Irène Fernandez a donc bien raison: Michel Onfray ne connaît pas la définition de ce qu'il prétend démonter, en tout cas pas la définition de la religion chrétienne qui n'est une « religion du Livre » que pour le Coran et les ignorants. Le Verbe ne s'est en effet pas fait livre comme dans l'islam mais chair pour un chrétien.Etrigan a écrit :Onfray dénonce une hypocrisie souterraine : celle d'Eglises affirmant que leurs Livres détiennent la Vérité.
On ne peut lui reprocher de ne pas tomber dans les mêmes travers que Michel Onfray. Je ne sais pas si elle possède une affinité particulière avec Freud – son passage par la rue d'Ulm me laisse cependant supposer que ce dernier n'est pas un parfait inconnu pour elle – toutefois le problème dans le cas présent c'est qu'il ne saurait être question d'adopter la méthodologie d'Onfray pour mieux le contredire pour la simple et bonne raison que cette dernière est viciée. Si on part de postulats erronés, on peut démontrer tout et n'importe quoi, avec une forte propension à sombrer dans le n'importe quoi tout de même. Combien croient porter un livre sous le bras... qui ne portent qu'un ramassis d'ordures!Ensuite, Madame Fernadez, je le répète, ne connaît rien à Freud ; on ne réponds pas à une personne faisant de l'interprétation analyste, sans en passer par son discours. Car le discours analyste est un discours qui est terminal, rien ne peut se surrajouter à lui.
Lorsque les erreurs sont innombrables car le raisonnement est erroné, il est inutile de se livrer à une réponse exhaustive qui donne de la crédibilité à des inepties. Il est bien plus constructif de démontrer l'absurdité du système adverse en lui opposant un système profondément différent qui a le mérite d'être imparable. Ainsi pour contredire un mythiste qui « raisonne » avant tout comme un idéologue, « je ne veux pas que le Christ existe car il me dérange donc il n'existe pas », il n'est pas nécessaire de se lancer dans une interminable course aux citations et aux références, il suffit uniquement de lui présenter un chemin totalement alternatif démontant le caractère infondé de sa propagande. Dans le cas présent, il n'est pas inutile de convoquer René Girard – eh oui, encore lui direz-vous.La seule façon de remettre en question les propos de Onfray (et avouez à quel point c'est facile !) consiste à parler le même discours que lui et à dépasser les limites artificielles qu'il a créé.
PaX
Franck[/align]


