La foi et la médecine
(Lire : 1 Timothée 4 : 1 – 11)
Ne continue pas à ne boire que de l’eau ; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions.
1 Timothée 5 : 23
Il y a plusieurs années, un jeune garçon est mort des suites d’une maladie parce que ses parents ont refusé de faire venir un médecin. Ils croyaient que l’usage de médicaments supposait un manque de foi en Dieu. Après la mort du garçon, ils ont dit : « C’est la volonté de Dieu ».
Dans 1 Timothée 5 : 23, Paul conseille à Timothée de prendre du vin pour son estomac et pour ses « fréquentes indispositions » : On ne sait pas avec certitude de quoi souffrait Timothée. Certains disent qu’il était dépressif. D’autres disent que Paul lui a conseillé de prendre du vin pour remplacer une eau douteuse. Quel qu’ait été le problème, Paul recommandait à Timothée de prendre du vin comme remède pour une maladie physique ou affective.
Plus tôt, Paul avait dit à Timothée que toute chose créée est bonne et que « rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la Parole de Dieu et par la prière » (1 Timothée 4 : 4, 5). Cela nous assure que Dieu approuve l’usage que nous pouvons faire de moyens disponibles pour promouvoir la santé, y compris les médicaments. Mais il y a une exigence importante : nous devons prier au sujet du médicament et le prendre avec actions de grâces.
Nous pouvons être reconnaissants pour les progrès médicaux qui améliorent la qualité de notre vie et nous donnent plus d’années au service du Seigneur ! Mais n’oublions jamais qu’avec ou sans médicament, Dieu est la source de toute guérison.
Demander à Dieu des miracles ne doit pas remplacer l’usage des moyens que Dieu a mis à notre disposition.
La foi et la médecine
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Re: La foi et la médecine
La remarque est peut-être hors sujet, mais l'apôtre Luc était lui-même médecin (cf Col 4-14 : "Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.").
Autrement dit, aide-toi, le ciel t'aidera...Demander à Dieu des miracles ne doit pas remplacer l’usage des moyens que Dieu a mis à notre disposition.
- Anne
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Re: La foi et la médecine
Comme je le faisais remarquer à quelqu'un de proche, ayant beaucoup foi en la médecine naturelle et autres courants alternatifs du même accabit, alors qu'elle se trouvait à l'hôpital : si le Bon Dieu nous a donné assez de jugeotte pour inventer toutes sortes de médicaments, et d'interventions chirurgicales raffinées, pourquoi ne pas s'en servir?!

"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: La foi et la médecine
Lire aussi Ben Sirac (Ecclésiastique) 38, 1-15
C'est une question d'ordre :
- s'adresser d'abord à Dieu pour guérir (Si 38, 9)
- puis faire place au médecin (Si 38, 12)
C'est une question d'ordre :
- s'adresser d'abord à Dieu pour guérir (Si 38, 9)
- puis faire place au médecin (Si 38, 12)
L'Eglise affirme l'historicité des Evangiles (Vatican II : Dei Verbum 19)
Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant ; il est la Parole incarnée ; il est vrai Dieu et vrai homme, puisqu'il unit dans sa personne divine la nature humaine et la nature divine. (MSM 406)
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne vient au Père que par moi. (Jn 14,6)
Demeurez dans ma Parole ... et la Vérité vous libérera. (Jn 8, 31-32)
Dieu n'a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants (Sg 1, 13)
C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde (Sg 2, 24)
Cette espèce de démon ne peut être chassée que par la prière et le jeûne (Mc 9, 29)
La mort étant venue par un homme (Adam), c'est par un homme aussi (Le Christ) que vient la résurrection. (1 Co 15, 21)
Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour le salut du monde (Jn 6, 51)
Le Christ est réellement présent dans le sacrifice de la messe, sous les deux espèces. (Vatican II : Sacrosanctum concilium 7)
Adorons le Seigneur qui nous a faits (PS 94/95, 6)
Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant ; il est la Parole incarnée ; il est vrai Dieu et vrai homme, puisqu'il unit dans sa personne divine la nature humaine et la nature divine. (MSM 406)
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne vient au Père que par moi. (Jn 14,6)
Demeurez dans ma Parole ... et la Vérité vous libérera. (Jn 8, 31-32)
Dieu n'a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants (Sg 1, 13)
C'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde (Sg 2, 24)
Cette espèce de démon ne peut être chassée que par la prière et le jeûne (Mc 9, 29)
La mort étant venue par un homme (Adam), c'est par un homme aussi (Le Christ) que vient la résurrection. (1 Co 15, 21)
Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour le salut du monde (Jn 6, 51)
Le Christ est réellement présent dans le sacrifice de la messe, sous les deux espèces. (Vatican II : Sacrosanctum concilium 7)
Adorons le Seigneur qui nous a faits (PS 94/95, 6)
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etienne lorant
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Re: La foi et la médecine
Dúbida a écrit :La remarque est peut-être hors sujet, mais l'apôtre Luc était lui-même médecin (cf Col 4-14 : "Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin, et de Démas.").
Autrement dit, aide-toi, le ciel t'aidera...Demander à Dieu des miracles ne doit pas remplacer l’usage des moyens que Dieu a mis à notre disposition.
Aide-toi, le ciel t'aidera... Seigneur, combien j'ai combattu cette formule !!! Mon amie Lisa, de Caroline du Sud, me la servait : "God only helps those who help themselves !".... ce qui signifie dans la pratique, qu'un homme tombé à l'eau et qui se noie, n'a qu'à apprendre à nager dans les quelques secondes qui précèdent sa noyade. Ou sinon Dieu le laissera mourir. Mais à la Vérité, Dieu va d'abord venir en aide à ceux qui sont dans l'incapacité de se porter secours à eux-mêmes. Voir la guérison de la plupart des malades dans l'Evangile !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: La foi et la médecine
Ouch ! Nous ne donnons pas le même sens à cette formule, je crois. Dans la fable de la Fontaine, on voit que le charretier n'essaie même pas de sortir son char de la boue, non, il se contente de lever les yeux au ciel et de se plaindre, sans rien tenter. Alors qu'il lui suffisait de faire quelques efforts pour y arriver...
Au contraire, dans les exemples que tu donnes (noyade d'un homme qui ne sait pas nager, personnes atteintes de maladies "incurables" - je pense à la femme qui a touché le manteau de Jésus, aux aveugles, paralysés etc), ce n'est pas que les personnes concernées ne veulent rien faire (par flemme par exemple), c'est qu'elles ne peuvent rien faire.
C'est là que je fais la nuance.
Edit : je manque cruellement de cœur, mais pas assez tout de même pour me dire qu'un homme qui se noie faute de savoir nager l'a bien mérité et qu'il n'avait qu'à se débrouiller !
- - -
Je passe un peu du coq à l'âne, mais pour reprendre l'exemple donné par ancilla :
Pour continuer dans le hors-sujet, ça me rappelle un passage de La maison du péril, d'Agatha Christie. Hercule Poirot et son ami Hastings sont chargés de protéger une jeune fille, Nick, qui serait en danger de mort. Sur les conseils des deux hommes, cette dernière écrit à sa cousine Maggie pour lui demander de venir provisoirement habiter chez elle. Maggie se fait tuer peu après parce qu'on l'a pris pour sa cousine (en fait, c'est Nick elle-même qui l'a tué, mais on ne le sait pas à ce moment là).
Et le passage qui m'a marqué :
" - La Providence l'a voulu ainsi, murmurai-je.
- Mon cher ami, je déteste entendre imputer à Dieu les maladresses des humains. Vous vous exprimez sur le même ton que si vous récitiez vos actions de grâce au Seigneur; sans réfléchir que vous accusez ainsi le Très-Haut d'avoir tuer Maggie Buckley."
Au contraire, dans les exemples que tu donnes (noyade d'un homme qui ne sait pas nager, personnes atteintes de maladies "incurables" - je pense à la femme qui a touché le manteau de Jésus, aux aveugles, paralysés etc), ce n'est pas que les personnes concernées ne veulent rien faire (par flemme par exemple), c'est qu'elles ne peuvent rien faire.
C'est là que je fais la nuance.
Edit : je manque cruellement de cœur, mais pas assez tout de même pour me dire qu'un homme qui se noie faute de savoir nager l'a bien mérité et qu'il n'avait qu'à se débrouiller !
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Je passe un peu du coq à l'âne, mais pour reprendre l'exemple donné par ancilla :
Tu vois, moi c'est plutôt cette formule-là ("C'est la volonté de Dieu", employée à toutes les sauces) qui me fait bondir. Dès que je l'entend, généralement (ça dépend des cas), je me crispe.ancilla a écrit :Il y a plusieurs années, un jeune garçon est mort des suites d’une maladie parce que ses parents ont refusé de faire venir un médecin. Ils croyaient que l’usage de médicaments supposait un manque de foi en Dieu. Après la mort du garçon, ils ont dit : « C’est la volonté de Dieu ».
Pour continuer dans le hors-sujet, ça me rappelle un passage de La maison du péril, d'Agatha Christie. Hercule Poirot et son ami Hastings sont chargés de protéger une jeune fille, Nick, qui serait en danger de mort. Sur les conseils des deux hommes, cette dernière écrit à sa cousine Maggie pour lui demander de venir provisoirement habiter chez elle. Maggie se fait tuer peu après parce qu'on l'a pris pour sa cousine (en fait, c'est Nick elle-même qui l'a tué, mais on ne le sait pas à ce moment là).
Et le passage qui m'a marqué :
" - La Providence l'a voulu ainsi, murmurai-je.
- Mon cher ami, je déteste entendre imputer à Dieu les maladresses des humains. Vous vous exprimez sur le même ton que si vous récitiez vos actions de grâce au Seigneur; sans réfléchir que vous accusez ainsi le Très-Haut d'avoir tuer Maggie Buckley."
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: La foi et la médecine
Je suis d'accord, et dire : "C'était la volonté de Dieu" quand une personne est morte, c'est oublier ce que le Seigneur a dit : "Je ne suis pas le Dieu des morts mais des vivants !" Dieu ne connaît pas la mort, Il ne saurait la vouloir. Pour Lui tous sont vivants. Jésus n'a pas dit: "Quiconque mangera de ce pain aura la vie éternelle", mais : "Quiconque mange de ce pain a la vie éternelle"...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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