Tenter Dieu (késako?)
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Aldous
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Tenter Dieu (késako?)
Bonjour,
Voici un passage de l'Evangile de Luc (4, 9-13) qui est un dialogue entre le diable et Jésus avant son ministère (j'ai souligné la phrase qui me pose question, c'est Luc 4,12):
Luc 4, 9 Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit: "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas;
Luc 4, 10 car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.
Luc 4, 11 Et encore: Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."
Luc 4, 12 Mais Jésus lui répondit: "Il est dit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."
Luc 4, 13 Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable.
Que faut-il comprendre par: "Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."? Qu'est-ce que tenter Dieu?
Merci de vos connaissances,
bien à vous,
Voici un passage de l'Evangile de Luc (4, 9-13) qui est un dialogue entre le diable et Jésus avant son ministère (j'ai souligné la phrase qui me pose question, c'est Luc 4,12):
Luc 4, 9 Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit: "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas;
Luc 4, 10 car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.
Luc 4, 11 Et encore: Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre."
Luc 4, 12 Mais Jésus lui répondit: "Il est dit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."
Luc 4, 13 Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable.
Que faut-il comprendre par: "Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu."? Qu'est-ce que tenter Dieu?
Merci de vos connaissances,
bien à vous,
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Tenter Dieu (késako?)
Voici une tentation subtile: si Jésus descend juste au-dessus du Temple, tous les Juifs le reconnaîtront d'office comme étant le Messie. Sa mission sera accomplie sans en passer par la Croix. C'est "le" signe même que lui réclameront plus tard les scribes et les pharisiens comme "preuve" de ce qu'Il est.
Je songe qu'en répondant positivement à la suggestion démoniaque Jésus allait mettre Dieu à l'épreuve parce qu'il demanderait son intervention, mais j'ai trouvé ce commentaire d'Origène, beaucoup plus complet que le mien :
« Il le conduisit donc à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du temple et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas. » Il le conduisit sur le faîte, au sommet du temple et il l’exhorte à se précipiter de là-haut. Mais cette proposition était hypocrite et, sous prétexte de révéler la gloire du Christ, elle visait un autre but ; aussi le Sauveur répondait : « Il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Considérez aussi la façon dont le diable tente le Christ. Il n’ose le faire qu’en invoquant le témoignage des livres saints et des psaumes : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges, ils vous porteront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre une pierre » Comment sais-tu, ô diable, que ces mots sont dans l’Écriture ? As-tu lu les Prophètes ou connais-tu la Parole de Dieu ? Tu peux bien te taire, je répondrai pour toi. Tu as lu les livres saints, non pour devenir toi-même meilleur, mais pour tuer au moyen de la simple lettre les amis de la lettre. Tu sais que si tu veux parler au Christ d’autres ouvrages, tu ne le tromperas pas et que tes assertions ne pourront avoir aucune autorité.
(Certains lisent) les Écritures, comme le diable, lorsque avec le diable ils disent au Sauveur : « Il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges, ils vous porteront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre une pierre. » S’il vous arrive parfois d’entendre invoquer le témoignage de l’Écriture, veillez à ne pas y souscrire immédiatement. Considérez plutôt la vie de votre interlocuteur, ses pensées et son intention ; il simule, peut-être, une sainteté qu’il n’a pas, sous la toison d’une brebis peut se cacher un loup infecté du poison de l’hérésie et ce peut être le diable qui parle en lui, dans son commentaire de l’Écriture. Voilà comment, selon l’occasion du moment, le diable parle en s’appuyant sur l’Écriture. [...]
L’exégèse du diable : 4. Voyons donc le passage de l’Écriture que le diable propose au Seigneur : « Il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges ; ils vous porteront sur leurs mains de peur que votre pied ne heurte contre une pierre. » Voyez comme il est sournois dans le choix même des témoignages. Il veut diminuer la gloire du Sauveur, comme si Jésus avait besoin du secours des anges, comme s’il allait faire un faux pas sans le soutien de leurs mains. Le diable allègue un témoignage et applique au Christ un verset de l’Écriture qui ne concerne pas le Christ mais les saints en général. En toute liberté et avec une entière assurance, j’affirme, contrairement au diable, que ces paroles ne peuvent pas s’entendre de la personne du Christ. Car il n’a pas besoin du secours des anges, lui qui est plus grand qu’eux et possède en héritage un nom bien supérieur au leur. À aucun ange Dieu n’a jamais dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. » A aucun d’entre eux il ne s’est adressé comme à un fils, quand il a dit : « Il a fait de ses anges des souffles et de ses serviteurs, un feu brûlant », mais [il adresse ces mots : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré »], à son propre Fils, dont il parle dans les prophètes en des passages innombrables. 5. Le Fils de Dieu, dis-je, n’a pas besoin du secours des anges. Sache donc plutôt, ô diable, que les anges feront des faux pas, si Jésus ne leur vient pas en aide. Et si, parmi eux, on a vu trébucher tel ou tel dont on vient de lire : « Nous jugerons les anges », il a trébuché parce qu’il n’a pas tendu la main à Jésus, afin que, saisi par lui, il ne bronchât pas. Si on se fie à ses propres vertus, sans invoquer l’assistance de Jésus, on trébuche et on tombe. Et toi, diable, si tu es tombé « comme la foudre du ciel », c’est que tu n’as pas voulu croire en Jésus-Christ, Fils de Dieu.
Je songe qu'en répondant positivement à la suggestion démoniaque Jésus allait mettre Dieu à l'épreuve parce qu'il demanderait son intervention, mais j'ai trouvé ce commentaire d'Origène, beaucoup plus complet que le mien :
« Il le conduisit donc à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du temple et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas. » Il le conduisit sur le faîte, au sommet du temple et il l’exhorte à se précipiter de là-haut. Mais cette proposition était hypocrite et, sous prétexte de révéler la gloire du Christ, elle visait un autre but ; aussi le Sauveur répondait : « Il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Considérez aussi la façon dont le diable tente le Christ. Il n’ose le faire qu’en invoquant le témoignage des livres saints et des psaumes : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges, ils vous porteront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre une pierre » Comment sais-tu, ô diable, que ces mots sont dans l’Écriture ? As-tu lu les Prophètes ou connais-tu la Parole de Dieu ? Tu peux bien te taire, je répondrai pour toi. Tu as lu les livres saints, non pour devenir toi-même meilleur, mais pour tuer au moyen de la simple lettre les amis de la lettre. Tu sais que si tu veux parler au Christ d’autres ouvrages, tu ne le tromperas pas et que tes assertions ne pourront avoir aucune autorité.
(Certains lisent) les Écritures, comme le diable, lorsque avec le diable ils disent au Sauveur : « Il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges, ils vous porteront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre une pierre. » S’il vous arrive parfois d’entendre invoquer le témoignage de l’Écriture, veillez à ne pas y souscrire immédiatement. Considérez plutôt la vie de votre interlocuteur, ses pensées et son intention ; il simule, peut-être, une sainteté qu’il n’a pas, sous la toison d’une brebis peut se cacher un loup infecté du poison de l’hérésie et ce peut être le diable qui parle en lui, dans son commentaire de l’Écriture. Voilà comment, selon l’occasion du moment, le diable parle en s’appuyant sur l’Écriture. [...]
L’exégèse du diable : 4. Voyons donc le passage de l’Écriture que le diable propose au Seigneur : « Il est écrit : Il a donné pour vous des ordres à ses anges ; ils vous porteront sur leurs mains de peur que votre pied ne heurte contre une pierre. » Voyez comme il est sournois dans le choix même des témoignages. Il veut diminuer la gloire du Sauveur, comme si Jésus avait besoin du secours des anges, comme s’il allait faire un faux pas sans le soutien de leurs mains. Le diable allègue un témoignage et applique au Christ un verset de l’Écriture qui ne concerne pas le Christ mais les saints en général. En toute liberté et avec une entière assurance, j’affirme, contrairement au diable, que ces paroles ne peuvent pas s’entendre de la personne du Christ. Car il n’a pas besoin du secours des anges, lui qui est plus grand qu’eux et possède en héritage un nom bien supérieur au leur. À aucun ange Dieu n’a jamais dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. » A aucun d’entre eux il ne s’est adressé comme à un fils, quand il a dit : « Il a fait de ses anges des souffles et de ses serviteurs, un feu brûlant », mais [il adresse ces mots : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré »], à son propre Fils, dont il parle dans les prophètes en des passages innombrables. 5. Le Fils de Dieu, dis-je, n’a pas besoin du secours des anges. Sache donc plutôt, ô diable, que les anges feront des faux pas, si Jésus ne leur vient pas en aide. Et si, parmi eux, on a vu trébucher tel ou tel dont on vient de lire : « Nous jugerons les anges », il a trébuché parce qu’il n’a pas tendu la main à Jésus, afin que, saisi par lui, il ne bronchât pas. Si on se fie à ses propres vertus, sans invoquer l’assistance de Jésus, on trébuche et on tombe. Et toi, diable, si tu es tombé « comme la foudre du ciel », c’est que tu n’as pas voulu croire en Jésus-Christ, Fils de Dieu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Aldous
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
Merci de ta (votre) réponse Etienne,etienne lorant a écrit : mais j'ai trouvé ce commentaire d'Origène, beaucoup plus complet que le mien :
« Il le conduisit donc à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du temple et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas. » Il le conduisit sur le faîte, au sommet du temple et il l’exhorte à se précipiter de là-haut. Mais cette proposition était hypocrite et, sous prétexte de révéler la gloire du Christ, elle visait un autre but ; aussi le Sauveur répondait : « Il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu »
je comprends que c'est suite à une demande hypocrite du diable que Jésus répond: « Il est écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » , je comprends qu'avec cette réponse Jésus montre au diable qu'il n'est pas dupe la proposition hypocrite que celui-ci lui fait (se jeter du haut, etc...) et donc maintenant:
je me reporte à cet écrit qui est dans Deutéronome 6, 16 et dans ce passage cette phrase n'est pas une réponse au diable mais une exhortation de Moïse au peuple de Dieu (donc chacun d'entre nous)... or, si le diable peut tenter Jésus afin de le détourner de sa mission, je me demande que veut dire Moïse à chacun d'entre nous quand il dit: Deutéronome, Données essentielles de la loi 6, 16 :" vous ne tenterez point l'Eternel votre Dieu comme vous l'avez tenté à Massa"
Qu'est-ce qui c'est passé à Massa? (je ne trouve pas de renvoie à ce qui c'est passé à Massa -quelle tentation?- dans ma Bible...)
ou encore, si ce commandement s'adresse à chacun d'entre nous (et non plus comme rappel au diable qui s'apprête à jouer un mauvais tour à Jésus), en quoi chacun d'entre nous serions-nous potentiellement capable de tenter Dieu?
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Sofia
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
Exode, chapitre 17, versets 2 à 7.Aldous a écrit :je me reporte à cet écrit qui est dans Deutéronome 6, 16 et dans ce passage cette phrase n'est pas une réponse au diable mais une exhortation de Moïse au peuple de Dieu (donc chacun d'entre nous)... or, si le diable peut tenter Jésus afin de le détourner de sa mission, je me demande que veut dire Moïse à chacun d'entre nous quand il dit: Deutéronome, Données essentielles de la loi 6, 16 :" vous ne tenterez point l'Eternel votre Dieu comme vous l'avez tenté à Massa"
Qu'est-ce qui c'est passé à Massa? (je ne trouve pas de renvoie à ce qui c'est passé à Massa -quelle tentation?- dans ma Bible...)
[Le peuple] s'en prit à Moïse ; ils dirent : " Donne-nous de l'eau, que nous buvions !" Moïse leur dit : " Pourquoi vous en prenez-vous à moi ? Pourquoi mettez-vous Yahvé à l'épreuve ? ". Le peuple y souffrit de la soif, le peuple murmura contre Moïse et dit : " Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Est-ce pour me faire mourir de soif, moi, mes enfants et mes bêtes ? " Moïse cria vers Yahvé en disant : " Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu et ils me lapideront. " Yahvé dit à Moïse : " Passe en tête du peuple et prends avec toi quelques anciens d'Israël ; prends en main ton bâton, celui dont tu as frappé le Fleuve, et va. Voici que je vais me tenir devant toi, là sur le rocher -en Horeb-, tu frapperas le rocher, l'eau en sortira et le peuple boira. " C'est ce que fit Moïse, aux yeux des anciens d'Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les Israélites cherchèrent querelle et parce qu'ils mirent Yahvé à l'épreuve en disant : " Yahvé est-il au milieu de nous, ou non ?
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Aldous
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
Merci Sofia,Sofia a écrit :Exode, chapitre 17, versets 2 à 7.
[Le peuple] s'en prit à Moïse ; ils dirent : " Donne-nous de l'eau, que nous buvions !" Moïse leur dit : " Pourquoi vous en prenez-vous à moi ? Pourquoi mettez-vous Yahvé à l'épreuve ? ". Le peuple y souffrit de la soif, le peuple murmura contre Moïse et dit : " Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Est-ce pour me faire mourir de soif, moi, mes enfants et mes bêtes ? " Moïse cria vers Yahvé en disant : " Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu et ils me lapideront. " Yahvé dit à Moïse : " Passe en tête du peuple et prends avec toi quelques anciens d'Israël ; prends en main ton bâton, celui dont tu as frappé le Fleuve, et va. Voici que je vais me tenir devant toi, là sur le rocher -en Horeb-, tu frapperas le rocher, l'eau en sortira et le peuple boira. " C'est ce que fit Moïse, aux yeux des anciens d'Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les Israélites cherchèrent querelle et parce qu'ils mirent Yahvé à l'épreuve en disant : " Yahvé est-il au milieu de nous, ou non ?
du coup, grace à ce renvoi à l'Exode, maintenant je lis aussi dans ma Bible, en note, que Massa signifie littérallement tentation... et je me fais cette conclusion: tenter Dieu -dans cette situation d'avec Moïse - serait tout simplement un manque de foi, douter (le peuple manque de foi en ce que dit Moïse, doute et le questionne si l'Eternel est au milieu d'eux...). C'est comme cela que je vois les choses en l'état et avec l'aide de vos réponses,
merci
bien amicalement,
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Sofia
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
J'avance en terre inconnue (je ne suis pas exégète ou théologienne ou philosophe ou...), mais il y a aussi un côté "Si T'es vraiment Dieu, si T'es vraiment si fort, alors prouve-le, montre-Toi !". C'est comme si je m'asseyais en plein milieu d'une route très fréquentée en disant "bon, Seigneur, je croirais en Toi si aucune voiture ne me touche de toute la journée" = je Le met à l'épreuve et veut Le forcer à intervenir (même contre Sa volonté)... Et ça c'est pas le must catholiquement parlant. D'ailleurs me semble que c'est un peu pour cette raison que l'ordalie a été interdite (IVème concile du Latran).
Espérons que je ne suis pas à côté de la plaque.
Cordialement,
Espérons que je ne suis pas à côté de la plaque.
Cordialement,
Re: Tenter Dieu (késako?)
je suis d'accord avec Sofia sur le détail qu'elle soulève. La tentation de Dieu, c'est aussi le mettre au défi avec un orgueil consommé, hypocritement, en le prenant pour un ... abruti (excusez-moi l'expression). Plus exactement en lui faisant du chantage; "si t'es Dieu, si tu m'aimes, tu es obligé d'intervenir" sous-entendu, si tu n'interviens pas, c'est soit un aveu d'impuissance, soit un aveu de non-amour. Comme le dit très bien Sofia, il y mieux à faire face à Dieu!
La tentation de Dieu est détestable par les pensées qu'elle met en jeu pour arriver à un but contraint, pas tant par la puérilité de sa forme.
La tentation de Dieu est détestable par les pensées qu'elle met en jeu pour arriver à un but contraint, pas tant par la puérilité de sa forme.
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Invité
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
En allant voir le parallèle de ce récit au Nb 20,1-13
nous voyons qu'en ce lieu meurt Myriam la soeur de Moïse
Cela chauffe tellement entre le peuple et Moïse que Moïse va perdre patience et va douter
Au lieu de parler au rocher, il va le frapper deux fois
Parce qu'il n'a pas fait un acte de foi total, Dieu lui dira qu'il ne guidera pas le peuple jusque en terre promise; il la verra et mourra sur me mont Nébo en face Jéricho
Le peuple vit la tentation du découragement
et Moïse vit la tentation d'être plus fort que Dieu pour montrer à sa communauté qu'il est le chef
Nous nous apercevons que le rôle de Moïse n'a pas été de tout repos
nous voyons qu'en ce lieu meurt Myriam la soeur de Moïse
Cela chauffe tellement entre le peuple et Moïse que Moïse va perdre patience et va douter
Au lieu de parler au rocher, il va le frapper deux fois
Parce qu'il n'a pas fait un acte de foi total, Dieu lui dira qu'il ne guidera pas le peuple jusque en terre promise; il la verra et mourra sur me mont Nébo en face Jéricho
Le peuple vit la tentation du découragement
et Moïse vit la tentation d'être plus fort que Dieu pour montrer à sa communauté qu'il est le chef
Nous nous apercevons que le rôle de Moïse n'a pas été de tout repos
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Invité
- Barbarus

Re: Tenter Dieu (késako?)
Tenter Dieu veut dire que nous voulons mettre Dieu à notre service, pour notre gloriole.
Tenter Dieu c'est quand nous marchandons avec lui. Tu fais cela et moi je ferais. Tenter Dieu c'est quand nous ne reconnaissons pas que tout est gratuit en lui et que son action est gratuite en notre faveur
Tenter Dieu c'est quand nous marchandons avec lui. Tu fais cela et moi je ferais. Tenter Dieu c'est quand nous ne reconnaissons pas que tout est gratuit en lui et que son action est gratuite en notre faveur
Re: Tenter Dieu (késako?)
(Nicolas Malebranche, VIII-Méditation, dans Méditations chrétiennes, 1683, pp.124-125) a écrit : Sache, mon fils, que c'est tenter Dieu que de lui demander un miracle, lorsque sans miracle on peut se delivrer de quelque mal car l'ordre ne permet pas que Dieu trouble l'uniformité & la simplicite de sa conduite, sans une necessité prenante. Mais ce n'est point tenter Dieu que de lui demander en général un miracle, lorsque sans miracle on ne peut éviter de périr, ou d’etre attaqué par des tentations tres-dangereuses. —
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