par etienne lorant » jeu. 05 janv. 2012, 20:08
Teano a écrit :Intéressant témoignage : elle fait sa crâneuse, la jeune fille, genre "c'est de l'argent facile, j'arrête quand je veux, je choisis mes clients, bla, bla, bla". Mais je note ceci : elle ne veut pas que ses enfants, le jour où elle en aura, sachent que "leur mère était une pute" (sic). Elle croit qu'elle contrôle tout mais en son for intérieur, elle sait bien que ce qu'elle fait est néfaste.
Le Tentateur est très fort pour dissimuler à cette jeune fille la réalité de sa situation.
Une fois relu, son récit me paraît plein de contradictions : elle se prétend "occasionnelle" alors que visiblement c'est sa principale source de revenus. Avec au moins 10 clients par mois, à 150 € de l'heure, cela fait littéralement un salaire d'au moins 1500 €, pour 2 à 3 clients par semaine. Elle doit consacrer du temps à chercher des clients et préparer les séances, on est quasiment sur du temps complet ! Quant à la bonne copine, ou plutôt l'âme damnée, elle ne prête certainement pas l'appartement gratuitement. Cela n'a rien d'un loisir, c'est un système discret, certes, mais organisé. Quant à la bonne copine, précisément, je me demande si elle ne pourrait pas être considérée comme proxénète. Quant à son revenu, Katia est, malgré tout, censée le déclarer aux impôts... l'article est muet la-dessus, bien sûr car il s'agit de présenter un "phénomène de société" de la banaliser et d'amener ainsi d'autres jeunes filles à y tomber !
Katia est visiblement coupée de sa famille à qui elle ne peut rien dire de son activité et ne peut pas avoir une vie amoureuse normale car il est difficile d'expliquer ses absences répétées à un petit ami

oi-disant, elle arrête quand elle veut, dans les faits, elle n'en est pas capable. Ces clients lui ont pris beaucoup de choses essentielles : sa famille et son désir légitime d'avoir un compagnon et une sexualité libre.
Cette jeune femme est plus à plaindre qu'à blâmer mais cet article illustre vraiment "l'esprit du monde" et les ruses diaboliques pour faire passer pour le "bien" ce qui est "le mal".
Vous voyez clair. Cela ne m'est pas apparu de suite, mais ce que dit cette jeune femme, elle y met d'autant plus de conviction que c'est elle-même qu'elle veut convaincre: "Oui, je m'arrêterai quand je voudrai !" C'est évidemment faux: on ne structure pas ses relations avec l'autre sexe sur base de paiement d'argent sans que toutes les autres relations en soient aussi affectées ! Admettons qu'elle rencontre "l'homme idéal": ou bien ce sera celui qui lui fera honte de sa vie et elle ne s'estimera pas digne de lui; ou bien elle sera empêchée dans cette rencontre par la place que l'argent a prise dans sa démarche. Et si cet homme n'est pas riche, elle est capable de se prostituer encore afin de mener avec lui la vie rêvée... bref, une fois que l'on est pris dans un tel engrenage, c'est un peu comme avec la cigarette: le sevrage est tout à fait personnel et aussi pénible...
[quote="Teano"]Intéressant témoignage : elle fait sa crâneuse, la jeune fille, genre "c'est de l'argent facile, j'arrête quand je veux, je choisis mes clients, bla, bla, bla". Mais je note ceci : elle ne veut pas que ses enfants, le jour où elle en aura, sachent que "leur mère était une pute" (sic). Elle croit qu'elle contrôle tout mais en son for intérieur, elle sait bien que ce qu'elle fait est néfaste.
Le Tentateur est très fort pour dissimuler à cette jeune fille la réalité de sa situation.
Une fois relu, son récit me paraît plein de contradictions : elle se prétend "occasionnelle" alors que visiblement c'est sa principale source de revenus. Avec au moins 10 clients par mois, à 150 € de l'heure, cela fait littéralement un salaire d'au moins 1500 €, pour 2 à 3 clients par semaine. Elle doit consacrer du temps à chercher des clients et préparer les séances, on est quasiment sur du temps complet ! Quant à la bonne copine, ou plutôt l'âme damnée, elle ne prête certainement pas l'appartement gratuitement. Cela n'a rien d'un loisir, c'est un système discret, certes, mais organisé. Quant à la bonne copine, précisément, je me demande si elle ne pourrait pas être considérée comme proxénète. Quant à son revenu, Katia est, malgré tout, censée le déclarer aux impôts... l'article est muet la-dessus, bien sûr car il s'agit de présenter un "phénomène de société" de la banaliser et d'amener ainsi d'autres jeunes filles à y tomber !
Katia est visiblement coupée de sa famille à qui elle ne peut rien dire de son activité et ne peut pas avoir une vie amoureuse normale car il est difficile d'expliquer ses absences répétées à un petit ami :soi-disant, elle arrête quand elle veut, dans les faits, elle n'en est pas capable. Ces clients lui ont pris beaucoup de choses essentielles : sa famille et son désir légitime d'avoir un compagnon et une sexualité libre.
Cette jeune femme est plus à plaindre qu'à blâmer mais cet article illustre vraiment "l'esprit du monde" et les ruses diaboliques pour faire passer pour le "bien" ce qui est "le mal".[/quote]
Vous voyez clair. Cela ne m'est pas apparu de suite, mais ce que dit cette jeune femme, elle y met d'autant plus de conviction que c'est elle-même qu'elle veut convaincre: "Oui, je m'arrêterai quand je voudrai !" C'est évidemment faux: on ne structure pas ses relations avec l'autre sexe sur base de paiement d'argent sans que toutes les autres relations en soient aussi affectées ! Admettons qu'elle rencontre "l'homme idéal": ou bien ce sera celui qui lui fera honte de sa vie et elle ne s'estimera pas digne de lui; ou bien elle sera empêchée dans cette rencontre par la place que l'argent a prise dans sa démarche. Et si cet homme n'est pas riche, elle est capable de se prostituer encore afin de mener avec lui la vie rêvée... bref, une fois que l'on est pris dans un tel engrenage, c'est un peu comme avec la cigarette: le sevrage est tout à fait personnel et aussi pénible...