Accéder au contenu
par L'Inquisiteur » lun. 07 juin 2010, 20:22
par le bon Seb » lun. 07 juin 2010, 18:31
par L'Inquisiteur » lun. 07 juin 2010, 16:51
par steph » lun. 07 juin 2010, 15:35
L'Inquisiteur a écrit :Théophane a écrit : Une situation n'est jamais désespérée. De plus, il convient de faire ce qui est demandé par le Saint-Siège, même si c'est au mépris de l'opinion publique paroissiale. Oh, je sais. L'opinion publique paroissiale m'importe peu. Mais qui de nos jours se soucie de ce que demande le Saint-Siège ?
Théophane a écrit : Une situation n'est jamais désespérée. De plus, il convient de faire ce qui est demandé par le Saint-Siège, même si c'est au mépris de l'opinion publique paroissiale.
par L'Inquisiteur » dim. 06 juin 2010, 22:52
Théophane a écrit :L'Inquisiteur, si vous me permettez quelques remarques...
Théophane a écrit :Dans l'ensemble, ce fut une très belle messe. L'autel s'était exceptionnellement vu décoré avec quatre grands cierges (les seuls disponibles) : deux sur l'autel, et deux très grands sur le premier degré de l'autel. Il serait sans doute souhaitable qu'il y ait au moins deux cierges sur l'autel pour la Messe. L'idéal est sous doute six. Le crucifix me semble également indispensable.
Dans l'ensemble, ce fut une très belle messe. L'autel s'était exceptionnellement vu décoré avec quatre grands cierges (les seuls disponibles) : deux sur l'autel, et deux très grands sur le premier degré de l'autel.
Théophane a écrit : Pour le rite pénitentiel, ce fut trois tropes suivies chacune du chant de la partie correspondante du Kyrie VIII. Je suis assez réticent à la pratique qui consiste à intercaler des strophes para-liturgiques dans les parties de l'ordinaire. Les mots grecs Kyrie eleison sont un cri du cœur vers Dieu. Dans toute sa simplicité et son dépouillement, le Kyrie se suffit à lui-même.
Pour le rite pénitentiel, ce fut trois tropes suivies chacune du chant de la partie correspondante du Kyrie VIII.
Théophane a écrit :Ces mêmes enfants de chœur ont, suite à ma proposition, accepter de communier à genoux lors de cette messe-ci ; je leur présentai ça comme une marque d'amour envers Jésus. Et ils ne se sont pas opposés à ce qui n'était qu'une proposition. Excellente idée ! Il faut tout faire pour réintroduire dans les paroisses la communion sur la langue. Il serait sans doute souhaitable qu'on remette des bancs de communion afin de recevoir à genoux la Sainte Eucharistie.
Ces mêmes enfants de chœur ont, suite à ma proposition, accepter de communier à genoux lors de cette messe-ci ; je leur présentai ça comme une marque d'amour envers Jésus. Et ils ne se sont pas opposés à ce qui n'était qu'une proposition.
Théophane a écrit :Le prêtre qui invite les enfants à faire une ronde autour de l'autel. Je ne crois pas que cela soit prohibé par l'Eglise mais je trouve que cette pratique est de très mauvais goût...
Le prêtre qui invite les enfants à faire une ronde autour de l'autel.
Théophane a écrit :La question que je me pose alors, c'est : cela vaut-il la peine de recommencer dans un mois, et de progressivement ajouter le Pater, le Credo, etc ? Selon moi, oui ! C'est ce que le Pape a expressément demandé dans Sacramentum caritatis.
La question que je me pose alors, c'est : cela vaut-il la peine de recommencer dans un mois, et de progressivement ajouter le Pater, le Credo, etc ?
Théophane a écrit :Ou la situation est-elle telle qu'on ne saurait imaginer espérer faire revenir le chant grégorien et le latin dans ma paroisse ? Une situation n'est jamais désespérée. De plus, il convient de faire ce qui est demandé par le Saint-Siège, même si c'est au mépris de l'opinion publique paroissiale.
Ou la situation est-elle telle qu'on ne saurait imaginer espérer faire revenir le chant grégorien et le latin dans ma paroisse ?
Théophane a écrit :Je me rends compte à quel point vouloir appliquer ce que veut l'Église sera difficile, très difficile. Mais pas impossible. Au risque de heurter certains, je constate que les personnes d'une génération un peu âgée sont réticentes à la réintroduction du latin, tandis que les jeunes n'y voient aucun inconvénient, loin s'en faut.
Je me rends compte à quel point vouloir appliquer ce que veut l'Église sera difficile, très difficile.
Théophane a écrit :Je compte bien aussi me rappeler de la joie et de l'application avec lesquelles les enfants de chœur (trois filles, un garçon), qui avaient répondu présent à mon appel à volontaires, ont accompli leur rôle pour aider la prière de l'Église à s'élever jusqu'au Ciel. Admettre des filles au service de l'autel n'est peut-être la meilleure idée... Chez nous, à la cathédrale de Narbonne, il y a toujours un certain nombre d'enfants de chœur, mais seulement des garçons.
Je compte bien aussi me rappeler de la joie et de l'application avec lesquelles les enfants de chœur (trois filles, un garçon), qui avaient répondu présent à mon appel à volontaires, ont accompli leur rôle pour aider la prière de l'Église à s'élever jusqu'au Ciel.
par Théophane » dim. 06 juin 2010, 22:35
par L'Inquisiteur » dim. 06 juin 2010, 18:04
Bref récit de la messe Dans l'ensemble, ce fut une très belle messe. L'autel s'était exceptionnellement vu décoré avec quatre grands cierges (les seuls disponibles) : deux sur l'autel, et deux très grands sur le premier degré de l'autel. L'ordinaire fut chanté en grégorien (messe VIII). Les enfants de chœur assumèrent très bien leur rôle, même s'ils n'avaient pas pu être beaucoup préparés (deux d'entre eux n'avaient jamais servi la messe). Avant la messe, un petit mot aux enfants de chœur, une explication rapide des déplacements. On va ensuite se préparer à la sacristie. Nous avions un thuriféraire, un naviculaire, et deux céroféraires (j'assumais le rôle de cérémoniaire). Après une petite prière ensemble, nous nous dirigeons vers l'entrée de l'église pour rejoindre M. Le curé qui accueille les paroissiens. Lorsque la messe commence, nous marchons en procession vers le chœur, accompagnés du laïc lecteur du jour portant le lectionnaire, tandis que l'on chante « C'est toi Seigneur le pain rompu ». Après l'encensement de l'autel, la messe commence. Pour le rite pénitentiel, ce fut trois tropes suivies chacune du chant de la partie correspondante du Kyrie VIII. Des feuilles avec les partitions de l'ordinaire ayant été distribuées dans l'église, un bonne partie de l'assemblée, me semble-t-il, put accompagner le chant de la Schola Minima (ainsi se nomment-ils eux-mêmes) de la paroisse. Après le Gloria VIII, et l'oraison (j'assumais le rôle de porte-missel), les lectures commencent. L'encensement de l'Évangile et le placement des acolytes autour de l'ambon furent respectés. Après l'homélie, les intentions de prière reprenaient comme refrain les premières phrases du chant d'entrée. Lorsque commença la liturgie eucharistique, l'orgue accompagna la préparation de l'autel. Les oblats ayant été disposés, ils furent encensés avec l'autel. Le prêtre puis l'assemblée furent encensés également. Alors que commença le Sanctus VIII, les acolytes et moi-mêmes prirent place à l'avant de l'autel, tournés vers celui-ci ; les céroféraires avaient leur bougie, le thuriféraire son encensoir, et j'assumais le rôle de « sonneur de clochettes ». Au début de la consécration, après une sonnerie de clochettes, les acolytes se mirent à genoux sur les degrés de l'autel. À chaque élévation, les clochettes alternaient avec un coup d'encensoir. Lors de l'Agnus Dei VIII, le thuriféraire et moi-même, qui entretemps nous étions relevés après la doxologie qui clôt la prière eucharistique, rejoignons les céroféraires sur le degré de l'autel, nous agenouillant pour nous préparer à la communion. Après celle-ci, les céroféraires allèrent encadrer le prêtre et le laïc qui l'aidait à distribuer la communion. Après le rangement de l'autel, la Schola entama un Te Deum (ton romain). Nous fîmes une procession de sortie à la fin de la messe ; le prêtre resta à l'entrée pour saluer les paroissiens, tandis que les acolytes et moi-mêmes nous nous rendîmes à la chapelle pour conclure la messe que nous avions servie par une prière. Puis nous allâmes ranger le chœur et nous rhabiller. Pour les remercier de leur aide, je leur offris une petite carte souvenir (comprenant une citation de l'évangile, une poésie de Ste Thérèse de Lisieux, et une prière pour bien communier). Les plus : Les enfants de chœur étaient plein de bonne volonté, et firent très bien leur service, bien que comme je l'ai dit, ils n'avaient pas pu être beaucoup préparés. Les enfants de chœur ont apprécié tous les chants ; ils m'ont dit avoir trouvé le Te Deum « beau ». Ces mêmes enfants de chœur ont, suite à ma proposition, accepter de communier à genoux lors de cette messe-ci ; je leur présentai ça comme une marque d'amour envers Jésus. Et ils ne se sont pas opposés à ce qui n'était qu'une proposition. La Schola Minima a très bien chanté. Ce fut un plaisir, et leur chant contribuaient à la solennité de la fête. Les moins : Malgré ce qui m'avait semblé avoir été convenu avec M. Le curé, des habitudes, certes de bonne volonté mais pas toujours très appréciables ni correctes liturgiquement, ont quand même eu lieu lors de la messe : le lecteur qui prend place dans le chœur (alors qu'il n'a pas d'aube évidemment), qui va chercher le ciboire (beaucoup trop tôt !) ; une dame qui a été vivre la première partie de la messe avec des enfants (pour faire des activités « adaptées à leur âge » en lien avec les lectures du jour) dans la chapelle, les faisant rejoindre les adultes lors du Sanctus ; le prêtre qui invite les enfants à faire une ronde autour de l'autel. Petits problèmes de place à certains moments : la Schola avait par erreur pris place sur les sièges du thuriféraire et du naviculaire, mais cela n'a empêché aucun d'accomplir son rôle comme il le fallait. Le prêtre a oublié de faire le lavabo. Dommage, les enfants de chœur, plein de bonne volonté, étaient prêts pour le faire ... Petit souci d'organisation : on a oublié de retirer le missel de l'autel lors de l'encensement des oblats. Conclusion Ma patience fut mise à mal par ces actions de laïcs imprévues, et je le regrette de l'avoir trop manifestée (par une certaine attitude lors de la messe, par une explosion d'invectives après). Une chose est sûre : chassez le naturel, il revient au galop. Ce sera très difficile de faire changer des habitudes auxquels des laïcs s'accrochent depuis des années. La question que je me pose alors, c'est : cela vaut-il la peine de recommencer dans un mois, et de progressivement ajouter le Pater, le Credo, etc ? Ou la situation est-elle telle qu'on ne saurait imaginer espérer faire revenir le chant grégorien et le latin dans ma paroisse ? Je ne sais pas. Je devrai voir cela avec mon curé. J'en profiterai pour lui demander si les paroissiens ont apprécié (c'est triste à dire, je sais ... normalement, l'appréciation des fidèles ne devrait pas être un critère dans la mise en œuvre de la liturgie ...). Je me rends compte à quel point vouloir appliquer ce que veut l'Église sera difficile, très difficile. Peut-être ai-je trop idéalisé cette première « messe grégorienne » ... Et maintenant je me ronge d'amertume. J'espère cependant que me restera le souvenir d'une belle messe, avec de beaux chants comme le veut l'Église. Je compte bien aussi me rappeler de la joie et de l'application avec lesquelles les enfants de chœur (trois filles, un garçon), qui avaient répondu présent à mon appel à volontaires, ont accompli leur rôle pour aider la prière de l'Église à s'élever jusqu'au Ciel. Je compte mettre certaines choses au clair avec mon curé. Mais surtout, je me concentrerai sur le projet plutôt prometteur d'encadrer et de former des enfants de chœur.
par steph » ven. 04 juin 2010, 23:40
par L'Inquisiteur » ven. 04 juin 2010, 23:22
par steph » ven. 04 juin 2010, 22:39
par L'Inquisiteur » ven. 04 juin 2010, 18:35
Autrefois on encensait en donnant 3 fois 3 coups pour le Corps et le Sang du Christ lors de l'élévation ; 3 fois deux coups pour le célébrant et les éventuels concélébrants ; 3 fois un coup pour l'assemblée. Ceci pour refléter la hiérarchie : Jésus-Christ Lui-même, les prêtres (qui sont un peu comme Jésus), et l'assemblée des baptisés. Or des instructions récentes indiquent trois fois trois coups dans les trois cas. Mais comme cette manière a moins de sens, elle ne se prend pas, et la manière ancienne n'est pas interdite. Le thuriféraire fera donc comme le curé de la paroisse le lui demande.
par steph » ven. 04 juin 2010, 18:13
par L'Inquisiteur » jeu. 03 juin 2010, 21:49
Aujourd'hui, j'ai été répéter avec mon petit frère à l'église son rôle de thuriféraire qu'il va assumer dimanche ... C'est fou tous les déplacements qu'il faut prévoir ! Mais il vaut mieux qu'il ait une idée de ce qu'il aura à faire dimanche ... Parce que thuriféraire, ça ne s'improvise pas ! D'ailleurs, la messe non plus ça ne s'improvise pas ... C'est ce que je constate lorsque je fais mes plans pour prévoir les déplacements de mes acolytes ... Mais cette armature de mouvements, inclinations et autres détails, préparée méticuleusement comme une mise en scène théâtrale, sera un magnifique moyen d'aider la prière de l'assemblée à s'élever jusqu'au Dieu Trois fois Saint ! Et c'est même la raison d'être de toutes ces règles liturgiques ... Porter la prière jusqu'au Ciel ...
par L'Inquisiteur » jeu. 03 juin 2010, 9:40
par steph » jeu. 03 juin 2010, 0:14
Haut