par ledisciple » mar. 27 déc. 2011, 22:46
Bien chers frères & sœurs dans la paix de Marie toujours Vierge,
De mémoire des codex en onciales, le Sinaiticus, le Vaticanus, le Bezae, il existe quelques variantes minimes en latin, le Bezae étant bilingue grec-latin. Si vous ne lisez ni le grec de la koinè du Nouveau Testament, ni l'hébreu biblique de la Torah ou Ancien Testament, les traductions françaises de la Bible (66 livres) peuvent varier très légèrement selon les codex traduits.
Un exemple, évangile selon Luc, chapitre VI, verset 1. Si on ne considère pas le Bezae, qui est certainement celui apporté par Saint Irénée, disciple de saint Polycarpe, disciple de Jean, le disciple préféré de Notre Seigneur, alors on traduira « Factum est autem in sabbato », « Un jour de sabbat » tel qu'est traduit dans la Bible de la liturgie catholique. Mais si on considère le Bezae dont seul l'evangile de Luc nous est restee intact, on traduira comme dans la Bible Protestante selon Louis Segong: « Il arriva, un jour de sabbat appelé second-premier » parce que le latin reprend le grec étrange: « Kαὶ ἐγένετο αὐτὸν ἐν σαββάτῳ δευτεροπρώτῳ », « Et factum est eum in sabbato secundo primo ». Mais cela ne va pas. « Δευτεροπρώτῳ » n'existe pas en grec, de plus Luc écrit en grec littéraire attique, cela va encore moins. Il s'agit certainement d'une erreur d'un copiste, on le voit dans le facsimilé du Bezae, le copiste est plus à son aise pour écrire le latin en onciales que le grec dont il emprunte des lettres latines. Traduire par « second premier » non seulement ne veut rien dire, car la série des sabbats commence chez Luc au chapitre IV, mais en plus second premier ne veut rien dire, et l'original grec ne signifie absolument rien. Est-ce que vous comprenez le degré de nuances fines qui démontrent qu'on en peut remettre en cause un iota de la Bible?
Il y aurait tellement à dire, si vous avez des questions précises, je préfère, que traiter d'un sujet général, c'est pourquoi j'ai pris un exemple précis que j'avais en mémoire dans besoin d'aller dans ma bibliothèque. Évidement en cas de doute, je peux scanner mes documents, des extraits sans problème.
C'est l'occasion de rappeler que notre pape Benoit XVI dans un ouvrage, je ne sais plus lequel dans l'instant, rappelle que la Bible est Catholique. Exigez une vraie Bible parfaitement bien traduite en français.
Pax vobiscum.
Bien chers frères & sœurs dans la paix de Marie toujours Vierge,
De mémoire des codex en onciales, le Sinaiticus, le Vaticanus, le Bezae, il existe quelques variantes minimes en latin, le Bezae étant bilingue grec-latin. Si vous ne lisez ni le grec de la koinè du Nouveau Testament, ni l'hébreu biblique de la Torah ou Ancien Testament, les traductions françaises de la Bible (66 livres) peuvent varier très légèrement selon les codex traduits.
Un exemple, évangile selon Luc, chapitre VI, verset 1. Si on ne considère pas le Bezae, qui est certainement celui apporté par Saint Irénée, disciple de saint Polycarpe, disciple de Jean, le disciple préféré de Notre Seigneur, alors on traduira « Factum est autem in sabbato », « Un jour de sabbat » tel qu'est traduit dans la Bible de la liturgie catholique. Mais si on considère le Bezae dont seul l'evangile de Luc nous est restee intact, on traduira comme dans la Bible Protestante selon Louis Segong: « Il arriva, un jour de sabbat appelé second-premier » parce que le latin reprend le grec étrange: « Kαὶ ἐγένετο αὐτὸν ἐν σαββάτῳ δευτεροπρώτῳ », « Et factum est eum in sabbato secundo primo ». Mais cela ne va pas. « Δευτεροπρώτῳ » n'existe pas en grec, de plus Luc écrit en grec littéraire attique, cela va encore moins. Il s'agit certainement d'une erreur d'un copiste, on le voit dans le facsimilé du Bezae, le copiste est plus à son aise pour écrire le latin en onciales que le grec dont il emprunte des lettres latines. Traduire par « second premier » non seulement ne veut rien dire, car la série des sabbats commence chez Luc au chapitre IV, mais en plus second premier ne veut rien dire, et l'original grec ne signifie absolument rien. Est-ce que vous comprenez le degré de nuances fines qui démontrent qu'on en peut remettre en cause un iota de la Bible?
Il y aurait tellement à dire, si vous avez des questions précises, je préfère, que traiter d'un sujet général, c'est pourquoi j'ai pris un exemple précis que j'avais en mémoire dans besoin d'aller dans ma bibliothèque. Évidement en cas de doute, je peux scanner mes documents, des extraits sans problème.
C'est l'occasion de rappeler que notre pape Benoit XVI dans un ouvrage, je ne sais plus lequel dans l'instant, rappelle que la Bible est Catholique. Exigez une vraie Bible parfaitement bien traduite en français.
Pax vobiscum.