par etienne lorant » ven. 24 déc. 2010, 14:54
Le jour de ma conversion, il n'y avait pas vingt ouvrages de théologie étalés à mon intelligence, que j'aurais pu lire et comprendre tout à la fois en un instant. Mais il y avait le regard d'un Homme qui donnait sa vie pour moi, et pour moi seul, car Il ne supportait plus de me voir malheureux, tant à cause de ma rationalité que de mon péché entretenu comme une sorte de "mode de survie".
Mais en une demie seconde (façon de parler, l'écoulement du temps tel que nous le connaissons, était aboli), j'ai engrangé la substance de ces vingt ouvrages, un peu comme si une 'science' avait été semée en moi, mais en poudre séchée qu'il me faudrait hydrater chaque année pour en approfondir le sens, petit à petit.
Donc, la foi est intervenue dans le sens que ne sachant pas tout, j'avais tout de même reçu assez de connaissance pour pouvoir faire un choix et dire Oui, ou dire Non. Car tout de même, si l'on a eu la grâce extraordinaire de "voir" - il s'agit en même temps de vision intérieure et de vision extérieure, cela n'est pas donné sans que l'on choisisse, ce qui signifie: sans que l'on franchisse un pas. J'ai eu donc le choix. Si c'était non, je ne serais devenu ni protestant ni catholique, mais athée - et probablement damné. Mais j'ai eu ce choix, j'ai dit oui, et j'ai reçu en un rien de temps une Joie qui a duré tout de même trois années, jour après jour.
C'est une des raisons pour lesquelles les différences de discours entre catholiques et protestants m'étonnent beaucoup.
Existe-t-il un livre qui rapporte comment Frère Roger, de Taizé, ait choisi de devenir catholique peu avant d'être assassiné ? Il y a là quelque chose de tout à fait mystérieux mais qui m'intéresse beaucoup.
Et Joyeux Noël à tous !
Le jour de ma conversion, il n'y avait pas vingt ouvrages de théologie étalés à mon intelligence, que j'aurais pu lire et comprendre tout à la fois en un instant. Mais il y avait le regard d'un Homme qui donnait sa vie pour moi, et pour moi seul, car Il ne supportait plus de me voir malheureux, tant à cause de ma rationalité que de mon péché entretenu comme une sorte de "mode de survie".
Mais en une demie seconde (façon de parler, l'écoulement du temps tel que nous le connaissons, était aboli), j'ai engrangé la substance de ces vingt ouvrages, un peu comme si une 'science' avait été semée en moi, mais en poudre séchée qu'il me faudrait hydrater chaque année pour en approfondir le sens, petit à petit.
Donc, la foi est intervenue dans le sens que [b]ne sachant pas tout[/b], j'avais tout de même reçu assez de connaissance pour pouvoir faire un choix et dire Oui, ou dire Non. Car tout de même, si l'on a eu la grâce extraordinaire de "voir" - il s'agit en même temps de vision intérieure et de vision extérieure, cela n'est pas donné sans que l'on choisisse, ce qui signifie: sans que l'on franchisse un pas. J'ai eu donc le choix. Si c'était non, je ne serais devenu ni protestant ni catholique, mais athée - et probablement damné. Mais j'ai eu ce choix, j'ai dit oui, et j'ai reçu en un rien de temps une Joie qui a duré tout de même trois années, jour après jour.
C'est une des raisons pour lesquelles les différences de discours entre catholiques et protestants m'étonnent beaucoup.
Existe-t-il un livre qui rapporte comment Frère Roger, de Taizé, ait choisi de devenir catholique peu avant d'être assassiné ? Il y a là quelque chose de tout à fait mystérieux mais qui m'intéresse beaucoup.
Et Joyeux Noël à tous !