par nijiad » ven. 06 sept. 2013, 19:06
Je crois que la façon de jeûner dépend en partie de notre rapport habituel à la nourriture. Cela dépend aussi de notre santé. Un diabétique ou une personne qui souffre de boulimie, par exemple, devrait être très prudente avec le jeûne.
Personnellement, il m’est arrivé de jeûner presque totalement (sauf l’eau) pendant vingt-quatre heures, me contentant de prendre quelques bouchées de pain à un moment où je me suis sentie mal à l’aise.
Il m’est arrivé aussi pendant une longue période de ne prendre qu’un bouillon léger le soir.
J’ai aussi pendant quelque temps fait un jeûne de sucré, de saveur douce.
J'ai vécu tous ces jeûnes dans la paix, avec le sentiment que cela me rapprochait de Dieu.
Mais j’ai aussi fait l’expérience d’un jeûne auquel je me « forçais », un peu comme pour « vaincre la chair », pendant plusieurs semaines. C’était très difficile, un combat terrible à chaque repas que je ne devais pas prendre, de la culpabilité quand je n'y parvenais pas... et quand j’ai finalement arrêté, j’ai été prise d’une vraie frénésie de manger ce que j’avais supprimé pendant ce temps-là.
Le premier enseignement que je tire de ces quelques expériences, c’est que le jeûne doit avoir un sens par rapport à ce que je vis spirituellement, ce doit être comme la traduction concrète de mon état spirituel du moment. Il ne s’agit pas de faire une performance mais de se priver un peu pour être plus libre par rapport aux choses matérielles et aux pulsions et davantage orienté vers Dieu. Ou pour faire pénitence évidemment, mais la finalité ultime est la même.
Le deuxième enseignement, c’est qu’un jeûne qui met mal à l’aise, qui fait souffrir, même, n’est sans doute pas un jeûne « juste ». C’est normal que ce soit un peu difficile : il s’agit bien de « lâcher » quelque chose. Mais pas au point de devenir une obsession.
Et je pense que vous avez raison de parler du rapport aux autres : si le jeûne nous sépare des autres, nous rend désagréable avec notre prochain, il vaut mieux arrêter. Le jeûne est un « instrument », pas une fin en soi. Alors que la relation à l'autre est, par excellence, le "lieu" de notre rencontre avec Dieu.
En revanche, si on passe son temps de prière, non pas à lutter pour oublier sa faim mais à essayer de vivre pleinement sa faim devant Dieu… là, il me semble qu’on se rapproche de ce qu’on cherchait en jeûnant.
En ce qui concerne le jeûne de demain, voici ce que j'ai décidé. En ce moment, je me sens fatiguée et déprimée. Alors, je mangerai à ma faim mais sobrement : je prendrai un yaourt et un fruit le matin et quelques légumes bouillis aux repas principaux, sans aucun assaisonnement. Ce sera plutôt un jeûne du goût.
Je crois que la façon de jeûner dépend en partie de notre rapport habituel à la nourriture. Cela dépend aussi de notre santé. Un diabétique ou une personne qui souffre de boulimie, par exemple, devrait être très prudente avec le jeûne.
Personnellement, il m’est arrivé de jeûner presque totalement (sauf l’eau) pendant vingt-quatre heures, me contentant de prendre quelques bouchées de pain à un moment où je me suis sentie mal à l’aise.
Il m’est arrivé aussi pendant une longue période de ne prendre qu’un bouillon léger le soir.
J’ai aussi pendant quelque temps fait un jeûne de sucré, de saveur douce.
J'ai vécu tous ces jeûnes dans la paix, avec le sentiment que cela me rapprochait de Dieu.
Mais j’ai aussi fait l’expérience d’un jeûne auquel je me « forçais », un peu comme pour « vaincre la chair », pendant plusieurs semaines. C’était très difficile, un combat terrible à chaque repas que je ne devais pas prendre, de la culpabilité quand je n'y parvenais pas... et quand j’ai finalement arrêté, j’ai été prise d’une vraie frénésie de manger ce que j’avais supprimé pendant ce temps-là.
Le premier enseignement que je tire de ces quelques expériences, c’est que le jeûne doit avoir un sens par rapport à ce que je vis spirituellement, ce doit être comme la traduction concrète de mon état spirituel du moment. Il ne s’agit pas de faire une performance mais de se priver un peu pour être plus libre par rapport aux choses matérielles et aux pulsions et davantage orienté vers Dieu. Ou pour faire pénitence évidemment, mais la finalité ultime est la même.
Le deuxième enseignement, c’est qu’un jeûne qui met mal à l’aise, qui fait souffrir, même, n’est sans doute pas un jeûne « juste ». C’est normal que ce soit un peu difficile : il s’agit bien de « lâcher » quelque chose. Mais pas au point de devenir une obsession.
Et je pense que vous avez raison de parler du rapport aux autres : si le jeûne nous sépare des autres, nous rend désagréable avec notre prochain, il vaut mieux arrêter. Le jeûne est un « instrument », pas une fin en soi. Alors que la relation à l'autre est, par excellence, le "lieu" de notre rencontre avec Dieu.
En revanche, si on passe son temps de prière, non pas à lutter pour oublier sa faim mais à essayer de vivre pleinement sa faim devant Dieu… là, il me semble qu’on se rapproche de ce qu’on cherchait en jeûnant.
En ce qui concerne le jeûne de demain, voici ce que j'ai décidé. En ce moment, je me sens fatiguée et déprimée. Alors, je mangerai à ma faim mais sobrement : je prendrai un yaourt et un fruit le matin et quelques légumes bouillis aux repas principaux, sans aucun assaisonnement. Ce sera plutôt un jeûne du goût.