Dialogue chrétiens/musulmans

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gerardh
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par gerardh »

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Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


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PaxetBonum
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

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gerardh a écrit :_______

Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


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La guerre qui défend les intérêts d'allah est un des djihad effectivement.
Sourate 8 :
38. Dis à ceux qui ne croient pas que, s'ils cessent, on leur pardonnera ce qui s'est passé. Et s'ils récidivent, (ils seront châtiés); à l'exemple de (leurs) devanciers.
39. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s'ils cessent (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu'ils oeuvrent.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise
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Iskander
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par Iskander »

gerardh a écrit :_______

Bonjour,

Je pose à nouveau ma question : la guerre, pour un musulman, qui est d'après ce que j'ai compris une circonstance où ils ont le droit de mentir, est-elle le djihad, c'est à dire une acception extensive du mot guerre ?


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Bonjour .

Le jihad est un effort que le musulman doit fournir pour le bien de l'Islam . La guerre devient un jihad si elle est légitime en regard de la charia mais elle n'est pas systématiquement un jihad .

Par exemple , la prise de Tombouctou et du nord du Mali par des groupes armés n'est pas considéré comme un jihad . Tombouctou est une ville majoritairement musulmane , tout comme le Mali , et les violences ne font qu'agraver la situation des gens sans que l'Islam s'en porte mieux . Le fait que ces groupes armés se désignent eux-mêmes comme des "moujahidin" , des combattants de la foi , ne prouve nullement qu'ils le sont réélement .
Ce n'est donc là qu'une guerre de possession d'un territoire , une possession illégale puisque rien ne remettait en cause la pratique de l'Islam dans ces territoires , et donc une guerre illégale en regard de la charia .
Pour mémoire , le jeûne du ramadhan est considéré comme un jihad , un effort sur soi-même .

J'epère avoir répondu à votre question et que l'on revienne au sujet initial qui est la refondation du dialogue avec les musulmans . :)
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mike.adoo
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par mike.adoo »

Bonsoir à tous et paix sur la terre

J'ai relevé cette phrase un peu plus haut , concernant les " mensonges permis " :... et enfin le mensonge d'un époux à ses épouses qui peut leur dire à chacune que c'est elle qu'il préfère ."

Je reconnais que je n'avais pas pensé à ce cas de figure ;)
Cinci
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par Cinci »

Iskander,
Le jihad est un effort que le musulman doit fournir pour le bien de l'Islam . La guerre devient un jihad si elle est légitime en regard de la charia mais elle n'est pas systématiquement un jihad
comme :

«Un islam où la doctrine du jihâd n'existerait pas ne serait plus l'islam de Mahomet et du Coran.» - Felix M. Pareja, Islamologie, Beyrouth, 1964, p.666



«...tiré de la racine arabe j-h-d qui évoque la notion d'effort et que l'on retrouve 41 fois dans le Coran, le terme jihâd est le substantif de la troisième forme verbal jâhada qui signifier «lutter, combattre». Dans le Coran, le terme jihâd est souvent accompagné des mots fî sabîl Allâh («dans le sentier d'Allah») et l'expression dans son ensemble est généralement comprise dan le sens d'une lutte armée pour la cause d'Allah. La première édition de l'Encyclopédie de l'islam définit le jihâd comme la propagation de l'islam par les armes (D. B. Mac Donald, «djihad», dans Encyclopédie de l'islam, I (1913), p.1072)

«... juridiquement, d'après la doctrine classique générale et dans la tradition historique, le djihâd consiste dans l'action armée en vue de l'expansion de l'islam et, éventuellement, de sa défense. Il procède du principe fondamental d'universalisme de l'islam : cette religion et ce qu'elle implique de puissance temporelle, doit s'étendre à tout l'univers, au besoin par la force.» (E. Tyan, Encyclopédie de l'islam, 2e édition, 1962, p.551)

Dans le Dictionnaire historique de l'islam de Dominique et Janine Sourdel, le jihâd est défini comme la guerre ou l'effort de guerre, selon le sens éthymologique du terme, prescrit par la loi contre les infidèles, c'est à dire l'action armée visant au triomphe de l'islam (D. et J. Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, PUF, 1996 p.436)

Louis Gardet ne fait qu'abonder dans ce sens quand il dit que «le jihâd a pour but de propager ou défendre l'islam car il s'agit d'élargir toujours plus, jusqu'à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus les droits de Dieu et les droits des hommes reconnus par le Coran (L. Gardet, «Djihâd», dans Dictionnaire de l'islam. Religion et civilisation, Paris, Encyclopeadia Universalis et Albin Michel, 1997, p. p.238)

Le jihâd représente aussi une obligation qui, souvent, n'incombe pas à chaque musulman en particulier mais à la communauté des croyants (Umma) en général. Ainsi, le jihâd surtout quand il revêt un caractère offensif, correspond à une obligation collective (fard-al-kifaya) que l'action de quelques uns suffit à remplir. Cependant dans les cas où il est mené dans un but défensif, comme par exemple lors de l'invasion d'un pays musulman par des troupes infidèles, le jihâd peut se muer en obligation individuelle, c'est à dire un devoir qui s'impose à chaque musulman. De nos jours, cette interprétation recueille une audience certaine dans les sociétés musulmanes qui voient comme autant d'agressions et d'invasions la présence de troupes occidentales en Arabie saoudite, en Irak, en Afghanistan voire même en Palestine, considérée par d'aucun comme un pays musulman occupé par les juifs.

[...]

Apparu en Arabie dans le deuxième quart du XVIIIe siècle, le wahhabisme, du nom de son fondateur, le théologien Ibn al-Wahhab (1702-1792), est une doctrine politico-religieuse qui réclame une application stricte et intégrale de la loi islamique (chari'a) et rejette comme autant d'innovations coupables tout ce qui s'éloigne de la pratique et des enseignements de Mahomet et de ses compagnons. Est ainsi condamné, outre la consommation de tabac, d'alcool et de viande de porc, tout ce qui rappelle le polythéisme et l'idolâtrie : pélerinages aux tombeaux des prophètes et des califes, stèles funéraires, musique, danse, représentations humaines ou animalières dans l'art, etc.

Allié dès l'origine au pouvoir saoudien avec lequel il a unifié en l'espace de deux siècles (1744-1932), la péninsule arabique en y menant un peu partout le jihâd, le wahhabisme a puisé son inspiration dans la doctrine du juriste et théologien syrien Ibn Taymiya (1263-1328), éminent représentant du hanbalisme, la plus stricte des quatre écoles de l'islam sunnite. A propos du jihâd, Ibn Taymiya appelle à combattre jusqu'aux dirigeants musulmans qui refuseraient d'appliquer les principes de la chari'a. Selon lui, il faut les combattre :
  • ... s'ils refusent de combattre les infidèles jusqu'à ce qu'ils se convertissent. S'ils incitent aux innovations contraires au Coran, à la tradition (sunna), aux Compagnons et aux ulama [docteurs de la loi islamique] de la nation. De même à l'encontre de ceux qui combattent les musulmans jusqu'à ce qu'ils se soumettent à leur domination, acte qui implique un non-respect de la loi islamique, et tant d'autres du même genre qu'il faut combattre aussi.

    Tout individu ou toute collectivité qui l'entreprennent se trouvent placés entre deux sublimes alternatives : la victoire avec le triomphe, ou la mort du martyr avec le paradis. Tout être doit vivre et mourir : or, c'est dans le jihâd qu'il peut vivre au mieux de son bonheur dans cette vie et dans l'autre. Négliger le jihâd c'est perdre ou compromettre ces deux formes de bonheur [...] le jihâd est beaucoup plus profitable et plus utile que tout autre oeuvre pénible [...] Le Prophète disait : «Je suis le prophète de la clémence, je suis le prophète du carnage. Je suis un rieur sanglant.» Sa communauté est une communauté du juste milieu. (Ibn Taymiya, cité par Jean Paul Charnay, Principes de stratégie arabe, Paris, L'Herne, 2003, p.330)

À une époque où l'empire ottoman connaît son irrémédiable déclin [1ère Guerre mondiale] face à un Occident de plus en plus hégémonique, le wahhabisme propose le jihâd comme le moyen par excellence qui permettrait aux peuples musulmans de se dégager de l'emprise de l'Occident et de retrouver la puissance qui fut la leur aux premiers siècles de l'islam.

«... suivant l'enseignement musulman, le djihad est l'un des éléments de la profession de foi, une obligation imposée à tous les musulmans par Dieu, par la révélation. Dans une guerre offensive, c'est une obligation pour la communauté musulmane dans sa totalité; dans une guerre défensive, c'est une obligation personnelle pour tout musulman mâle adulte [...] L'obligation musulman du djihad se fonde sur l'universalité de la révélation musulmane [...] Cette obligation n'a de limites ni dans le temps ni dans l'espace. Elle doit durer jusqu'à ce que le monde entier ait rallié la foi musulmane ou se soit soumis à l'autorité de l'Etat islamique [...] Jusqu'à ce moment le monde est partagé en deux, la Maison de l'islam (Dar al-islam), et la Maison de la Guerre (Dar al-harb) qui couvre le reste du monde. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécéssaire, juridiquement et religieusement obligatoire, jusqu'au triomphe final et inévitable de l'islam.» (Bernard Lewis, Le langage politique de l'islam, p.763)

Remis au goût du jour notamment par la confrérie égyptienne des Frères musulmans, le jihâd compris comme combat armé «dans le sentier d'Allah» ne cesse plus d'agiter les pays musulmans dans leur lutte contre l'hégémonie occidentale. Ainsi, dans les années 1950-1960, il sert plus d'une fois de catalyseur aux guerres d'indépendance menées contre le colonisateur européen. Il est également présent dans le conflit, tantôt larvé tantôt ouvert qui oppose depuis 1948, les pays arabes à l'État d'Israël et qui a, entre autres péripéties, conduit au choc pétrolier des années 1970. Enrichis par la hausse spectaculaire des prix du pétrole, certains pays musulmans projettent d'organiser la diffusion de l'islam dans le monde en finançant non seulement la construction de mosquées et de centres islamiques mais aussi la conduite du jihâd par différents réseaux terroristes

Source : J. Bourlard, Le Jihâd. Les textes fondateurs de l'islam face à la modernité, préface de Marie-Thérèse Urvoy, Éditions de Paris, 2008, pp. 18-28
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Iskander
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par Iskander »

jean_droit a écrit :L'Eglise catholique se doit de revoir son attitude envers l'Islam.

Le discours de Ratisbonne était une bonne approche du sujet.
L'attitude du SRI et de certains évêques de France est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
[/quote]



Bonjour .

Ceci résume ce que peut être le dialogue entre Catholiques et Musulmans , c'est à dire une position pragmatique comme celle du Pape Jean-Paul II qui laissait de côté les allusions à la guerre ou au terrorisme ou bien celle du Pape Benoit XVI qui faisait référence à des évènements historiques se rapportant à des conflits antérieurs , du moins à ses débuts .

Le discours de Ratisbonne peut-il être considéré comme un tournant dans le dialogue avec les Musulmans ? C'est à dire un dialogue comme il en existait à l'époque citée par le Pape benoit XVI quand il donna en exemple une discussion entre l'Empereur Manuel II de Contantinople et un "érudit" Musulman .
Les commentaires qui ont suivis ne semblent pas aller dans ce sens , contrairement à ce qu'il apparait sur ce forum , c'est du moins ce que j'ai cru comprendre . Mais le propre d'un dialogue est justement de chercher ses repêres et les codes qui permettront de se parler .

Alors , quelle peut être la forme d'un dialogue avec les Musulmans aujourd'hui ?
jean_droit
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Re: Refonder le dialogue avec les musulmans

Message non lu par jean_droit »

Voici un article trouvé dans le Salon Beige.

On y voit que l'action du cardinal Turkson était tout à fait préméditée.

Bien sûr tout ceci est un véritable défi pour les catholiques islamophiles comme le SRI.
Mais il fallait bien un jour que le vérité soit dite.
Et le cardinal Turkson a eu bien du courage.
Si l'on lit bien l'article il est possible que ce petit scandale ait été provoqué avec les plus hautes autorités de l'Eglise.

Ce n'est pas en faisant comme si rien ne se passait que l'on progressera dans un vrai dialogue avec les musulmans.

Du Salon Beige :
Synode : les évêques divisés sur l'islam en Europe

Le cardinal Peter Turkson, 64 ans, qui a fait sensation au synode des évêques en diffusant une vidéo choc sur l'expansion de l'islam en Europe (ce débat a été le plus animé), a certes regretté avoir pu choquer certains tout en précisant qu'il n'avait «aucune intention de déclencher un djihad contre l'islam».

Sur le fond, il a insisté expliquant son désir d'éveiller les consciences de l'Église catholique sur «la baisse de natalité» en Occident et sur «certaines politiques de planning familial».

Le cardinal avait déjà projeté cette vidéo - sans aucune polémique - devant des milliers de personnes lors du rassemblement mondial des familles, à Milan en juin. Répondant alors au quotidien italien Il Sole 24 Ore, il avait lancé:

«Pour pouvoir accueillir l'autre, nous devons d'abord nous affirmer nous-mêmes, sinon nous allons être avalés par les nouveaux arrivants.»

Un participant confirme le choix du cardinal :

«La question de la pression de l'islam sur les chrétiens est sous-jacente depuis le début. Beaucoup d'évêques ou de prêtres venus du Moyen-Orient seplaignent des persécutions quotidiennes subies par les chrétiens.»

Romilda Ferrauto, porte-parole francophone, observe:

«Beaucoup d'évêques originaires d'Afrique et du Moyen-Orient affirment que le dialogue avec l'islam n'est qu'un mot dont on abuse selon eux. Ils ajoutent même ne pas pouvoir prononcer le mot “évangélisation”. Beaucoup demandent à ce titre que des structures d'accueil soient réservées dans l'Église catholique pour des musulmans qui se convertissent au christianisme».

Les évêques sont divisés. Le cardinal ­André Vingt-Trois a dénoncé une propagande. Un évêque allemand, évoquant l'immigration musulmane, a prévenu:

«Qu'on le veuille ou non, cela va devenir un problème en Europe, même si certains ne veulent pas le voir.»

Le cardinal Peter Turkson est un proche de Benoît XVI, qui lui a demandé de quitter son archevêché de Cape Coast au Ghana pour le conseil pontifical Justice et Paix.
Et maintenant quelques remarques de Gerard Leclerc sur Radio Notre Dame :
Islam : Une vidéo qui fait scandale au Vatican
par Gérard Leclerc
mercredi 17 octobre 2012

Au Synode des évêques, qui se tient à Rome en ce moment, sur la nouvelle évangélisation, la projection d’une vidéo a, semble-t-il, fait scandale.

Projetée à l’initiative du cardinal Turckson, un Africain qui s’occupe du Conseil pontifical Justice et Paix, cette vidéo est, dit-on, d’origine américaine et probablement d’inspiration évangélique.

On sait que les évangéliques sont des protestants, du genre plutôt radical, qui n’ont pas peur de dire les choses parfois de la façon la plus rude et qui, par ailleurs, se sont lancés à l’assaut du monde, avec une énergie que l’on compare souvent avec celle d’un certain islam.

Justement, le sujet du document est l’islam, dont l’emprise sur le continent européen est dénoncée sans ménagement, à coup de chiffres et d’affirmations péremptoires. L’émotion a été vive chez beaucoup d’évêques surpris de cette initiative inédite.

L’esprit d’Assise, le dialogue interreligieux, les bonnes relations avec l’islam étaient-ils en danger ? Certains responsables romains des relations avec l’islam, l’ont trouvé caricaturale. Était-ce le cas du cardinal Tauran ? [1]

Mais on dit aussi que d’autres évêques n’étaient pas fâchés qu’on évoque enfin franchement un des plus graves problèmes auxquels sont aujourd’hui affrontés les chrétiens.

Il est incontestable que nous avons affaire à un phénomène de grande ampleur qui touche la plupart des pays européens. Est-il vrai que dans la ville de Bruxelles, particulièrement symbolique à cause de la présence des instances européennes, 50% des naissances sont issues de familles musulmanes ? Les statistiques avancées par la vidéo ont été contestées. Il est souhaitable qu’on parle à partir de données fiables, pour ne donner prise ni aux fantasmes ni aux propos lénifiants.

Ceux qui suivent cette chronique depuis plusieurs années savent que je me suis opposé systématiquement à tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, pourrait créer la division et attiser les querelles. Pour autant, on ne peut pratiquer la politique de l’autruche. Il faut que nous soyons pleinement conscients des réalités, pour réfléchir à l’avenir. Ce n’est pas une raison pour ne pas entretenir de relations fraternelles avec les musulmans, mais il faut savoir dans quelles conditions nous pouvons le faire.

Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 17 octobre 2012
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