Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire ?

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philémon.siclone
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par philémon.siclone »

archi a écrit :
philémon.siclone a écrit :Reste à déterminer en quoi l'existence de plusieurs autels à l'intérieur d'un même édifice serait "impossible".
Bon, recadrons un peu les choses. C'est vous qui avez eu l'idée, que je trouve à vrai dire quelque peu saugrenue, d'installer un "maître-autel" non pas pour célébrer le Sacrifice (c'est le rôle d'un maître-autel) mais... pour y poser les chandeliers d'une façon qui ne gêne pas la circulation. Je vous cite:
Petite remarque : les grands chandeliers sur les marches, est-ce que ça ne risque pas de gêner la circulation, et d'être dangereux ? Ne serait-il pas plus judicieux de les disposer au fond du choeur, sur un meuble adéquat (par exemple un maître-autel...) ?
Mais c'était une boutade... Le débat est parti de la réaction d'Et. H. qui s'est engouffré dans la brèche pour me faire remarquer qu'on ne pouvait pas prévoir un maître-autel en plus de l'autel principal, puisqu'il n'y a qu'un Christ. Evidemment, si on construit un nouvel édifice, destiné à la célébration face au peuple, on ne va pas pousser l'absurde jusqu'à reproduire les dispositions bancales qui résultent du réaménagement d'anciens édifices. Mais le sens de ma remarque était qu'il était plus simple, finalement, de construire des autels face à Dieu, donc des maîtres-autels dans le fond du choeur, et que ça permettait, entre autre, de régler la question des chandeliers et du tabernacle (ou de la "colombe", si on opte pour une disposition "poétique"), qui n'a aucune raison d'être séparé de l'autel, à plus forte raison si on n'en prévoit qu'un. Si on veut de l'unicité, allons jusqu'au bout de la démarche : un seul Christ, au même endroit, et non pas éclaté à travers l'édifice : l'autel ici, le Corps plus loin. Non, le Corps est sur l'autel, restons logique. Sauf durant le Triduum.
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Et.H
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par Et.H »

J'ai bien compris votre point de vue Philémon et d'ailleurs vous avez raison : les dispositions de la forme extraordinaire sont bien plus simples. Néanmoins, j'essaye de répondre à ce que demande la PGMR. C'est tout l'intérêt de ce fil !

Mon choeur est suffisamment vaste : je pars du principe que cette église est une église paroissiale. En ce qui concerne les chandeliers, votre remarque me parait inopportune. Personne ne ferait le tour de l'autel le long d'une marche hormis en marchant en crabe... ce qui est peu probable. Il est néanmoins envisageable de diminuer la longueur de l'autel pour que le passage sur la dernière marche soit plus large. Enfin, mes chandeliers sont virtuellement stables :p .

Il ne peut y avoir qu'un seul maitre autel, c'est cela que je veux dire. Il est donc hors de question de mettre deux autels dans le choeur. Néanmoins, rien n'interdit de mettre plusieurs autels dans une église et je compte placer un autel de la Vierge (et peut être d'autres autels) dans cette église conformément à la tradition latine. J'envisage des chapelles latérales.

Cordialement
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archi
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par archi »

philémon.siclone a écrit :Mais c'était une boutade...
Désolé si j'ai pu m'énerver, mais je dois dire que j'ai du mal à saisir votre humour très particulier... :saint:
Mais le sens de ma remarque était qu'il était plus simple, finalement, de construire des autels face à Dieu, donc des maîtres-autels dans le fond du choeur, et que ça permettait, entre autre, de régler la question des chandeliers et du tabernacle (ou de la "colombe", si on opte pour une disposition "poétique"), qui n'a aucune raison d'être séparé de l'autel, à plus forte raison si on n'en prévoit qu'un. Si on veut de l'unicité, allons jusqu'au bout de la démarche : un seul Christ, au même endroit, et non pas éclaté à travers l'édifice : l'autel ici, le Corps plus loin. Non, le Corps est sur l'autel, restons logique. Sauf durant le Triduum.
Le tabernacle au centre de l'autel est logique, on le trouve aussi dans beaucoup de lieux de culte orientaux (je pense à la récente cérémonie d'intronisaiton du patriarche ukrainien, à la cathédrale de Kiev, avec l'autel carré et un tabernacle en forme d'église slave). On a vu aussi des réserves sous l'autel. D'un autre côté, les réserves du Moyen-Age étaient souvent latérales. Bref...

Le tabernacle dans une chapelle d'adoration, c'est bien dans une grande église touristique où la circulation est un obstacle à l'adoration silencieuse. Dans une petite église, peu fréquentée, on doit pouvoir se recueillir et adorer dans la nef, face à l'autel, plutôt que de "vider" le bâtiment principal au profit d'une chapelle secondaire. La fréquentation du lieu est un facteur à prendre en compte.

In Xto,
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Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

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philémon.siclone
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par philémon.siclone »

Je suis bien d'accord. Quant aux réserves latérales datant de l'époque médiévale (de quelle période précisément ? Romane ? Carolingienne, mérovingienne... ?), il y avait peut-être un rituel de déplacement ou de procession, que l'on ignore et s'est perdu, qui justifiait ce type de disposition. Bref, l'évolution est passée par là, et depuis l'époque gothique, le modèle qui s'est répandu est le maître-autel classique, avec le tabernacle au milieu, qui constitue une sorte de parachèvement final d'un processus. Pourquoi le renier aujourd'hui, et revenir à des formes antérieures, dont on ignore précisément le contexte ? ça n'a pas de sens, sauf pour des motifs idéologiques qui dénigrent ce que l'Eglise a perfectionné dans sa liturgie au cours des siècles. Rien ne justifie d'éloigner à tout prix le Corps du Christ de l'autel. L'absurdité de cette démarche saute aux yeux, si l'on est un tant soit peu sincère avec soi-même.
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Fleury
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par Fleury »

Tiens, justement, puisqu'on parle du mobilier liturgique, les confessionaux, il en reste encore beaucoup en service, en dehors des chapelles desservies par des fraternités Ecclesia Dei ?
Ici, dans ma paroisse territoriale, ils ont disparu ou servent de remises à balais, ils n'ont pas survécu, du coup pour se confesser, c'est en général assis côte à côte, ça me fait penser aux sketch de Jean Yanne sur le permis de conduire.
Il y a aussi le bureau vitré, l'aquarium, pour les grands édifices, pas top non plus.
Il n'y a pas que les rambardes de communion à réinstaller, il ne faut pas oublier les confessionaux :-D
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Et.H
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par Et.H »

Fleury a écrit :Ici, dans ma paroisse territoriale, ils ont disparu ou servent de remises à balais
Chez moi, ils servent d'armoires pour les vases à fleurs.
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archi
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Re: Dispositions liturgiques idéales pour la forme ordinaire

Message non lu par archi »

Fleury a écrit :Tiens, justement, puisqu'on parle du mobilier liturgique, les confessionaux, il en reste encore beaucoup en service, en dehors des chapelles desservies par des fraternités Ecclesia Dei ?
Ici, dans ma paroisse territoriale, ils ont disparu ou servent de remises à balais, ils n'ont pas survécu, du coup pour se confesser, c'est en général assis côte à côte, ça me fait penser aux sketch de Jean Yanne sur le permis de conduire.
Il y a aussi le bureau vitré, l'aquarium, pour les grands édifices, pas top non plus.
Il n'y a pas que les rambardes de communion à réinstaller, il ne faut pas oublier les confessionaux :-D
A vrai dire, il faut surtout ne pas oublier le sacrement pour lequel ils ont été prévus. L'endroit où il a lieu est secondaire. Enfin, à part pour certaines confessions que j'ai vues se dérouler en pleine église, au milieu des passants, sans séparation... la confession ne doit pouvoir être entendue que par le pénitent et le prêtre.

Les confessionaux "à l'ancienne" y ajoutent l'anonymat du pénitent, qui est parfois une bonne chose... sauf qu'il n'est pas respecté non plus quand le prêtre a vu la file des pénitents qui attendent au moment d'entrer dans son confessional... situation pas toujours évitable. Après, on peut trouver que les confessionaux "modernes" favorisent la part de conseil spirituel qui va avec la confession. Chacun a ses avantages.

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