par Renaud » mar. 08 août 2006, 0:23
Cette question des origines chrétiennes de l'Europe est l'une des plus pénibles et tristement révélarices de la ruine spirituelle et culturelle de l'Europe. Comment peut-on être naïf à ce point! Ou alors d'un machiavélisme achevé? quand on proclame que le projet "européen" est un projet chrétien, ou encore un club chrétien. Franchement nous marchons avec un bandeau sur les yeux à ne pas comprendre, ou discerner, que la ou les philosophies ayant "présidé" à ce projet "européen" véhiculent les plus grandes confusions et des malentendus vraiment cruels, grandes envolées humanistes à l'appui, quand on sait que les principales strates de la démocratie poltitique en Europe (et surtout, particulièrement, en France) sont celles des philosophies dites des "Lumières" qui placent l'homme au "centre de l'univers", cause de lui-même et en sont arrivées à chasser Dieu, ou une quelconque référence politique, et même sociale pratiquée envers Lui. Ainsi on voit bien les ravages que la perte des principaux repères chrétiens entraîne. Nous récoltons en "Europe" que ce que nos mentors menteurs nous ont inculqués depuis le XVIIIème siècle, et même la Réforme (1). Je crois comprendre très bien le revirement des Polonais au sujet de l' "Europe", et ils ont raison! Là aussi quelqu'un hors de l'europe, un auteur Argentin, rappelle cette phrase de Honoré de Balzac qui dit en substance (je cite de mémoire et pense en préserver le sens car je ne l'ai pas sous les yeux): "L'échec de la chrétienté vient de ses échecs en économie, domaine qui témoignera, ou non, de la réalisation véritable du christianisme ici-bas".
L' "Europe", n'est qu'un des bras exécutifs de forces situées en amont du politique qui veulent instaurer en priorité le marché unique des capitaux et contrôler le monde par le biais du contrôle monétaire. Voilà, en résumé, à quoi obéit l'Europe. Certes, je résume assez, mais c'est exactement de cela dont il s'agit. Si nous ne le comprenons pas, alors nous échappe la partie centrale de ce qu'il faut savoir du monde contemporain. La domination par l'argent est tout ce que l'on veut sauf quelque chose de chrétien. Les chrétiens tombés dans ce panneau se renient qu'ils le sachent ou non et ils sont légion. Nous avons beaucoup de chemin à faire....
(1) Il est bien dommage que ne soit pas traduit en Français les propos du socioloque brésilien Waldemar de Gregori, éclatants de clarté dans son document écrit en Espagnol: Manifeste de la Proportionnalité
dans le cadre de la Tri-Unité. C'est un sujet, par ailleurs passionant, qui a peu de chose à voir avec l'Europe et le christianisme (encore que), mais le cadre et la perspective historique dans l'actualité est tellement bien tracé ici, que ce "balisage" peut très bien servir pour d'autres usages de recherche dans d'autres sujets. Il faudrait que je le traduise en Français, mais j'ai beaucoup de priorités et tellement peu de moyens.
Renaud
Deus in ajutorium
Cette question des origines chrétiennes de l'Europe est l'une des plus pénibles et tristement révélarices de la ruine spirituelle et culturelle de l'Europe. Comment peut-on être naïf à ce point! Ou alors d'un machiavélisme achevé? quand on proclame que le projet "européen" est un projet chrétien, ou encore un club chrétien. Franchement nous marchons avec un bandeau sur les yeux à ne pas comprendre, ou discerner, que la ou les philosophies ayant "présidé" à ce projet "européen" véhiculent les plus grandes confusions et des malentendus vraiment cruels, grandes envolées humanistes à l'appui, quand on sait que les principales strates de la démocratie poltitique en Europe (et surtout, particulièrement, en France) sont celles des philosophies dites des "Lumières" qui placent l'homme au "centre de l'univers", cause de lui-même et en sont arrivées à chasser Dieu, ou une quelconque référence politique, et même sociale pratiquée envers Lui. Ainsi on voit bien les ravages que la perte des principaux repères chrétiens entraîne. Nous récoltons en "Europe" que ce que nos mentors menteurs nous ont inculqués depuis le XVIIIème siècle, et même la Réforme (1). Je crois comprendre très bien le revirement des Polonais au sujet de l' "Europe", et ils ont raison! Là aussi quelqu'un hors de l'europe, un auteur Argentin, rappelle cette phrase de Honoré de Balzac qui dit en substance (je cite de mémoire et pense en préserver le sens car je ne l'ai pas sous les yeux): "L'échec de la chrétienté vient de ses échecs en économie, domaine qui témoignera, ou non, de la réalisation véritable du christianisme ici-bas".
L' "Europe", n'est qu'un des bras exécutifs de forces situées en amont du politique qui veulent instaurer en priorité le marché unique des capitaux et contrôler le monde par le biais du contrôle monétaire. Voilà, en résumé, à quoi obéit l'Europe. Certes, je résume assez, mais c'est exactement de cela dont il s'agit. Si nous ne le comprenons pas, alors nous échappe la partie centrale de ce qu'il faut savoir du monde contemporain. La domination par l'argent est tout ce que l'on veut sauf quelque chose de chrétien. Les chrétiens tombés dans ce panneau se renient qu'ils le sachent ou non et ils sont légion. Nous avons beaucoup de chemin à faire....
(1) Il est bien dommage que ne soit pas traduit en Français les propos du socioloque brésilien Waldemar de Gregori, éclatants de clarté dans son document écrit en Espagnol: Manifeste de la Proportionnalité
dans le cadre de la Tri-Unité. C'est un sujet, par ailleurs passionant, qui a peu de chose à voir avec l'Europe et le christianisme (encore que), mais le cadre et la perspective historique dans l'actualité est tellement bien tracé ici, que ce "balisage" peut très bien servir pour d'autres usages de recherche dans d'autres sujets. Il faudrait que je le traduise en Français, mais j'ai beaucoup de priorités et tellement peu de moyens.
Renaud
Deus in ajutorium