Indicateur de progrès économique

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Re: Indicateur de progrès économique

par michel tal » mar. 30 mars 2010, 9:50

BONjour Etienne Lorent,
l'esprit de pauvreté c'est bien mais il ne faut pas se cacher que la plupart des gens agissent par intéret.
Il faut donc une incitation au don et un intéressement.
L'incitation peut se faire entre autre par la publicité donné au don comme par exemple celle que l'on a fait sur le don de Bill Gate aux fondations ,il faudrait dévelloper ce genre de chose ,faire que le don devienne"tendance " que se soit une chose valorisante pour celui qui donne et pour celui qui reçoit.
Que le don comme l'est aujourd'hui l'appat des richesses devienne quelque chose de naturel et de recherché ,Pour cela il fait un changement des mentalité .
On pourrait l'obtenir dans une premier temps par un intéressement au don,faire un don ,ça doit etre "payant" et cela doit apporter quelque chose. que cela devienne un "bien quantifiable " qui puissent s'insserer dans l'économique et etre calculé.
On pourrait prévoir des réductions d'impot plus importantes que celles mise en place actuellement ,des réductions de charges pour les entreprises ,des réduction commerciales ou autre pour celui qui donne ,une valorisation de l'image de marque du donneur " je donne donc je suis au dessus du lot" bref il faut que donner" vaille le coups",
Je sais c'est bassement matériel mais la plupart des gens n'agisse pas par altruisme ,ils recherchent un interet et le don doit etre interessant dans tous les sens du termes
Amicalement

Re: Indicateur de progrès économique

par etienne lorant » mer. 24 mars 2010, 18:43

Je ne crois pas que vous ayez les yeux ouverts. L'esprit de pauvreté est seul à combattre l'instinct de possession, et il n'y a là-dessus ni "communisme", ni "libéralisme" qui tiennent. Bon sang, les chrétiens de l'économie ! Adressez-vous à saint François, faîtes votre mea culpa, donnez un dixième de votre surplus à une oeuvre, serrez-vous la ceinture, faîtes comme Ricardo Petrella ! (http://www.waternunc.com/fr/manifeste_eau.htm) Qu'est-ce que je vais faire moi-même, me direz-vous.
Ce matin, j'ai vendu 1 livre de poche à 1 euro, puis j'ai mangé le midi avec quelqu'un à qui j'ai offert le repas (35 euros en tout) et à la fin j'ai acheté un lot de trois DVD pour 10 euros, qui comportait le film "2012"... J'ai perdu aujourd'hui, mais j'ai appris à ramer ferme et en cadence.

Je ne vous critique pas. Vous réfléchissez en économistes, et il est heureux qu'il y ait des économistes chrétiens. Cependant, du point de vue du Christ, prenez cinq pains et deux poissons, et il y a assez pour cinq mille personnes. Je veux dire: j'ai offert à manger aujourd'hui, je suis certain que le Seigneur me donnera de grosses ventes très bientôt.

Re: Indicateur de progrès économique

par gerardh » mer. 24 mars 2010, 17:55

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Bonjour,

J'ai retiré de travaux personnels anciens l'idée qu'il y aurait deux dimensions orthogonales (donc indépendantes l'une de l'autre). Sur l'axe des x il y aurait l'efficacité (ou mieux l'efficience) économique , et sur l'axe des y il y aurait l'équité (que certains appelleraient le social).

Les équations économiques, qui font intervenir des formules avec des dérivées partielles et des lagrangiens, font apparaître mathématiquement des concepts duaux qui reviennent à des prix absolus ou relatifs. D'où la justification de la monétarisation. Nul doute qu'il devrait y voir l'équivalent sur l'axe des y à savoir des variables duales qui seraient le pendant des prix dans les dimensions équitables ou sociales. Je n'ai pas poussé mes investigtions plus loin...

Cela dit "l'homme ne vivra pas de pain seulement mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu". Et "nul ne peut servir deux maîtres : Dieu et Mammon". C'est certainement une troisième dimension, une sorte d'axe des z, celui-là spirituel ...


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Re: Indicateur de progrès économique

par Christophe » mer. 24 mars 2010, 16:44

Bonjour à tous

Vaste sujet ! Sans doute la problématique initiale n'est peut-être pas suffisamment définie et implique de nombreuses digressions. J'assume ma part de responsabilité, étant l'initiateur de ce fil. (À ma décharge, difficile de rentrer dans des détails économiques sur un forum catholique généraliste). Ainsi, ce fil aurait pu être scindé en plusieurs :
  • Avantages et inconvénients de l'indicateur PIB
  • Les indicateurs alternatifs (IDH, BNB…)
  • L'économie du don
  • La valeur du don est-il mesurable ?
Benoît XVI a peut-être à l'esprit (dans les extraits cités de Caritas in Veritate) le modèle de l'économie du don, modèle qui s'oppose à l'économie marchande mais est toutefois un modèle économique précis. Je ne pense pas qu'il faille faire rentrer le fait de dire « bonjour » à son voisin dans le champs économique. Mais le modèle économique du don a déjà quelques succès, notamment dans le champs de l'économie « immatérielle ».

Ainsi, le monde du « logiciel libre » relève souvent de ce modèle. Mozilla est gratuit et est financé par les dons. Le modèle de l'économie du don est sans doute un modèle pertinent pour l'industrie du disque (je veux dire, une fois que les majors seront mortes). De façon plus anecdotique, votre forum préféré La Cité catholique a adopté en début d'année ce modèle économique : auparavant, le service était gratuit pour l'utilisateur et les coûts supportés par l'administration, dorénavant, les coûts sont financés par des dons volontaires. Car il ne faut pas confondre le modèle gratuit, le modèle de l'économie du don et le bénévolat. Par exemple, Google offre des services gratuits, mais financés par la publicité : il y a une contre-partie théoriquement obligatoire : le « temps de cerveau disponible »…

À ma connaissance, le chiffre d'affaire de toutes les sociétés qui tiennent une comptabilité entre dans le calcul du PIB. Y compris celles qui utilisent le modèle de l'économie du don. Par contre, ce qui relève du bénévolat ou qui est pratiqué dans un cadre privé (familiale, amical…) n'est pas pris en compte dans le calcul du PIB.

In Christo
Christophe

Re: Indicateur de progrès économique

par gerardh » mer. 24 mars 2010, 12:52

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Anti-libéralisme primaire ?



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Re: Indicateur de progrès économique

par etienne lorant » mer. 24 mars 2010, 12:40

Notre grand copain humoriste disait toujours :

"Le jour où il pleuvra des euros, les pauvres n'auront pas de sacs" :siffle:

(forcément, il les auront fabriqué pour les autres !)


Et çà, je vous promets que c'est le vrai progrès de la société libérale avancée !!!

Re: Indicateur de progrès économique

par Pneumatis » mer. 24 mars 2010, 12:32

Bonjour,

Je reviens sur cette histoire de gratuité qui ne peut être mesurée. En fait, c'est idiot. La plupart des dons, hors service rendu de la main à la main, sont comptabilisés, que ce soient dans vos déclarations d'impôts ou dans les bilans des entreprises. C'est prévu dans les plans comptables. J'ai un ami chef d'entreprise qui consacre systématiquement un certain pourcentage de son chiffre d'affaire à des oeuvres de charité. Ca rentre dans son bilan comptable. Il est même obligé de le déclarer, sinon il aurait le fisc sur le dos à cause d'erreurs dans la comptabilité. N'est-ce pas un don pour autant ?

Bref, au niveau de l'activité professionnelle en elle-même, beaucoup de choses sont déjà comptabilisées. Il manque une valorisation de certaines activités hors cadre professionnel, d'une part (si on veut être cohérent). Mais surtout il manque une valorisation au niveau macroéconomique, d'autre part, par l'existence d'indicateurs économiques. Ce dernier point n'a d'ailleurs aucunement vocation à confisquer la gratuité en la "monétarisant", mais simplement à la reconnaitre comme une richesse à part entière dans le système.

Re: Indicateur de progrès économique

par Pneumatis » mer. 24 mars 2010, 0:25

Luis a écrit :Je ne suis pas d'accord : je crois que Benoît XVI parle de principes et non des modèles économiques, qui témoignent justement d'une vision de l'existence purement productiviste et utilitariste, non en raison des données qu'ils intègrent, mais en raison de leur objet même.
Mais il s'agit exactement de la même chose il me semble. Je crois que c'est parce que vous limitez vous-même le champ de l'économie aux relations marchandes que vous l'opposez à des données telles que celles qui quantifieraient l'activité gratuite ou solidaire.

Une définition assez générale de l'économie, ou de l'activité économique, se formule ainsi : l'activité humaine ou son étude, qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et services.

Cette activité humaine concerne déjà aussi la réalité du don et de la gratuité. Ils font donc déjà partie de l'activité économique telle qu'elle se définie. Je pense, comme vous, qu'il faut en ajouter dans la réalité de l'activité humaine, oui. Mais je ne pense pas qu'ils en soit absents. Et si cette réalité est présente à l'activité humaine, alors elle doit être prise en compte dans les sciences économiques. Pour l'heure ce n'est pas le cas. Leur prise en compte, dans un élargissement des sciences économiques à cette branche ignorée de l'activité économique qu'est le don, en tant que richesse, amènerait de fait à une incitation au développement de cette richesse bien réelle.

Le don est présent, insuffisamment présent certes, mais il est présent dans l'activité humaine productrice et médiatrice de biens et service. Il n'y est simplement pas comptabilisé (valorisé), et en tant que tel n'est pas considéré comme une richesse. Il n'est donc guère plus considéré que comme une activité parasite dans les calculs de corrélation des indices existants.

En bref, je prétends ici qu'il faut compléter le modèle économique en y intégrant cette réalité économique qu'est le don. Et de ce que j'en comprends, vous opposez cette réalité du don aux autres réalités économiques, en réduisant a priori la définition de l'économie au cadre limité des modèles théoriques existants, qui ignorent effectivement cette réalité. Ce n'est pas parce que le don est absent de nos modèles économiques qu'il n'est pas une activité économique. En tant qu'activité économique, même (et surtout) potentielle, il doit être abordé par les sciences économiques, au même titre que n'importe quelle autre richesse.

La question qui me vient, en choisissant un peu trop rapidement mes termes (désolé), c'est de savoir si il faut considérer le "don" comme une "activité économique" ou comme une "richesse économique" ? Quelque chose me dit qu'il est les deux. Le don est à la fois une activité productrice ou médiatrice de biens et de services. Mais c'est aussi une richesse pour lui-même dans ce qu'il satisfait les personnes par sa seule existence (indépendamment des biens et services qu'il véhicule). Je me rends compte, sans m'assurer que cela tiendrait debout mathématiquement, que c'est peut-être là la condition pour pouvoir équilibrer économiquement le don. Pour faire une petite analogie comptable, au crédit irait la valeur du service rendu gratuitement (en terme de satisfaction du besoin), et au débit la richesse humaine qu'est le don lui-même pour celui qui le pratique. Bon d'accord, c'est très simpliste dit comme ça, mais c'est pour montrer qu'un équilibre économique est possible dès lors qu'on considère le don comme un bien en lui-même, en plus d'être une activité économique. A ce sujet, j'aimerais bien que Charles développe un peu ces théories du don et du contre-don et de ce qu'il évoque ensuite...

Ailleurs vous dites une chose très intéressante Luis, et qui m'interpelle : c'est que la gratuité c'est justement ce qui ne se mesure pas. Je suis d'accord a priori, et en effet ça met tout mon plan par terre. Mais je ne suis pas en reste. Je vais encore y réfléchir parce que j'abandonne rarement comme ça une intuition pour revenir bredouille à mon point de départ (oui, parce qu'avant-hier encore, sur le sens de ces passages de Caritas in Veritate, je pensais tout comme vous, figurez-vous). La nuit porte conseil.

Ceci dit, si quelqu'un d'autre à une opinion argumentée à proposer là-dessus...

Re: Indicateur de progrès économique

par Luis » mar. 23 mars 2010, 19:45

Pneumatis a écrit :Il s'agit de reconnaitre cette réalité du don et de la gratuité dans l'économie, en la prenant en compte dans nos modèles économiques.
Je ne suis pas d'accord : je crois que Benoît XVI parle de principes et non des modèles économiques, qui témoignent justement d'une vision de l'existence purement productiviste et utilitariste, non en raison des données qu'ils intègrent, mais en raison de leur objet même.

Que dit Benoît XVI ?
Le grand défi qui se présente à nous, qui ressort des problématiques du développement en cette période de mondialisation et qui est rendu encore plus pressant par la crise économique et financière, est celui de montrer, au niveau de la pensée comme des comportements, que non seulement les principes traditionnels de l’éthique sociale, tels que la transparence, l’honnêteté et la responsabilité ne peuvent être négligées ou sous-évaluées, mais aussi que dans les relations marchandes le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale.
Je résume : "Le défi est de montrer que dans les relations marchandes le principe de gratuité et la logique du don trouvent leur place dans l'activité économique normale".

Ce qu'il faut, ce n'est pas intégrer la charité aux modèles économiques, comme si c'était une variable. Il faut au contraire montrer que les modèles économiques ne seront jamais suffisants pour décrire la réalité de l'activité économique qui, elle, comporte des relations de don insaisissables dans les modèles, parce que non comptables.

Re: Indicateur de progrès économique

par Luis » mar. 23 mars 2010, 19:17

Ben, l'activité économique proprement dite n'est pas la modélisation de cette dernière.

Donc, non, je ne crois pas que "remettre de la gratuité dans l'activité économique" suppose que la gratuité puisse être mesurée. L'activité économique, c'est vous et moi qui la faisons d'abord, avant qu'on ne la mesure.

Je crois à l'exact contraire en fait : c'est quand on cessera de vouloir mesurer l'activité économique de la façon la plus systématique possible qu'on aura alors permis de remettre de la gratuité dans le jeu. Parce qu'alors, on comptera moins. Compter va à l'encontre de la gratuité.

Re: Indicateur de progrès économique

par Pneumatis » mar. 23 mars 2010, 19:09

Luis a écrit :Quand Benoît XVI dit que le principe de gratuité doit trouver sa place dans l'activité économique, je ne crois pas du tout que cela implique la création d'un indicateur. Cela veut simplement dire qu'il nous faut au quotidien donner du temps à nos collègues et à nos clients, ne pas toujours (justement !) faire le compte de ce temps donné, comme ces consultants qui facturent à l'heure et qui ne répondent plus à aucune question sitôt le temps imparti dépassé.
Ca existe déjà ça. On n'a pas à inventer la gratuité ou le don, ils existent, même si ils ne sont pas encore assez pratiqués.
Benoit XVI a écrit :La gratuité est présente dans sa vie sous de multiples formes qui souvent ne sont pas reconnues en raison d’une vision de l’existence purement productiviste et utilitariste
Il ne s'agit pas tant de prendre conscience individuellement du jour au lendemain qu'il faut aimer son prochain, Dieu merci l'encyclique est plus précise que cela. Il s'agit de reconnaitre cette réalité du don et de la gratuité dans l'économie, en la prenant en compte dans nos modèles économiques. Tout comme on commence depuis quelques années, je n'exagère pas, à se rendre compte qu'il faut y intégrer le stock fini des ressources naturelles, ou la gestion des déchets.

Re: Indicateur de progrès économique

par Pneumatis » mar. 23 mars 2010, 19:04

Gerardh et Luis, je crois que vous avez mal compris mon propos. Valoriser sous forme d'un indicateur qui pourra être utiliser en économétrie, cela ne veut pas dire monétariser quelque chose. C'est juste le prendre en compte comme faisant partie des critères de mesure économique, comme on prend déjà en compte le taux d'alphabétisation ou l'espérance de vie dans le calcul de l'IDH par exemple. Ou encore comme on prend en compte tout un tas de critères écologiques pour obtenir l'indicateur économique qu'on appelle "emprunte écologique".

Ici je propose juste de réfléchir à un nouvel indicateur, qui prenne en compte une activité économique bien réelle qui est celle de la solidarité, de la gratuité et du don. Pour mesurer cette activité, il faut évidemment pouvoir la fonder sur des données statistiques bien réelles, corrélatives de la solidarité ou de la fraternité.

Je ne crois pas proposer autre chose que ce qu'évoque Benoit XVI dans l'encyclique que j'ai cité. Remettre de la gratuité dans l'activité économique (pas juste le commerce, ni les services, ni la production, mais l'économie en tant que système de modélisation sociologique) suppose nécessairement que cette gratuité puisse être valorisée au niveau économétrique. Je dis une bétise ? Help ?

Re: Indicateur de progrès économique

par Luis » mar. 23 mars 2010, 18:41

Je suis d'accord avec gerardh, et je crois que c'est une très grande erreur que de chercher à quantifier ce qui ne peut l'être par définition : une action réellement gratuite n'attend rien en retour, elle n'a aucune "valeur" ou une valeur infinie. En quelle monnaie un telle action peut-elle s'exprimer ?

Déjà, au lieu d'essayer de le faire au niveau d'un pays, essayez de construire cet indicateur pour vous-même. Qu'en déduisez-vous ? Ne vous trouveriez-vous pas au final dans le cas de celui qui glorifie ses bonnes actions ? Mais Notre Seigneur voit tout et nous demande d'accomplir la charité dans le secret.

Quand Benoît XVI dit que le principe de gratuité doit trouver sa place dans l'activité économique, je ne crois pas du tout que cela implique la création d'un indicateur. Cela veut simplement dire qu'il nous faut au quotidien donner du temps à nos collègues et à nos clients, ne pas toujours (justement !) faire le compte de ce temps donné, comme ces consultants qui facturent à l'heure et qui ne répondent plus à aucune question sitôt le temps imparti dépassé.

Re: Indicateur de progrès économique

par gerardh » mar. 23 mars 2010, 14:58

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Bonjour,

Le PIB a de gros inconvénients, mais aussi certaines vertus. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Comment monétariser l'amour, la haine, le bonheur ? Le Bhoutan a eu l'ambition de le faire, et c'est dans ce pays qu'ont lieu les persécutions et les expulsions de chrétiens.


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Re: Indicateur de progrès économique

par Cgs » mar. 23 mars 2010, 13:55

Bonjour,

Cette façon de penser l'économie bouleverse les fondements sur lesquels elle s'est constituée depuis le XVIIIème siècle. En effet, toute la microéconomie du XIXème siècle est fondée sur un postulat d'individus rationnels, sans aucune considération éthique ou sociologique.

Aujourd'hui, la recherche en économie a essayé d'élargir cette vision trop mécaniste de l'homme. Il y a beaucoup de travaux là-dessus, par exemple les théories du don et du contre-don. Cela fait longtemps que je n'étudie plus cela de près, mais il y a, à mon avis, deux axes de recherche possibles :

:arrow: essayer de prendre en compte, par une logique de marché, ce qui n'entre pas dans le PIB. On sait faire de façon méthodologique, mais on se heurte à des problèmes de mesure.
:arrow: truver un nouveau cadre d'analyse économique, non à travers du prisme du marché qui équilibre l'offre et la demande, mais à travers un autre prisme qui prendrait en compte les insuffisances du marché. A ma connaissance, aucun modèle radicalement différent de l'analyse néo-classique du XIXème siècle n'a été trouvé à ce jour.

Voici pour ces quelques pistes de réflexion. Si on entre dans la technique, j'ai peur que l'on se noie assez vite. On peut en revanche discuter sur les principes et leur possible utilisation concrète en économie.

Bien à vous,

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