Les femmes et les enfants

Règles du forum
Besoin d'écoute ou de conseil ? Vous pouvez, dans ce forum, partager votre fardeau avec nos lecteurs...

NB : les messages de ce forum sont modérés a priori ; les interventions jugées inopportunes ne seront pas publiées

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Les femmes et les enfants

Re: Les femme et les enfants

par camino » sam. 17 mars 2012, 0:23

C'est rigolo, ça me rappelle une époque où je m'investissais (trop) dans la vie de mon enfant, sans lui laisser vraiment ce trésor magnifique qui consiste à apprendre à s'ennuyer... Et je me plaignais beaucoup de ce manque de calme, voyant mon couple partir en sucette, capable d'argumenter des heures sur la difficulté de la vie. L'histoire habituelle.

Un jour la maladie est venue s'installer dans le corps de mon enfant. Malgré mes soins insensés, mon attention de chaque instant. Et j'ai découvert que ce que je tenais pour les limites du possible, n'était pas le quart de la moitié des efforts réclamés par un traitement lourd. Et que l'inquiètude de parent n'était rien face à la vrai peur de perdre ce qu'on a de plus cher. Et que le cri d'un enfant, le rire, la vitalité, tout ce qui énerve au quotidien, étaient les plus beaux cadeaux du ciel.

Depuis ce jour, je peux mieux que supporter = apprécier d'être réveillé tôt, je peux supporter les concours de sauts sur les lits, les bruits de tous les jouets, tout, tout, tout. Avec bonheur. Et je n'ai plus jamais été fatigué des obligations parentales.

La morale de l'histoire ? On peut bien sûr supprimer ce qui nous insupporte, on peut faire disparaître ce qui nous déplaît. On peut aussi apprendre à l'aimer, c'est bien plus difficile, mais c'est bien plus heureux.

Loin de moi l'idée de juger, par ce message j'aimerais tellement faire comprendre à quel point il est néfaste et inutile de se croire une victime, de se plaindre encore et toujours. D'insulter le cadeau de la vie et le bonheur qu'on ne sait pas croire.

Re: Les femme et les enfants

par Kerniou » mer. 14 mars 2012, 20:48

Chère Cécile,
Il est vrai qu'avec ce rythme-là, vous n'avez pas une minute à vous pour souffler un peu.
J'espère que, cette fois-ci, vous aurez enfin un vrai voyage de noce !
Je vais prier pour vous et demander au Seigneur qu'Il vous accorde quelques jours.
Bonne soirée à vous.

Re: Les femme et les enfants

par Gaudeamus » mar. 13 mars 2012, 17:11

salésienne05 a écrit : Je garde bien l'adresse du foyer de charité, car c'est exceptionnel que l'on puisse ainsi faire garder les enfants.
Bonjour Cécile,
Oui je vous recommande également le foyer de la Flatière, d'ailleurs c'est là-bas que j'ai fait ma retraite de fiançailles :amoureux:
Le silence est imposé -ce qui est l'idéal pour vous si je comprends bien- et le site est magnifique, les prédicateurs intéressants et le tout est bien équilibré, entre les temps de prière, les enseignements, les temps libres (avec de belles promenades en montagne perspective), les repas et le sommeil.
C'est équilibré, reposant et pourtant très dense.
Il est possible de recevoir le sacrement de réconciliation, bien entendu, mais aussi le sacrement des malades.
Bien à vous,
Gaudeamus

Re: Les femme et les enfants

par salésienne05 » mar. 13 mars 2012, 15:32

Merci pour tous vos bons conseils. Malheureusement, j'ai souvent fait le tour des solutions et le problème est que nous vivons dans un endroit très isolé. A 5 heures de route de nos amis et de notre famille, et à 1h30 de la ville la plus proche.
Les lundi et mardi, le plus jeune va à la crèche qui vient d'ouvrir mais je dois le retirer lors des vacances scolaires car les touristes sont prioritaires :-[ . Il n'y a pas de cantine donc nous sommes 5 à manger tous les midis (le mari compris), ce qui multiplie les courses, la préparation des repas, les services (mon mari ne rentrant pas à la même heure que mes fils), et les aller-retours. Quand ma mère nous rend visite, c'est pire : elle est handicapée et je dois aussi faire les courses pour elle et veiller à ce qu'elle puisse prendre l'air....

La seule planche de salut : nous fêtons nos dix ans de mariage civil le 29 juin (mariage religieux un an plus tard car l'un de mes beaux-frères s'est suicidé cette année là et que ma belle-famille était effondrée), deux de mes beaux-frères viennent garder nos enfants chez nous, et nous partons en mini voyage de noces pendant 5 jours. Mais on se méfie car la dernière fois que nous avions organisé un petit séjour à deux, l'un de mes fils s'était retrouvé aux urgences le lendemain et nous n'avions pas pu poursuivre notre WE :siffle: .

Je garde bien l'adresse du foyer de charité, car c'est exceptionnel que l'on puisse ainsi faire garder les enfants.

Fraternellement.

Cécile

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par Kerniou » mar. 13 mars 2012, 13:06

Les conseils de Jean-Mic et Nad paraissent judicieux par rapport à votre situation.
De tout coeur avec avec vous, Cécile.

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par PaxetBonum » lun. 12 mars 2012, 18:57

Jean-Mic a écrit :
- Pour vos enfants, connaissez-vous l'OCH, Office Chrétien des Personnes Handicapées ? Ils proposent plein de choses et en particulier des sessions pour les frères et soeurs. Je crois qu'il y en a pour tous les âges, mais je ne sais pas vraiment à quel rythme. Toutes les formes du handicap et de la maladie sont prises en compte.
- En tout cas, vous trouverez auprès de l'OCH et dans sa revue "Ombres et Lumières" un réconfort pour toute la famille. Je vous les recommande pour leur sérieux et leur chaleur (fondé par Marie-Hélène Matthieu, sa responsable a longtemps été Martine Guénard -la femme de Tim Guénard - ces noms vous disent peut-être quelque chose). C'est du solide ! Allez-y en toute confiance !
- Il y a aussi leur site http://www.och.asso.fr/ et le point d'accueil à l'entrée des sanctuaires de Lourdes.
Effectivement Jean-Mic, vous indiquez là d'excellentes références.
Les frères et sœurs d'enfants handicapés ne doivent pas être oubliés car déjà l'handicape de leur frère modifie leur jeunesse (on ne peut pas tout faire, aller n'importe où avec un enfant handicapé). Il faut arriver à ce que cela ne doit pas être source d'amertume pour les autres, lourde tache aussi.

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par petite fleur » lun. 12 mars 2012, 18:45

salésienne05 a écrit :PetiteFleur, pouvez-vous me dire où se trouve ce foyer de Charité où l'on peut faire une retraite en silence en confiant ses enfants ? C'est exactement ce dont j'ai besoin (car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).
Mais avec joie, Salésienne,

c'est le foyer de châteauneuf de Galaure : http://www.foyer-chateauneuf.com/
Le seul foyer qui garde les enfants jour et nuit jusqu'à environ 7 ans,mais ils prennent sans problème les enfants plus âgés.
Ils s' occupent d'eux avec amour (repas, bain, tout...), et on a un petit temps avec eux de 15-20 minutes le matin, pour les embrasser et les câliner.

N'hésitez pas si vous avec d'autres questions ou si vous avez besoin de vous confier, même par MP.

UDP

Petite fleur

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par nad » lun. 12 mars 2012, 18:40

bonjour Cécile

vous écrivez :
(car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).
MAis vous n'abandonnez pas vos enfants!! vous partez vous ressourcer pour être encore plus et encore mieux présente auprès d'eux.

ensuite un "we entre hommes" ce peut être aussi une expérience intéressante, pour votre mari et vos fils, surtout si vous avez préparé le terrain avant ( je pense au quotidien préparer les repas,vêtements... bref pour faciliter au maximum la tâche de votre époux... )

Déculpabilisez, le temps que vous prenez pendant 2 jours auprès du Seigneur, dans le silence ,c'est du concentré d'Amour que vous partagerez en famille, du concentré de Silence qui vous permet de supporter le bruit, du concentré de paix qui permet de reprendre courage et confiance et reprendre toutes nos croix...

Mais , il existe en effet des lieux de retraites ou les parents et les enfants sont accueillis et pendant les temps de ressourcement des parents les enfants ne sont pas avec eux il y a des temps pour les parents seuls pour les enfants seuls, pour la famille réunie...

Courage Cécile
en udp
nad

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par Jean-Mic » lun. 12 mars 2012, 18:31

Cécile (Salésienne05), votre coupe déborde et il y a de quoi. Je me permettrais juste quelques idées qui me viennent à l'esprit :

- Si un couple de vos amis vous demandait de prendre un ou plusieurs de leurs enfants en garde pour s'offrir un week-end en amoureux, vous lui diriez quoi ? oui, on va s'arranger, ou alors : allez vous faire voir, chacun sa m..., chacun ses gosses ... ?
- Et si vous demandiez à un couple de vos amis, tout simplement ? Parce que vous en avez besoin, parce que vous en avez vraiment besoin. C'est là que le mot "ami" aura tout son sens. (Je reconnais que le cas d'un enfant différent complique les choses, mais essayez quand même d'y penser).

- Pour vos enfants, connaissez-vous l'OCH, Office Chrétien des Personnes Handicapées ? Ils proposent plein de choses et en particulier des sessions pour les frères et soeurs. Je crois qu'il y en a pour tous les âges, mais je ne sais pas vraiment à quel rythme. Toutes les formes du handicap et de la maladie sont prises en compte.
- En tout cas, vous trouverez auprès de l'OCH et dans sa revue "Ombres et Lumières" un réconfort pour toute la famille. Je vous les recommande pour leur sérieux et leur chaleur (fondé par Marie-Hélène Matthieu, sa responsable a longtemps été Martine Guénard -la femme de Tim Guénard - ces noms vous disent peut-être quelque chose). C'est du solide ! Allez-y en toute confiance !
- Il y a aussi leur site http://www.och.asso.fr/ et le point d'accueil à l'entrée des sanctuaires de Lourdes.

Enfin, pour tous les couples :
- Le Père Denis Sonet, fondateur du CLER Amour et Famille, affirme que chaque couple doit faire un voyage de noce par an. C'est facile à dire, et je connais peu de couples qui le fassent réellement ... même pour un jour et deux nuits, deux jours et une nuit. C'est fou le nombre de mauvaises raisons qu'on peut s'inventer ... Mais l'idée est essentielle ! Petite anecdote en passant : maintenant que nos enfants sont plus grands (13 à 22 ans), ce sont eux qui nous offrent des dîners en tête à tête et le Père Noël est même passé un année avec un week-end en chambre d'hôtes... (ça ne marche évidemment qu'avec des enfants un peu grands, et même si c'est un sujet de rigolade entre nous, ce n'est pas seulement pour avoir le champ libre à la maison).

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par Kerniou » lun. 12 mars 2012, 18:05

Vous avez besoin de souffler, Salésienne, vous avez fait et faites toujours face à des situations lourdes et il est normal que vous puissiez vous reposer et récupérer. Il vous faut prendre soin de vous et vos enfants retrouveront une maman plus disponible.
Ce que vous dites de vos 2 fils par rapport à leur petit frère handicapé est fréquent. Selon les enfants certains réagissent en s'identifiant aux parents et en prenant soin de l'enfant handicapé au risque de "renoncer" à l'insouciance de leur âge ou ils se font entendre pour capter l'attention des parents.
Quand nous sommes épuisées, les enfants ne trouvent plus en nous la disponibilité habituelle et ils réagissent. C'est facile à dire mais douloureux à vivre.
Je vous souhaite de trouver un séjour adapté pour vous comme pour vos enfants.
Bon courage à vous.

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par PaxetBonum » lun. 12 mars 2012, 18:04

Chère Salésienne,

Si vous voulez vous ressourcez dans des plus beaux cloîtres de Dieu : http://flatiere.asso.fr/

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par salésienne05 » lun. 12 mars 2012, 17:21

PetiteFleur, pouvez-vous me dire où se trouve ce foyer de Charité où l'on peut faire une retraite en silence en confiant ses enfants ? C'est exactement ce dont j'ai besoin (car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).

Et je suis d'accord pour mes autres enfants. Ils ressentent parfaitement les tensions qui sont les miennes et l'aîné ne cesse de nous dire qu'on ne l'aime pas. Mais malgré beaucoup de prières, je n'arrive pas à être "présente" quand je suis avec les bien-portants...

Fraternellement.

Cécile

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par Isabelle47 » lun. 12 mars 2012, 17:16

Je suis entièrement d'accord avec Petite Fleur.

Salesienne, il faut s'aider aussi soi-même. :)
Comment est-il possible, par exemple, que dans votre village de skieurs, il n'y ait pas un endroit où déposer vos fistons durant quelques heures ou quelques jours?

Mais je crois comprendre que votre intense fatigue vient de ce que vous reconnaissez être votre incompréhension vis-à-vis des deux garçons pleins de vie par rapport à votre fils plus fragile.
Et cela crée une grande culpabilité.
Dont vous devriez vous décharger.
C'est aussi ce que dit Petite Fleur mais beaucoup plus joliment et beaucoup plus chrétiennement que moi :)

Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

par petite fleur » lun. 12 mars 2012, 17:02

Chère Salésienne,

vous êtes trop dure avec vous même.
Vous avez un fardeau bien lourd.

Vouloir prendre du temps seule avec votre mari, est normal et indispensable, il me semble.
L'épanouissement du couple influe sur toute la famille.
salésienne05 a écrit :J'ai la conviction que Dieu veut notre bonheur, y compris sur cette terre. Je ne parle évidemment pas d'un bonheur fait de plaisirs ou de loisirs, mais de joie.
Alors, évidemment, je peux dire : Dieu me comble chaque jour, Lui. Il compense le reste. Mais cela ne m'empêche pas de chercher des solutions humaines à ma situation.
Chercher des solutions humaines, n'est pas incompatible avec l'abandon de tous nos soucis à Jésus.
Votre fardeau est bien trop lourd pour vous toute seule.

Je vous propose, moi de le décharger avec confiance dans le coeur de Jésus.
Et à chaque souci (comme votre isolement, vos difficultés avec vos deux autres enfants...), de lui dire votre confiance:
"Jésus, j'ai confiance en Toi".
Tout en continuant bien évidemment à chercher des solutions et à faire de votre mieux.

Mais cette fois,vos recherches seront entre les mains de Dieu.

Il y a une multitude de témoignages de familles ayant confié des problèmes bien concrets mais semblant impossibles à résoudre (soucis financiers...) à l'Esprit Saint, et qui ont vu leurs noeuds se dénouer, qui ont trouvé des solutions à leurs problèmes.

Confiance! Faites confiance, persévérez dans la confiance, et une solution sera trouvée.

Je vais prier pour vous!

Petite fleur

Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression...

par Teano » lun. 12 mars 2012, 16:19

salésienne05 a écrit :Comme je comprends ce que vous dites, PetiteFleur !!!

J'ai la conviction que Dieu veut notre bonheur, y compris sur cette terre. Je ne parle évidemment pas d'un bonheur fait de plaisirs ou de loisirs, mais de joie.
Alors, évidemment, je peux dire : Dieu me comble chaque jour, Lui. Il compense le reste. Mais cela ne m'empêche pas de chercher des solutions humaines à ma situation. Ce qui est étrange, c'est que beaucoup de parents autour de moi me demandent comment je fais pour tenir, et surtout comment j'ai fait pour être aussi joyeuse quand mon fils avait sa leucémie, ou quand je le mène en soins pour son autisme. Alors que pour moi, c'est cet enfant le plus facile dans mon rôle de mère. Je souffre de ne pas pouvoir me dévouer corps et âme à cet enfant fragile. J'en veux aux deux autres de m'empêcher d'être auprès de leur frère. C'est avec ceux qui vont bien que j'ai du mal. Celui qui est handicapé, malgré ces crises, malgré les soins, malgré le travail qu'il me donne, n'est que joie pour moi. Mais il y a les deux autres que je ne sais pas aborder, que je ne sais pas comprendre (alors que je comprends parfaitement celui qui est autiste).

Fraternellement.

Cécile
Chère salésienne,

Loin de moi l'idée de vous juger. Mais est-ce que par hasard, vos 2 enfants n'expriment pas le besoin qu'ils ont de votre attention au même titre que leur frère ? Ne seraient-ils pas en quête de vous offrir cette même joie que vous dites connaître auprès de votre enfant autiste ? Ils ne savent peut-être pas comment s'y prendre, ce sont des enfants. Non ?

Union de prières

Haut