par philémon.siclone » lun. 04 avr. 2011, 1:29
Reste à déterminer en quoi l'existence de plusieurs autels à l'intérieur d'un même édifice serait "impossible". Premièrement, cette pratique a existé, de fait, au cours de l'histoire de l'Eglise (vous dites vous-même qu'elle s'installe dès le 5e siècle : donc durant 15 siècles !) En quoi ce qui était possible hier, et durant 15 siècles, serait tout à coup dorénavant "impossible" ? Ajoutons, comme je le faisais remarquer, que cette pratique (qui serait "impossible", donc...), se poursuit de nos jours. Et dans quel lieu ? A la basilique St Pierre de Rome ! Voilà qui est étrange : la mère de toutes les églises permet en son propre sein qu'existe une pratique pourtant réputée "impossible" en chrétienté.
Deuxièmement, que se passera-t-il si l'on célèbre quand même, malgré cette fameuse "impossibilité", plusieurs messes simultanément, sur des autels différents ? Encourt-on la colère divine ? Commet-on un péché ? Bref, en quoi consiste exactement cet "empêchement" ? N'est-ce pas finalement une forme d'idolâtrie consistant à idéaliser outre mesure l'édifice ? Un édifice n'est-il pas autre chose qu'un simple amas de pierres, destiné un jour à la ruine ? Qu'est-ce que ça peut bien faire que plusieurs autels coexistent à l'intérieur de cet amas de pierres ? De fait, il existe une multitude d'églises différentes répandues à travers le monde. Pourquoi donc n'y aurait-il pas plusieurs autels différents dans un seul édifice... ? Si l'édifice en lui-même était chargé d'un pouvoir divin dont dépendrait la validité des rites qui s'y déroulent, qui ne pourrait s'appliquer qu'en un seul lieu à la fois, on reviendrait au Temple unique, celui de Jérusalem. Mais depuis l'avènement du Christ, le seul vrai Temple, c'est le Corps mystique du Christ, qui est l'Eglise, et non pas un tas de pierres sans vie. Lorsqu'un prêtre célèbre la messe, où que ce soit, c'est tout le Choeur glorieux réuni des Anges et des Bienheureux qui y assiste. Et si un autre prêtre célèbre au même moment une autre messe, dans un autre lieu, que ce soit à l'autre bout du monde, ou dans un pays voisin, dans une ville voisine, dans une église voisine, ou bien sur un autel voisin, que ce soit à 1000 km de distance, ou à 1 m de distance, qu'est-ce que ça change, fondamentalement ? ça ne change rien, parce que c'est toujours le même Choeur qui se réunit en quelques lieu et temps que se célèbre cette messe.
Reste à déterminer en quoi l'existence de plusieurs autels à l'intérieur d'un même édifice serait "impossible". Premièrement, cette pratique a existé, de fait, au cours de l'histoire de l'Eglise (vous dites vous-même qu'elle s'installe dès le 5e siècle : donc durant 15 siècles !) En quoi ce qui était possible hier, et durant 15 siècles, serait tout à coup dorénavant "impossible" ? Ajoutons, comme je le faisais remarquer, que cette pratique (qui serait "impossible", donc...), se poursuit de nos jours. Et dans quel lieu ? A la basilique St Pierre de Rome ! Voilà qui est étrange : la mère de toutes les églises permet en son propre sein qu'existe une pratique pourtant réputée "impossible" en chrétienté.
Deuxièmement, que se passera-t-il si l'on célèbre quand même, malgré cette fameuse "impossibilité", plusieurs messes simultanément, sur des autels différents ? Encourt-on la colère divine ? Commet-on un péché ? Bref, en quoi consiste exactement cet "empêchement" ? N'est-ce pas finalement une forme d'idolâtrie consistant à idéaliser outre mesure l'édifice ? Un édifice n'est-il pas autre chose qu'un simple amas de pierres, destiné un jour à la ruine ? Qu'est-ce que ça peut bien faire que plusieurs autels coexistent à l'intérieur de cet amas de pierres ? De fait, il existe une multitude d'églises différentes répandues à travers le monde. Pourquoi donc n'y aurait-il pas plusieurs autels différents dans un seul édifice... ? Si l'édifice en lui-même était chargé d'un pouvoir divin dont dépendrait la validité des rites qui s'y déroulent, qui ne pourrait s'appliquer qu'en un seul lieu à la fois, on reviendrait au Temple unique, celui de Jérusalem. Mais depuis l'avènement du Christ, le seul vrai Temple, c'est le Corps mystique du Christ, qui est l'Eglise, et non pas un tas de pierres sans vie. Lorsqu'un prêtre célèbre la messe, où que ce soit, c'est tout le Choeur glorieux réuni des Anges et des Bienheureux qui y assiste. Et si un autre prêtre célèbre au même moment une autre messe, dans un autre lieu, que ce soit à l'autre bout du monde, ou dans un pays voisin, dans une ville voisine, dans une église voisine, ou bien sur un autel voisin, que ce soit à 1000 km de distance, ou à 1 m de distance, qu'est-ce que ça change, fondamentalement ? ça ne change rien, parce que c'est toujours le même Choeur qui se réunit en quelques lieu et temps que se célèbre cette messe.