Je réponds dans le texte^^
Et.H a écrit : Voici ma solution en partant du principe que nous sommes dans une église paroissiale :
J'ai essayé de maintenir une échelle plausible (regardez mes bonhommes bâtons...)
Selon cette échelle, j'ai bien l'impression que l'autel est fort haut dans le sens où "ça monte raide". Personellement, j'aurais gardé les trois marches traditionnelles (+ le ou les degrés du choeur). Pour votre disposition, il faudrait que le bord de la première marche soit beaucoup moins près du banc de communion: genre quatre mètres au moins
Qu'en pensez-vous ? Que faudrait-il corriger ? Comment concevriez-vous le chœur d'une Eglise paroissiale destinée à la forme ordinaire ?
Commentaires :
- Le chœur lui même : Il est de forme circulaire (très bien!)et il est surélevé par une marche de pierre grise qui permet de marquer clairement la limite entre le chœur et la nef(en bon accord avec la PGMR!).
- L'autel, en forme de parallélépipède (je préfère ça aux autels carrés)est surmonté(il me semble que vous abusez de ce terme: il est éventuellement surmonté d'un ciborium ou baldaquin, mais il surmonte les marches... enfin, j'espère! (sans rancune^^)) par une estrade de 4 marches (5 avec celle du chœur) (j'ai déjà dit que, selon les proportions, cela me semble excessif). Il est en pierre rosé avec une mosaïque au centre représentant l'Agnus Dei.
J'ai placé des chandeliers (en bronze doré ou en laiton) autour de l'autel. Disons que nous sommes le dimanche de Pâques, il y en a donc 6 et le chandelier pascal est présent (en jaune sur la vue de dessus). La forme du chandelier pascal est sensé évoqué la colonne de feu du livre de l'Exode (très juste pour le symbolisme, MAIS le chandelier pascal se tient toujours à côté de l'ambon de l'Evangile (mais comme on est en FORM, de l'ambon tout court, vu qu'il n'y en a plus qu'un seul)).
- La croix-crucifix (en orange sur la vue de dessus) : L'autel est surmonté d'une croix peinte attachée au plafond style "Crucifix peint italien du Moyen Age" (comme la croix de St François). C'est un peu le crucifix de la foule. Sur l'autel est posée une autre croix avec l'image du Christ crucifié tournée vers le prêtre (crucifix du prêtre). Si vous gardez un crucifix sur pied pour le prêtre, c'est que c'est aussi celui "de la foule"... La croix est unique, il faut donc favoriser une unique croix d'autel qui est entre les deux... en conséquence de quoi la croix (peinte par le diacre J. Bihin) serait opportunément acccrochée au dessus de l'autel entre le prêtre et le peuple et peinte des deux faces... et si l'on veut pouvoir célébrer aussi la FERM face à cette croix, il faudrait l'accrocher de telle manière qu'on puisse la faire remonter vers l'Orient et se placer de l'autre côté (occident) de l'autel (avec des rails au plafond)
- L'ambon et le pupitre. Ils sont placés en dehors du chœur pour éviter la "profanation" symbolique du chœur par les laïcs. J'ai voulu éviter à l'ambon de ressembler à un pupitre mobile. C'est donc une cuve de pierre rosée à 3 pans surmontée par 4 marches au dessus de la nef (3 au dessus du chœur). Le pupitre est en fer forgé et est surmonté de 2 marches au dessus de la nef. C'est purement pratique; il faut parfois être vu quand on fait des annonces.
Placer l’ambon hors du chœur me semble être abusif non seulement envers la PGMR n°295, mais aussi envers la tradition (ferm et basiliques romaines du style de St Clément) qui le place dans l’enceinte délimitée par le banc de communion (les murs de cloison de St Clément)…
Il faut simplement revoir la position face au ministres extraordinaires et faire en sorte qu’ils soient vêtus de l’aube ou d’un autre vêtement apte (mais pas le scapulaire (col de lecteur) de chez Slabbinck) et entrent au chœur avec les autres ministres sacrés dont ils sont partie intégrante (ordinairement ou non).
Pour sa conception, tout est bon, sauf la marche à retrancher selon les proportions de l’église.
Le pupitre risque de cacher le prêtre président la célébration, ce qui ne peut absolument pas se faire.
Petite note sur la place de l’ambon :
Jusqu’à il y a peu, je croyais que l’ambon se plaçait par rapport au sens de la célébration… En fait, il se place par rapport au trône de l’évêque (cf. basiliques romaines comme St Jean au Latran) : l’ambon de l’Evangile est à droite de l’évêque et donc du côté Nord de l’église (d’aucuns y ont vu le symbole de l’annonce de l’Evangile à ceux qui ne le connaissent pas : le Nord étant, froid etc.) et l’ambon de l’épître à gauche ; comme la FORM ne connaît plus qu’un seul ambon, il faut que le plus digne l’emporte pour que l’Evangile ne soit pas « déprécié »… Je placerais donc l’ambon, à côté du cierge pascal de votre schéma.
Je peux chercher les références de l’ouvrage qui a inspiré cette « nouvelle » position que j’ai ; lequel ouvrage fait remarquer que le chandelier pascal est fixe (idée à réfléchir : faut-il garder un chandelier « habité » par le Cierge pascal seulement à certains moments et vide le reste du temps ?)…
- Les banquettes du clergé (en marron sur la vue de dessus) : Je les ai placées dans le fond du chœur contre le mur de part et d'autre de l'estrade. Le siège du célébrant est placé derrière le pupitre d'annonce pour qu'il soit visible par les fidèles.
Le siège du célébrant ne doit pas se trouver du côté de l’Evangile où l’on placerait bien l’évêque « au trône » si l’ambon ne le cachait pas.
Les banquettes sont bien placées en demi-cercle derrière l’autel.
- L'espace libre : j'ai un espace libre pour mettre le St Sacrement mais je me suis dit qu'il serait peut être mieux dans une chapelle annexe. A votre avis ???
L'idée de célébrer la Messe devant le St Sacrement, comme un "plus" me semble assez contestable, vu, notamment qu’il est désormais interdit (il me semble) de célébrer la Messe en présence du saint Sacrement (exposé)… C’est en fait une aberration que de célébrer un sacrement en présence du même sacrement célébré… Je ne suis pas sûr de me faire comprendre : la Messe est la célébration du sacrement de l’eucharistie, la réserve eucharistique, est le sacrement déjà célébré… Il y a une sorte de contradiction à mettre aux prises Sacrement en cours de célébration et « produit » objectif du Sacrement, à savoir le Corps du Christ, son âme sa divinité etc. qui n’est là que par nécessité pastorale (communion des malades et des agonisants et prolongement de l’Eucharistie dans l’Adoration) et porte le nom de « réserve » sans pour autant être aucunement moindre par rapport au sacrement « en cours » : d’ailleurs les rubriques prévoient que l’on ne génuflecte pas devant la réserve eucharistique présente au sanctuaire pendant la Messe, mais seulement en entrant et en sortant du Chœur (début et fin de Messe) : l’usage FERM ne fait pas génuflecter le prêtre président la Messe (dit « célébrant ») devant le tabernacle "habité" pendant la messe.
Personellement, je garderais cependant le Très-Saint Sacrement au sanctuaire là où Et.H l’a prévu, (mais il y a alors le problème de « tourner le dos » à la Sainte Réserve que ne cautionne pas ma remarque précédente), mais pourquoi pas retrouver l’usage d’un tabernacle suspendu au dessus de l’autel… Mais, c’est peut-être trop compliqué et excentrique…
J’ai imaginé que le tabernacle pouvait se trouver dans l’axe du sanctuaire, dans une chapelle surélevée (« comme » à Solesmes) mais avec des portes ou un rideau que l’on fermerait pendant la célébration de la Messe après la génuflexion de l’entrée au Sanctuaire, pour "contourner" le problème du "tourner-le-dos"… En fait, ce serait comme retrouver l’usage d’une chapelle axiale à laquelle on accédait par le déambulatoire, mais sans déambulatoire… Ce qui pourra paraître peu pastoral et même insensé…
- Le banc de communion : Je ne sais pas si je devrai en mettre un. J'ai vu que le Pape à Rome utilisait des agenouilloirs amovibles pour donner la communion sur la langue... Alors à votre avis, banc de communion ou pas ?
Commission épiscopale de liturgie a écrit :La séparation entre la nef et le sanctuaire peut être marquée en outre de diverses façons, par exemple, par des degrés, ou encore par une légère clôture. La balustrade (ou cancel), sans être absolument nécessaire, demeure traditionnelle. Là où elle existe, et surtout si elle est ancienne ou de qualité, on ne s'empressera pas de la supprimer. Elle est souvent utile comme appui pour permettre aux personnes âgées ou infirmes de s'agenouiller et de se relever plus commodément.
Je pense que ma disposition permet également de célébrer la forme extraordinaire de la messe sur le même autel.
Je pense aussi!![]()
Bientôt, je vais essayer de concevoir la partie dédiée au St Sacrement.
Cordialement




