par coeurderoy » dim. 20 nov. 2011, 17:36
Effectivement, l'intention est primordiale (pour une femme comme pour un homme entre parenthèses), ainsi, sainte Elisabeth de Hongrie (si proche de saint François et de sainte Claire) se parait et mettait des ornements conformes à son rang lors de fêtes ou de réceptions afin de complaire à son époux et ne pas attirer l'attention sur elle à une époque (XIII ème s.) où les codes de l'élégance avaient déjà une grande importance...Ceci dit, elle savait ranger ces "accessoires" lorsque, son mari absent, elle allait visiter les pauvres ou les malades.
Les prédicateurs du temps - clercs souvent très misogynes - ne cessent de dénoncer les "filets du diable" à propos des bijoux, parfums ou ornements de coiffure...ce qui est drôle d'ailleurs c'est que pas mal de ces sermons visent aussi les cheveux longs, bouclés, frisottés et parfumés...des jeunes seigneurs "à la mode" qui pèchent contre la sobriété et la simplicité.
J'ai le souvenir que saint François de Sales, maître en douceur, modération et tempérance, recommande à la jeune veuve Jeanne de Chantal, de "baisser l'enseigne" (c.a.d faire savoir, par sa mise qu'elle ne cherche plus à plaire, s'étant consacrée au Christ).
Rappelons-nous par ailleurs que saint Paul, immergé dans une société païenne, très raffinée et usant de nombreux artifices (parfums capiteux, ornements coûteux) désire que la chrétienne embaume plutôt "la bonne odeur du Christ" : là tout est question de mesure, de tact et d'à-propos selon qu'on est une jeune fille, une femme mariée ou une vieille femme.
Cordialement !
Effectivement, l'intention est primordiale (pour une femme comme pour un homme entre parenthèses), ainsi, sainte Elisabeth de Hongrie (si proche de saint François et de sainte Claire) se parait et mettait des ornements conformes à son rang lors de fêtes ou de réceptions afin de complaire à son époux et ne pas attirer l'attention sur elle à une époque (XIII ème s.) où les codes de l'élégance avaient déjà une grande importance...Ceci dit, elle savait ranger ces "accessoires" lorsque, son mari absent, elle allait visiter les pauvres ou les malades.
Les prédicateurs du temps - clercs souvent très misogynes - ne cessent de dénoncer les "filets du diable" à propos des bijoux, parfums ou ornements de coiffure...ce qui est drôle d'ailleurs c'est que pas mal de ces sermons visent aussi les cheveux longs, bouclés, frisottés et parfumés...des jeunes seigneurs "à la mode" qui pèchent contre la sobriété et la simplicité.
J'ai le souvenir que saint François de Sales, maître en douceur, modération et tempérance, recommande à la jeune veuve Jeanne de Chantal, de "baisser l'enseigne" (c.a.d faire savoir, par sa mise qu'elle ne cherche plus à plaire, s'étant consacrée au Christ).
Rappelons-nous par ailleurs que saint Paul, immergé dans une société païenne, très raffinée et usant de nombreux artifices (parfums capiteux, ornements coûteux) désire que la chrétienne embaume plutôt "la bonne odeur du Christ" : là tout est question de mesure, de tact et d'à-propos selon qu'on est une jeune fille, une femme mariée ou une vieille femme.
Cordialement !