissance temporelle, doit s'étendre à tout l'univers, au besoin par la force.» (E. Tyan, Encyclopédie de l'islam, 2e édition, 1962, p.551)

Dans le Dictionnaire historique de l'islam de Dominique et Janine Sourdel, le jihâd est défini comme la guerre ou l'effort de guerre, selon le sens éthymologique du terme, prescrit par la loi contre les infidèles, c'est à dire l'action armée visant au triomphe de l'islam (D. et J. Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, PUF, 1996 p.436)

Louis Gardet ne fait qu'abonder dans ce sens quand il dit que «le jihâd a pour but de propager ou défendre l'islam car il s'agit d'élargir toujours plus, jusqu'à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus les droits de Dieu et les droits des hommes reconnus par le Coran (L. Gardet, «Djihâd», dans Dictionnaire de l'islam. Religion et civilisation, Paris, Encyclopeadia Universalis et Albin Michel, 1997, p. p.238)

Le jihâd représente aussi une obligation qui, souvent, n'incombe pas à chaque musulman en particulier mais à la communauté des croyants (Umma) en général. Ainsi, le jihâd surtout quand il revêt un caractère offensif, correspond à une obligation collective (fard-al-kifaya) que l'action de quelques uns suffit à remplir. Cependant dans les cas où il est mené dans un but défensif, comme par exemple lors de l'invasion d'un pays musulman par des troupes infidèles, le jihâd peut se muer en obligation individuelle, c'est à dire un devoir qui s'impose à chaque musulman. De nos jours, cette interprétation recueille une audience certaine dans les sociétés musulmanes qui voient comme autant d'agressions et d'invasions la présence de troupes occidentales en Arabie saoudite, en Irak, en Afghanistan voire même en Palestine, considérée par d'aucun comme un pays musulman occupé par les juifs.

[...]

Apparu en Arabie dans le deuxième quart du XVIIIe siècle, le wahhabisme, du nom de son fondateur, le théologien Ibn al-Wahhab (1702-1792), est une doctrine politico-religieuse qui réclame une application stricte et intégrale de la loi islamique (chari'a) et rejette comme autant d'innovations coupables tout ce qui s'éloigne de la pratique et des enseignements de Mahomet et de ses compagnons. Est ainsi condamné, outre la consommation de tabac, d'alcool et de viande de porc, tout ce qui rappelle le polythéisme et l'idolâtrie : pélerinages aux tombeaux des prophètes et des califes, stèles funéraires, musique, danse, représentations humaines ou animalières dans l'art, etc.

Allié dès l'origine au pouvoir saoudien avec lequel il a unifié en l'espace de deux siècles (1744-1932), la péninsule arabique en y menant un peu partout le jihâd, le wahhabisme a puisé son inspiration dans la doctrine du juriste et théologien syrien Ibn Taymiya (1263-1328), éminent représentant du hanbalisme, la plus stricte des quatre écoles de l'islam sunnite. A propos du jihâd, Ibn Taymiya appelle à combattre jusqu'aux dirigeants musulmans qui refuseraient d'appliquer les principes de la chari'a. Selon lui, il faut les combattre :
  • ... s'ils refusent de combattre les infidèles jusqu'à ce qu'ils se convertissent. S'ils incitent aux innovations contraires au Coran, à la tradition (sunna), aux Compagnons et aux ulama [docteurs de la loi islamique] de la nation. De même à l'encontre de ceux qui combattent les musulmans jusqu'à ce qu'ils se soumettent à leur domination, acte qui implique un non-respect de la loi islamique, et tant d'autres du même genre qu'il faut combattre aussi.

    Tout individu ou toute collectivité qui l'entreprennent se trouvent placés entre deux sublimes alternatives : la victoire avec le triomphe, ou la mort du martyr avec le paradis. Tout être doit vivre et mourir : or, c'est dans le jihâd qu'il peut vivre au mieux de son bonheur dans cette vie et dans l'autre. Négliger le jihâd c'est perdre ou compromettre ces deux formes de bonheur [...] le jihâd est beaucoup plus profitable et plus utile que tout autre oeuvre pénible [...] Le Prophète disait : «Je suis le prophète de la clémence, je suis le prophète du carnage. Je suis un rieur sanglant.» Sa communauté est une communauté du juste milieu. (Ibn Taymiya, cité par Jean Paul Charnay, Principes de stratégie arabe, Paris, L'Herne, 2003, p.330)

À une époque où l'empire ottoman connaît son irrémédiable déclin [1ère Guerre mondiale] face à un Occident de plus en plus hégémonique, le wahhabisme propose le jihâd comme le moyen par excellence qui permettrait aux peuples musulmans de se dégager de l'emprise de l'Occident et de retrouver la puissance qui fut la leur aux premiers siècles de l'islam.

«... suivant l'enseignement musulman, le djihad est l'un des éléments de la profession de foi, une obligation imposée à tous les musulmans par Dieu, par la révélation. Dans une guerre offensive, c'est une obligation pour la communauté musulmane dans sa totalité; dans une guerre défensive, c'est une obligation personnelle pour tout musulman mâle adulte [...] L'obligation musulman du djihad se fonde sur l'universalité de la révélation musulmane [...] Cette obligation n'a de limites ni dans le temps ni dans l'espace. Elle doit durer jusqu'à ce que le monde entier ait rallié la foi musulmane ou se soit soumis à l'autorité de l'Etat islamique [...] Jusqu'à ce moment le monde est partagé en deux, la Maison de l'islam (Dar al-islam), et la Maison de la Guerre (Dar al-harb) qui couvre le reste du monde. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécéssaire, juridiquement et religieusement obligatoire, jusqu'au triomphe final et inévitable de l'islam.» (Bernard Lewis, Le langage politique de l'islam, p.763)

Remis au goût du jour notamment par la confrérie égyptienne des Frères musulmans, le jihâd compris comme combat armé «dans le sentier d'Allah» ne cesse plus d'agiter les pays musulmans dans leur lutte contre l'hégémonie occidentale. Ainsi, dans les années 1950-1960, il sert plus d'une fois de catalyseur aux guerres d'indépendance menées contre le colonisateur européen. Il est également présent dans le conflit, tantôt larvé tantôt ouvert qui oppose depuis 1948, les pays arabes à l'État d'Israël et qui a, entre autres péripéties, conduit au choc pétrolier des années 1970. Enrichis par la hausse spectaculaire des prix du pétrole, certains pays musulmans projettent d'organiser la diffusion de l'islam dans le monde en finançant non seulement la construction de mosquées et de centres islamiques mais aussi la conduite du jihâd par différents réseaux terroristes

Source : J. Bourlard, Le Jihâd. Les textes fondateurs de l'islam face à la modernité, préface de Marie-Thérèse Urvoy, Éditions de Paris, 2008, pp. 18-28

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par mike.adoo » mar. 25 sept. 2012, 16:32

Bonsoir à tous et paix sur la terre

J'ai relevé cette phrase un peu plus haut , concernant les " mensonges permis " :... et enfin le mensonge d'un époux à ses épouses qui peut leur dire à chacune que c'est elle qu'il préfère ."

Je reconnais que je n'avais pas pensé à ce cas de figure ;)

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Iskander » mar. 25 sept. 2012, 14:08

gerardh a écrit :_______

Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


__________


Bonjour .

Le jihad est un effort que le musulman doit fournir pour le bien de l'Islam . La guerre devient un jihad si elle est légitime en regard de la charia mais elle n'est pas systématiquement un jihad .

Par exemple , la prise de Tombouctou et du nord du Mali par des groupes armés n'est pas considéré comme un jihad . Tombouctou est une ville majoritairement musulmane , tout comme le Mali , et les violences ne font qu'agraver la situation des gens sans que l'Islam s'en porte mieux . Le fait que ces groupes armés se désignent eux-mêmes comme des "moujahidin" , des combattants de la foi , ne prouve nullement qu'ils le sont réélement .
Ce n'est donc là qu'une guerre de possession d'un territoire , une possession illégale puisque rien ne remettait en cause la pratique de l'Islam dans ces territoires , et donc une guerre illégale en regard de la charia .
Pour mémoire , le jeûne du ramadhan est considéré comme un jihad , un effort sur soi-même .

J'epère avoir répondu à votre question et que l'on revienne au sujet initial qui est la refondation du dialogue avec les musulmans . :)

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par PaxetBonum » mar. 25 sept. 2012, 13:41

gerardh a écrit :_______

Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


__________

La guerre qui défend les intérêts d'allah est un des djihad effectivement.
Sourate 8 :
38. Dis à ceux qui ne croient pas que, s'ils cessent, on leur pardonnera ce qui s'est passé. Et s'ils récidivent, (ils seront châtiés); à l'exemple de (leurs) devanciers.
39. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s'ils cessent (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu'ils oeuvrent.

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par gerardh » mar. 25 sept. 2012, 11:55

_______

Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


__________

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Iskander » lun. 24 sept. 2012, 23:10

Bonjour .

Vous avez raison , la Bible ne vient pas justifier le mensonge mais le replace dans son contexte afin de faire réfléchir son lecteur .

Mais il serait bon de revenir au sujet principal , c'est à dire la refondation du dialogue avec les musulmans et quel sens donner à cette proposition .

Le Pape Jean-Paul II avait lancé le dialogue entre chrétiens et musulmans sans jamais faire l'amalgame entre la religion et le terrorisme . Aujourd'hui plus qu'hier ce dialogue est nécessaire car on trouve toujours de bonnes ( ou de mauvaises ) raisons pour faire la guerre mais faire la paix demande des efforts encore plus considérables .

Je suis moi-même musulman et je visite ce forum depuis plusieurs mois , mais sans avoir vraiment participé à un débat si ce n'est maintenant . La titre du sujet a attiré ma curiosité et la qualité de certaines interventions m'a incité à répondre .

Le dialogue est une nécessité , tout le monde peut être d'accord avec ça , le sens du dialogue est à chercher , ainsi que sa forme . C'est là dessus certainement que le débat peut évoluer . Et Dieu est plus Savant .

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par gerardh » lun. 24 sept. 2012, 12:07

_______

Bonjour,

La bible décrit le mensonge d'hommes comme Jacob ou Laban pour les déplorer et non pour les justifier.

La "guerre" à l'occasion de laquelle les musulmans ont le droit de mentir, n'est elle pas le djihad, c'est à dire une définition très très extensive de la guerre ?



____________

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par PaxetBonum » lun. 24 sept. 2012, 10:58

Ren' a écrit :
PaxetBonum a écrit :Oui, il s'agit de la Taqiya permise par la charia.
Ils peuvent par exemple si cela sert leur cause boire de l'alcool, manger du porc
Non. Il faudrait arrêter de fantasmer sur ce sujet.
Si vous avez une charia qui n'autorise pas la Taqiya je suis preneur.

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Mac » dim. 23 sept. 2012, 15:01

Re-bonjour, :)
touriste a écrit :je tiens à vous dire que les vrais musulmans se félicitent ...
Oui mais c'est lequel le vrai musulman?

Celui qui a assassiné l'ambassadeur américain ou ceux qui voulaient assassiner les assassins de cet ambassadeur?

Dans les deux cas je vois un point commun avec le diable car le Christ dit que satan est criminel depuis le commencement du monde.

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ. :ciao:

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Iskander » dim. 23 sept. 2012, 14:36

Effectivement , la parole donnée avait une valeur que nous avons du mal à imaginer à notre époque de sous-entendu . Et , oui , bien sûr , un mensonge est un mensonge , qu'il soit pieux ou non .

Ce n'est pas de la nature du mensonge mais de l'intention qui en est la cause qu'il s'agit . Les trois cas de figure cités précédemment sont les seules autorisations pour ce qui reste une interdiction en Islam , à savoir pour mémoire le mensonge permis pour réconcilier des gens qui se disputent ou sont en litige , le mensonge et la ruse en temps de guerre ( mais je crois que c'est universel ) et enfin le mensonge d'un époux à ses épouses qui peut leur dire à chacune que c'est elle qu'il préfère .
Cela pourrait prêter à sourire mais cela aurait évité à Jacob de blesser Léa en montrant son affection à Rachel plus qu'à sa soeur .
Mais ce ne sont que vaines suppositions , c'est la Volonté du Seigneur qui s'est manifestée ainsi .
Et Dieu est plus Savant .

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par mike.adoo » dim. 23 sept. 2012, 11:29

Iskander a écrit :
Bonjour .
Il ne faut pas faire l'amalgame entre le "pieux mensonge" et la tromperie avérée . Jacob a bien pris la bénédiction de son père à la place de son frère Esaü et pourtant cette bénédiction a été accepté par Dieu puisque Issac a refusé de la renouveller . Jacob avait des qualités que sa condition de frère cadet aurait empêché de se révéler .
Bonjour à tous

A mon sens , un " pieux mensonge " est un mensonge . Oui , Jacob a bien pris la bénédiction de son père ... mais de plein droit puisque son frère Esaü lui accorda sous serment ses droits de premier-né . Rappel:

Un jour que Jacob préparait un potage, Ésaü revint épuisé de la campagne. Ésaü dit à Jacob :

— “Laisse-moi avaler cette soupe rouge, car je suis épuisé.”

C’est pour cela qu’on l’a appelé Édom, ce qui veut dire : Rouge. Jacob lui répondit :

— “Vends-moi donc tout de suite tes droits de premier-né.”

— “Tu vois que je suis presque mort, lui dit Ésaü, à quoi me servirait mon droit de premier-né ?”

Jacob lui dit :

— “Jure-le-moi tout de suite !”

Ésaü jura et vendit à Jacob ses droits de premier-né.

Alors Jacob donna à Ésaü du pain et son potage de lentilles. Ésaü mangea et il but, puis il se leva et partit. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa son droit d’aînesse.
( Gen 25,29 ...)

Rappelons qu'à l'époque , ce qui était dit était dit ! Tant pour Esaü que pour Isaac .

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Invité » dim. 23 sept. 2012, 2:52

menteur un musulman ne doit jamais mentir
mais utiliser la ruse en cas de guerre

Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

par Invité » dim. 23 sept. 2012, 2:48

je tiens à vous dire que les vrais musulmans se félicitent quand des hypocrites introduis parmi eux se convertissent au catholique et aussi se félicitent quand des cathos ou autres deviennent des musulmans et comme vous remarquez
les nouveaux arrivés sont plus pieux que la plupart des anciens.
le dialogue oui avec douceur tel est le devoir de chaque homme qui croit vraiment en dieu et qui aime voir son frère au paradis.
pour convaincre les musulmans il faut utiliser les paroles de dieu (la bible) si c est vraiment elles sont les paroles de dieu
car dans le coran il y a la vraie vérité de tout cet univers.
un musulman qui ne croit pas en jésus et moise n est pas un musulman
et je vous lance le dialogue ..........

Haut